« Exactement. Comment pourrait-elle continuer à l'accuser de la sorte après avoir été guérie de sa maladie indicible ?
« J'ai entendu dire qu'elle a été tenue à l'écart par le passé et qu'on ne lui a permis de revenir que récemment.
« Pourtant, elle ne devrait pas accuser son bienfaiteur !
« Honnêtement, je n'en sais rien. Comment une si belle jeune fille peut-elle avoir un esprit aussi pervers ?
Alors que les gens autour d'eux discutaient de l'affaire, la famille Ruan ne put ressentir que de la honte.
Le point d'acupuncture bloqué de ne tint pas longtemps. La Quatrième Jeune Demoiselle Ruan s'affala au sol, les pieds tremblants et le visage pâle de terreur, à la vue du groupe de visiteurs. Le Vieux Patriarche Ruan resta immobile et silencieux, observant la scène.
« Venez ! Renvoyez la Troisième et la Quatrième Jeune Demoiselle chez elles. » Le Patriarche Ruan donna ses ordres tout en posant sur un regard baissé. Comme soudain conscient de quelque chose, il jeta un coup d'œil sur le côté et vit que son père était déjà arrivé. « Père ? Qu'est-ce qui vous amène ici ?
Tous les regards se portèrent sur le Vieux Patriarche Ruan qui s'avançait, les mains jointes dans le dos. Il regarda la Quatrième Jeune Demoiselle Ruan, assise par terre, puis fronça les sourcils et interrogea plusieurs hommes de la famille Ruan qui se tenaient à proximité : « Qu'attendez-vous ? N'est-ce pas assez humiliant ? Ramenez-la !
La Quatrième Jeune Demoiselle Ruan, pâle et terrorisée par les mots du vieux patriarche, agita la main follement, repoussa ceux qui tentaient de l'aider et se tourna vers le vieux patriarche au visage si sombre. Elle s'écria : « Grand Frère, Grand Frère, aide-moi, je t'en prie ! Aide-moi ! Je ne rentrerai pas, c'est impossible que je rentre.
L'Aîné des Jeunes Maîtres Ruan la regarda avec un regard complexe. « Quatrième Sœur, tu devrais rentrer avec eux d'abord. Tout va bien. » Il ne comprenait pas pourquoi la Quatrième Sœur, si intelligente et bienveillante, avait changé si rapidement. Était-ce parce qu'elles étaient passées de l'indifférence aux faveurs ? Était-ce pour cela qu'elle paraissait si anormale ?
Cependant, à l'entendre, la Quatrième Jeune Demoiselle Ruan secoua la tête de peur et s'exclama : « Non ! Non ! Grand Frère, je ne peux pas rentrer. J'ai failli à mon devoir et couvert la famille de honte. Ils ne me laisseront pas partir.
« Venez ! Traînez-la ! Quelles absurdités sont-ce là ? » Le Vieux Patriarche Ruan, le visage sombre et laid, hurla et ordonna qu'on l'entraîne de force.
« Non ! Non ! Ouah, je ne veux pas… » Elle sanglotait de désespoir. Elle regarda sa famille, son grand-père, son père, son grand frère et sa sœur. Tous la fixaient simplement de cette manière étrange et répugnante. Personne ne pouvait la sauver. Personne ne pouvait la sauver.
Elle sanglota et rampa vers . « Petit Frère Jiu, Petit Frère Jiu, j'avais tort. Je n'aurais pas dû songer à t'accuser, mais je n'avais pas d'autre choix. Petit Frère Jiu, je ne peux rien faire. Je t'en prie, Petit Frère Jiu, aide-moi ! Je t'en supplie, sauve-moi ! Mon grand-père veut faire de moi un fourneau humain pour aider les descendants d'élite du clan à cultiver. Ils veulent m'enfermer. J'ai peur. J'ai peur, Petit Frère Jiu…
Le cœur de fut agité comme un lac calme où l'on jette un caillou, propageant des vagues concentriques. Ses sourcils se froncèrent et son regard devint de plus en plus glacial, sachant que ce que disait la Quatrième Jeune Demoiselle Ruan était vrai, à cause de la pilule de vérité qu'elle avait prise.
Fourneau humain ? Ses proches allaient l'enfermer et l'utiliser comme fourneau humain à cause de son physique inné de fourneau ? Jusqu'à ce que la dernière goutte de sang en ait été pressée ?
Elle comprit enfin pourquoi une jeune fille si intelligente et bienveillante avait changé aussi radicalement en l'espace de quelques jours.