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Reincarnated as a Sword

Chapitre 89

Reincarnated as a SwordReincarnated as a Sword
Chapitre 89

Chapitre 89

Chapitre 89/23538%~9 min de lecture1 648 mots

Fran et l'homme chevalier des ténèbres croisent le fer, des étincelles jaillissent. Le fracas intense du métal résonne, mais grâce au Silence, rien ne doit s'entendre à l'extérieur du manoir.

« Nuoooo ! »

« Ha ! »

Avec les épées seules, ça risque de trainer. Lui aussi utilise l'art de l'épée sainte.

Commençons par lui prendre son arme.

« Ha ! »

« Nua ? »

J'utilise Choc vibratoire et Épée élémentaire · Tonnerre en même temps. Fufun, un choc terrible doit assaillir ses mains. Comme prévu, incapable de résister à l'engourdissement, l'homme laisse tomber son épée.

« Shi ! »

« Kunu ! »

Pourtant, il n'abandonne pas. Il pare l'épée avec son bouclier tout en entamant l'incantation d'un sort.

« — Dark Arrow ! »

Bon, ça ne sert à rien. Devant nous qui avons Annulation des ténèbres, la flèche d'un noir d'encre se disperse en fumée.

« Baka na ! »

« Ouverture ! »

« Gua ! »

Fran ne rate pas l'ouverture née de sa surprise qui a ralenti ses mouvements. Du plat de la lame, elle lui brise la jambe.

Et, l'homme à genou, Fran lui pointe ma lame à la gorge. C'est fini. Il la relève d'un air frustré.

« … Munen ! »

« Qui es-tu ? »

« Pas de nom à donner à des gens comme vous ! »

C'est un pépère en pleine forme. Bon, on le maltraite un peu et on lui tire les vers du nez.

« Urushi, sors. »

« Grrrrr. »

« Nuo ! Q-Qu'est-ce que c'est ? »

Fufun, il flippe. Je me disais qu'on allait le menacer avec Urushi et lui couper un bras pour commencer — quand, sans qu'on s'en rende compte, les gamins sont montés. Les jumeaux nobles en tête, ils nous observent depuis l'entrée de l'escalier.

Bon, c'est normal qu'ils s'inquiètent d'être laissés là. Heureusement qu'ils ne sont pas arrivés en plein combat.

« C'est dangereux, ne venez pas. »

Quand Fran les prévient, les sept enfants s'arrêtent, le visage teinté de peur. Mais le garçon, en voyant l'homme chevalier des ténèbres, affiche une expression stupéfaite et crie.

« Salut ! »

« Prince ! Vous êtes sain et sauf ! »

Hein ? Prince ? Ce gamin ?

« Vous êtes venus nous sauver… »

« Princess aussi ! »

Ah ? Ils ne sont pas ennemis ? Euh, je lui balance un Soin pour l'instant ?

Dix minutes plus tard.

Nous, qui avions soigné les blessures du chevalier, écoutions leurs explications.

« Donc, vraiment prince et princesse ? »

« Oui. Ce sont les 6e et 7e dans l'ordre de succession au trône du royaume de Philias ! »

« Et vous, la garde ? »

« C'est exact. »

« Des ravisseurs ont enlevé la famille royale, vous êtes venus les chercher ? »

« C-C'est ça. »

Bon, les princes se sont discrètement fait la malle et se sont fait kidnapper, alors le blâmer serait cruel.

« Cependant, ces maudits bandits ! Leur avoir mis un tel objet au cou à ces Altesses…, c'est navrant ! »

Si on met un collier d'esclave à des royaux, c'est évidemment un problème. Sa propre tête est peut-être en danger.

« En plus, faire des esclaves d'enfants si jeunes… Jeune fille, je te remercie. Sans toi, la reprise des princes n'aurait pas été si aisée. »

« C'est pour moi. »

« Quand même. C'est grâce à toi qu'on a pu les sauver. D'ailleurs, les marchands d'esclaves, qu'en as-tu fait ? Pas un cadavre. »

« Nettoyé. »

« Comment as-tu fait disparaître autant de cadavres de bandits… »

« Hein ? Skill. »

« C'est… non, je n'irai pas plus loin. Demander un skill de force est une violation des bonnes manières. »

« Hmm. »

« Avec ton talent, ce ne peut être un mensonge. »

C'est gentil. Apparemment, avant même le fait que Fran soit jeune, il la voit comme une guerrière plus forte que lui, donc comme une égale.

Il considère les esclaves libérés comme des personnes à protéger, donc il les traite clairement en enfants.

« Allez, on sort d'ici. Les copains pourraient revenir. »

« Hmm. »

« Par contre, si on tombe sur les marchands d'esclaves, ce sera chiant. On va leur virer leurs colliers. »

Du coup, Fran utilise la magie de contrat pour réécrire les contrats d'esclavage des gamins en contrats blancs. Même méthode que quand j'ai retiré le collier de Fran.

Ils ne s'attendaient pas à ce que ce soit si simple. Salut y compris, tout le monde regarde Fran avec stupeur. Mais ça a vite tourné à la joie.

Normal. Ils tremblaient de désespoir à l'idée de finir comme esclaves de l'ombre, et les voilà sauvés et débarrassés de leurs colliers en un clin d'œil.

« Quoi, tu sais utiliser la magie de contrat ! »

« Hmm. »

« Je te remercie ! Mais, bien qu'on ait été sauvés, je préférerais ne pas dire ça… Mieux vaut ne pas trop dire qu'on peut utiliser la magie de contrat. »

« Pourquoi ? »

« La magie de contrat est déjà rare, mais pouvoir réécrire un contrat d'esclave à ce niveau… ça ne peut être qu'un invocateur ou un marchand d'esclaves. »

Je vois. Juste le fait d'avoir un haut niveau en magie de contrat fait qu'on peut te prendre pour un complice des marchands d'esclaves. Même sans être un marchand de l'ombre, marchand d'esclaves est un métier détesté.

« Toi, on dirait un invocateur, donc nous on sait que c'est pas ça. »

Le regard de Salut se porte sur Urushi, allongé à côté de Fran. Il est petit maintenant, mais tout à l'heure il était à sa taille normale. Comme les gamins avaient peur, on l'a réduit. En voyant ça, il a dû penser qu'elle était une invocatrice qui manie aussi l'épée.

« Bon, on se tire. »

« Ouais. »

« Alors, réfugions-nous à l'auberge où nous logeons. Pour la suite, je laisse faire Salut. »

« Ha ! »

Les princes nous offrent une chambre de l'auberge qu'ils ont privatisée. Bon, avec des royaux, privatiser pour la sécurité, c'est normal. C'est parce qu'il y a plein de nobles comme ça qu'on a galéré à trouver une auberge, ceci dit.

Fran, Urushi et Salut escortent les gamins jusqu'à l'auberge des princes.

Les jumeaux font un peu leurs têtes de nobles, mais ce ne sont pas des pourris. Ils font attention aux gamins du peuple et marchent en tête avec largesse. Jeunes, mais ils essaient d'assumer leur devoir royal.

Bon, ils se sont fait la malle de l'auberge et se sont fait choper par des marchands d'esclaves de l'ombre, donc ils ont aussi leur côté gamins capricieux. Là, ils réfléchissent, donc ils sont sages.

On arrive dans une auberge de luxe pour nobles, ultra chic. Tout à l'heure je pensais que c'était leur faute si on ne trouvait pas d'auberge, désolé. Je n'aurais jamais pensé loger dans un truc pareil.

Les gamins aussi semblent hésiter.

Le portier nous regarde bizarrement. Mais il doit connaître la tête des princes. Il ne dit rien.

« Qu'attendez-vous, venez. »

« Allez, entrez. »

Le prince et la princesse poussent les enfants à entrer. Impossible de désobéir à des nobles, ils franchissent l'entrée en tremblant.

« Bienvenue, mes seigneurs. »

En plein milieu de la nuit, ils sont là en rang pour nous accueillir. Bon, pour des royaux, c'est la routine.

« Ces enfants sont… »

« Il y a eu un petit truc. Préparez-leur des chambres et à manger. Et les bains aussi. »

« Mais, cependant… »

« Bien sûr, je paierai tout leur séjour. Un problème ? »

« Non, non, c'est nous qui sommes désolés de vous déranger. »

« C'est noté. Nous préparons immédiatement. »

Ooh,さすが prince. Même face à un adulte, il a une prestance dingue ! Et la princesse, elle, reste hyper polie. C'est le carrot and stick, l'équilibre est parfait.

« Quel est ce remue-ménage ! »

« Sélid, je suis de retour. »

« Oh, Prince ! Nous nous faisions du souci ! »

« Oui. Désolé. On s'est un peu perdus. »

« Perdus… ? »

« Oui, mais Salut est venu nous chercher, donc on a pu rentrer. »

On ne peut pas dire qu'on s'est fait kidnapper par des marchands d'esclaves et qu'on a eu des colliers.

« Et ces enfants, alors ? Vous les avez achetés comme esclaves ? »

« Non. On s'était perdus, on leur a demandé de nous guider. »

« Haa, c'est ça. Alors ils ont fini leur utilité. Hé, donnez-leur leur salaire et qu'ils dégagent illico. »

Ce type, c'est un noble raide dingue. Il nous dévisage avec mépris.

« Sélid ! Ce sont des invités, on les traite comme tels. Ferme-la. »

« Quoi ! Une chose pareille, je ne peux pas l'accepter ! Qu'est-ce qui vous prend ! Des gens aussi sales… »

« Tais-je t'ai dit. Ce sont nos bienfaiteurs. »

« Gu… »

Bien fait ! Nous, on a les jumeaux avec nous ! L'intendant Sélid nous fusille du regard, fait demi-tour et s'en va.

« Désolé. Il est compétent, mais inflexible. »

« Ça m'est égal. »

Les gamins non plus ne s'en formalisent pas. Au contraire, c'est une réaction noble classique. Ils ont l'air de penser « c'est ça, les nobles ? ».

« Et toi, tu fais quoi ? Si tu veux, reste là. »

« De toute façon, notre auberge n'a pas de bain. Restons ici. »

« Hmm. On s'installe. »

« Oh, c'est ça ! Je vais faire préparer la chambre tout de suite ! Il faut aussi prévenir les princes ! »

C'est comme ça qu'on a passé une nuit dans l'auberge de luxe privatisée par les princes.

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