« Nous, du R6, nous avons été trompés ! Notre chef, Rima-sama, souhaitait la réconciliation, alors il a offert sa vie pour arrêter les combats et a signé un accord de cessez-le-feu avec les Deuxième et Troisième Ordres de Chevalerie ! Je ne l'oublierai jamais ! Les médiateurs étaient le Premier Ordre de Chevalerie ! Cet accord a bel et bien été signé ! MAIS À QUOI ÇA A SERVI !? Quelques jours plus tard, en ignorant cet accord, le Premier Ordre de Chevalerie s'est joint à notre répression ! »
Devant une fontaine sur la place centrale de la capitale royale, le membre survivant du R6, Besaid, parlait d'une voix forte.
La plupart des gens rassemblés autour de lui, qui atteignaient maintenant près de mille, ne disaient pas un seul mot et écoutaient son discours en silence.
« Je m'en souviens encore clairement. Nous ramassions les corps de nos amis, perdus lors de la violente répression qui avait eu lieu jusqu'alors, et nous tenions des funérailles. C'est alors…… c'est à cet instant ! CES SALAUDS ! PIÉTINER LES FLEURS ! DONNER DES COUPS DE PIED DANS LES CORPS ! ILS ONT TOUT MIS LE FEU ! ILS NOUS ONT EMBUSQUÉS QUAND NOUS NOUS Y ATTENDIONS LE MOINS ! »
Serrant le poing de colère, Besaid continua de parler.
Enfin, il pouvait le dire. Il pouvait enfin tout révéler. Il pouvait faire savoir aux gens leur tyrannie. Ce spectacle infernal qui le tourmentait et qu'il souffrait de se remémorer, s'était inattendument transformé en une puissante arme en ce lieu. Par conséquent, il devait continuer à brandir cette arme jusqu'à la fin de la bataille. Il avait une résolution ferme. C'est pourquoi, plus que quiconque, ses paroles semblaient plus vraies.
« Je me souviens encore clairement du visage du type qui était à la tête de l'équipe d'embuscade ! KLAUS CASTALL ! SANS AUCUN DOUTE ! C'ÉTAIT KLAUS ! KLAUS, LE CAPITAINE DU PREMIER ORDRE DE CHEVALERIE ! KLAUS, LE PREMIER PRINCE ! JE NE LUI PARDONNERAI JAMAIS CE QU'IL A FAIT ! »
Une agitation s'éleva parmi les gens. C'était tout à fait normal. Car, que les propos de Besaid soient vrais ou non, ils étaient passablement gênants.
Même alors, Besaid ne s'arrêta pas de parler. Ce jour-là, cette nuit-là, qu'est-il arrivé ? Il parla en détail de l'enfer qu'il avait vécu à ce moment-là. Combien c'avait été terrible, et combien c'était rageant. Les gens écoutaient chacun de ses mots douloureux, ce qu'on pouvait appeler les cris de son cœur, conscients que c'avait été une expérience terrible. Et ainsi, parmi eux, le doute et la suspicion envers le Premier Prince Klaus commencèrent à augmenter.
« Besaid, ça suffit. »
« Chef ! Mais il reste encore―― »
« On dirait qu'il est temps de partir. »
Au bout d'un moment, Cubero s'approcha pour l'arrêter. Cubero voulait lui aussi que Besaid parle encore un peu, mais il dut l'arrêter parce que le Troisième Ordre de Chevalerie approchait, et ils allaient prendre Besaid en garde à vue pour le crime de calomnie.
« ……Est-ce qu'on s'en est sortis sains et saufs ? »
Alors qu'ils quittaient la place, Besaid en fuite demanda.
Cubero rit à ces mots qui semblaient impliquer « Je croyais que j'allais mourir ».
« Rien qu'avec un seul discours, ils étaient sûrs d'avoir une brèche dans leur encerclement. Et puis, les gens ouvriront un trou d'eux-mêmes. Après tout, Second-sama ne t'a pas dit de faire le discours jusqu'à ce que tu sois tué. »
« C'est ça ? ……Honnêtement, je suis soulagé. J'étais déjà prêt à ne jamais voir la résurrection du R6, je me demande si je pourrai la voir maintenant. »
« Second-sama finira par penser à la réapparition du R6, et à la recherche de survivants avec du potentiel. Et si la recherche s'avère difficile, il consultera très probablement sa stratège-sama. »
« ……Il n'y a pas de paroles plus rassurantes que celles-là. »
« Ouais, moi aussi je le pense. L'esprit chevaleresque de Second-sama m'en fait pleurer les yeux. Windfield-sama aussi, j'suis sûr qu'elle pourrait résoudre n'importe quel problème les mains dans le dos. »
« Tout comme Second-sama, cette fille-chat a aussi l'air de ne pas savoir faire grand-chose…… cependant, j'ai peur d'imaginer ce dont elle est capable. »
« Je suis d'accord avec toi là-dessus. »
Derrière les deux hommes qui s'enfuyaient, on vit une rangée de gens bloquer les Chevaliers du Troisième Ordre.
Ou plutôt, dès qu'ils coururent. Inspiré par le discours de Besaid, le peuple interféra avec le Troisième Ordre de Chevalerie. « On ne peut pas laisser attraper Besaid », pensèrent-ils, et ils passèrent bientôt à l'action.
Espérant que cela arriverait, Windfield avait donné ces instructions : « Attirer le Troisième Ordre de Chevalerie jusqu'à la dernière minute ». C'est ainsi que cet affrontement avait eu lieu. Et, plus le conflit entre le peuple et le Troisième Ordre de Chevalerie avançait, plus le doute envers Klaus et le Premier Ordre de Chevalerie grandissait.
De plus, en le laissant s'enfuir ici, il devint très difficile pour la faction du Premier Prince de s'occuper de Besaid. Au fil du temps, le témoignage de Besaid se propagea, et les sentiments du peuple se détériorèrent. Mais, cela dit, tant qu'ils ne réduisaient pas Besaid au silence, cette histoire se propagerait quoi qu'ils disent. L'autre option serait l'assassinat, mais cela les ferait passer sans aucun doute pour les méchants. C'était un poison qu'il ne fallait jamais utiliser.
Exact. Après tout, le moment où ils ont permis à Besaid de s'exprimer, la faction du Premier Prince était déjà en échec et mat.
Jusqu'où et combien de scénarios étaient prévus ? C'est quelque chose que seule la stratège savait.
Et à cet instant, ces deux-là réaffirmèrent quelque chose qu'ils savaient déjà…… Second et Windfield, ces deux-là ne doivent jamais devenir des ennemis. Cubero était très fier de son maître et de cette stratège, et Besaid était tellement impressionné qu'il en frissonna.
Et ainsi, le conflit politique passa enfin du milieu à la phase finale――
« POURQUOI !? POURQUOI SUIS-JE INSULTÉ COMME ÇA !? ! »
Le Premier Prince Klaus se réveilla dans sa chambre au palais royal.
Chaque jour, le journal Vinz continuait de rapporter des allégations suspectes sur la répression des bandits. Et en utilisant les informations rassemblées par le journal Vinz, d'autres journaux avaient aussi commencé à publier des articles soupçonnant une violation de l'accord par les Chevaliers.
Certains articles critiquaient le Premier Prince de façon détournée, certains faisaient référence aux documents officiels, et d'autres articles exposaient anonymement la vérité derrière la violation de cet accord.
De l'autre côté, des agents impériaux organisèrent de petites manifestations pour protéger le Premier Prince, et donc le Premier Ministre. Ils publièrent des articles qui défendaient la faction du Premier Prince en utilisant le journal d'État, mais ce n'était qu'une manœuvre désespérée.
En conséquence, un nombre non négligeable de gens furent incités à venir s'exprimer. Par conséquent, les gens de la capitale royale furent divisés en deux camps et ils affrontèrent tous le sommet.
Qu'est-ce qui allait suivre ? Tant que le conflit continuerait, l'histoire prendrait de l'ampleur. Les allégations de violation de l'accord par le Premier Ordre de Chevalerie furent bientôt remplacées par un schéma de confrontation entre les factions du Premier et du Second Prince, et peu de temps après, on en arriva à un point où aucune des deux factions ne pouvait se retirer.
« Tout ce que j'ai fait, c'est réprimer les rebelles ! Ces allégations de violation d'accord ne sont-elles qu'un canular !? »
Klaus n'était jamais convaincu que ces allégations soient vraies.
C'était parce que Klaus lui-même n'avait jamais été mis au courant de l'accord de cessez-le-feu qui avait été signé avec le R6.
Il s'était contenté de voyager triomphalement, faisant ce que le Premier Ministre lui disait et « réprimant les rebelles ». En conséquence, quand il s'agissait d'être critiqué comme ça, il avait l'impression de ne plus pouvoir comprendre en quoi croire.
Tout ce tapage n'était-il qu'un canular ? Ou le Premier Ministre l'avait-il trompé ? Klaus ne trouvait pas de réponse.
Actuellement, il n'y avait pas de voix s'élevant sur la violation d'un accord depuis l'intérieur des Premier et Troisième Ordres de Chevalerie. Bien sûr, le Premier Ministre Val, et le capitaine du Troisième Ordre de Chevalerie, Djarum, restaient silencieux.
Cependant, à la suite de l'enquête menée par le capitaine du Deuxième Ordre de Chevalerie Memphis, plusieurs voix s'élevèrent depuis l'intérieur du Deuxième Ordre de Chevalerie. Il ne savait pas si c'était vrai ou mensonge puisqu'ils n'avaient pas assez de preuves, mais « leurs voix s'élevaient » donc ce problème ne faisait que grossir.
En d'autres termes――PUBLIEZ LES DOCUMENTS OFFICIELS, criaient-ils.
Peut-être y avait-il un accord avec le R6 dans les documents officiels. Dans ce cas, Klaus, en tant que capitaine du Premier Ordre de Chevalerie, serait probablement tenu responsable. Responsable d'avoir violé unilatéralement un accord, même s'il ne connaissait pas son existence.
« BORDEL DE MERDE ! »
Il n'arrivait tout simplement pas à l'accepter.
Avec cet incident, le trône s'éloignait définitivement de plus en plus.
Et il n'était plus clair de savoir si le jeune frère Maine ou le grand frère Klaus, allait s'asseoir sur ce trône……
« ――Klaus ! Ô mon Klaus ! Mon pauvre enfant. Tu ne fais rien de mal. »
Celle qui visita inopinément la chambre de Klaus fut la mère biologique de Klaus, la Première Reine White.
Dès qu'elle vit le souffle agité de Klaus, elle courut vers lui, l'enlaçant par-derrière.
« Ne t'inquiète pas pour ces journaux qui parlent mal de toi, je les ferai taire. Quoi que disent les gens, tu dois viser à être le Roi à ta manière. »
« Mère…… Si tu prends ce genre de mesure maintenant, ils écriront des histoires pires. »
« Plus ils écriront, plus je les ferai taire. Ils devraient connaître leur place, et prendre conscience de qui exactement ils insultent ! »
« ……Mais. »
« Klaus. Tout ce que tu as à faire, c'est penser à devenir le prochain Roi. Sérieusement, qu'est-ce que cette personne fait ? Il ne fait rien alors que son propre fils est tourmenté ! »
« ………… »
Klaus n'était pas doué pour gérer la Reine White.
Une femme agaçante qui étale son pouvoir sans rien connaître à la politique…… Telle était son évaluation de sa mère.
Pendant ses vingt ans de vie, il n'avait jamais ressenti de véritable amour ou d'affection de la part de sa mère. Tous les mots qui sortaient de la bouche de White étaient de « l'auto-glorification sous prétexte d'aider l'autre ». Tout était de l'égoïsme déguisé en amour. « Deviens le prochain Roi », c'était une phrase qu'il entendait à chaque fois qu'il la rencontrait. « Nous ne devons jamais perdre contre CETTE concubine » elle le répétait, donc cela fut gravé en lui dès son plus jeune âge. C'est pour cela que Klaus était si attaché au trône, et pourquoi il voyait Maine sous un jour si exceptionnellement mauvais.
« Je vais aller me rafraîchir un peu les idées. »
« C'est ça ? C'est vrai. Tu as besoin d'aller mieux. »
Tandis que White pressait une servante en demandant « Le thé n'est pas encore prêt ? », Klaus quitta sa chambre, laissant sa mère derrière lui et poussant un petit soupir. Essayant de rentrer le plus tard possible, il marcha lentement dans le grand couloir en pensant « Est-ce que tu vas vraiment m'attendre dans ma chambre ? ».
Il alla ensuite sur le balcon comme invité par le vent d'automne.
En cet endroit, se trouvait la silhouette d'une belle jeune femme, et à côté d'elle une servante en attente.
C'était cette personne, celle qu'il s'attendait à trouver là en allant sur ce balcon, celle que ce fragment au plus profond de sa conscience voulait voir. C'était la mère de Maine, la Seconde Reine Freon.
« Oh, si ce n'est pas la Seconde Reine Freon. Vous prenez vraiment le thé dans un endroit pareil ? Quelqu'un d'aussi raffiné que vous ? »
Des paroles offensantes sortirent de sa bouche. Voyant Klaus comme ça, Freon sourit doucement, presque comme si elle regardait son propre enfant traverser une période de rébellion.
« Les gens, voyez-vous, ont besoin d'un peu d'espace quand ils ont perdu le leur. Premier Prince Klaus. »
Freon se leva exprès et tira la chaise en face d'elle, et regarda Klaus. Ce sourire qui ressemblait tellement à celui de Maine mit Klaus mal à l'aise, cependant, il s'assit quand même sur cette chaise.
Du thé fut versé dans sa tasse par la servante en attente. Klaus ouvrit alors la bouche sans même toucher à sa tasse.
« Qu'est-ce que ce comportement ? Vous et moi sommes des ennemis. Essayez-vous de me plaindre ? »
« Je me comporte juste comme par le passé. Toi aussi tu as toujours été comme ça. Chaque fois qu'il t'arrive quelque chose de dur, tu viens secrètement me voir, et après t'être fait dorloter, tu repars. »
« Qu-…… »
Le visage de Klaus devint rouge vif. Il n'en avait jamais eu conscience jusqu'ici, et quand on le lui dit, il sentit que ça touchait juste.
« Il s'est passé quelque chose de grave, hein ? »
Riant comme un enfant espiègle, Freon ressemblait beaucoup à Maine. Se rappelant le visage de son frère haï, Klaus parvint à retrouver son calme.
« Vous êtes contente de m'humilier devant la servante ? Comme on s'y attend de la mère de ce lâche faible. Vous êtes pas mal vicieuse, hein ? »
« Les enfants grandissent vraiment plus qu'on ne l'attend quand on les quitte des yeux ne serait-ce qu'une minute. N'attends pas que cet enfant reste faible et lâche pour toujours. »
« Je le sais même sans que vous me le disiez ! »
« Je me demande. Cet enfant a l'air d'avoir rencontré quelqu'un de bien. »
« ……Tch. »
Le sujet de Maine sortit de la bouche de Freon, faisant empirer l'humeur de Klaus. Il ne pouvait pas se débarrasser de l'idée « Je dois être meilleur que lui ». On peut dire que c'était le « cadeau » qu'il avait reçu de l'éducation de la Reine White.
« Et j'espère que toi aussi. C'est ce que je pense vraiment. »
« Hmph. Je ne suis pas une personne si faible qui ne peut pas être forte sans être influencée par les autres. Je vaincrai mon stupide jeune frère par mes propres moyens, et je deviendrai le prochain Roi. »
« ……Devenir Roi est-il la seule façon de se sentir récompensé ? Si tu ne t'en es pas rendu compte, alors ce n'est pas ton péché à porter après tout. »
En parlant du rêve de Klaus, elle avait un visage douloureux en chuchotant ces mots. Freon, qui l'avait vu grandir pendant de nombreuses années depuis qu'il était enfant, marmonna ainsi avec des yeux tristes.
« De quoi parlez-vous ? Dites-le-moi en face. »
« Dans un avenir pas si lointain, tu seras acculé. Et il viendra un moment où tu devras certainement en payer le prix. Même alors…… mais même alors, tu as encore un cœur qui peut être sauvé. C'est bon. Qu'importe qui t'abandonne, je continuerai à ne regarder que ton cœur. N'oublie pas ça. »
« ……Et alors ? Vous voulez que j'abandonne d'être le prochain Roi ? »
Face à Klaus qui la regardait avec des yeux perçants, Freon sourit doucement et continua.
« Considère le Premier Ministre comme un ennemi. Tu deviendras le prochain Roi par tes propres moyens, non ? »
* * *
« C'était si efficace que j'en suis presque à me sentir mal. »
Trois jours s'étaient écoulés depuis le discours de Besaid.
Le contenu des différents journaux alignés sur la table portait mostly sur « La critique du Premier Ordre de Chevalerie ». Il y avait un journal qui avait publié un article défendant la faction du Premier Prince, mais selon une servante qui avait enquêté dans la capitale, personne ne faisait vraiment attention à ce journal et le qualifiait de traitre. De plus, quand j'ai demandé aux servantes, il semble que les voix du peuple dans la capitale soient majoritairement « anti-Premier Prince ».
……Tout cela est arrivé juste à cause du « doute » né de l'accord de cessez-le-feu et de la répression, la politique fait peur. C'est ce que j'ai pensé honnêtement.
« Mais tu vois. Dans ce cas, avec une dispute stupide comme celle-là, plus le gouvernement est inactif, plus il y a de chances qu'il se passe quelque chose dans l'ombre. »
Windfield vint s'asseoir à côté de moi. Bon, cette dispute stupide est en fait principalement ton œuvre, mais ce n'est pas quelque chose que je vais dire maintenant.
« À quel point c'est grave ? »
« Peut-être une invasion, peut-être une troisième puissance. »
« Je vois. Une chance reste une chance après tout. »
« Oui, en effet. »
« Bon, dans tous les cas, tu as probablement déjà commencé à bouger, non ? »
« Ouais. Pour l'instant, avec cette kiー »
Tandis que Windfield disait « Avec cette kiー », elle s'approcha de moi avec un air de baiser. Je ne sais pas vraiment si ce grand esprit féminin, cool et beau, plaisante ou non.
Et immédiatement après, « kyun »――Elle fut renvoyée avec 《Unsummon》. On dirait qu'elle a vraiment mis Yukari en colère.
« Maître. Pour aujourd'hui, vous aviez prévu d'aller au donjon avec la Première Division des Mages de la Cour Royale, non ? Si c'est le cas, alors vous n'avez pas vraiment le temps de perdre dans un endroit comme celui-ci. »
« Ohh, t'as raison. Je devais partir un peu plus tôt. Je ne devrais pas le prendre à la légère. »
Aujourd'hui c'est le jour de gain d'expérience que j'attendais. Jour d'entraînement à l'expérience, si je devais le dire dans le style du Capitaine Zephyr.
Bon, ce n'est pas vraiment un « jour » en soi, puisqu'on y va pour trois jours et deux nuits. Voyage d'entraînement à l'expérience ? On dirait presque une sortie scolaire, donc je suis un peu excité.
« Mouu, vous pouvez encore y aller tranquillement, Second-dono. Aussi, ça ira même si vous prenez une tasse de thé. Je vais aider à préparer Eko. »
Afin d'assurer la sécurité de tous les membres, Silvia et Eko viendront avec nous cette fois. Même si c'est un donjon de basse classe, on n'est jamais trop prudent. Il a été décidé qu'il valait mieux le relever d'une façon telle que personne ne subisse de blessure grave, même si nos préparations sont largement excessives pour ça.
« Eko. On se prépare. L'heure du repas est finie. »
« Hmmーmmmhmhhmー. »
« Allez, recrache ces coquilles. Combien t'en as-tu mis dans la bouche ? C'est pas comme ça qu'on mange des coquilles Saint-Jacques. »
« MMHHMMー ! »
« Ne me fais pas MMHHMM ! Eko ! »
« MHMHMMMー ! »
« HEY ! Recrache-les ! Recrache-les tout de suite ! »
« MHMMNNnー ! »
Cette querelle entre Silvia et Eko dura presque trois fois plus longtemps que je ne l'avais prévu. Finalement, Eko fut satisfaite d'utiliser les autres coquilles pour gratter les coquilles Saint-Jacques des coquilles qu'elle devait manger.
Et au final, nous étions en retard. Bon, c'était comme d'habitude.
Et puis. Silvia, Eko et moi avons rejoint les Mages de la Cour Royale et nous sommes partis pour un voyage d'entraînement à l'expérience.
Notre destination, la ville commerciale Leñador.
Et le donjon de basse classe 『Ngultrum』――