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Reincarnated as a Sword

Chapitre 1116

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Chapitre 1116

Chapitre 1116

Chapitre 1116/123590%~7 min de lecture1 389 mots

Les quelques jours avaient été assez chargés, entre le déblayage des décombres, les secours aux blessés et la participation aux interrogatoires des prisonniers qu'on avait remis. Les prisonniers... ou plutôt, le chef des soldats avait fini par bien s'entendre avec Klimt.

Deux gens qui avaient connu la galère, leurs ondes avaient dû matcher. Le chef des soldats avait convaincu les autres prisonniers, et les interrogatoires s'étaient déroulés très facilement.

On avait aussi vendu nos stocks de matériel à la guilde. Des sacs d'objets, des armes et armures prises aux ennemis, ce genre de choses.

Ce qui avait rapporté le plus, c'étaient sans doute les sacs d'objets. Malheureusement, ceux que possédaient les Haidman s'étaient cassés parce qu'on les avait forcés. À l'origine, ils devaient avoir un mécanisme pour redevenir de simples sacs s'on les ouvrait de force, histoire qu'ils ne puissent pas être réutilisés par l'ennemi.

Les sacs d'objets qu'on accumulait depuis un moment avaient fait au total environ deux millions de gold. Si ceux des Haidman avaient survécu, on aurait peut-être atteint les trois millions. Dommage. La prochaine fois, je les ouvrirai plus prudemment.

Fran voulait vraisemblablement foncer sur le champ de bataille dès que possible, mais on ne pouvait pas laisser Alessa sans surveillance. Il y avait le risque que les Haidman réapparaissent.

Mais maintenant que le filet de surveillance de Klimt avec ses esprits avait commencé à fonctionner, il serait difficile pour les Haidman de s'infiltrer à nouveau dans Alessa.

Une fois les soucis réglés, il était naturel de vouloir partir bientôt. Mais juste avant que Fran ne décide de partir, elle fut convoquée par Klimt.

« Responsable de la mission de transport ? » « Oui. Responsable du transport de matériel vers la frontière, et du déplacement des volontaires et soldats volontaires rassemblés de partout. »

Les volontaires feraient aussi office d'escorte pour le matériel, et une fois sur le front, ils seraient intégrés aux différentes unités, paraît-il. Quant à Fran, elle ne serait pas traitée comme une volontaire, mais plutôt comme une sorte de chef d'unité 파견née par la guilde.

« ... C'est vraiment bon ? » Fran pencha la tête en demandant à Klimt. Elle devait vraiment trouver bizarre qu'on lui confie cette mission.

Je savais que Klimt était du genre à détester envoyer un enfant au front. Quand on m'avait dit qu'il y avait une mission, je pensais que ce serait quelque chose pour l'éloigner du champ de bataille.

Mais c'était une mission pour aller vers le front. Moi aussi, tout comme Fran, j'avais été surpris par les mots de Klimt.

Voyant la réaction de Fran, Klimt afficha un sourire amer.

« C'est contre mon gré, vous savez ? Vraiment contre mon gré... Mais si on la laisse faire, elle risque de foncer droit sur le royaume de Raidos. Du coup, on a pensé lui faire accepter cette mission pour la garder sous nos yeux. »

« Je vois. »

Pas « je vois » ! Il dit qu'elle va faire une bêtise, alors il veut la surveiller !

En plus, on pouvait deviner qu'il y avait une arrière-pensée à cette mission.

Avec des volontaires et une grande quantité de matériel, même juste le déplacement allait prendre un temps considérable. En d'autres termes, Klimt essayait de retarder le plus possible l'arrivée de Fran sur le front.

Bon, je comprenais les sentiments de Klimt et c'était appréciable, ceci dit.

Probablement que, sans même que je m'en rende compte, mon seuil de tolérance avait baissé, pas seulement pour le meurtre mais pour le combat et le champ de bataille en général.

Ça devait venir de ce que le dieu avait trafiqué quand j'étais devenu une épée. Même si j'avais décidé de ne pas imposer mon sens commun terrestre à Fran, je me rendais bien compte que c'était bizarre de ne même plus ressentir de répulsion à l'idée qu'un enfant aille au front.

Même en y réfléchissant, je n'en venais pas à vouloir éloigner Fran du champ de bataille. C'était pour ça qu'avoir un adulte comme Klimt qui la voyait comme une enfant, c'était précieux.

« Fran. Acceptons cette mission. »

(Tu penses qu'il vaut mieux l'accepter ?)

« Ouais, c'est ce que je pense. »

Fran, qui voulait rejoindre le front le plus vite possible, semblait hésiter à l'accepter ou non.

« D'accord. J'accepte la mission. »

« Houf. C'est le cas ? C'est une bonne nouvelle. Les volontaires doivent arriver dans quelques jours, donc d'ici là, merci de rester en standby à Alessa. »

« Ils ne sont pas encore arrivés à Alessa ? »

« Oui. C'est le cas, mais pourquoi ? »

« ... Rien. »

Oups, c'était raté. Les volontaires n'étaient pas encore arrivés. Bon, moi je le savais, ceci dit.

« Fran. Je comprends que tu sois pressée, mais calme-toi. Cette mission est quand même assez importante, tu sais ? »

(C'est vrai ?)

« Ouais. Les volontaires aussi, mais surtout, le matériel est absolument indispensable. Fran, si tu as faim sur le champ de bataille, tu feras quoi ? »

(Je sors de la bouffe, et je mange.)

« Et s'il n'y a rien à manger ni dans le stockage ni dans le camp ? Tu auras faim en permanence. Tu pourras te battre comme ça ? »

(Je pourrai pas me battre ! La bouffe c'est important !)

« Voilà. C'est pour ça que ce matériel est important. Dans un sens, c'est plus important que la force de combat. »

(Compris ! Je vais livrer la bouffe à tout le monde !)

L'interrupteur de motivation de Fran s'était enclenché. Elle avait dû comprendre l'importance du matériel en se mettant à la place des autres.

D'un regard vif, elle renvoya son regard à Klimt.

« Qu-, qu'est-ce que c'est ? Vous n'allez pas dire que vous ne l'acceptez plus, hein ? Vo-, vous ne le direz pas, hein ? »

« Je vais absolument mener cette mission à bien. »

« H-, ha. Si vous êtes motivée pour une raison quelconque, tant mieux. Donc, vous l'acceptez ? »

« Ouais ! »

Après avoir accepté la mission de Klimt, Fran mit à profit le temps d'attente pour chasser aux alentours d'Alessa. Elle avait dû penser qu'il valait mieux sécuriser un minimum de nourriture pour le moment venu.

Elle accepta des missions de chasse et les expédia les unes après les autres. La moitié de la viande, elle la garda pour elle, l'autre moitié, elle la vendit à la guilde.

« Fran. Merci ! Grâce à toi, on a pu sécuriser pas mal de viande ! »

« La bouffe suffit ? »

« Oui. C'est bon ! »

Nell était aux anges devant la grande quantité de viande de bêtes magiques que Fran avait ramenée en à peine une demi-journée. Le goût était passable, mais comme elle avait visé de grosses bêtes...

Des bêtes magiques ressemblant à des éléphants, d'autres à des hippopotames, leur viande un peu forte et dure fut dépecée par tous les aventuriers. Une fois séchée, ça ferait une sacrée quantité.

Depuis qu'on était revenus au royaume de Kranzel, on avait dû fournir une sacrée quantité de nourriture, non ?

« Nell, t'as entendu parler de la mission ? »

« Le transport de matériel ? Oui, un peu. Pour les routes, on va prévoir quelqu'un qui s'y connaît, donc ça ira. »

« Quelqu'un qui connaît les routes ? Y a quelqu'un qui connaît les routes de Raidos ? »

« Les environs de la frontière, c'est Raidos maintenant, mais à l'origine c'était un autre pays. »

Actuellement, il n'y avait pas de pays entre Kranzel et Raidos. Ah, il y avait Philias, c'était tout.

Mais il y a 50 à 200 ans, il y avait plusieurs petits pays qui servaient de zone tampon entre les deux. Maintenant, ils avaient été absorbés par l'un ou l'autre, mais il restait un certain nombre de gens originaires de ces pays.

La guilde allait nous attribuer comme guide un aventurier originaire d'un de ces pays disparus.

« C'est quel genre de type ? »

« C'est pas un méchant, je pense ? Enfin, c'est un aventurier de haut rang, donc bon, il a ses particularités. »

Un aventurier de haut rang, hein. Alors c'était un excentrique. Ceux autres que Fran, ils étaient tous des excentriques de toute façon.

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