13. Les autres histoires (4)
#8 Leur histoire : L'histoire d'un (ancien) président du conseil des élèves.
[Nous te trouverons. Et nous te tuerons.
-Aris ril Letia]
« Hein ? Quelle lettre est-ce que c'était ? »
Quand Ari demanda, je pliai la lettre et la mis dans ma poche.
Inutile de montrer à cette fille pure une lettre comme celle-là.
« Mm. C'est une lettre de Yugrasia. La rentrée approche, après tout. »
« Ah, c'est vrai…… tu avais dit que le style d'enseignement de Yugrasia était dur. Ils vont bien ? »
« Ouais, c'est pareil que d'habitude. »
Ce qui voulait dire qu'ils vivaient actuellement un enfer sur terre, mais pas la peine de lui dire.
« Ha… vraiment ? Alors on dirait qu'Arucia va en baver cette année aussi. »
Alors qu'Ari soupire et s'inquiète pour l'avenir de son école, j'ai eu envie de lui dire que le festival impérial n'était au fond qu'une version à peine plus dure de ce qu'on faisait à l'école tous les jours, mais j'ai renoncé.
La vie à Yugrasia était difficile à expliquer en la qualifiant de difficile, après tout.
« Ils s'en sortiront. »
« Vraiment, t'es méchant, toi aussi…… même si t'étais l'ancien président du conseil des élèves de Yugrasia, Renya et Tinya sont à Arucia cette année aussi. T'es pas inquiet ? »
« Hahaha…… »
Quand les noms de mes autres copines ont été évoqués, j'ai ri maladroitement.
Surtout dans le cas de Tinya, malgré le fait qu'elle soit la plus jeune, elle faisait quand même partie d'une famille marquisale, une de celles qui protègent les frontières de l'empire.
Combien de fois ai-je essayé de la convaincre encore et encore de ne pas s'inscrire à Yugrasia pour devenir plus forte !
Même en sachant que si Tinya voulait quelque chose, elle ferait tout son possible pour l'obtenir, j'ai travaillé tout aussi dur pour la faire changer d'avis, et j'ai tout juste réussi à la faire changer d'avis et à l'inscrire à Arucia.
J'ai dû faire des efforts ensuite pour remonter le moral d'une Tinya qui boude, mais c'était un peu triste que personne n'apprécie mes efforts.
« Ehew…… Vraiment, Nerkia, tu veux jamais parler de Yugrasia quand on en parle. »
« C'est pas un endroit qu'on peut expliquer avec des mots, après tout. »
« C'est ce que t'as dit au festival impérial et tu t'es mis en colère contre tout le monde…… et tu as démoli notre école tout seul. »
La façon dont Ari faisait la moue avec sa lèvre inférieure en avant était mignonne.
Mais qui a bien pu appeler cette femme adorable la Fleur de Fer ? Il fallait que tous les élèves d'Arucia aient un truc qui cloche au niveau des yeux.
Smack.
« Ah, at, attends une seconde ! Quo, qu'est-ce que tu fais ! »
« Hein ? Tu demandais pas un bisou en poussant tes lèvres comme ça ? »
« N, non ! »
Alors qu'elle rougissait toute confuse, je lui donnai un autre baiser sur les lèvres.
Cette vie à passer le temps tranquillement sur les terres de ma famille touchait aussi lentement à sa fin.
Le plan d'origine était d'aider mon père dans le travail familial et d'apprendre les ficelles du métier comme ça, mais tout a changé avec l'arrivée d'une seule lettre.
« Il me reste pas beaucoup de temps ici, après tout. »
« C'est vrai…… »
À voir Ari déprimée, elle était si mignonne que je ne pus m'empêcher de la serrer dans mes bras.
Et ne semblant pas détester ça, elle se blottit contre moi et soupira.
« Le palais impérial dès la fin des études. Et sur convocation directe de Son Altesse Impériale. Mon petit ami a été promu bien trop vite…… »
« Bah, grâce à ça ton père nous a reconnus, après tout. »
« Plutôt que reconnaissance… je pense qu'il y avait autre chose derrière ça…… »
Avec une grimace massive sur le visage et l'air d'avoir d'autres choses à dire, au final le père d'Ari finit par reconnaître et accepter notre relation.
Et incroyablement, j'ai reçu des annonces similaires des autres familles à peu près au même moment.
« C'était à cause du festival impérial ? »
« J'en sais rien… en tout cas avec moi et… Iiana unni c'est quasiment officiel, mais…… »
« Bah, une bonne chose est une bonne chose. »
Maintenant, elles en étaient même à envoyer des messagers à ma famille pour reconnaître nos relations.
Il ne me restait plus qu'à me perfectionner pour ne pas les faire honte en tant que leur homme !
« Unni est dans la capitale, alors va la voir si tu as besoin d'aide. »
« Grande sœur Iiana est plus que fiable. »
« Moi aussi… je vais… sûrement… aller à la capitale aussi… alors tu dois m'attendre ? »
« Mm. T'inquiète pas. »
« Si tu nous trompes… on te punira ? »
« Hahaha, je vous dis que ça n'arrivera jamais ? »
Quand je l'embrassai sur son front boudeur, son visage se détendit en sourires.
C'est quoi ce truc mignon.
« Uwaaaa, comme je pensais, j'veux pas laisser Ari toute seule et aller à la capitale ! »
« Kyaa ! Ne, Nerkia~ »
Même en criant, elle se blottit plus profondément dans mon étreinte, et en sentant son corps se tortiller contre le mien, je me demandais si je devais refuser le poste au service de Son Altesse Impériale que tout l'empire voulait.
Et environ un mois plus tard.
J'ai réalisé que je n'aurais pas dû me le demander et le refuser le plus vite possible.
« …C'est ton objectif. »
« Pardon ? »
« Ton objectif c'est ce que je viens de t'expliquer. »
La personne qui me dit ça avec une expression ennuyée n'était rien d'autre que quelqu'un de l'empire, non, le capitaine de l'unité de battlemages impériale, l'unité militaire la plus forte du continent, les premiers à avoir utilisé le tristement célèbre bombardement impérial.
J'étais très surpris qu'un tel personnage vienne me chercher dès le premier jour, mais c'était rien comparé à ce qui a suivi.
« Donc tu dis… que le professeur Nicerwin et le légendaire Ast sont la même personne… et tu me demandes de capturer le professeur, non, la personne nommée Ast ? »
« Yep, c'est ça. Bah, je vais même pas espérer que tu puisses le capturer tout seul. Qui pourrait capturer quelqu'un qui a battu douze maîtres d'épée tout seul avec juste la batte en métal ? »
« Hein ? »
Battre douze maîtres d'épée tout seul ? C'était même possible ?
Même si le Fléau de l'Épée et l'Étoile de l'Épée, les deux meilleurs épéistes du monde, unissaient leurs forces, ce serait probablement encore impossible ?
« Bah, notre objectif c'est de renforcer nos forces. Vu qu'il a déjà échappé à deux reprises à la mobilisation totale de Son Altesse pour le capturer…… »
L'armée de Son Altesse Impériale est la plus forte armée permanente de tout le continent.
Tu me dis qu'un seul individu a réussi à échapper à une mobilisation totale de l'armée qui était invaincue dans la bagarre continentale qu'était la Grande Guerre ?
« 'C, c'est bien l'apôtre du Dieu Maléfique…..' »
Comme on pensait, le professeur Nicerwin n'était pas humain après tout !
« JE, je peux juste faire demi-tour et rentrer chez moi maintenant ? »
« Tu crois que tu peux ? »
Y'avait un truc qui clochait.
Je m'en suis rendu compte, mais j'en savais déjà trop.
« Tiens, la lettre de Son Altesse. »
[L'instant où tu rentres chez toi, trahison.]
Une note courte et brutale qui contrastait avec la belle calligraphie dans laquelle elle était écrite. Et en dessous, un post-scriptum encore plus long que la note elle-même……
[Au passage, celle qui a mis la pression sur les familles de tes copines c'était moi ? Tu sais ce qui t'arrive si tu fuis, n'est-ce pas ?]
« …Son Altesse a écrit cette note elle-même ? »
« Elle l'a fait. Y'a des cas où les nouvelles recrues avec de fausses impressions sur Son Altesse ne s'adaptent pas très bien… mais je crois que toi tu vas t'adapter. Parce que. »
Il effaça l'expression ennuyée de son visage avec un sourire mauvais et dit.
« La personnalité de Son Altesse est la plus similaire à celle du professeur Nicerwin comparée à n'importe qui d'autre au monde. »
« N, noooon…… »
« Trop tard maintenant. »
« Yep, bien bien trop tard. »
À côté de moi qui désespérais, j'entendis un couple de voix très familières que je n'avais entendues quasi-quotidiennement l'année dernière encore.
« Risen ? Karen ! »
Les deux vice-présidents qui avaient agi comme mes bras droit et gauche avaient des yeux sans âme alors qu'ils faisaient tous deux des sourires mauvais inhabituels, m'attrapèrent les bras et dirent.
« « Bienvenue en enfer, président. » »
« Noooooooooooooon ! »
Un an après avoir obtenu mon diplôme de Yugrasia.
L'enfer est arrivé pour nous une fois de plus.
#9 Leur histoire : La naissance d'un héros.
« Gaaahhgh ! »
« Merdre, arrière-garde, attaquez pendant que vous reculez ! Seulement comme ça l'avant-garde pourra reculer ! »
Des cris et des pleurs éclataient partout sur le champ de bataille.
On venait à peine de repousser les orcs, qu'un ogre est apparu tout d'un coup !
« Hill, tu crois que tu peux les soigner ? »
« Kghhh… y'a tellement de blessés que ce sera difficile. Et encore plus parce que les gens attaqués par les ogres sont tous grièvement blessés ! »
En écoutant Hill, un prêtre soignant les blessés dans les lignes arrière, je mordis mes lèvres alors que les gens autour de moi commençaient à reculer.
Les seuls qui pouvaient infliger des dégâts corrects aux ogres en ce moment étaient trois chevaliers de ce territoire et moi-même.
Les autres chevaliers ne savaient même pas utiliser le ki d'épée, donc ils avaient déjà les mains pleines juste à essayer de rester en vie.
« Monsieur Swin, vous pouvez pas survivre tout seul ! »
« Mais toi, tu peux pas utiliser ton bras gauche, non ? »
« Kgh…… »
« Aide les autres chevaliers. »
Sur mon ordre, un des chevaliers qui savait utiliser le ki d'épée fit une expression amère en reculant.
« Survivons et revoyons-nous, Monsieur Swin. »
« Occupe-toi de ton propre cou d'abord. »
En faisant une mine pour le rassurer, je renvoyai aussi tous les autres chevaliers qui avaient plus de mana.
« Trois ogres…… »
Pour être honnête, c'était très difficile.
J'avais déjà abattu une centaine d'orcs.
De plus, j'avais vaincu trois Guerriers Orcs, qui étaient d'après les dits des élus triés sur le volet par un Héros Orc.
Bien qu'ils ne puissent pas utiliser le ki d'épée comme un Héros Orc, leurs capacités de combat seules étaient considérées comme les plus grandes parmi les orcs qui ne connaissaient pas grand-chose d'autre que le combat.
Contrairement aux orcs ordinaires qui étaient considérés comme de simples monstres, la puissance d'un Guerrier Orc était incomparable.
« J'aurais probablement du mal même si je les combattais en étant frais, non ? »
Des corps que même le ki d'épée avait du mal à couper, et une force monstrueuse qui pouvait même soulever proprement un orc d'une main.
C'est impossible.
Quand tu regardes le chevalier qui ne peut plus utiliser son bras gauche après avoir utilisé le ki d'épée pour bloquer une attaque d'ogre afin de sauver son camarade blessé, les ogres ont l'air parfaitement bien, eux ?
« Impossible. C'est impossible, mais… »
Il y avait un vacarme qui venait derrière moi.
Les bruits des chevaliers et soldats qui n'avaient pas encore réussi à fuir, et des gens qui étaient sortis pour défendre leurs foyers et leurs moyens de subsistance, clouaient mes pieds sur place.
-Imbécile idiot.
Une voix semblait résonner dans mon oreille.
La voix de l'instructeur qui, il y a quelques années, m'avait donné une expérience inoubliable, et dont les enseignements et expériences, aussi indésirables fussent-ils, m'avaient permis de me tenir là où j'étais aujourd'hui.
« Je suis un sacré idiot. »
Selon ce qu'il m'avait appris, la chose appropriée à faire aurait été de les abandonner et de fuir seul.
Mais c'étaient des gens qui m'avaient donné des repas chauds et un endroit où dormir quand j'avais claqué l'argent que j'avais gagné en mercenaire.
Ils m'avaient vraiment nourri. Les gens gentils qui m'avaient nourri… je pouvais pas les abandonner et fuir tout seul !
« Haap ! »
Avec une flambée de ki d'épée, j'ouvris la main de l'ogre.
Si ça avait été un orc normal, il aurait été fendu en deux, mais une entaille était tout ce que je pouvais faire contre un ogre.
« Kuwoooooohhh ! »
L'ogre enragé frappa là où je me tenais, mais j'esquivai et balançai mon épée à nouveau.
Clang !
« Pourquoi ce truc est si costaud. »
C'était une épée enveloppée de ki d'épée, mais après quelques coups sur l'ogre, la lame se brisa en deux.
« Quelqu'un a des épées en réserve… ils en ont pas, hein ? »
J'esquivai une autre attaque et jetai un coup d'œil derrière moi, mais tout le monde était occupé à combattre les orcs avec leurs propres armes.
Les orcs, eux aussi, avançaient, essayant de fuir les ogres.
Là où orcs et humains faisaient de leur mieux pour sauver leur vie, y'avait personne qui avait assez de marge pour me lancer une épée de rechange.
« Je vais peut-être vraiment mourir ? »
Juste au moment où je commençais à me demander si je devais pas commencer à fuir maintenant.
« Beurk… Monsieur Swin ! Prenez ça ! »
Avec le cri de Hill, ce qui vola dans ma direction était une épée blanche.
« Oi, Hill ! Tu aurais dû me la donner plus tôt si tu avais un truc comme ça ! »
Je saisis l'épée visiblement de très haute qualité et la dégainai.
« C'est pas mal, maintenant meurs ! »
« Cette épée c'est l'épée sacrée de notre foi ! Désolé, mais personne à part le héros ne peut la dégainer. Utilise-la juste pour ta… protection ? »
J'entendis Hill crier derrière moi mais sa voix devenait de plus en plus faible alors je l'entendis pas bien.
C'était un truc que je pourrais demander à Hill plus tard, une fois que je serais sorti d'ici vivant.
« Meurs, ogre ! »
« Guooooo ! »
Mon ki d'épée qui brillait plus fort que la normale pour une raison quelconque trancha proprement le poignet de l'ogre.
« Or ? »
C'était à cause de ce ki d'épée doré ?
Iya, c'est une bonne épée. Elle donne même des effets spéciaux à ton ki d'épée.
« Bon alors…… »
Tant que j'avais un moyen d'attaque efficace, combattre les ogres n'était plus un exploit impossible.
Et trente minutes plus tard.
« Phew… c'est fini. »
Alors que je coupais la tête du dernier ogre et essuyais la sueur de mon front, je traînai mon corps épuisé vers Hill pour essayer de lui rendre son épée……
« Seigneur Héros ! »
Hill s'accrochait à moi les larmes aux yeux.
Non, ça c'est pas le problème.
« Seigneur Héros ? »
« Je vous ai enfin, enfin trouvé ! Seigneur Héros ! Seigneur Héros ! »
« Ohhhhh ! Seigneur Héros ! Seigneur Héros ! »
« Seigneur Héros ! »
« C'est le héros ! »
De plus en plus de gens m'entouraient en hurlant [Seigneur Héros !]
« Oi, quelqu'un me donne une explication déjà ! »
Alors que mes cris désespérés tombaient dans des oreilles sourdes, je devins un héros.
#10 Leur histoire : L'histoire d'un certain méchant.
« Il fait froid…… »
Je me faufilai à travers les montagnes alors que la pluie s'abattait sur mon corps.
La pluie est un très bon environnement pour fuir.
La pluie qui tombe efface vos traces et les nuages restreignent la vision de tout poursuivant potentiel, même en plein jour.
Mais même en été, la pluie vous donne froid.
Et là c'était l'automne, et cet endroit était en plein milieu des montagnes.
« Merdre, ça caille…… »
-C'est encore un autre pays alors t peux pas faire une pause ? Qu'essayes-tu d'trouver une grotte ?
« Ce sera dangereux si je fourre bêtement mon nez dans l'antre d'un monstre… mais là je gèle donc ça vaut le risque. »
Mourir d'hypothermie en fuite, c'est plus bête que se faire attraper.
Mais……
« Pourquoi y'a pas de grottes, bordel ?! »
Je courus partout dans le terrain qui pouvait abriter une grotte, mais j'en trouvai pas une seule. Je vais mourir ici !
-Là-bas, là ! C'est une grotte là-bas !
« Ohh ! »
Y'avait encore de l'espoir pour moi. J'aurais bien voulu du bois sec maintenant mais comme j'ai acheté de l'huile dans le village d'à côté ça devrait aller.
« Allez, c'est ton tour, batte en métal. »
« Le propriétaire est impuissant sans moi, après tout ! »
J'empruntai le pouvoir de la batte en métal pour verser du mana dans une lampe magique.
En tant qu'outil nain, c'était un objet d'urgence que je transportais régulièrement, mais comme il avait besoin de puissance magique pour s'allumer, je devais la donner à la batte en métal à chaque fois.
« Maintenant viens, montre ta reconnaissance pour la déesse—liaaaaaaaghhh ! Un fantôme ?! »
« C'est évidemment un cadavre. Ceci dit, une déesse ne devrait pas avoir peur d'un fantôme. »
Au moment où la batte en métal alluma la lumière, on put voir la silhouette d'un enfant gisant en tas dans la grotte.
Il semblait qu'il ou elle avait eu la malchance de mourir ici.
« Hiing~ le pauvre petit truc, mourir dans un endroit comme ça… il est pas mort ? »
« Hm ? »
C'est le milieu d'une montagne assez grande pour être appelée chaîne de montagnes.
Même moi, un adulte, j'ai dû marcher deux jours depuis le village le plus proche pour arriver ici, mais un jeune enfant dans cet endroit était encore en vie ?
« C'est dangereux. »
« Le truc dangereux c'est toi, lolicon propriétaire ! Meurs, pervers ! »
J'encaissai les coups de la batte en métal en arrachant les vêtements de l'enfant.
« Pervers ! Le propriétaire était vraiment un pervers irrécupérable ! »
« Ferme-la ! Et arrête d'essayer de me coller l'étiquette lolicon. »
« Gros mots venant de celui qui déshabille une jeune… petite fille ! »
Hm…… et cet enfant est une fille.
« Bon, y'a une petite fille ici. Quelle serait la raison normale pour ça ? »
« Enfant perdue ? »
« En effet. Mais jamais de ma vie un truc aussi ordinaire que ça ne s'est produit. Ce qui veut dire que cette petite fille a une chance extrêmement élevée d'être soit une noble en fuite, soit un démon ! »
« J'sais pas pourquoi mais j'ai l'impression que c'est possible si c'est le propriétaire ! »
En effet. Je saurais pas pour d'autres enfants tombés dans une grotte, mais y'avait zéro chance qu'un enfant que je rencontrerais soit ordinaire d'une quelconque forme que ce soit.
Je touchai la tête. Pas de cornes.
Je touchai les fesses. Y'avait pas l'air d'y avoir de queue non plus.
Je vérifiai ses affaires. Y'avait aucun objet avec un sceau, aucun objet d'apparence précieuse, ni même un morceau de papier mystérieux.
Au cas où il y aurait d'autres secrets cachés, je fouillai le tissu et les ourlets de ses vêtements mais y'avait vraiment rien.
« Donc elle est vraiment juste une petite fille ordinaire ! »
« Uwuuuuu…… »
À mes cris d'horreur, l'enfant gémit faiblement.
« Hm…… comme son corps brûle, je dois faire un feu… ses vêtements sont pas mouillés donc ils peuvent être portés tels quels. »
« Et la gosse elle-même ? Elle a l'air de souffrir grave…… »
« Bah, on fait quoi d'autre. Faut la soigner. »
« T'as réussi à emporter des médicaments en fuite, toi ? »
« Bien sûr. Un très efficace, en plus. »
Alors qu'elle suivait mon doigt vers l'emplacement des médicaments, la batte en métal hocha la tête, s'approcha de l'enfant et leva ses poings haut dans les airs.
« Les mains d'Aru sont des mains qui soignent☆ »
« Kyaaaaaaahhhhhhh ! »
Les cris d'une petite fille commencèrent à résonner dans la petite grotte.