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Millennium Witch

Chapitre 5

Millennium WitchMillennium Witch
Chapitre 5

Chapitre 5

Chapitre 5/4112%~7 min de lecture1 385 mots

Sous la direction de l'IA, Yvette passa tout l'après-midi à apprendre comment pratiquer cet « art du bien-être » rétro et acheva son initiation de base.

Pourtant, après l'avoir expérimentée, elle comprit que la méthode de méditation ne la sauverait pas.

Dès qu'elle quitterait ce rêve, elle ferait immédiatement face à une crise de pénurie alimentaire. Les effets de la technique de méditation ne se manifesteraient que des années plus tard, et à ce moment-là, il serait trop tard — cela n'aurait plus aucune importance.

Au fil du temps, il devait être seize ou dix-sept heures.

Sur le rappel de Tabitha, elle dut retirer le terminal visuel et accompagner le docteur jusqu'au grand réfectoire au bout d'un couloir de l'étage pour manger.

— Petite, tu es en pleine croissance, alors mange bien, dit chaleureusement l'oncle qui servait les repas au réfectoire.

Jettant un coup d'œil à son bras droit entièrement métallique, Yvette lui adressa un doux sourire et répondit : — Merci, oncle.

Une fois son plateau en main, elle trouva un coin vide pour s'asseoir, son sourire s'effaçant tandis qu'elle se mettait à réfléchir.

D'après ses échanges avec l'oncle du réfectoire, le docteur Tabitha et le personnel croisé en chemin, elle avait l'impression que tout le monde ici était tout à fait normal et aimable.

Après tout, s'ils menaient vraiment des expériences sur des humains, il n'y avait pas lieu de réserver un si bon traitement à ces orphelins. Ils avaient des chambres individuelles, des terminaux visuels, une grande salle d'activités spécialement aménagée, le tout dans une atmosphère si bienveillante. Ils auraient pu simplement les enfermer, ne leur donnant que de l'eau et de la nourriture basiques, ce qui aurait été plus économique.

Bien sûr, elle ne pouvait exclure la possibilité que le docteur Tabitha et les autres soient tenus dans l'ignorance. Mais si elle avait l'occasion de s'échapper et parvenait à survivre, elle pourrait chercher des indices dans la base en ruine…

Tout en songeant à cela, Yvette eut soudain une autre idée — et si ce rêve était perpétuel ?

Serait-elle piégée ici à vie ?

Être piégée à l'extérieur était tout aussi mauvais qu'être piégée à l'intérieur. Pesant le pour et le contre, rester dans ce rêve lui semblait un peu mieux ?

Dans les jours qui suivirent, Yvette passa la maggior partie de son temps en cours de salle des machines, apprenant la langue de la Marée Noire et utilisant continuellement le programme d'IA pour explorer les connaissances communes et les renseignements sur ce monde, cherchant des moyens de maximiser sa survie une fois sortie du rêve.

Pourtant, les réponses de l'IA lui glaçaient le cœur peu à peu.

— Même dans la nature sauvage, ce serait gérable ; au pire, ce serait de la survie en milieu hostile. Mais ici, dans une base à structure métallique sans issue, où même les cafards et les rats ne peuvent survivre, où trouverait-elle de la nourriture ?

La Vigne Lumière Magique, bien que belle, regorgeait d'alcaloïdes toxiques. La manger l'empoisonnerait ou provoquerait une occlusion intestinale fatale due à sa cellulose indigeste, la rendant impropre à servir de rations d'urgence.

Dans l'ensemble, la seule stratégie de survie semblait être de s'accrocher à ce rêve, en espérant ne jamais le quitter !

En réalisant cela, Yvette ne put s'empêcher de trouver la chose amusante.

Si un protagoniste de roman classique était piégé dans un rêve aussi bizarre, il s'efforcerait de toutes ses forces de s'en échapper. Or là, non seulement elle voulait rester, mais elle espérait activement prolonger son temps dans le rêve…

Qu'est-ce qui n'allait pas avec un monde d'illusions !

Ainsi, dans cet état d'esprit contradictoire, oscillant entre volonté de survie et désespoir, Yvette passa six mois dans le rêve.

Une nuit, observant les murs commencer lentement à s'estomper, Yvette comprit qu'elle allait enfin partir.

Honnêtement, après être restée si longtemps dans le rêve, elle avait cru qu'il était éternel. À moins qu'elle ne meure de faim dans le monde réel, elle ne s'en échapperait jamais.

Il n'en était apparemment rien ; ce n'était qu'un rêve particulièrement long.

Avec des sentiments complexes, elle enfila la robe blanche qu'elle portait en entrant dans le rêve. Après une attente angoissée, lorsque tous les décors disparurent, elle se retrouva face à une obscurité profonde.

Elle’ouvrit lentement les yeux pour découvrir le niveau moins dix de la base en ruine, recouvert de Vignes Lumière Magique.

Elle s'était enfin réveillée.

Mais contrairement à avant d'entrer dans le rêve, la brume environnante avait disparu, comme si elle n'avait jamais existé.

Oui, tout comme l'avait dit l'IA, la magie obéit aussi à la loi de conservation de l'énergie — une fois la brume dissipée, cela signifiait que l'énergie avait été consommée…

Quant à la nature de cette brume, l'IA de son rêve avait avancé une hypothèse raisonnable. Elle suggérait que la brume formait un champ d'énergie magique du fait de l'entrelacement de nombreuses âmes et souvenirs de ceux qui étaient morts sans se dissiper pour une raison quelconque. Elle citait même des documents concernant des organisations cultistes étudiant la nécromancie pour en démontrer la faisabilité.

Considérant que cet endroit avait bel et bien subi une grande catastrophe, causant de nombreuses morts, Yvette décida d'accepter cette explication pour l'instant.

Alors, elle se leva, secoua sa jupe, constata que son état physique était encore correct, et décida d'explorer ce niveau à la recherche d'objets récupérables.

Soudain, une petite découverte la figea sur place.

Si sa mémoire était bonne, avant d'entrer dans le rêve, elle ne portait qu'une robe blanche et rien d'autre. Mais maintenant, elle avait une culotte, des bas blancs et de petites chaussures propres — tous des vêtements qu'elle portait dans le rêve !

Qui l'avait changée ?

Mais pour que quelqu'un le fasse avec une telle précision, s'agissait-il vraiment de quelque chose qu'elle avait rapportée du rêve elle-même ?

Le cœur de Yvette se mit à battre la chamade ; il y avait désormais deux possibilités. La première était qu'une personne mystérieuse se cachait ici, capable d'observer son rêve, et l'avait secrètement habillée pendant qu'elle dormait — mais cela semblait incroyablement absurde et pouvait être écarté presque instantanément.

La seconde possibilité, en revanche, était que ce rêve ne soit pas simplement un rêve. Il pourrait s'agir d'une forme spéciale de voyage dans le temps, lui permettant d'utiliser le rêve pour retourner véritablement dans le passé en rapportant quelque chose avec elle !

Merde, j'aurais dû apporter des outils !

Yvette peste intérieurement, et après un instant, réalise soudain quelque chose. Elle retire vivement ses bas et examine la plante de ses pieds — elle avait marché pieds nus avant d'entrer dans le rêve, accumulant beaucoup de saleté gris-noir, et la veille au soir, elle avait pris soin de nettoyer ses orteils avant de dormir.

Si ses pieds étaient encore propres maintenant, cela indiquerait qu'elle avait bien subi un voyage temporel physique ; sinon, ce n'était qu'un rêve.

Quelques secondes plus tard, sous la lueur bleutée, Yvette fronça légèrement les sourcils — ses pieds étaient encore sales ; elle n'avait pas subi de voyage temporel physique.

D'où venaient alors ses vêtements supplémentaires ?

Était-il possible qu'il y ait d'autres personnes cachées ici ? Une sorte de fantôme ou d'esprit maléfique ? Le rêve qu'elle avait vécu était-il en réalité un mirage créé par des esprits malveillants ?

À cette pensée, Yvette ressentit un frisson lui remonter du fond du cœur, et la scène environnante devint lugubre, comme si d'innombrables yeux l'épiaient secrètement dans l'obscurité.

Mais heureusement, en personne qui valorisait la pensée logique, elle rétablit rapidement son état d'esprit, rejetant cet événement à faible probabilité après quelques grandes inspirations.

C'était principalement parce qu'elle savait bien que la pire chose dans une telle situation était de se faire peur soi-même.

Si des facteurs externes n'apparaissaient pas et qu'elle s'effrayait elle-même jusqu'à l'instabilité mentale, alors le faux deviendrait réel.

Ainsi, après avoir fouillé minutieusement le niveau moins dix sans trouver d'indices, Yvette décida d'attribuer ce phénomène étrange à la brume particulière du rêve.

De retour au niveau moins neuf où elle avait vécu pendant six mois, regardant les Vignes Lumière Magique dans le hall, Yvette ne put s'empêcher d'afficher un sourire amer. Suivez les romans actuels sur novel·fire·net

Merde, quel bordel !

Au pire, elle mourrait de faim et recommencerait !

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