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Mesmerizing Ghost Doctor

Chapitre 1745

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Chapitre 1745

Chapitre 1745

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Un gémissement étouffé s’éleva tandis qu’un jet de sang jaillissait de sa bouche ; il tituba en arrière.

Mo Chen resta un instant interdit, comme s’il n’y avait pas compté. Il aurait pourtant dû parer ce coup sans peine. Surtout, pourquoi avait-il rapé son poing juste avant de frapper ?

De surcroît, bien que sa paume eût touché son torse, il avait volontairement amoindri sa force de soixante-dix pour cent. Il savait que la puissance de cette paume n’aurait pas suffi à lui arracher du sang.

Au comble de la perplexité, il entendit soudain une voix connue s’élever. Il se retourna sans réfléchir et, lorsqu’il aperçut la silhouette vêtue de rouge filer vers lui tel un rayon de vent, il saisit instantanément ce qui venait de se produire.

l’auida à se relever. Son visage pâle s’illumina aussitôt d’étonnement et de ravissement en reconnaissant la jeune femme. Dans le creux de ses prunelles, sa joie et sa tendresse éclatèrent sans pouvoir être contenues.

Dès qu’il eut prononcé ces mots, il s’effondra dans ses bras et perdit connaissance.

« Ze ! » Sans ajouter un mot, sans même daigner questionner Mo Chen sur sa présence, elle serra contre elle Xuanyuan Mo Ze et l’emporta droit à sa chambre.

Ombre Un, qui observait depuis les ténèbres, demeura figé. Jamais il n’aurait imaginé que son maître possédât un stratagème aussi calculé. Sa vision des choses s’en trouvait entièrement remaniée. On apprenait donc que, pris de jalousie, son maître était capable de jouer le jeu… jusqu’à ce point.

À cet instant précis, il sortit de l’ombre. Mo Chen lui lança un bref coup d’œil avant de prendre précipitamment la suite.

Loup Gris, qui était revenu avec , demeura stupéfié en comprenant ce qui venait de se produire. Il se serait élancé pour soulager son maître, mais Leng Hua, posté à ses côtés, le retint en place. Un instant plus tard, il constata que le Médecin Fantôme portait déjà son maître.

Il était indéniable qu’il éprouvait une certaine désorientation en observant son maître, habituellement si imposant et tyrannique, ainsi porté entre les bras d’une jeune fille.

Faut-il croire que le Médecin Fantôme, tantôt déguisé en homme, en avait perdu toute conscience féminine ? Sur quel coin de la terre voit-on une femme transporter un homme ainsi, telle une princesse endormie ? Sans doute son maître prenait-il goût à la scène et s’en réjouissait-il. Pourtant, tout cela demeurait d’une étrangeté profonde à ses yeux.

Leng Shuang, plantée à ses côtés, affichait un visage de marbre, mais le desserrement de ses sourcils et son demi-sourire trahissaient ses sentiments.

C’est finalement Leng Hua qui éclata de rire : « Votre maître est si franc. Le Seigneur des Enfers ne l’a pas vue depuis si longtemps que je ne serais pas surpris qu’elle lui ait cruellement manqué ! » Tout en parlant, il reporta son attention sur Mo Chen, vêtu de blanc, qui avançait lentement devant eux.

Mo Chen, le regard encore fixé sur transportant Xuanyuan Mo Ze, tournait en rond dans ses idées, assailli par la prise de conscience du stratagème ourdi par son maître.

Jamais il n’aurait imaginé qu’une femme puisse adopter une posture pareille, enlacer un homme de ses bras autour de sa taille. La scène était certes bizarre, mais elle dégageait une telle évidence entre les deux protagonistes que nul malaise ne s’en dégageait.

Aux gestes de , il lisait sans peine le dévouement absolu qu’elle portait à Xuanyuan Mo Ze. Peu lui importaient les regards ou les commérages : seule sa présence existait à ses yeux. Cet amour, muet, transparaissait dans chaque mouvement, et cette évidence embarrassait le témoin silencieux qu’il était.

Il savait aussi que, face à une femme capable d’un tel attachement, il aurait probablement eu recours aux mêmes artifices que Xuanyuan Mo Ze et manipulé les circonstances pour susciter sa compassion…

…À ceci près, toutefois, que c’était lui-même qui servait de cobaye à ce stratagème, ce qui ne manquait pas de le contrarier.

« Leng Hua salue le jeune maître Mo Chen. »

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