Aller au contenu principal

Moto Sekai Ichi’i no Sub-chara Ikusei Nikki

Chapitre 71

Moto Sekai Ichi’i no Sub-chara Ikusei NikkiMoto Sekai Ichi’i no Sub-chara Ikusei Nikki
Chapitre 71

Chapitre 71

Chapitre 71/14649%~24 min de lecture4 618 mots

Après l'audience, Maine et moi avons erré dans la cour.

Se souvenant apparemment de sa promesse envers moi, Maine a saisi l'occasion et m'a permis de voir les Grimoires de Quatrième Forme sous le prétexte de « me faire visiter la cour ». Grâce à ça, j'ai pu « y jeter un coup d'œil ». Je lui en suis plutôt reconnaissant. Comme ça, j'ai pu acquérir les Quatrièmes Formes de Feu, d'Eau, d'Air et de Terre sans avoir à en baver.

Pour l'instant, j'ai fait monter les quatre attributs de la 16e classe à la 5e classe grâce à l'expérience qu'il me restait. Au passage, les sorts de Première à Quatrième Forme de l'attribut Foudre ont été portés au rang le plus haut. Quant à la Cinquième Forme, comme la quantité d'expérience requise n'était même pas comparable à celle du Roi-Dragon et du Cheval-Dragon, j'ai dû m'arrêter au Grade 1.

Et ainsi, nous avons atteint la dernière étape du voyage. Nous nous sommes rendus à la base des Mages de la Cour Royale, située non loin du Palais Royal, pour y présenter mes salutations.

Debout à côté de Maine devant les Mages de la Cour Royale, alignés sur le terrain d'entraînement, j'ai remarqué quelque chose.

Je ne suis pas le bienvenu, pas du tout.

C'est vrai. C'est bien d'être devenu « conférencier spécial temporaire de la Première Division des Mages de la Cour Royale », mais.

Mais en y réfléchissant bien, se voir imposer d'un coup un conférencier aussi jeune, les Mages de la Cour Royale, qui sont l'élite de l'élite, ne vont pas simplement sauter sur l'occasion et m'accepter.

Je me demande si venir avec Maine était un mauvais choix ? Ils doivent sûrement penser que j'ai obtenu ce poste grâce à mes relations avec le Second Prince. Ce sera difficile à gérer parce que j'ai effectivement des relations avec le Prince. Mais même si je me plaignais de ça, ce aurait été tout aussi mauvais si Maine n'était pas venu. Au moins, ils sont alignés parce que le Second Prince est là. Ils ont l'air de vouloir rompre les rangs dès que Maine quittera les lieux. J'ai même l'impression qu'ils vont dire « On n'a pas besoin de conférencier » d'une minute à l'autre.

« Voici Second-san. Pour le mois à venir, il sera conférencier affecté à la Première Division des Mages de la Cour Royale. À partir d'aujourd'hui, tout le monde doit suivre ses instructions. »

Après que Maine m'a présenté, les Mages de la Cour Royale ont hoché la tête, répondant par un « D'accord… » marmonné, presque comme s'ils l'éconduisaient. Les gars, vous devriez répondre correctement à Maine au lieu de me dévisager. Surtout toi, la petite fille aux cheveux noirs avec une coupe au bol, tout au fond du premier rang. Sérieusement, cette hostilité, on dirait que je suis leur ennemi.

« Ça a l'air d'aller. Bon, je file alors. Bonne chance, Second-san. »

« Toi aussi. »

« Oui ! Ehehehe. »

« Attends, ne fais pas ton "Ehehehe". Comment tu peux trouver que ça va ? »

« Je pense que tu t'en sortiras parce que c'est toi, Second-san. Probablement. »

« … C'est bien ton genre de dire un truc comme ça. »

J'ai échangé quelques mots à voix basse avec Maine, essayant de le retenir sur le terrain d'entraînement. À cet instant, un vieillard de cinquante ans, cheveux roux, le crâne dégarni sur le dessus, qui se tenait au milieu du premier rang, a ouvert la bouche.

« Prince, veuillez patienter ! Il y a beaucoup de membres qui ne sont pas convaincus. Il est clair qu'à ce rythme, la situation ne se résoudra pas. Si seulement vous, Prince, pouviez dire quelque chose. »

Oh, ce vieux a du culot. Parler comme ça au Prince, je sens que sa position est assez haute, et qu'il a vraiment sa confiance. Peut-être que cette personne est le chef de la Première Division des Mages de la Cour Royale. C'est décidé, appelons-le « Xavier Rouge ». Non, Xavier Shiny, Xavier Best…… Bien que ce soit dur de ne pas l'appeler Xavier 2P.

(TLN : l'un est comme le Pokémon avec des couleurs différentes, normalement appelé « Shiny », le deuxième, je n'en ai aucune idée. Et le dernier est comme dans les jeux, quand le joueur 2 choisit le même personnage et que ce dernier apparaît avec des couleurs différentes. Je suis sûr que Xavier n'a pas besoin d'explication.)

« Capitaine Zéphyr. Ce n'est pas quelque chose que moi, un prince, devrais gérer. Au contraire, c'est quelque chose que toi, le chef du groupe, et le conférencier qui suscite cette antipathie, devriez régler. Si je décide de parler, ça ne sera pas pris comme étant pour le bien du groupe. Ai-je tort ? »

« Hum… pas exactement, mais quand même. »

L'argument implacable de Maine a transpercé Xavier-Rouge. Donc cette personne était bien le chef.

…… Hein ? Ou plutôt, c'est quoi ce Maine, il essaie de me laisser me débrouiller tout seul ici ?

Quand j'ai jeté un coup d'œil vers lui, Maine avait une tête à dire « Merde » et s'est empressé de détacher le regard. Ce type est peut-être encore vexé par ma visite surprise d'hier à l'école.

De leur côté, les Mages de la Cour hochaient la tête comme pour acquiescer. Ils semblent vouloir dire que le conférencier qui provoque cette attitude rebelle a tort.

Je n'étais pas vraiment en colère, mais après avoir vu cette attitude, j'ai décidé de le devenir. Heureusement, il y a plein de cibles ici, donc j'ai même le luxe de choisir.

« Bon, allons-y alors. Ceux qui ont une plainte peuvent venir vers moi. Peu importe si c'est un contre plusieurs. »

« Att–, tu ne peux pas faire ça ! »

Maine a essayé de m'arrêter en vitesse. Cependant, ce n'est pas que je ne peux pas m'arrêter, je ne veux juste pas m'arrêter.

« Le capitaine Zéphyr a l'air d'être le plus fort. Quel âge as-tu ? Moi, j'ai 17 ans. »

« J'en ai 55. »

« Ah bon ? Alors, je vais te montrer spécialement à quel point tu as perdu ton temps en 55 ans. »

« … Quel gamin marrant. Haha, intéressant. Hahaha ! »

Bien que Xavier-Rouge rie, une veine bleue lui ressort sur le front. On dirait qu'il est pas mal énervé. Comme ça, le résultat est assez clair……

« Je le ferai, Capitaine. »

Mais il y a eu une femme qui n'a pas su lire l'ambiance et s'est immiscée. En y regardant de plus près, c'était la petite femme à la coupe au bol qui me fusillait du regard tout à l'heure.

« C'est moi qui ai cherché cette bagarre, donc ce sera moi qui la ferai. »

« Cependant, si le chef se bat contre lui par motivations personnelles, alors rien ne changera dans la discipline du groupe. Ce n'est pas comme ça qu'un capitaine doit se comporter. De plus, le Second Prince est ici. »

« … Certainement, tu as raison. »

« À cet égard, le mieux serait de mener ça comme un simple exercice, dedans-dehors. »

« Compris. Sherry, tu y vas. »

« Oui. »

On dirait que mon adversaire a changé pour une femme appelée Sherry. Je pensais que Xavier-Rouge avait l'allure d'un homme parmi les hommes, mais j'avais tort. C'est dommage.

« Hé toi, ne te la pète pas trop. C'est ici que se rassemblent les meilleurs mages du Royaume. Ne crois pas que c'est un endroit où tu peux entrer avec juste un petit effort. »

Sherry a alors parlé avec une fierté immense. Elle ne réalise pas que plus elle parle comme ça, plus elle dresse un gros drapeau ?

…… Bon, je suppose que c'est okay. Si je dois être conférencier, je serai conférencier jusqu'au bout. Ce sera un « détour » par rapport à la route pour devenir le numéro un mondial, mais je pense que c'est nécessaire pour la survie du royaume de Castall. Si le royaume de Castall était envahi, les combats de Titre pourraient disparaître, et en tant que quelqu'un qui vise la première place mondiale, c'est une question de vie ou de mort pour moi.

Hein ? Attends. Si j'y réfléchis. Faire des cours et des entraînements pratiques à ces gars-là, et produire des résultats en un mois, ça n'est pas un peu lié aux combats de Titre, en fin de compte ? Oh, d'une manière ou d'une autre, je me sens vraiment motivé.

« Je vois, eh bien, merci pour ton avis pertinent. Tu veux bien être ma partenaire ? »

« … Ouais, c'est ça. Tu ferais bien de te préparer. Peu importe à quel point on te vante comme un prodige ou un génie, ici tu ne seras rien de plus qu'une personne ordinaire. »

« Tu parles de toi ? »

« Tu aimes vraiment énerver les gens, hein ? Je parlais de toi. Je suis dans les hauts rangs. »

« Hum… Au fait, tu connais le dicton sur le poisson dans l'étang ? »

« Ouais. »

« C'est de toi qu'il parle. »

« ………… ! »

« Ahhh, ne t'énerve pas. Plus tu t'énerves, plus tu deviens faible. »

Dans un match Joueur contre Joueur, se laisser submerger par ses émotions ne serait-ce qu'une seconde te fait perdre ; les sentiments ne sont rien d'autre qu'un gaspillage. C'est inutile de réfléchir à quoi que ce soit. À toi de réduire ta réflexion au minimum grâce à ton entraînement quotidien et tes expériences passées. En d'autres termes, c'est ne rien dire même quand tes émotions sont à nu.

« En ce moment, tu penses probablement ça. Pourquoi un si jeune homme est instructeur ? Alors qu'il m'a fallu faire de mon mieux pour devenir Mage de la Cour. Je suis sûr que c'est grâce à ses relations avec le Prince. Ma fierté ne me permet pas de demander à un tel type de m'enseigner. Et c'est quoi l'attitude de ce mec ? Il nous regarde de haut. Je ne peux pas l'encadrer, je ne l'aime pas, il me donne la nausée. »

« … Hé, tu sais au moins ça. Tu as totalement raison. »

« Tu te demandes si je suis frustré d'être méprisé ? Sherry-chan. »

« … Non, pas vraiment. Et, tu pourrais arrêter de me parler si familièrement ? »

« Il y a des cas où tu regarderas quelqu'un de haut, et des cas où tu ne pourras pas. Dans le premier, celui qui est regardé de haut est en tort. Dans le second, celui qui te regarde de haut est en tort. Tu es évidemment le premier. C'est quoi, un Mage de la Cour Royale ? Je peux t'affronter même avec une main attachée dans le dos. »

« Toi… ! »

« Tu vois ? Je ne t'ai pas dit il y a quelques secondes de ne pas t'énerver ? Tu comprends mes paroles ? »

Sherry-chan était tellement en colère qu'elle tremblait. Maine a dit « Tu vas trop loin ! » en me coudant. Répondant par un « C'est un cours », il m'a juste fait « Hein ? », ne sachant quoi dire d'autre.

« Sherry ? Euh, j'ai apporté ça, mais… je pense que tu devrais arrêter. »

« … Merci, Irie. »

Alors, une femme appelée Irie a tendu quelque chose à Sherry. Ça veut dire qu'elle a perdu tout ce temps juste à attendre que ça arrive ? Je me demande ce que c'est ? Vu la taille, ça a l'air d'être un accessoire.

« Bon, faisons un match en utilisant ce "Game Crown". Je ne te laisserai pas fuir. »

Sherry-chan a dit ça avec une assurance extrême et m'a tendu le Game Crown. « Je ne te laisserai pas fuir », dit-elle ? Elle a l'air extrêmement sérieuse.

……………

« Nbububu, bubu-hahahaHAHAHAHA !! »

« Q-Qu'est-ce qui te prend ! ? »

Je n'ai pas pu m'empêcher d'éclater de rire.

« Hahahaha, non, c'est juste que, hihihi ! »

C'est impossible de ne pas rire devant ça.

« Haaa, quel rire. Mon dieu, tu es incroyable. »

« Je te dis, c'est quoi ton problème ? Tu te moques de moi ? »

« Ouais. Vous vous entraînez toujours avec ça ? »

« –C'est exact. Bon, ce n'est pas comme si c'était ton affaire. »

« … Incroyable. Affreusement incroyable. »

D'une certaine façon, c'est assez incroyable. J'ai dit : « Peu importe si c'est un contre plusieurs, venez vers moi ». Cependant, même après leur avoir donné plein d'occasions, personne ne m'a encore attaqué. J'ai même discuté sans méfiance, et j'ai même fait semblant de regarder ailleurs sur le terrain d'entraînement et j'ai osé leur tourner le dos, pourtant personne n'a bougé.

« Haaa— »

J'ai poussé un long soupir, puis j'ai ouvert la bouche.

« Même avec cette tête confiante, vous voulez dire que ce n'est qu'un jeu ? Que vous ne me laisserez pas fuir ? Arrêtez de vous foutre de ma gueule. Assez la comédie des idiots de la paix. Il n'y a que trois personnes qui passent. Le capitaine Zéphyr, Sherry-chan, et Irie-san. Excepté ces trois-là, le reste, c'est de la merde. »

Xavier-Rouge était constamment sur le qui-vive. Il aurait probablement pu faire un bon match avec moi, mais il s'est relégué sur les lignes de côté, tout en ayant l'air suffisamment concentré pour intervenir à tout moment. En d'autres termes, il ne voyait pas ça comme un jeu.

De plus, Irie qui a apporté le Game Crown à Sherry-chan en disant « Ce n'est pas le moment pour ça… ». Je n'ai pas senti de volonté de combattre venant d'elle, mais elle a compris l'essentiel.

Sherry-chan n'a pas les bons côtés des autres. Cependant, le fait qu'elle m'affronte de front est un peu mignon. Elle a plein de marge de progression. En résumé, c'est une masse de possibilités.

À part eux, les pensées du reste des déchets étaient claires comme de l'eau de roche : « De toute façon, ce n'est qu'un jeu », « Ça ne me concerne pas ». Ils avaient juste l'air de figurants qui regardent l'évolution des choses entre moi et Sherry-chan. Je n'aime pas vraiment ça.

Toutefois, c'est mon boulot de faire en sorte que ceux qui s'en foutent atteignent un niveau notable en un mois. J'ai décidé de le faire, alors je vais aller jusqu'au bout. Puisque j'en ai l'occasion, rendons-les le groupe de magiciens le plus fort du monde. Tant mieux pour vous.

« Écoutez bien, tout ce qui est dans le "jeu" est virtuel. Ça ne fait pas mal quand on est attaqué, on ne meurt pas, on n'a pas besoin de récupérer ; c'est facile, commode et on peut le faire autant de fois qu'on veut. Vous pourriez penser que ça fait un super entraînement, mais vous vous trompez lourdement. »

Dans le monde de Mobius, il y avait une pénalité pour la mort. Plus concrètement, certaines de vos stats étaient légèrement baissées. Ce n'était pas vraiment un gros problème pour le joueur moyen, mais pour les tops du classement, c'était bien trop douloureux. Par conséquent, bien que dans un sens différent de ce monde, tout le monde avait peur de mourir. Et cette peur était effectivement assez importante.

« Vous baisserez sûrement votre garde. Vous deviendrez forcément trop confiants. Je peux encaisser un coup, après tout, ça ne fait pas mal. Je peux en faire trop, après tout, je ne peux pas mourir. Ce "après tout" reste ancré au fond de votre conscience. Et puis, comme ça peut se faire facilement autant de fois qu'on veut, le vrai combat devient difficile. Vous ne penseriez pas que ce soit le cas, mais vous ne réalisez simplement pas que ça se produit déjà inconsciemment. »

Je pensais qu'il y aurait des réclamations, mais étonnamment, tout le monde écoutait en silence. Bon, alors continuons.

« Le problème, c'est que si vous n'êtes pas assez bons, vous mourrez. Ce moment où, après avoir reçu une attaque, c'est trop douloureux pour riposter. C'est quelque chose que je connais. Ceux qui ont l'habitude de jouer, neuf sur dix deviennent facilement peureux. Quand on est attaqué, on ne peut pas penser à comment riposter, et quand vient le moment d'attaquer, on ne peut s'empêcher de trop réfléchir. Et même si ce n'est qu'une seconde d'hésitation, il y a beaucoup de types coriaces qui ne la rateront pas. »

Quand j'ai jeté un coup d'œil vers Sherry-chan, elle fixait simplement le sol avec une expression boudeuse. « Je pense qu'il a raison dans un sens, mais je n'aime pas ça, donc je ne peux m'empêcher de me sentir frustrée. » Ce genre de sentiment.

« Le jeu, c'est quelque chose où on peut jouer et expérimenter. Mais ce n'est pas quelque chose qui sert pour le vrai combat. Vous devriez vous en souvenir. Sinon, vous aurez honte. Y a-t-il quelqu'un qui sort des cartes pour jouer après s'être fait chercher des noises ? »

J'ai entendu le rire de quelques membres. L'ambiance s'est un peu réchauffée. Je pensais que ça deviendrait plus excitant, mais je suppose que c'est bien pour aujourd'hui.

« Bon, le cours d'aujourd'hui se termine ici. Je reviendrai demain. »

« Hé, attends un peu ! Je ne sais toujours pas ce que tu vaux ! »

Juste au moment où j'ai fini de dire ce que je voulais dire et que j'ai essayé de repartir avec Maine, Sherry-chan m'a appelé pour m'arrêter. Mes capacités…… Je vois. Je suppose que dans sa tête, seul un idiot aimerait l'idée d'être enseigné par quelqu'un de plus faible que soi. Ou est-ce pour des raisons religieuses ? Ou peut-être qu'elle ne m'aime tout simplement pas ? Ouais, j'ai le sentiment qu'elle ne m'aime juste pas.

« ………… »

Si je pense à l'avenir, j'aimerais faire un truc flashy…… Je me demande s'il y a une bonne performance que je peux leur montrer ?

Soudain, le Game Crown dans ma main a attiré mon regard. Ouais, ça ira.

« Voilà. »

J'ai lancé le Game Crown dans une direction où personne n'était proche. Puis, immédiatement après, j'ai préparé un sort 《Attribut Foudre・Quatrième Forme» en l'ajustant vers l'endroit où le Game Crown allait tomber.

« Qu'est-ce que tu crois faire―― »

C'est arrivé au moment où Sherry-chan a essayé de me répliquer.

PAAA— Le long d'un éclair éblouissant qu'on aurait pu entendre, un grondement a secoué le sol. Tout le monde s'est bouché les oreilles, paniqué par ce qui venait de se passer.

《Attribut Foudre・Quatrième Forme》 est essentiellement une magie d'attaque à distance par foudroiement. Elle inflige de lourds dégâts d'attribut Foudre à tous les objets dans une certaine portée autour de coordonnées prédéterminées. Et pour parler de sa puissance, chaque frappe est comparable à un sort de Troisième Forme. S'il y a cinq monstres dans la portée, c'est comme tirer cinq sorts de Troisième Forme en même temps. C'est pas mal du tout en termes d'efficacité.

« … U-Un éclair, est tombé… ? »

Tournant le dos à Sherry-chan et aux autres, qui n'avaient pas réalisé que c'était ma magie, j'ai quitté le terrain d'entraînement avec un Maine confus en disant « À demain ».

Après avoir marché un moment, Maine a ouvert la bouche avec une incroyable vigueur.

« C'était… quelque chose que tu as fait, Second-san ? »

« Ouais. »

« Je n'ai jamais vu ni entendu parler de magie de foudre… »

Bah, c'est normal. Moi aussi j'étais sous l'idée que « les joueurs ne peuvent pas utiliser la Magie d'Attribut Foudre ». Et c'est une compétence que j'ai acquise automatiquement d'Angolmois avec le sens d'unité. Peut-être que c'est une magie originaire de ce monde.

« ………… Hein ? Attends un peu. Attribut Foudre, attribut Foudre… Où est-ce que j'ai déjà entendu ça… »

Soudain, passant dans une pose comme pour essayer de se souvenir de quelque chose, Maine a commencé à marmonner. Puis, quelques secondes plus tard, il s'est tourné vers moi avec une tête à dire « Ce n'est pas possible ? ».

« Second-san. Le Grand Roi des Esprits… tu en as déjà entendu parler ? »

Donc tu le connais, Maine ! C'était écrit dans un livre sur la Magie d'Invocation ou quoi ? Comme prévu, il est vraiment assidu.

Et comme on en est déjà là, j'ai décidé d'appeler Angolmois en utilisant 《Invocation d'Esprit》 et de le laisser se présenter.

Avec un arc-en-ciel tordu surgissant de nulle part, une beauté médiévale incroyable est apparue de façon exagérée en tournant lentement sur elle-même comme si elle dansait et en descendant tranquillement.

(TLN : je vous rappelle que le genre d'Angolmois n'est toujours pas tranché, donc par facilité je continuerai à l'appeler au masculin sauf mention explicite qu'il a choisi d'être une femme. Et ouais, Second le désigne dans cette ligne comme une « belle femme », mais j'ai juste mis « beauté ».)

« — Je m'appelle Angolmois. L'unique souverain sur les quatre éléments majeurs, le Grand Roi des Esprits. »

« …………… »

Maine n'a pu dire que « Whoa ! ? » de surprise, avant de s'effondrer sur place, tombant sur les fesses.

Il a réussi à se relever avec l'aide d'une servante qui est arrivée en vitesse. Merde, je crois que ça a été trop choquant.

« Désolé, désolé. »

« Ne me fais pas "désolé" comme si c'était rien, sérieusement… J'ai cru que mon cœur allait s'arrêter. »

Maine m'a dévisagé en tenant sa poitrine avec sa main. Ses joues sont teintées de rouge et sa respiration est un peu rauque. On dirait totalement que je l'ai harcelé sexuellement.

« Quand même, c'est incroyable. Je n'arrive pas à croire que tu as le Grand Roi des Esprits… Non, ça dépasse le niveau de l'incroyable. Avec tes compétences en magie et cette invocation de première classe, tu essaies de devenir un Dieu, Second-san ? »

« Mes compétences en Archerie et en Escrime sont aussi au top. Mais à part ça, tout est normal. »

« Mon Second est le meilleur homme du monde. Et je suis le plus grand Roi des Esprits du Monde des Esprits. En d'autres termes, on a le meilleur des deux mondes. »

« Je commence à penser qu'il est génial que tu sois de mon côté, Second-san… »

« Au passage, la meilleure stratège du monde des esprits a un gros béguin pour mon Second. Dans le Monde des Esprits, elle ne fait que parler de mon Second. Seul mon Second pourrait rendre cette personne comme ça. »

C'est la première fois que j'entends ça. Ou plutôt, elle ne dit pas ça juste parce qu'elle se vante d'avoir « obtenu une pièce aussi forte » ?

« Stratège ? Ahh, Windfield-san… Hein ? Ça veut dire que cette personne est aussi un esprit ! ? »

« Umu. »

« Hein ? Je ne te l'ai pas dit ? »

« Je n'ai jamais entendu ça ! Sérieusement… »

Depuis qu'on s'est revus pour la première fois depuis si longtemps, Maine n'a fait que être surpris. C'est impardonnable de garder mon ami dans un tel état de choc. Qui sur terre a fait ça ? Sérieusement, cette personne est dingue.

« Bon, avec ça, tout est roc solide. Je ne pourrais pas espérer une formation plus parfaite. »

« Hein ? Qu'est-ce que ça veut dire ? »

« La stratège est un esprit, non ? À moins que son maître ne soit identifié, il n'y a aucun moyen de l'assassiner, non ? Elle a surmonté la faiblesse d'une stratège. Et en plus, il y a Second-san, et même le Grand Roi des Esprits. Même si j'essaie d'y réfléchir, ça dépasse largement mes idéaux. »

Je vois, un assassin. Si j'y pense comme ça, alors certainement, Windfield est la stratège idéale. Parce qu'elle est un esprit, sa force est supérieure à celle des humains, et elle n'a pas besoin de manger ni de dormir.

« Toi, je t'aime bien. Je te reconnais comme membre de l'alliance de mon Second. »

« M-Merci beaucoup. »

Parler à un Prince avec un « toi » (kisama)… comme on s'y attend de la part d'Angolmois-sama. Et Maine a l'air content pour une raison quelconque.

« Quand même, même si c'est roc solide, le peuple ne sera pas convaincu si on gagne par la force. »

« C'est vrai. Parce qu'un pays, c'est son peuple. Moi aussi je dois me raidir. »

« Non, tu n'as besoin de faire ça qu'après être devenu Roi. Jusqu'à là, laisse-nous faire. »

« … Oui ? »

« En utilisant la formation solide dont tu parles, je vais progressivement pousser les chiens de l'empire et les idiots qui les suivent dans un coin. Et puis, je vais attraper tout le troupeau, en m'assurant qu'aucun ne revienne vivant. De plus, jamais de leur vie ils n'essaieront d'aller contre le royaume de Castall… c'est ce que fera Windfield. »

« C'est okay ? … Ou plutôt, ce n'est pas quelque chose que tu as planifié, Second-san ? »

« Je ne suis qu'une des pièces de Windfield dans cette lutte politique. »

« C'est la première fois que je vois quelqu'un parler de lui-même comme d'une pièce tout en étant aussi content… »

——

——

Après ça, j'ai continué à discuter avec Maine un moment et j'ai quitté la cour quand le soleil a commencé à descendre.

À partir de demain, je devrai travailler sérieusement en tant que conférencier. J'ai commencé à penser que peut-être je devrais planifier mes cours. Et pendant que je réfléchissais à ce genre de choses, je marchais vers l'endroit où Cubero devait m'attendre avec la calèche.

Cependant, on n'y voyait ni la silhouette de Cubero, ni la calèche.

Mais, à leur place, en cet endroit se trouvait——

« … Silvia ? »

« U-umu. Tu as mis du temps, Second-dono. J'étais en train de m'ennuyer à t'attendre. »

La silhouette d'une Silvia apprêtée, qui avait l'air passablement tendue. J'ai l'habitude de la voir en vêtements simples depuis tout ce temps, mais elle est pas mal puisqu'elle est belle à la base.

Et puis, Silvia a commencé à parler, les joues teintées de rouge.

« La promesse, tu t'en souviens ? Du billet d'esprit… Ou est-ce que tu l'as o-oublié ? »

« Non, je m'en souviens. Mais tu n'as pas dit d'aller faire les courses un jour de congé ? »

« Je serai occupée à partir de maintenant. Alors, juste un peu, c'est bon, viens en rendez-vous avec moi. Et après avoir regardé quelques boutiques, qu'est-ce que tu dis d'un d-dîner ? »

« Ouais, ça a l'air bien. Vraiment bien même. Ça me rappelle le bon vieux temps. »

« Umu. Maintenant que tu le dis, c'était il y a environ six mois, mais… d'une manière ou d'une autre, on ne dirait pas que ça fait si longtemps. »

On a eu une conversation futile, on a ri ensemble, on est entrés dans quelques magasins intéressants, et on a pris un verre au bar au premier étage de l'auberge où on avait l'habitude de loger.

Comme je le pensais, Silvia est très adaptée pour une relation comme celle qu'on aurait avec ses amis masculins.

…… Ou, du moins, je le pensais.

Alors que nous continuions à boire tous les deux, l'atmosphère a progressivement commencé à chauffer.

L'appel pressant de Silvia a soudainement explosé.

Et entre ça et ça.

On a décidé de changer d'endroit pour le deuxième étage——

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.