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Mesmerizing Ghost Doctor

Chapitre 2 : Vendue à la Maison du Ciel Parfumé

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Chapitre 2

Chapitre 2 : Vendue à la Maison du Ciel Parfumé

Chapitre 2/2100%~5 min de lecture922 mots

Un sentiment de satisfaction l'envahit tandis qu'elle contemplait, à ses pieds, une dûment suppliciée et réduite à la misère. Elle ne s'arrêta pas là pour autant et poursuivit : « En toute rigueur, je devrais te tuer ici même pour m'épargner de futurs cauchemars, et effacer entièrement toute trace de ton corps pour que personne ne te retrouve jamais. Mais, ha ha ha... »

Percevoir cette férocité dans son rire fit visiblement trembler , et le rire démoniaque s'éleva une fois de plus.

« Sais-tu pourquoi je leur ai demandé de ne détruire que ta beauté dévastatrice, sans toucher à la peau d'un blanc de neige de ton corps ? » Elle se pencha légèrement, chercha le visage de et continua : « C'est parce que je vais te vendre à l'endroit le plus dégradant qui soit, le genre d'endroit où l'on offre du plaisir aux hommes. Je crois que même monstrueusement défigurée comme tu l'es, ta peau de neige et ta chair lisse devraient encore avoir du succès auprès d'eux. Qu'en penses-tu ? »

« Inutile de me regarder ainsi. Ton beau visage est déjà détruit. Même si tu allais raconter aux gens que tu es la Jeune Demoiselle Aînée du Manoir de la Défense Nationale, personne n'en croirait un mot et l'on te traiterait de folle. T'échapper ? Ta puissance de simple Guerrière de second grade ne pèserait absolument rien là-bas. » Tout en parlant, elle enfonça une pilule dans la bouche de et se redressa dans un rire. « Sept jours. Si tu parviens à survivre sept jours à ton calvaire, le poison que je viens de te donner te tuera. »

serra les dents de rage et hurla : « ! Même fantôme, je ne te laisserai jamais en paix ! »

« Ha, tu n'arrives déjà pas à te débarrasser de moi de ton vivant, tu seras encore plus impuissante en fantôme ! » Elle rit à glacer le sang et ordonna aux hommes : « Emmenez-la, veillez à ce qu'elle soit vendue plusieurs fois, et ne laissez aucune trace. Le mieux serait de faire taire l'acheteur. »

« Oui ! » Les deux hommes massifs acquiescèrent avec déférence et abattirent aussitôt le tranchant de la main sur le dos de . Ils la chargèrent sur leurs épaules et, en quelques bonds, disparurent au milieu des arbres.

Depuis tout ce temps, un homme d'âge mûr vêtu de noir de la tête aux pieds se tenait derrière ; il fit un pas en avant. « Jeune Demoiselle, il se fait tard. Rentrez-vous au Manoir à présent ? »

« Oui, il est temps que je rentre. » Elle eut un sourire doux, leva les yeux vers le ciel et dit à voix basse : « À partir de cet instant, je suis , et , c'est moi. »

Deux jours plus tard. La nuit. Cité de Da Lang, Maison du Ciel Parfumé.

Alertée par un parfum entêtant, , inconsciente jusque-là, ouvrit les yeux. Elle avait encore la tête lourde quand elle entendit un étrange claquement de langue et sentit une autre paire de mains lui caresser les bras. Elle poussa un cri de terreur et se laissa rouler hors du lit.

« Hé hé... Déjà réveillée ? C'est parfait. Ton maître n'aime pas les poissons morts quand il fait affaire. Ton maître adore les vives et les frétillantes, elles ont bien meilleur goût. » Un homme d'allure vulgaire, qui semblait avoir la trentaine, la dévorait de ses petits yeux de fouine tandis que roulait au sol et se recroquevillait dans un coin. Les yeux de l'homme brillaient d'excitation. « Je ne m'attendais pas à ce qu'on me livre une chose aussi belle ce soir. Son visage est défiguré, d'accord, mais cette chair d'une douceur incroyable et cette peau claire, hé hé, c'est digne des Jeunes Demoiselles des grandes familles ! »

se tassa davantage, les yeux emplis d'une panique inébranlable. « Vous ! Ne m'approchez pas ! Allez-vous-en ! » Elle se releva d'un bond et courut vers la porte, mais à peine deux pas plus loin l'homme la saisit et la serra contre lui.

« On essaie de fuir ? Hé hé, une fois entrée dans cette chambre, tu crois pouvoir en sortir ? Viens ! Laisse ton maître admirer comme il faut ta peau de neige. » L'homme jubilait d'excitation. Sa main se leva, arrachant la manche de tissu fin et léger de ses vêtements, et tout un bras d'une peau parfaitement sans défaut se refléta dans ses yeux, qui se mirent à luire d'une exaltation brûlante.

« Aaaah ! » hurla , sentant sa chair se hérisser de dégoût dans l'étreinte de cet homme immonde. Dans ses efforts pour le repousser, ses mains effleurèrent une dague à sa hanche et, sans même réfléchir, elle la tira d'un coup sec et la lança droit vers le cœur de l'homme.

« Bon sang ! Sale traînée ! » Le désir avait monté à la tête de l'homme et, un instant, il fut lent à esquiver : il fut entaillé en travers de la poitrine. La douleur le fit se détendre d'un coup et il projeta loin de lui.

Sa tête heurta le coin du lit et un sang rouge vif se mit à couler comme d'une source. Elle tenta de se relever, mais son corps vacilla lourdement et elle retomba au sol, évanouie.

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