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Rettou Hito no Maken Tsukai Sukiruboudo o Kushi Shite Saikyou ni Itaru

Chapitre 40

Rettou Hito no Maken Tsukai Sukiruboudo o Kushi Shite Saikyou ni ItaruRettou Hito no Maken Tsukai Sukiruboudo o Kushi Shite Saikyou ni Itaru
Chapitre 40

Chapitre 40

Chapitre 40/6067%~10 min de lecture1 869 mots

« Hé, hé, Tōru. Qu'est-ce que tu comptes faire exactement ? »

« Je me disais que peut-être, je pourrais faire quelque chose avec cette épée... »

« Tōru, tu étais artisan dans ton monde d'origine ? »

« Euh, bien, disons que c'est ça... »

Interrogé par Estelle, Tōru se contenta d'un hochement de tête vague.

Au Japon, Tōru n'était qu'un simple salarié, mais même s'il le lui avouait, Estelle ne serait que confuse.

Il ne pouvait pas non plus lui avouer qu'il possédait la compétence <Forge>.

S'il lui demandait pourquoi il possédait la compétence <Forge> à peine arrivé à Éalgard, il aurait dû commencer par expliquer le tableau de compétences.

« Dis donc. Pour la nouvelle arme d'Estelle, qu'est-ce que tu dirais que j'essaie de forger une arme maintenant, et si ça marche bien, tu l'utilises ? »

« Oh ! Tōru va me la faire ? C'est une bonne idée ! »

À la proposition de Tōru, Estelle afficha un sourire radieux.

Elle ne semblait pas imaginer une seule seconde que Tōru puisse produire une daube infâme.

« Devenir épéiste et avoir une épée sur mesure dès mon deuxième sabre, c'est émouvant ! »

« T'exagères. Ce ne sera sûrement pas si bien que ça. »

Autant pour le matériau que pour la forme, Estelle n'avait presque aucune marge de manœuvre.

Sûr qu'elle serait déçue si elle s'attendait à trop, Tōru mit les points sur les i par précaution.

« Oh~ »

Conduit dans la forge, Tōru poussun souffle d'admiration devant son aspect on ne plus « authentique ».

Ce qui attira d'abord l'œil de Tōru en entrant dans la forge en pierre, ce fut le petit fourneau le long du mur. Petit pour un fourneau, mais suffisant pour le travail de forge.

Sur ce fourneau était gravé le sceau sacré du dieu de la technique Alfas.

Devant le fourneau se trouvaient le soufflet et l'enclume, et le long des murs, de grands marteaux et de petits marteaux étaient soigneusement suspendus.

Outre les tenailles et les barres à mine, des outils dont Tōru ignorait le nom étaient rangés çà et là.

« ...Bon, on fait quoi ? »

« Ah, oui. »

Interpellé par Simon, Tōru s'avança.

Il restait encore du feu dans le fourneau. Sa chaleur réchauffa son corps d'un coup.

Face à la chaleur écrasante devant le fourneau, la sueur jaillit soudain sur son front.

« Monsieur Simon. Je vais l'acheter, puis-je le mettre dans le fourneau ? »

« Fais comme tu veux. »

« Merci. »

Tōru saisit le poignard difforme avec les tenailles et l'enfonça dans le fourneau.

Tout en actionnant le soufflet pour envoyer de l'air, il monta la température du fourneau.

Pourtant, le poignard ne rougissait pas du tout.

(Forcément.)

En observant Tōru travailler, Simon acquiesça intérieurement.

Ce poignard en mithril, Simon avait maintes fois tenté de le reforger et avait échoué à chaque fois.

Ce poignard ne fondait pas, quelle que soit la température du fourneau.

Même à une température qui aurait fait fondre du mithril ordinaire.

Il n'avait jamais entendu parler, ni vu, un mithril pareil.

Il avait essayé de le reforger par divers procédés, mais pour Simon, le façonner en un poignard difforme était déjà son maximum.

(La forge, il a l'air de la connaître « à peu près », mais bon, ce sera impossible.)

À la manière dont Tōru manipula le poignard pour le mettre au four, Simon discerna qu'il avait un « sacré » niveau.

Pourtant, il était convaincu qu'il ne parviendrait pas à fondre ce mithril spécial.

Cependant,

« ...Ah, je vois. Il faut faire comme ça. »

Au moment où Tōru bougea légèrement la main.

Le mithril, qui n'aurait pas dû rougir, se teinta peu à peu d'un rouge vif !

« Quoi !? »

Face à ce changement brutal, Simon écarquilla les yeux.

Cela faisait plus de cent ans qu'il était forgeron. Il avait forgé d'innombrables armes.

Quel que soit le travail, il l'avait mené à la perfection.

Et voilà que le travail spécial sur le mithril, le seul qu'il avait abandonné, était en train d'être réalisé par un gamin sorti de nulle part !

Une fois le mithril devenu rouge vif, Tōru le sortit et commença à le marteler avec le petit marteau.

Clang, clang, clang.

Ce rythme cadencé était la preuve d'un bras sûr.

Clang, clang, clang.

Sous les mains du garçon, le poignard se transformait à vue d'œil.

Devant ce spectacle, la passion bouillonne de sa jeunesse, endormie jusqu'alors, se réveilla chez Simon.

« Gamin, toi, comment tu fais pour le travailler !? »

« Comment... »

Au moment où Tōru remit le poignard au four, Simon l'interpella avec une vigueur à en découdre.

Tōru tressaillit intérieurement de peur, mais maintint son regard fixé sur ses mains.

« Le mithril, le flux de mana y passe super bien, alors je me suis dit qu'avec de la magie, je pourrais peut-être faire quelque chose... »

Tōru chauffa le poignard avec <Allumage>, en accord avec les flammes du fourneau.

Il pensait que si le mana y circulait bien, la chaleur de <Allumage> se transmettrait facilement aussi.

Son intuition était juste.

Dès qu'il utilisa <Allumage>, le poignard en mithril se teinta de rouge.

Bien sûr, ce n'était pas seulement grâce à <Allumage>.

Pendant qu'il lançait <Allumage>, Tōru manipula un <Coupe-Air> minuscule pour faire tourbillonner l'air dans le fourneau, retenant ainsi la chaleur qui tentait de s'échapper vers l'extérieur.

« Attends, attends, gamin ! Que le mithril laisse bien passer le mana, tu l'as entendu où ? »

« Hein, où... »

« Le mithril, c'est un matériau universel qui repousse facilement le mana, bordel ! S'il le laissait passer facilement, une arme ne pourrait pas trancher les monstres de type élémentaire, et une armure, un seul <Boule de Feu> suffirait à carboniser celui qui la porte ! »

« ...Euh ? »

Tōru inclina la tête en regardant Estelle.

Sous son regard, Estelle hocha profondément la tête.

Apparemment, la « règle » selon laquelle « le mithril laisse bien passer le mana » n'était pas le sens commun à Éalgard.

Effectivement, Simon avait raison.

Si le mithril laissait bien passer le mana, on obtiendrait une armure faible contre les attaques magiques.

Personne n'aurait envie de porter une armure aussi dangereuse.

« Alors, pourquoi ce mithril laisse-t-il bien passer le mana... »

« Hmm ? Qu'est-ce que c'est que ce mithril, le mana est passé !? »

« Heu, ah, oui. Le mana a circulé très fluidement. »

« ...Ça voudrait pas dire que ce mithril s'est transformé en cristal d'esprit !? »

« Cristal d'esprit, c'est... celui... »

« Ah... Hé, gamin, tes mains se sont arrêtées ! »

« Ah, oui. »

Pressé par Simon, Tōru se hâta de sortir le poignard du fourneau et reprit le façonnage au petit marteau.

« Déjà rien que le mithril, c'est un matériau rare. Mais là, au fil de longues années, la puissance des esprits y a imprégné, et le mana y passe facilement, je suppose. »

Tandis que Simon poursuivait son analyse, Tōru se concentra sur le raffinage du poignard.

La lame du poignard était épaisse. Il la replia lentement, l'étirant à chaque fois.

Jusqu'à quelle finesse pouvait-il aller ? La sensation du petit marteau le lui disait.

Tōru tendit l'oreille au son du petit marteau, faisant confiance à son sens esthétique et à la compétence <Forge>.

Il replia le mithril dix fois.

La lame de mithril, forte de 1024 couches, fut étirée jusqu'à l'épaisseur qui exploitait le mieux sa dureté.

Ce que Tōru avait en tête, c'était l'épée légendaire Excalibur.

La section n'était pas losangique comme une épée occidentale standard, mais il la travailla pour qu'elle devienne hexagonale.

Il ajouta la rainure pour la garde et le trou de cheville pour la poignée, et c'était fini.

Là, la concentration de Tōru se coupa net.

« ...Pfuu. »

Tōru scruta longuement le long sabre qu'il avait forgé, puis s'étira longuement.

Le long sabre était une réussite à 100 sur 100.

Vu que c'était sa première fois et qu'il l'avait réalisé exactement comme il l'imaginait, on pourrait même dire 200 sur 100.

« Reste l'affûtage, la garde et la poignée... »

Une fois habitué, il pourrait en faire plusieurs par jour, mais pour le Tōru d'aujourd'hui, c'était la limite.

C'était normal. Depuis le matin, Tōru avait arpenté le vaste Finlis et nettoyé l'église de Neisis. Aller plus loin aurait été du surmenage.

« Tōru, tu es incroyable. Transformer ce poignard en long sabre en un clin d'œil... »

« Non non, c't'pas banal, ça ? »

C'était le travail d'un être inférieur qui n'avait fait qu'obtenir la compétence <Forge>. Un Éalgardien ordinaire possédant <Forge> ferait sûrement mieux, pensa Tōru.

De son côté, Simon entendit un « crac-crac » comme quelque chose qui cassait suite aux paroles de Tōru.

Le travail de Tōru était de premier ordre, même aux yeux de Simon.

Un martelage qu'on pouvait croire égal, voire supérieur, à celui de Simon qui possédait la « haute niveau » de compétence <Forge Lv5> forgée en cent ans.

Et il disait que c'était « normal »...

Si un autre artisan entendait ça, il en ferait une apoplexie de rage ou raccrocherait son tablier.

(Un gamin qui a pas vécu la moitié de ma vie qui se la pète !)

Simon grinça des dents.

Il n'était pas du genre à encaisser sans broncher jusqu'au bout.

« Hé, gamin. Confie-moi cette épée ! »

« Hein ? »

« Je vais finir le travail pour toi. La garde, la poignée et le fourreau. Et l'affûtage aussi, je m'en charge ! »

« Wa, w-w, d'accord. »

Devant une telle insistance, Tōru acquiesça réflexivement.

Mais l'autre était un artisan pro.

S'il lui confiait le reste, une angoisse monta : ne lui prendrait-il pas une commission ?

« Euh, combien pour ce travail ? »

« Gratuit, ça me va. »

« Non, mais... »

« Je te dis que c'est gratuit, alors laisse-moi faire ! »

« Euh... »

« Tu veux de l'or, gamin !? Alors je te donne une ou deux pièces d'or ! »

« N-n-non, c'est bon, merci ! Je vous en prie, terminez le travail !! »

Non seulement on ne lui demandait pas de payer pour confier le reste, mais on faillit lui donner de l'argent. Tōru refusa précipitamment.

(Qu'est-ce qui lui prend ?)

Devant Simon qui fixait l'ancien poignard devenu long sabre en soufflant du nez, Tōru ressentit une certaine inquiétude.

Mais d'après Estelle, Simon était un forgeron de premier ordre.

Mieux valait lui confier la suite plutôt que de la faire lui-même, le résultat ne pouvait être que meilleur.

« Alors, je laisse le reste à Monsieur Simon. Pour quand ce sera prêt ? »

« Demain. »

« Hein ? Si vite !? »

« Ouais. T'inquiète pas. L'âme que le gamin a forgée là, je la finirai de tout mon cœur. »

« Oui ! Merci beaucoup ! »

Tōru fut frappé en plein cœur par les paroles passionnées de Simon.

Il s'inclina profondément, et le groupe quitta la boutique de Simon.

Comment allait-elle tourner, une fois finie ?

Tōru ne tenait plus en place d'impatience.

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