« Écoute, c'est sérieux. Combien de sorciers avez-vous ? Ah, je parle de ceux qui peuvent utiliser le "Soul Ride" ? » (Bartolo)
« Trois personnes. Selon Tetra, le roi Ferme en avait neuf capables de "Soul Ride". Trois ont été éliminés par une attaque surprise. » (Almis)
Je répondis et Bartolo acquiesça, satisfait.
« Vraiment. Nous en amenons cinq. Deux des sorciers du roi Ferme sont avec lui… et il en a enterré deux autres. Il en reste donc quatre… » (Bartolo)
Bartolo posa son menton sur sa main.
« Bon, allons-y. Nous en enverrons trois à l'armée rebelle, vous trois, et les autres se consacreront à briser la barrière ennemie. » (Bartolo)
« D'accord. Ça me va. » (Almis)
Il existe deux types de barrières.
Les barrières anti-magie qui empêchent la sorcellerie et les barrières physiques qui renforcent les matières.
Dans ce cas, c'est une barrière physique.
Les matières renforcées par la magie ont une résistance modérée et deviennent des obstacles quand on détruit l'équipement défensif.
Cela dit, c'est seulement modéré.
Si c'était un mur en pierre, ce serait une menace, mais ce n'est que du bois.
L'expérience a montré que la barrière peut être détruite avec de la poudre noire.
Après tout, la barrière n'a que l'effet de renforcer l'équipement défensif.
Nous nous rassemblâmes et commençâmes notre avance.
Après avoir marché un moment, le faucon revint.
Il se posa sur l'épaule du sorcier qui chevauchait dans le chariot.
Le sorcier'ouvrit les yeux.
« Je l'ai livré. » (Sorcier)
« D'accord, au fait, la bataille a-t-elle déjà commencé ? » (Bartolo)
Bartolo interrogea le sorcier, qui hocha profondément la tête.
« Oui. Les rebelles ont déjà attaqué la capitale et assiégé le palais. Le roi Ferme prévoit de les attaquer. Les rebelles sont dans une mauvaise passe. Au retour, nous avons dû affronter les sorciers ennemis et les vaincre. » (Sorcier)
Je me demande si le roi Ferme attaque la ville…
C'est l'état inverse.
« C'est notre chance. Si nous attaquons maintenant, nous pouvons les prendre en tenaille. » (Bartolo)
« Ah, mais le sorcier qu'on avait gardé pour la destruction de la barrière devient inutile…… » (Sorcier)
Nous augmentâmes notre vitesse de marche.
« Au fait, vos hommes ne sont pas épuisés ? Quel genre d'entraînement faites-vous ? » (Bartolo)
« Rien de particulier. Est-ce pas assez qu'ils chassent tous les jours ? » (Almis)
« Je suppose. Très bien, essayons de chasser à l'avenir pour entraîner nos hommes. Au fait, peut-on chasser dans la forêt de Romano ? » (Bartolo)
« Ouais. Le territoire du Griffon est au fond de la forêt. Tant que vous ne chassez pas dans les profondeurs, vous n'aurez pas à subir la colère du Griffon. Même si vous vous y retrouvez, vous ne serez pas tués sans avertissement. Le Griffon est généreux. » (Almis)
« Sérieux !? Cela dit, le roi de Ferme a fait marcher son armée à travers la forêt de Romano. On a eu l'air d'avoir un malentendu terrible… » (Bartolo)
Bartolo baissa les épaules.
Bien sûr, la raison de son abattement était qu'il avait raté l'occasion de chasser toutes les bêtes de la forêt de Romano.
Mais est-ce que trop s'amuser ne peut pas être une mauvaise chose ?
Le Griffon a un mauvais caractère.
(Point de vue d'Almis)
Au sommet d'une petite montagne.
On entend le son de la bataille depuis en bas.
Surplombant la ville du roi Ferme.
Deux drapeaux flottent lourdement.
« Je vais faire une reconnaissance. Il n'y a plus de sorciers pour surveiller une attaque ennemie. Notre attaque surprise réussira sûrement. »
« Oh, c'est dangereux. »
J'aperçus un guetteur ennemi qui s'approchait de nous et poussai la tête de Bartolo vers le bas.
Le guetteur détourna rapidement le regard.
« Hé, ça fait mal. J'ai cogné mon menton par terre. »
« Bon, attaquons vite ! »
Bartolo et moi descendîmes de la montagne.
Puis nous donnâmes des ordres aux soldats cachés.
« Bon, mettez-vous en formation ! »
Les soldats se formèrent en rangs sous le commandement de Bartolo.
Nous suivîmes aussi l'exemple de Bartolo et nous mîmes en formation.
« Hé, pourquoi vous êtes meilleurs que nous ? » (Bartolo)
« Puisqu'on est comme une famille, on travaille bien ensemble. » (Almis)
C'est facile de former une formation.
La partie difficile, c'est de bouger en formation sans rompre les rangs.
Comme les soldats recrutés parmi les paysans n'ont jamais travaillé ensemble, ils doivent être entraînés. Mais nous, on avait ça dès le départ.
« … Je pourrais perdre si je vous attaquais… » (Bartolo)
Bartolo marmonna en nous regardant.
Il y a trois cent cinquante hommes ici.
Quoi qu'on en pense, je crois que Bartolo gagnerait…
« Nous chargerons en premier ! » (Almis)
« Mince… Je ne veux pas que vous monopolisiez tout le mérite… vous agissez vraiment vite… » (Bartolo)
Bartolo me dévisagea, frustré.
Tu as eu assez de mérite.
Je ne pense pas qu'il y ait une raison pour que t'en aies davantage.
Ce n'est pas comme si nous voulions le mérite de toute façon. Préserver la vie de nos hommes est bien plus important.
Cependant, c'est embêtant quand Bartolo est en tête. Pour diverses raisons.
Nous avancâmes sans perturber la formation.
Nous nous approchâmes assez pour voir l'ennemi. Nous avons probablement été repérés.
Nous accélérâmes l'avance.
« Allons-y ! Toutes les troupes, chargez ! » (Almis)
Nous chargeâmes tous en même temps.
Je ne pouvais pas m'arrêter même si je le voulais, je mourrais. Je serais écrasé par l'arrière.
Ils ont dû nous remarquer, l'armée du roi Ferme commence à trembler de peur.
L'arrière de leur formation tourne leurs lances vers nous.
Vous avez envie de les prendre ?
C'est le roi Ferme ?
Ils se formèrent rapidement.
Cependant…
« Bon, préparez les lances explosives ! » (Almis)
Je levai la lance que j'avais en main.
Mes compagnons qui étaient au premier rang avec moi levèrent leurs lances les uns après les autres.
« Lâchez ! » (Almis)
Les lances dessinèrent une parabole et retombèrent sur l'armée du roi Ferme.
Le sol trembla violemment.
Les soldats ennemis qui attendaient, lances au prêt, furent enveloppés d'une fumée blanche.
Ça va être le bordel.
Je veux dire, vous êtes morts par impact direct.
Ron, Roswald et Gram se rangèrent à mes côtés.
« Prenez la tête du roi !!! »
Je plongeai dans la fumée blanche.
Comme on peut l'imaginer, l'ennemi était dans le chaos.
Ils ne pouvaient même pas manier leurs lances.
Ils n'étaient plus en formation, ils ne faisaient que fuir.
Mais il est difficile de trouver le roi Ferme.
Soudain, je vis un homme vêtu de vêtements luxueux dans mon champ de vision.
Ce n'est pas le roi Ferme, mais je suis certain que c'est quelqu'un d'important.
« Toi là ! Commandant ! Je viens prendre ta tête ! » (Almis)
Je portai un coup de lance vers le salaud en tenue de luxe.
« Eh bien, viens la prendre ! »
Hurla l'homme vêtu de luxe en parant ma lance avec son épée.
« D'accord ! »
J'abattai l'épée avec ma lance. L'épée de bronze se brisa en deux.
Désolé.
La différence entre nos armes et notre force est trop grande.
Pourquoi ne pas haïr Dieu si tu as une rancune ?
« Je l'ai eu ! »
Je ressentis une pression intense dans le dos.
Me retournant, un soldat faisait tournoyer son épée.
Quel manque de goût !
« Meurs !! »
Le soldat s'effondra au sol.
Une flèche est plantée dans son front.
« Ça va, Almis ? » (Gram)
Gram s'avança sur son cheval, un arc à la main.
Ron et Roswald arrivèrent derrière lui sur les leurs.
« C'était un peu trop dangereux, tu ne trouves pas ? » (Gram)
« Ouais, désolé. Merci de m'avoir sauvé. Au fait… » (Almis)
Je fixai le Longbow dans la main de Gram.
« Toi… qui utilise un Longbow dans une bataille comme ça, et à cheval en plus. »
« Et alors ? Qu'est-ce qui ne va pas ? »
« Non, rien, c'est bon. »
Au moment où je me retirais, un soldat ennemi trancha vers Gram.
« Meurs !! »
« C'est toi qui es mort ! »
Gram saisit calmement une flèche à la main et la planta dans l'œil du soldat ennemi.
Ça doit faire mal.
C'est juste pas normal.
Tu aurais dû utiliser ta lance dès le début.
« C'est normal que Gram soit aussi bizarre. Allons chercher le roi Ferme. J'y vais en premier. »
Ron donna un coup de talon au ventre du cheval en disant cela et disparut dans les rangs ennemis.
Nous le poursuivîmes.
(Point de vue du roi Ferme)
Un peu plus tôt dans le temps.
« Merde, pourquoi la capitale est-elle tombée ? »
Ferme dévisagea le drapeau avec l'emblème de la famille Ars.
Les structures défensives portent des marques de brûlure partout.
Ferme avait laissé cent soldats, ils avaient même creusé des tranchées et il y a un mur autour de la capitale.
La barrière avait même été multipliée et aurait dû être renforcée.
« Je suis désolé, soudain des flammes… » (Officier, je ne sais pas qui parle ici)
« Je m'en fiche de tes excuses ! Nous la reprendrons une fois notre attaque en tenaille terminée ! » (Ferme)
Ferme ordonna à tous ses soldats d'attaquer.
Le nombre de ses soldats avait augmenté à six cents car il en avait recruté davantage en route.
Cependant, le moral était bas à cause de cela.
« Ne partez nulle part. »
« Pourquoi êtes-vous si démoralisés ? »
« Vous savez, j'aimerais vraiment entendre pourquoi. »
Soudain, l'apparition d'une fille flotta dans l'esprit du roi Ferme.
La fille qu'il avait laissée partir une fois.
Si seulement…
Impossible.
Le roi Ferme chassa le mauvais souvenir qui lui vint à l'esprit.
C'est le moment.
Les soldats à l'arrière commencèrent à bourdonner.
Au même moment, la terre résonna aux oreilles du roi Ferme.
« Qu'est-ce qui s'est passé ? » (Ferme)
« C'est grave ! L'armée de Rosaith est derrière nous ! » (officier au hasard)
« Qu'est-ce que tu dis !? »
Ferme paniqua un instant.
Mais il se calma instantanément.
« Ordonnez aux soldats de l'arrière d'intercepter ! »
Ferme ordonna à son commandant.
Ferme dit à ses officiers et à sa garde.
« Ce pays est déjà perdu, je fuirai vers le roi Dommergar. Nous essayerons de rassembler nos forces là-bas pour reconquérir le pays ! »
Ferme monta à cheval et quitta le champ de bataille avec sa garde.
Mais dès qu'il commença à fuir, un rugissement retentit.
Ses forces basculèrent rapidement dans le chaos.
« Merde, c'est le feu et la fumée dont ils parlaient…. C'est chiant !! »
Ferme courut désespérément.
L'avant n'est plus en train de s'effondrer.
Il ne pouvait même pas perdre un instant.
« Dépêchez-vous ! Jusqu'à ce que le cheval s'effondre, oh !! »
Un adjoint hurla alors que son cheval s'effondrait.
Quand Ferme se retourna, quatre chevaux chargeaient vers lui.
Parmi eux, un jeune homme dont le nom est Almis.
Les soldats autour de Ferme sont abattus les uns après les autres.
Ferme s'arrêta.
« Par ma propre main…… Vous avez souvent perturbé mon rêve. Vous êtes aussi des compagnons de route ! » (Ferme)
Ferme prépara sa lance et chargea Almis.
Almis attaqua avec son épée d'acier de Damas.
Lance et épée se heurtèrent toutes les deux.
« Merde… » (Ferme)
Ferme gémit et tomba en fixant Almis.
L'épée d'Almis est plantée profondément dans son ventre.
« Ton erreur a été de ne pas tirer le meilleur parti de Tetra. Eh bien, je suis reconnaissant de l'avoir rencontrée grâce à ça. » (Almis)
« Haha, je suppose… c'était une erreur… »
Ferme regarde déçu en riant.
« Tu devrais être heureux alors. J'ai raté ma chance. » (Ferme)
Dit Ferme, en rendant son dernier souffle.