13.
n'avait qu'une légère fièvre, ce n'était pas
aussi grave que l'avait imaginé. La raison pour laquelle il
s'était effondré devant sa porte était due à un mois de travail
intense, presque sans sommeil, en mode "bourreau du travail".
Travailler
à ce point, au détriment de sa santé, ce n'était vraiment pas
raisonnable.
ne
put s'empêcher de parler à nouveau, sa voix empreinte de reproche :
« , peu importe à quel point le travail est important, la
santé passe avant tout. »
Quand il
parlait, sa voix était toujours douce et légère, et même ses
reproches ne semblaient pas offensants. eut l'impression
de croquer dans une guimauve, une sensation à la fois douce et
sucrée qui lui donna envie d'en reprendre encore et encore.
Alors, il
sourit légèrement et accepta docilement les reproches de .
trouva les médicaments contre la fièvre qu'il avait à la maison,
réfléchit un instant, puis se dirigea vers la cuisine pour préparer
du porridge, afin que ait quelque chose dans l'estomac.
La pièce
était remplie d'une atmosphère chaleureuse et agréable. Zhuang
Nan, allongé sur le lit, faillit s'endormir paresseusement. Il se
retourna et réalisa soudain que c'était l'endroit où
dormait habituellement. Son cœur fut chatouillé par une plume, et
un sourire qu'il ne remarqua même pas apparut sur ses lèvres. Il
appela son supérieur pour prendre un congé.
Son
supérieur, un vieil ami, fut surpris en recevant l'appel : « C'est
bien toi, ? Où est passé le "gardien de Bouddha"
(NT : allusion aux
4 grands rois protecteurs
protégeant la
loi de Bouddha et le monde) qui
est venu travailler même après s'être cassé la jambe dans un
accident l'année dernière ? »
« Arrête
de déconner », répondit , trop fatigué pour discuter. «
C'est un accident du travail, je vais me reposer quelques jours à la
maison avant de revenir. »
« D'accord
», répondit l'autre, simplement pour plaisanter. « Ton projet est
terminé avec succès, tu as du temps libre. On fera une fête pour
célébrer ça quand tu reviendras. »
répondit de manière évasive, raccrocha, se frotta les tempes
douloureuses et sortit doucement de la chambre. L'odeur sucrée du
porridge flottait dans la cuisine. Il suivit l'arôme et vit le jeune
homme debout devant la cuisinière, calme et concentré.
Quand il
leva la main, il fit tomber une cuillère par accident et se pencha
rapidement pour la ramasser. Son pyjama n'était pas long, et en se
penchant, une partie de sa taille mince et pâle fut exposée, comme
si on pouvait l'entourer d'une seule main.
C'était
presque aveuglant.
fut comme frappé par quelque chose, faillit retenir son souffle, et
son regard resta fixé sur le dos du jeune homme. Son cœur battit
rapidement, et une vague de chaleur monta en lui, le poussant à
faire quelque chose de peut-être inapproprié, quelque chose qui
pourrait ressembler à de l'ingratitude.
ne
remarqua pas la présence de à la porte de la cuisine. Il
se releva, retroussa ses manches, lava la cuillère et se tourna, ses
contours doux et fluides, sa mâchoire étonnamment gracieuse.
Une fois la
cuillère lavée, il remarqua enfin et devint nerveux,
souriant timidement :
« Vous avez faim ? Le porridge sera
bientôt prêt. »
Après une
pause, il ajouta : « Vous êtes malade, il vaut mieux manger léger.
»
hocha la tête, son regard insondable fixé sur les joues légèrement
rosées de . Sa gorge se serra, et il eut envie de poser une
question.
‘, sais-tu ce que
signifie "laisser entrer le loup dans la bergerie" ?’