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Records of the Human Emperor

Chapitre 953 : Danger, les Béhémoths frappent !

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Chapitre 953

Chapitre 953 : Danger, les Béhémoths frappent !

Chapitre 953/953100%~9 min de lecture1 787 mots

Les Béhémoths étaient d'une puissance extrême, et quiconque ne possédait pas une agilité et des réflexes hors du commun ne pouvait même pas songer à les approcher. Ceux qui s'en approchaient sans précaution finissaient morts ou horriblement mutilés. Les seuls soldats de toute l'armée capables de livrer bataille à pareilles créatures étaient les cavaliers de la Cavalerie Wushang, que la vie dans les montagnes avait rendus souples et agiles comme des singes.

De plus, ne pouvait employer la Formation du Roi-Dieu Yama qu'en empruntant la force des cinq mille cavaliers Wushang : il avait donc besoin qu'ils sortent avec lui.

À l'instant où s'élança au galop, les cinq mille cavaliers Wushang le suivirent de près, traînant derrière eux un immense nuage de poussière tandis qu'ils fonçaient sans crainte vers le Béhémoth à la forme d'hippopotame.

Après avoir accompagné dans nombre de campagnes, la Cavalerie Wushang était devenue une force de combat d'une détermination et d'une puissance extrêmes. Quel que fût le danger qui se dressait devant eux, ces hommes ne reculaient jamais.

« Protecteur-Général Wang ! »

Cheng Qianli, Gao Xianzhi et les autres furent tous alarmés par ce spectacle. Personne n'avait imaginé que prendrait cette décision : affronter seul un Béhémoth.

Les Béhémoths arabes étaient des créatures effroyables. La puissance conjuguée de leurs quatre plus grands généraux n'avait pas suffi à arrêter la charge du Béhémoth à la forme de rhinocéros, et voilà que partait seul se mesurer à un Béhémoth plus fort encore.

Cheng Qianli se tourna vers son commandant, inquiet. « Seigneur Protecteur-Général, il faut rappeler . C'est beaucoup trop dangereux ! Personne ne peut venir à bout seul d'une de ces bêtes énormes. Il va mourir ! »

« Ce n'est pas nécessaire ! »

venait de parler en s'avançant depuis l'arrière.

« Le champ de bataille a toujours été un lieu dangereux, plein de mort. Un général doit être capable de comprendre que tout est possible, y compris de mourir. n'est ni impétueux ni irréfléchi. J'ai confiance en lui, et il doit avoir une raison d'agir ainsi. Nous ferions mieux de nous occuper de la manière dont nous allons traiter l'autre bête. »

se tourna vers le Béhémoth à la forme de sanglier, déjà tout proche des murailles.

Gao Xianzhi poussa un profond soupir et déclara d'un ton sévère : « C'est tout ce qu'il nous reste à faire ! »

Talas était d'une importance extrême : c'était leur dernier bastion. Les lignes de défense pouvaient tomber, mais pas Talas. Coûte que coûte, il leur fallait arrêter ce Béhémoth.

« Cheng Qianli, Xi Yuanqing, vous tous, suivez-moi ! »

Gao Xianzhi flatta l'encolure de son destrier et partit au galop vers le Béhémoth-sanglier.

« Le Grand Général a donné ses ordres. Suivez-moi ! »

Presque au même instant, lança gravement son propre commandement.

Vroooum !

La terre trembla tandis que des dizaines de milliers de fantassins se mettaient en marche depuis la première ligne de défense, le fracas des armes et des armures de leur armée se propageant à travers le sol.

Dès que l'infanterie de s'ébranla, l'air se satura de tension. Tous les soldats regardaient devant eux, le souffle très court et très saccadé.

« Trop terrifiant... En dehors des Protecteurs-Généraux, personne ne peut arrêter ces monstres. »

« J'espère que les Protecteurs-Généraux vont les arrêter. Sinon, nous sommes tous morts ! »

« Ils vont gagner, c'est sûr qu'ils vont gagner. Je vous en prie ! »

Tous serraient leurs armes, tendus, blêmes de peur. Leurs forces ne pesaient rien ; leur sort était bel et bien lié à celui des quatre généraux.

Bang !

Les murs d'acier alignés le long de la première ligne de défense ne cessaient de vibrer, et les secousses ne faisaient que croître à mesure que le temps passait.

Rrraaah !

Une onde d'air percuta les murs, si violente que l'un d'eux bascula au sol sous la pression, dans un fracas métallique.

Les deux Béhémoths se trouvaient désormais à moins de deux mille zhang des lignes de défense !

« Regardez là-bas ! »

Sur les remparts de Talas, les silhouettes tendaient le doigt vers l'horizon et criaient d'effroi. Comme prévu, le premier à arriver ne fut pas le Béhémoth-hippopotame, mais l'énorme sanglier noir. Du haut des murailles, on distinguait l'immense traînée de poussière, longue de plusieurs milliers de zhang, qu'il laissait dans son sillage.

La forme féroce du Béhémoth se devinait vaguement dans cette poussière, ses deux yeux écarlates rivés sur Talas, débordants d'un désir d'écraser et de détruire. Un seul regard de ces yeux-là engourdissait les membres et faisait naître une peur venue du plus profond de l'âme.

Deux mille zhang !

Mille cinq cents zhang !

Mille zhang !

Le sanglier noir était bien plus rapide que prévu : il couvrit près de mille zhang en un battement de cils. Le Béhémoth soulevait un vent de tempête tandis qu'il grognait et hurlait, se ruant toujours plus près des murailles de Talas.

« En avant ! »

Un rugissement de tonnerre traversa la plaine. Gao Xianzhi, Cheng Qianli et venaient d'arriver, chacun déployant la puissance d'un Grand Général impérial.

« Technique du Dieu des Six Majestés Ultimes ! »

« Formation du Dieu de la Désolation Suprême ! »

« Formation du Dieu des Miracles Puissants ! »

Deux dieux gigantesques jaillirent de la terre et abattirent leurs poings énormes sur le Béhémoth-sanglier, de concert avec Gao Xianzhi, qui déployait la Technique du Dieu des Six Majestés Ultimes.

« Art du Grand Corbeau de Feu ! »

Presque au même instant, une flamme féroce, plus éblouissante que le soleil, surgit du sol et se changea en un corbeau d'or dont l'envergure atteignait une vingtaine de zhang. Le corps bouillonnant de fumée noire, l'oiseau vint percuter le Béhémoth.

Le chef ferghanais Banahan, de rang général de brigade, était arrivé lui aussi depuis l'arrière.

Aouuuuh !

Le sanglier noir leva la tête et hurla de douleur. À la surprise générale, pourtant, le Béhémoth ne resta pas combattre. Il ignora les attaques des trois Grands Généraux et du général de brigade, et chargea vers Talas.

« Quoi ! »

Ce spectacle laissa tout le monde consterné. Ils espéraient retarder la bête en l'engageant au combat, mais la réaction du Béhémoth les avait pris totalement au dépourvu. En outre, leurs attaques avaient appris à Gao Xianzhi et aux autres que ce Béhémoth-là n'avait rien de commun avec celui à la forme de rhinocéros.

Son cuir était plus épais encore, plus dense, plus dur, plus difficile à percer. Et les soies noires qui hérissaient son corps semblaient posséder un pouvoir singulier, qui annulait une part de leurs attaques.

« Arrêtez-le ! »

Il n'y avait pas le temps de s'attarder sur ces détails. Tous s'élancèrent à la poursuite du Béhémoth-sanglier, les nerfs à vif, mais il était trop tard.

Boum !

Comme un astéroïde s'abattant sur une planète, le sanglier laboura l'épaisse muraille occidentale de Talas ainsi qu'un bélier de siège.

Bououm !

La terre vibra, des fissures la parcoururent et la poussière en jaillit, changeant le monde en une mer opaque.

Les hautes murailles de Talas tremblèrent, oscillant de la base au sommet avec une telle violence qu'elles parurent sur le point de s'effondrer. D'innombrables gravats et éclats de pierre plurent du haut des remparts.

« Ah ! »

Des cris d'effroi montèrent des murailles, et la peur se répandit dans la ville comme une contagion. Outre les mercenaires, avait emmené avec lui de nombreux bergers et pâtres. C'étaient eux qui avaient convoyé les boeufs et les moutons indispensables au ravitaillement de l'armée. L'attaque du Béhémoth était leur pire cauchemar.

Mais avant même qu'ils aient pu réagir, le sanglier noir s'était de nouveau jeté contre les murailles de Talas.

« Ce n'est pas normal ! »

Le premier à réagir fut Duwu Sili, qui observait la scène, les sourcils profondément froncés, le regard fixé sur Talas.

« Que se passe-t-il ? Ce Béhémoth arabe est si énorme et si puissant que quatre Grands Généraux n'ont pas suffi à l'arrêter. Comment les murailles de Talas peuvent-elles tenir bon sous sa charge à pleine vitesse ?! »

Les murailles, au loin, avaient beau trembler et sembler près de céder, ce que Duwu Sili désirait voir par-dessus tout, c'était leur anéantissement sous la charge de la bête. Les voir tenir debout face à ce Béhémoth le stupéfiait.

« Ce n'est pas si simple ! »

La voix assurée de Dalun Ruozan s'éleva à côté de lui, son visage d'érudit raffiné ne trahissant guère de surprise.

« La cité de Talas a été fondée il y a plusieurs siècles. À l'époque, Talas n'était qu'une contrée sauvage, et les Régions de l'Ouest voisines étaient en proie à la guerre. En bâtissant la ville, le seigneur de Talas songeait déjà au problème du siège : il fit donc établir une immense Formation de la Citadelle de Terre aux Dix Mille Rakshasas. Les travaux prirent une vingtaine d'années et exigèrent le labeur de sept à huit cent mille personnes. Le but était de bâtir sur la Route de la Soie une cité qui ne tomberait jamais, capable de repousser n'importe quel désastre. »

« Et puis la Formation de la Citadelle de Terre aux Dix Mille Rakshasas est elle-même une formation de l'élément Terre d'une force redoutable, et les murailles de Talas sont faites de grands blocs de pierre. La puissance de l'élément Terre fait que ces murailles ne forment qu'un seul bloc. Les briser n'a rien d'aisé. C'est aussi pourquoi les Arabes n'ont pas employé de guerriers de l'élément Terre pour attaquer la ville », acheva Dalun Ruozan.

« Pourquoi n'ai-je jamais entendu parler de cette Formation de la Citadelle de Terre aux Dix Mille Rakshasas ? »

Duwu Sili plissa les yeux, un air d'incrédulité sur le visage.

Dalun Ruozan agita légèrement sa manche et répondit : « Haha, la chose est consignée dans les Annales de la cité de Talas, rédigées il y a plus d'un siècle. J'en ai obtenu un exemplaire tout à fait par hasard. L'empereur d'Arabie aime collectionner les livres, il en possède donc probablement un lui aussi. Peu de gens sont au courant, mais il n'y a aucun doute à avoir sur la véracité du fait. »

Il avait toujours aimé lire, et il ne collectionnait pas seulement les ouvrages d'histoire et de philosophie du Grand Tang, mais aussi ceux des Régions de l'Ouest et d'autres pays.

La bataille de Talas était de la plus haute importance : comment aurait-il pu négliger de préparer son sujet et de réunir des renseignements dessus ?

Traduit par Wuxia France — soutenez leur travail en les suivant.

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