ricana en voyant le Patriarche Ruan froncer les sourcils d'un air sombre et garder le silence. D'un claquement de doigt, elle frappa la Quatrième Jeune Demoiselle Ruan, l'arrachant un cri de douleur. Dès que ses lèvres s'entrouvrirent, y jeta une pilule.
« Qu'avez-vous mis dans sa bouche ? » Le Patriarche Ruan dévisagea avec colère. Il ne pouvait croire que ce jeune homme ait eu l'audace d'agir ainsi sous leurs yeux.
« Urgh, urgh ! » La Quatrième Jeune Demoiselle Ruan toussa et se plia en deux, tentant de recracher le médicament qu'elle venait d'avaler.
« Ne vous inquiétez pas ; ce n'est pas du poison. » sourit et ignora le Patriarche Ruan qui la foudroyait du regard, se tournant vers la Quatrième Jeune Demoiselle Ruan pour demander : « Quatrième Jeune Demoiselle Ruan, vous ai-je maltraitée ? »
À cette question inattendue de , les gens autour d'eux se tournèrent tour à tour vers les deux parties. Ce qui les surprit et les déconcerta encore davantage fut la réponse de la Quatrième Jeune Demoiselle Ruan l'instant d'après.
« Non ? S'il n'a rien fait, pourquoi a-t-elle affirmé qu'il lui avait arraché ses vêtements pour abuser d'elle ? » Quelques-uns des jeunes gens présents au banquet chez les Xie écarquillèrent les yeux.
La Quatrième Jeune Demoiselle Ruan, entendant sa propre réponse, poussa un cri et tenta de se boucher la bouche quand une lame d'énergie vitale jaillit et frappa son point d'acupuncture, la rendant immobile.
« Qu'avez-vous fait ? » Le Patriarche Ruan rugit en décochant un regard fulminant à la Quatrième Jeune Demoiselle Ruan, puis à .
« Je n'ai rien fait. Je lui ai simplement donné une pilule de vérité pour qu'elle dise la vérité. » parla lentement, le coin des lèvres relevé. Puis, au milieu du tumulte, elle demanda : « Quatrième Jeune Demoiselle Ruan, qui a déchiré vos vêtements ? Quelqu'un vous a-t-il maltraitée et abusée de vous ? »
« Je l'ai déchiré exprès ; personne ne m'a maltraitée, et personne n'a abusé de moi. »
Les mots jaillirent de sa bouche. La Quatrième Jeune Demoiselle Ruan pâlit et son corps trembla en entendant sa propre réponse. Elle essaya de se taire mais n'y parvint pas ; c'était comme si son corps était sous le contrôle d'autrui.
« Non, non, ce n'est pas vrai. Ce n'est pas ce que j'ai dit. Je l'ai seulement invité à devenir un officiel invité de notre famille Ruan, mais il a refusé de venir, alors j'ai voulu le forcer. Ce n'est pas vrai. Moi, je... » Plus elle parlait, plus elle s'embrouillait, et plus elle s'exprimait, plus elle perdait ses moyens.
Un tumulte éclata, nul ne s'attendant à un tel dénouement. Il s'avéra qu'elle avait écrit et mis en scène cette comédie, simplement parce qu'elle avait invité à rejoindre la famille Ruan comme officiel invité et avait été éconduite, si bien qu'elle l'avait calomnié de la sorte ?
Lorsqu'ils se rappelèrent que le Patriarche Ruan avait déclaré qu'il permettrait à d'entrer dans la famille Ruan comme un vulgaire esclave, un instant, leurs pensées changèrent de cap. Personne ne dépenserait tant d'efforts pour un jeune homme si banal. Ce jeune homme pourrait-il posséder quelque chose d'extraordinaire ?
Tous les regards revinrent vers le jeune homme, qui sortit nonchalamment une pilule de vérité, inconnue par ici, mais dont l'efficacité était manifeste puisque la Quatrième Jeune Demoiselle Ruan elle-même avait tout raconté dès l'avoir avalée. Une telle pilule médicinale serait d'un profit immense pour certaines grandes familles.
« Hmph ! Vous êtes vraiment vile ! Petite Jiu a été si bonne de vous aider et de guérir votre maladie honteuse. Je n'arrive pas à croire que vous fassiez une chose aussi cruelle pour le mettre en danger ! » Xie Shisi s'élança avec colère. Elle aurait frappé Ruan Ruyun si Xie Yutang ne l'en avait pas empêchée.
« Quoi ? La maladie honteuse de la Quatrième Jeune Demoiselle Ruan a été guérie par ce jeune homme ? C'est ce qu'on appelle rendre le mal pour le bien ! »