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Reincarnated as a Sword

Chapitre 429

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Chapitre 429

Chapitre 429

Chapitre 429/52582%~9 min de lecture1 695 mots

« Taaaa ! »

« — »

« Ugh »

Lorsque Fran trancha l'assaillant ainsi que sa pseudo-épée fanatique, son énergie magique afflua en moi. Le cannibalisme venait de s'activer.

C'était logique. L'adversaire brandissait ce qui semblait être une contrefaçon de l'épée divine Fanatics. En d'autres termes, nous étions camarades parmi les épées divines déchues.

Enfin, peut-être que je pourrais bouffer une vraie épée divine aussi… mais je ne voyais pas comment détruire ces super-armes.

— Maître, ça va ?

— Ça va.

— Tu ne devrais pas désactiver le cannibalisme ?

— Non…… même si c'est infime, je ne veux pas rater une occasion de me renforcer sans compter sur l'auto-évolution. On continue comme ça.

— Compris. Je cherche la proie suivante.

— Ouais.

— Mais force pas.

— Ah, j'ai compris, oui.

*Dooooon ! Dogogoon !*

Depuis l'intérieur du manoir parvenaient des bruits de destruction sporadiques, probablement magiques, mêlés aux cris des gens. Si l'on considérait que tous les assaillants étaient contrôlés et ne poussaient pas de cris, ces hurlements ne pouvaient provenir que des soldats du manoir.

« — »

« Chut ! »

« — »

« Celui-là aussi, il est costaud ! »

Les assaillants étaient tous de redoutables combattants. Presque tous possédaient l'Art du Saint-Sabre, et qui plus est en état de libération du potentiel latent. Sans compter des compétences capables de neutraliser la magie et les compétences de type émission.

Dans des espaces étroits, la vitesse de Fran ne pouvait s'exprimer pleinement, et les abattre d'un seul coup s'avérait difficile. Si elle pouvait les snipers à distance avec la magie, ce serait plus simple, mais elle se fait neutraliser.

Pourtant, eux balançaient de la magie à tout va. Vraiment chiants.

« — Wind Cutter »

« Haaa ! »

Fran fonça en slalomant entre les lames de vent de la magicienne ennemie. Malgré sa réaction alors qu'elle était dans son angle mort, une fois la distance rapprochée, c'était un pur duel d'escrime. Après quelques échanges de coups, l'assaillante tomba.

« Elles ont même une capacité de régénération, ces salopes. »

« Mm. Chiantes. »

C'est dire si Fran les trouve juste chiantes ; pour les soldats, c'est une tout autre histoire. Aussi entraînés et forts soient-ils, c'est en tant que soldats, précisément.

« Guwaa ! »

« Fran ! »

« Mm ! »

Une porte vola en éclats tout près, projetant un soldat en sang. Fran tenta instinctivement de lui lancer un sort de soin, mais celui-ci ne s'activa pas.

« C'est pas bon ! Détruis d'abord la pseudo-épée fanatique ! »

« Compris ! »

« — »

Poursuivant le soldat, un épéiste fondit sur elle ; Fran lui arracha son arme d'un enroulement de lame, lui écrasa la mâchoire d'un coup de pied de toute sa force, puis, tandis que l'ennemi perdait l'équilibre la nuque brisée, lui transperça le cœur d'une estocade avant d'abattre son propre pommeau sur le cou du cadavre pour pulvériser la pseudo-épée divine. En un contre un, aucun souci.

« Bien, tant qu'il n'y a pas de pseudo-épée fanatique à portée, la magie fonctionne. »

Le soldat mourant fut soigné à temps. Une légère tape sur la joue le ramena à lui.

« Ça va ? »

« Ugh… vous êtes… »

« La blessure est refermée. Tu as mal quelque part ? »

« Merci… Et les gens de la cuisine, comment… »

« Laisse-moi faire. »

Même guéri, le soldat ne pouvait bouger, vidée par sa perte de sang. Fran le laissa là et pénétra dans la pièce d'où il avait été éjecté.

Comme il l'avait dit, c'était la cantine des domestiques et des soldats. Plusieurs bonnes et soldats gisaient au sol dans la vaste salle. On aurait dit un tapis rouge, mais c'était un tapis gris trempé dans le sang !

« — »

« Mm ! »

Fran s'apprêtait à trancher l'assaillant, mais celui-ci eut une réaction inattendue. Il pointa sa lame sur la gorge d'une bonne inconsciente à ses pieds. Une prise d'otage évidente.

Je n'avais pas imaginé une once d'intelligence de la part de ces types, la surprise me coupa le souffle.

« — »

Pourtant, même s'ils sont dépourvus de pensée propre, quelqu'un les contrôle. On ignore par quel moyen ni jusqu'où vont les ordres, mais au minimum, il peut leur faire exécuter des mouvements précis et adaptés.

« — »

L'assaillant ne fit rien d'autre, maintenant simplement sa lame sur la carotide de la bonne. Ce n'était que du temps perdu. Sans doute attendait-il du renfort.

« Fran, je m'en charge. »

— Compris.

Fran acquiesça discrètement et orienta nonchalamment sa pointe vers l'assaillant.

« — »

Ce dernier se mit en garde, légèrement sur le qui-vive. Inutile.

« Doryaaa ! »

La distance était considérable : les deux extrémités de la grande cantine. Grâce à cela, l'effet de neutralisation magique n'atteignait pas jusqu'ici.

Il n'y avait qu'une chose à faire.

Propulsé par ma catapulte télékinétique, je broyai le crâne de l'assaillant et sa pseudo-épée fanatique. Aussi renforcé soit-il, il n'avait pas pu réagir à ma catapulte télékinétique à cette distance !

Même s'ils peuvent neutraliser les compétences, ils ne peuvent pas annuler l'accélération initiale. Comme prévu.

« On ne connaît pas leur but, mais direction le comte Vailries, d'abord ! »

« Compris. »

Après avoir soigné la bonne qui respirait encore parmi les corps, nous la confions à un soldat et partîmes vers le deuxième étage, vers la garde du comte.

Le comte lui-même est un sacré bretteur, je me disais qu'il irait bien, mais l'ennemi est plus fort que prévu. Même le comte pourrait être en danger.

Nous gravîmes l'escalier en esquivant les sorts lancés depuis le haut, utilisant murs et plafond comme tremplins dans un mouvement tridimensionnel, pour nous jeter sur les ennemis et les abattre.

C'est ainsi qu'en éliminant les obstacles nous déboulâmes dans le bureau du comte Vailries, où nous le trouvâmes à genoux, couvert de blessures. Son bras droit saignait, il ne pouvait plus tenir son épée.

Qui plus est, un assaillant s'apprêtait à porter le coup de grâce. Nous arrivions à peine à temps.

« Merdum ! Faut le sauver ! »

« Mm ! Haa ! »

Je fondis sur l'assaillant le plus proche du comte, lui tranchant l'épaule droite au flanc gauche en attaque surprise par derrière.

Puis, sur mon élan, je pivotai dans le sens des aiguilles d'une montre pour faucher horizontalement le torse de l'homme à gauche, mais il l'esquiva.

« Il esquive une attaque par derrière ?! »

Si j'avais privilégié la fluidité, j'aurais dû enchainer dans le sens inverse pour le trancher net. Ce serait été l'attaque la plus rapide. Mais cela serait devenu une attaque frontale pour l'ennemi.

C'est pourquoi j'avais sciemment tué mon élan pour pivoter dans l'autre sens et le prendre par le dos. Pourtant, l'assaillant évita le coup en se tordant, perdant l'équilibre.

Apparemment, ces cinq — quatre maintenant — font partie des plus coriaces. Art du Saint-Sabre niveau 5, et des capacités physiques élevées.

« La princesse du Tonnerre Noir ! Tu nous sauves ! »

« Recule ! »

« Tch. Si je pouvais au moins utiliser une potion, moi aussi je me battrais. »

Le comte grogna de frustration, fixant la tache d'eau qui s'étendait sur le tapis à ses pieds. Un flacon de potion vide roulait à côté.

Il avait tenté de soigner son bras en s'aspergeant de potion, mais l'effet de neutralisation magique l'avait transformée en simple eau.

« Fran ! Ils ont tous de la magie. Protéger le comte en combattant, c'est trop dur ! »

« Mm ! Je finis ça d'un coup ! Divinisation Sabre ! »

Cela faisait un moment qu'on n'avait pas vu la Divinisation Sabre en combat réel, hors entraînement. Je sentis la puissance m'emplir. Simultanément, ma lame gronda de l'intérieur et le compte à rebours démarra.

Dans une bataille de longue durée face à un nombre inconnu d'ennemis, les compétences qui rongent l'utilisateur sont malcommodes, mais là nous n'avions pas le choix.

D'ailleurs, malgré sa durée limitée, la Divinisation Sabre qui augmente purement la technique et la puissance de l'épée avait une bonne synergie avec la neutralisation magique.

Fran avança, dégageant une aura de forte telle que l'adjectif « écrasant » en semblait mignon. Malgré la violence du pouvoir qui bouillonnait en elle et la présence qu'elle dégageait, son visage restait calme.

Je ne sais pas si ces assaillants connaissent la peur, mais ils comprirent que Fran venait de devenir quelque chose de dangereux. Ils foncèrent tous ensemble.

« — »

« Shh »

« — »

« Fuh »

« — »

« Hah »

« — »

« Tei »

Et c'était fini.

Quelque part, c'était d'un vide affligeant. Tellement expéditif. Chacun maniait l'Art du Saint-Sabre, ne connaissait pas la peur de la mort, n'hésitait pas à se sacrifier comme leurre pour ses camarades, et Fran les avait tous abattus en seulement quatre coups d'épée. La Divinisation Sabre confère apparemment l'attribut divin, mais il n'en avait même pas eu besoin.

Chaque coup portait une puissance équivalente à une Technique du Roi-Sabre. Mais en y réfléchissant, c'est peut-être normal ? La Technique du Roi-Sabre est l'estocade ultime. Une frappe parfaite où tout s'aligne, c'est ce que nous pensons être une Technique du Roi-Sabre.

Si l'on porte l'épée à son paroxysme et que chaque estocade devient parfaite ? N'importe quel coup anodin n'atteindrait-il pas le niveau d'une Technique du Roi-Sabre ? Non, peut-être que la Technique du Roi-Sabre existe justement pour reproduire ce coup.

Ce n'est pas qu'un vrai Dieu de l'Épée mue le corps de Fran, mais c'est bien là le domaine divin au-delà de l'Art du Roi-Sabre.

D'où la charge phénoménale qui nous écrase. Une fois la Divinisation Sabre levée, nous exhalâmes un grand souffle mutuel, vérifiant que l'autre allait bien.

— Maître, ça va ?

— Couci-couça… À chaque coup ma durabilité chutait en flèche, j'ai pas eu l'impression d'être en vie. Et toi, Fran ?

— Épuisée.

La durabilité perdue ne remonte pas du tout, et Fran est vidée. En combat réel, c'est décidément une compétence difficile à gérer.

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