Lorsque les clients de l'auberge entendirent le tumulte, ils se portèrent tous vers l'entrée pour voir.
Ils aperçurent le garçon potelé de quinze ou seize ans qui venait d'entrer, vêtu de robes coûteuses qui scintillaient si fort qu'ils peinaient à garder les yeux ouverts. Tous les regards se braquèrent sur lui.
Il était évident qu'il s'agissait d'un jeune maître fortuné.
Tandis qu'ils en restaient à leurs pensées, ils virent un autre jeune homme, vêtu de robes rouges, pénétrer dans l'auberge ; sa robe rouge éblouissante pareille au feu. Son beau visage et son tempérament remarquable éblouissaient, et l'on ne pouvait s'empêcher de le fixer. Les sourcils du jeune homme dégageaient de l'assurance et ses yeux sereins cachaient une puissance. Quand il levait la main, il exhalait confiance et autorité, magnificence et hérésie se confondaient, semblant à la fois honorable et maléfique, noble au-delà de toute comparaison.
Quant au jeune homme à côté de celui en rouge, il portait des vêtements de serviteur gris et, avec son visage poupin, semblait n'avoir que douze ans. Ce visage poupin était d'ailleurs d'une exquise beauté, d'une distinction rare. Bien qu'il fût simplement vêtu, cela ne parvenait pas à dissimuler le prestige et la splendeur du jeune homme. C'était sans doute aussi un personnage de haute condition.
À la vue de ces trois personnes, chacun dans l'auberge eut des pensées diverses et fut saisi de curiosité pour ces trois jeunes gens.
Trois jeunes gens aux trois attitudes différentes, et aucun ne pouvait être comparé au jeune maître d'une famille ordinaire. D'où diable venaient-ils ? Pourquoi semblaient-ils ne pas avoir de gardes puissants pour les protéger ?
Lorsque l'aubergiste vit les trois hommes entrer, il comprit immédiatement qu'ils n'étaient pas des gens ordinaires. Aussi sourit-il largement en les accueillant avec empressement : « Hé hé hé, trois Jeunes Maîtres, suivez-moi, s'il vous plaît. Il y a des chambres à l'étage. »
Ning Lang releva le menton et monta l'escalier en faisant des huit. Un gamin qui avait pourtant l'allure d'un homme riche. Tout en marchant, il dit à l'aubergiste : « Je veux une chambre plus calme, avec une belle vue. Ajoutez deux couches supplémentaires sur le matelas. Peu importe si c'est plus cher, tant que je suis à l'aise. »
L'aubergiste les suivit, le sourire aux lèvres, et après les avoir conduits aux trois chambres de l'étage, il dit : « Les trois chambres ne sont pas côte à côte, mais elles sont proches. Il y a un lac à l'arrière et la vue est excellente. Reposez-vous d'abord, je vous en prie. » L'aubergiste fit demi-tour et partit donner ordre à deux intendants d'ajouter deux couches sur les matelas de leurs chambres et d'y porter thé et rafraîchissements.
« , Duan Ye, nous nous reposerons ici cette nuit et partirons de bon matin ! Soyez tranquilles, tant que je suis là, je paierai toute notre nourriture et notre hébergement tout au long du voyage. » Il releva légèrement le menton et se tapa la poitrine.
et Duan Ye le regardèrent et gagnèrent leurs chambres pour se reposer. Une fois dans la sienne, fit sortir la Bête Dévoreuse de Nuages de son espace et lui tapota la tête en lui ordonnant : « Épie secrètement Petit Gras. »
La Bête Dévoreuse de Nuages gémissant se rendit à la porte pour la garder. Si Ning Lang sortait, elle le sentirait depuis là.
Après que les trois eurent commandé à manger, ils se baignèrent et regagnèrent leurs chambres pour se reposer. Duan Ye, qui menait la voiture à cheval depuis la veille au soir et n'avait pas eu le temps de se reposer, s'endormit presque aussitôt allongé sur le lit.
Quant à , elle était assise en tailleur, cultivant, la Bête Dévoreuse de Nuages étalée devant la porte, montant la garde.
Seul Ning Lang ouvrit la porte en silence pour sortir peu après y être entré......