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My Next Life as a Villainess

Chapitre 39

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Chapitre 39

Chapitre 39

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Née demoiselle d'une famille de barons campagnards des frontières, j'ai intégré l'académie de magie ce printemps.

L'académie de magie, établissement où sont rassemblés tous ceux du pays qui possèdent une puissance magique à l'âge de quinze ans.

Moi aussi, ayant manifesté ma puissance magique à six ans, je n'ai pas fait exception et me suis ainsi retrouvée inscrite à l'académie.

Cependant, cette académie où abondent les nobles de haut rang représentait un obstacle bien trop élevé pour la fille d'un baron campagnard que je suis.

Pourtant, si j'avais eu une forte puissance magique, si j'avais été douée pour les études, ou si j'avais été une beauté exceptionnelle… comme Maria Campbell, détentrice de la magie de lumière… j'aurais sans doute pu y vivre avec un peu plus d'assurance…

Dépourvue de puissance magique, peinant à suivre les cours, mon visage certes jugé aimable mais jamais complimenté pour sa beauté… franchement, je ne collais pas à cette académie.

Mes parents, ravis qu'un détenteur de puissance magique soit né pour la première fois dans leur baronnie campagnarde des frontières, m'y avaient envoyée avec enthousiasme…

Une fois inscrite, moi, demoiselle d'une pauvre famille de barons campagnards, j'étais méprisée par les nobles de haut rang, et l'on me refilait parfois des corvées comme à une servante.

Après quelques mois, je n'avais qu'une envie : rentrer chez moi au plus vite.

Mais un tournant est survenu pour moi.

C'était alors que je lisais en cachette un roman d'amour apporté de la maison, blottie dans un coin de la classe.

Ce genre de roman d'amour est considéré comme vulgaire par les nobles, mais je l'adorais ; je l'avais dévoré depuis mon enfance à la campagne et l'avais apporté en douce à l'académie.

« Dis-moi, ce ne serait pas un roman d'amour, par hasard ? »

À cette voix, je lève les yeux et découvre devant moi une personne d'une noblesse si élevée que la fille d'un baron campagnard comme moi ne saurait même lui adresser la parole.

Catarina Claes, demoiselle d'une famille ducale et fiancée du troisième prince, rien de moins que l'un des plus hauts rangs du pays.

C'est pourquoi, même si nous étions camarades de classe, je n'avais jamais pu lui parler, pas une seule fois depuis la rentrée.

Cette personne m'abordait si naturellement que, tétanisée par la tension et la confusion, je reçus de Catarina-sama un doux sourire.

« En fait, moi aussi je lis des romans d'amour. Si tu veux, on pourrait en parler ensemble la prochaine fois ? »

Invitée de la sorte, je me suis mise, sans même m'en rendre compte, à prendre le thé avec Catarina-sama et à discuter romans.

Depuis que je passais du temps avec Catarina-sama, je n'étais plus méprisée par les nobles de haut rang, ni traitée comme une servante.

Catarina-sama était vraiment admirable, et charmante.

Une tenue digne d'une demoiselle de famille ducale.

Pourtant, contrairement aux autres nobles de haut rang, elle ne se gargarise pas de son statut de demoiselle ducale pour regarder les gens de condition inférieure de haut. Même envers une fille de baron campagnard de basse extraction et sans aucun atout comme moi, elle se montre d'une grande gentillesse.

Quand j'ai réalisé, j'avais déjà totalement perdu mon cœur au profit de Catarina-sama.

Tantôt s'amusant avec un chiot dans le bois de l'académie, tantôt admirant les plantes dans la cour intérieure, Catarina-sama…

Son allure était exactement celle d'une sainte sortie d'un roman d'amour.

Et tout à l'heure… alors que j'étais fascinée par la silhouette de Catarina-sama, j'ai trébuché et suis tombée, salissant ma robe de boue, et Catarina-sama m'a tendu son mouchoir.

Quand j'ai essayé de refuser en disant « Il va se salir de boue », Catarina-sama a souri : « C'est bon, tiens, je te le donne si tu veux. »

J'ai serré le mouchoir reçu contre ma poitrine, me jurant : « Je vais en faire un trésor. »

Moi qui voulais tant rentrer vite à la maison… maintenant, je me surprends à vouloir rester à cette académie le plus longtemps possible.

Ne serait-ce que pour passer un peu plus de temps auprès de Catarina-sama…

***

« Tiens, sœur. Tu as fait quoi de ce truc que tu as toujours sur la tête ? »

« Ah, le hood ? Je l'ai donné à une camarade de classe tout à l'heure. »

« Quoi !? Tu ne l'as pas mise sur sa tête comme tu le fais d'habitude !? »

« Pas du tout. Elle avait l'air d'avoir sali sa robe en tombant, alors je le lui ai donné pour qu'elle essuie la tache. »

« Je vois… tant mieux… cela dit, tu n'avais pas de mouchoir ? »

« Mon mouchoir était sale parce que je m'étais essuyé les mains après le travail aux champs. »

« Ah bon… heu ? Dis, le bas de ta veste, il n'est pas un peu effiloché ? »

« Ah, c'est l'autre jour, quand je me suis fait agresser par mon ennemi juré, un chien, dans le bois de l'académie. Bon, cette fois l'ennemi était petit, donc je l'ai mis en fuite brillamment ! »

« Je vois… tant mieux. Mais sœur… c'est bien d'être énergique, mais essaie d'être un peu plus calme à l'académie. L'autre jour aussi, tu cueillais et mangeais des noix dans la cour intérieure. Ce n'est pas le manoir, alors arrête un peu de manger n'importe quoi par terre. »

« Ce n'est pas manger par terre… je les cueille et je les mange, nuance. »

« Non, c'est pareil… Maman, c'est de plus en plus dur de lui cacher la vérité… S'il te plaît, calme-toi un peu. »

« ………… D'accord. »

Voyant ma tête acquiescer à contrecœur, mon beau-frère a poussé un profond soupir.

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