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Reincarnated as a Sword

Chapitre 578

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Chapitre 578

Chapitre 578

Chapitre 578/80572%~6 min de lecture1 144 mots

Le groupe de Carona, dont Fran assure la protection, cherchait une meute de loups à éliminer en parallèle de la cueillette de plantes médicinales.

Cependant, les recherches ne donnaient rien.

Autour de l'académie, les loups creusent des terriers dans la plaine pour y vivre, mais par ici, ils nichent en forêt. Qui plus est, ils se cachent dans des trous creusés au pied des arbres.

Sans le savoir, les trouver est difficile. Ils l'auraient su tout de suite en s'informant au guichet de la guilde des aventuriers. Carona et les siens avaient bien pensé à se procurer une carte à la guilde, mais ils n'imaginaient pas que les mœurs des loups diffèrent à ce point.

Le garde Charles affichait une expression indescriptible. Il voulait bien enseigner les habitudes des loups aux étudiants qui cherchaient au mauvais endroit, mais cela n'aurait pas constitué une expérience pour eux.

Vouloir enseigner sans pouvoir le faire. Il devait ronger son frein en silence.

Nous, on a compris comment fonctionnent les loups parce qu'on a détecté et repéré plusieurs meutes en chemin pendant la cueillette.

C'était près du ruisseau, quand on cherchait des plantes, qu'on s'en est le plus approchés.

Urushi étant dans l'ombre de Fran, la répulsion entre congénères ne joue pas. Un loup magique de plus haut rang pourrait quand même en subir l'effet, ceci dit.

Nous suivions le groupe d'élèves en flânant, tout en restant sur nos gardes contre d'éventuels monstres approchants.

Pour l'instant, on n'a eu qu'un seul combat aujourd'hui. Et encore, il s'est borné à téléporter un wyverne mineur qui traînait au loin pour le trucider illico avant de revenir.

Mais comme on s'est pas mal battu ces derniers jours, Fran n'est pas frustrée. C'est plus ouvert qu'en ville, où l'air est étouffant. On dirait presque qu'elle se croit en pique-nique avec Carona, Kanna et les autres.

Au fil de notre progression, Charles lança un avertissement.

« Ah, s'il vous plaît, n'approchez pas plus du lac. »

« Ara, on est déjà si près que ça ? »

« C'est bien le cas. »

De notre temps, les ersatz n'apparaissaient que par-ci par-là au centre du lac, mais désormais, ils surgissent sur une vaste zone, dit-on.

Quelques cas d'agressions sur la rive ont été signalés. Pour la sécurité des étudiants, la guilde a donc interdit l'approche du lac.

Cela dit, cette mesure ne concerne que les élèves de l'académie de magie. On ne peut pas priver les habitants de leurs moyens de subsistance et de déplacement, aussi la circulation des bateaux n'a-t-elle pas été particulièrement restreinte.

Le spectacle sous nos yeux en est sans doute la conséquence.

« Eh ? C-cet navire est attaqué ! »

« C-c'est vrai ! »

Un bateau de transport de marchandises se faisait assaillir par des ersatz.

Carona et Kanna poussèrent un cri, et les autres étudiants parurent remarquer l'anomalie.

« At-tendez ! Faut pas y aller ! »

Charles retint de justesse les élèves qui s'élançaient instinctivement.

« Mais à ce rythme, le bateau va couler ! »

« Exact ! De notre position, on peut aller les secourir ! »

« Hé, calmez-vous, bon sang ! »

« C'est impossible si c'est nous qui y allons ! »

Une partie des étudiants plaidait pour le sauvetage, mais ceux qui se souvenaient des infos sur les ersatz s'y opposaient. Pourtant, les partisans du secours parlaient de bonne foi, si bien que les opposants manquaient de conviction.

Eux aussi voudraient les sauver, s'ils le pouvaient.

Simplement, si les élèves s'y rendaient, ils se feraient tuer à coup sûr.

( Maître, on y va. )

« D'accord, sinon les élèves vont finir par faire n'importe quoi. »

( Mmh. )

« Urushi, je te confie les lieux. »

« On ! »

Tous les regards se portèrent sur Urushi, qui jaillissait de l'ombre de Fran.

« J'irai les secourir. Urushi reste ici, donc pas d'inquiétude. »

« Euh ? Mais… »

Les nouveaux qui n'avaient jamais vu Fran à l'œuvre la regardaient avec ce genre d'yeux qui disent « qu'est-ce qu'une gamine comme ça va bien pouvoir faire ? », mais les élèves plus âgés acquiescèrent.

« Je compte sur vous. »

« C'est à toi ! »

( Mmh. )

Le mât était déjà brisé, et les tentacules des ersatz couvraient le pont. Mieux valait se dépêcher.

« On saute d'un coup ! »

« Compris ! »

On se téléporta juste au-dessus du navire avec un saut prolongé.

« Il y a des gens qui flottent sur le lac. Des marins ? »

« Ils sont encore en vie. »

« Les ersatz s'en prennent au bateau… ? »

Ils continuaient d'attaquer la coque sans prêter attention aux marins jetés à l'eau. Pas d'instinct prédateur envers les humains ? Au moment où je pensais ça, un homme resté à bord se fit happer par un tentacule et hisser dans les airs.

« Ce type est mal barré ! »

« Je le sauve ! »

Fran usa de son saut aérien pour foncer sur le navire. Les ersatz, ayant détecté un nouvel ennemi, lancèrent leurs tentacules, mais Fran les évita et atterrit sur le pont.

« Haa ! »

Elle trança le tentacule qui allait traîner l'homme dans l'eau et le mit en sûreté.

L'homme, tombé de cinq mètres de haut, gémissait de douleur, mais ses blessures ne semblaient pas graves. Le tentacule qui l'empoignait a dû amortir la chute.

« Itte te… »

« Ça va ? »

« Ah, oui. »

« Attends un peu. »

Laissant l'homme là, Fran repartit à l'assaut. Pour tous les sauver, il fallait en finir avec les ersatz.

« Fran, pas d'attaque foudre. Ça risquerait de toucher les marins. »

« Compris. Alors, je le perce. »

« Roger ! »

Saisissant son intention, je transformai ma forme sur l'instant. Une épée à une main, sans garde, à la lame conique adaptée au lancer. Disons une version réduite d'une lance de cavalerie.

« Haaaaa ! »

« C'est parti ! »

Lancé vers le bas, propulsé par ma catapulte psychokinétique, je devins un projectile supersonique qui transperça les ersatz. Leur carapace censée être dure ne fit pas plus de résistance que du contreplaqué.

Grâce à la concentration de la puissance en un point, pas de dégâts collatéraux. Les marins dans l'eau n'eurent pas à subir le contrecoup.

Les ersatz traversés se mirent à se dissoudre en bave. Ah, tiens, ces trucs ne dropent ni matériel ni pierre magique.

« Avant que d'autres n'arrivent, on évacue tout le monde. »

« Ouais. D'abord les mettre à terre. Le bateau, c'est foutu. »

« Mmh ! »

Mais pourquoi ce bateau en apparence banal s'est-il fait attaquer ? Une raison particulière ? Ou bien les ersatz s'en prennent-ils indistinctement à tout ce qui bouge et qui est gros ?

C'est mystérieux.

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