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Reincarnated as a Sword

Chapitre 561

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Chapitre 561

Chapitre 561

Chapitre 561/80570%~8 min de lecture1 446 mots

« Ah, zut… J'ai fini par vider trois flacons entiers… Il va falloir que j'en reprenne auprès d'Elsa. »

En fait, c'était apparemment un produit de luxe, donc cette fois-ci, je devrai sûrement payer.

(Mm…)

Fran affiche une mine renfrognée.

« Fran ? »

(…)

Elle fait pschitt et se détourne ! Hein, la crise d'adolescence ? C'est la crise d'adolescence ? Ce n'est pas ça, hein, Mademoiselle l'Annonce ?

[Les hommes-bêtes carnivores n'ont pas de crise d'adolescence.]

« Eh ? C'est vrai ? »

Au contraire, la crise d'adolescence des hommes-bêtes a l'air terrible.

[Crise d'adolescence. État d'excitation propre à la période de croissance où le stress se manifeste par de l'agressivité envers autrui et des comportements antisociaux. On considère que la cause principale est la rupture d'équilibre entre la croissance physique et la croissance mentale.]

« Bah, c'est à peu près ça. »

C'est l'âge où on n'écoute plus ses parents, où on ignore sa famille, où on s'envole sur une moto volée.

[On dit que les hommes-bêtes grandissent plus vite que les humains, et qu'ils sont plus enclins à l'excitation que les humains ou les elfes. Si on applique la définition humaine de la crise d'adolescence aux hommes-bêtes, en particulier ceux qui ont hérité des facteurs de bêtes carnivores, la période de 5 à 40 ans environ s'y applique, ce qui ferait de plus de la moitié de leur vie une crise d'adolescence.]

« C'est-à-dire ? »

[Puisque cet état est normal pour les hommes-bêtes, il n'existe pas de définition telle que "crise d'adolescence".]

C'est donc la crise d'adolescence toute l'année ! Le Roi-Bête, c'était exactement ce genre de vibe.

« Mm ? »

Fran, qui s'habillait calmement toute seule dans le vestiaire où l'excitation du sérum de beauté ne retombait toujours pas, a soudain émis un grognement.

« Qu-que se passe-t-il ? »

« Ça, comment on fait ? »

En disant cela, elle brandit un long morceau de tissu molletonné.

Oh ! Au fait, Fran ne savait pas nouer sa cravate toute seule ! Ce matin aussi, c'est moi qui lui ai mise. C'était une tâche assez pénible.

J'ai déjà noué la mienne moi-même, mais la nouer pour quelqu'un d'autre, c'est une autre paire de manches.

On voit souvent dans les scènes mièvres des jeunes épouses qui nouent la cravate de leur mari, mais je pense qu'il faut s'entraîner sérieusement pour y arriver.

Ce matin, j'ai fini par me placer derrière Fran et j'ai réussi en faisant comme si je la nouais sur moi-même.

Cette fois-ci, au lieu de défaire complètement la cravate, j'aurais dû juste la desserrer un peu et la lui passer par la tête.

« Permettez-moi. »

« Mm. »

« Fufu. À l'époque où je venais d'entrer, je l'ai appris en le faisant pour les autres filles. »

Carona se planta devant Fran qui restait raide, et lui noua la cravate avec aisance. Elle redressa au passage le col et l'ourlet. Carona était une femme capable.

« Voilà, c'est bon. »

« Merci. »

Juste après que Carona eut fini de nouer la cravate de Fran, quelqu'un s'approcha d'un pas décidé et leur adressa la parole.

« Toi ! Tu es aventurière, c'est ça ? »

« Mm ? »

« Ce sérum de beauté. Offre-le-moi ! Un truc pareil est gâché sur une roturière comme toi ! »

Ah ouais… depuis que je suis à l'académie de magie, c'est peut-être la première fois que je vois un noble stéréotypé de ce genre.

« Toi aussi, tu veux l'utiliser ? »

« Ce n'est pas ça ! Donne-moi tout ! Moi non plus, je ne veux pas employer la force. File-le-moi et dégage ! »

Je me suis dit qu'elle faisait peut-être sa tsundere, qu'elle voulait l'utiliser mais n'arrivait pas à le dire et prenait un ton hautain, mais non, c'était juste une noble pourrie. C'est du racket pur et simple, mais ça ne rentre pas dans le cadre des sanctions des esprits ?

Alors que j'hésitais sur la marche à suivre, Carona s'avança avec une expression sévère.

« Toi. Dans cette académie, l'arbitraire qui s'appuie sur le statut n'est pas permis. »

« Hein ? Tu prends tes beaux principes pour du concret ? »

La lycéenne rétorqua avec un air moqueur. Face à une telle adversaire, Carona posa sur elle un regard teinté de pitié et enchaîna.

« Ce ne sont pas de beaux principes. On ne vous l'a pas dit à l'entrée ? Pendant la scolarité, quel que soit l'individu, le statut n'a aucun sens. »

« Hmph ! L'échelle est un peu plus grande, mais tu crois qu'un simple règlement d'académie peut faire quoi que ce soit à la prestige de ma maison marquisale ? Au contraire, vous devriez vous réjouir qu'une personne de mon rang si élevé ait intégré l'académie ! »

La fille d'un marquis, hein. Elle ne doit pas imaginer qu'il existe un endroit où le titre de sa famille ne vaut rien. Mais pour les esprits qui protègent cette académie, c'est vraiment sans importance.

« Votre façon de parler… Vous n'êtes pas de ce pays, n'est-ce pas ? »

« Je suis de l'illustre maison du marquis Range, grand vassal du glorieux royaume de Wasser… »

C'est à ce moment-là qu'une lycéenne arriva en sprintant, sauta sur la fille du marquis Range et la prit en étau, cherchant à lui boucher la bouche.

« Qu-que faites-vous ! »

« C'est mon réplique ! Qu'est-ce que vous fabriquez, Mademoiselle Kurda ! »

« Lâchez-moi ! C'est impoli ! Sarutta ! »

« Votre père vous a dit de rester tranquille ici et de respecter le règlement de l'académie ! Vous l'avez oublié ? »

« Mais si ! J'obéis au personnel de l'académie et aux fils de nobles de ce pays ! »

« Écoutez bien ! Votre père a dit de ne violer aucune règle de cette académie et de tout respecter ! »

« Moi, l'aînée de la maison du marquis, je devrais faire attention à une roturière ? C'est absurde ! »

Cette Sarutta doit être une sorte de suivante. On ne peut pas amener de servantes, mais on peut apparemment entrer ensemble et partager la chambre.

« C'est la vérité ! Quoi qu'il en soit, ça devient vraiment grave si ça continue ! Cela engage la survie de votre maison ! Allons-y ! »

« Cho, lâchez-moi ! »

Sarutta est plutôt forte. Au moins plus que les élèves de la classe d'opérations spéciales. Elle doit faire office de surveillance et de garde du corps. L'héritière marquisale n'avait aucune chance de s'échapper de son étau.

Sarutta baissa la tête vers Fran et Carona avec une mine désespérée. Elle semblait comprendre à quel point faire un scandale dans cette académie était mauvais.

« Euh, je suis vraiment désolée. On ne s'approchera plus de vous deux, alors pourriez-vous nous pardonner ? »

« Sarutta ! Qu'est-ce que… Mmph ! »

« Taisez-vous ! Non mais ! »

« Haa. On fait quoi, Fran ? »

« Mm ? »

« On les laisse partir ? »

C'est Fran qui s'est fait accoster en premier. Carona demande son avis. Mais Fran ne porte aucun intérêt à ce genre de types.

« Faites comme vous voulez. »

« Merci. »

« Plus important, je peux mettre ma jupe maintenant ? »

Fran n'avait toujours pas mis sa jupe ! Mais l'ancienne Fran aurait complètement ignoré l'incident, fini de s'habiller et serait partie direct. Le fait qu'elle ait arrêté son activité pour écouter, c'est déjà un gros progrès.

« Euh, oui, bien sûr. Partez, vous deux ? Enfin, on ne se reverra peut-être plus de toute façon. »

« C'est vrai… Ça risque d'arriver… »

Ça veut dire qu'elles vont être exclues ? Bon, c'est de la tentative, et je sais pas quelle sanction elles prendront.

En regardant les deux partir, Carona haussa les épaules.

« Même pour des nobles étrangers, être diplômé de cette académie apporte du prestige, donc il arrive qu'il y en ait des comme ça. »

« Heh. »

« Bon, si vous attendez un petit moment, les professeurs appelés par les esprits arriveront tout de suite. Donc, dans ce genre de situation, il vaut mieux patienter un peu. »

Carona nous conseille qu'on n'a pas besoin de se soumettre docilement à l'arbitraire des nobles…

« J'ai compris. J'attendrai un peu avant de les pulvériser. »

Entendant les mots de Fran, Carona sourit amèrement. Elle a dû se rappeler que la gamine devant elle était une forte à qui même l'État devait faire attention.

« …Fran a besoin qu'on s'inquiète pour elle d'une tout autre manière. »

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