« Qu'est-ce que tu regardes bêtement ? »
y jeta un coup d'œil. Elle avait déjà sorti papier et pinceau pour prendre des notes. Il n'y avait pas beaucoup de fruits, aussi chacun était extrêmement précieux. Elle consignerait d'abord le récit de Vieux Blanc, puis observerait sa réaction après qu'il eut mangé le fruit.
Vieux Blanc secoua la tête : « J'ai oublié. » À ce moment-là, il n'avait qu'une seule pensée en tête : finir le fruit au plus vite et ne pas se faire prendre sur le fait par sa Maîtresse. Où aurait-il trouvé le temps de le savourer lentement ?
En entendant cela, de profonds plis se creusèrent sur le front de et elle le fixa, sans voix. Finalement, elle secoua la tête, résignée : « Tant pis. Inutile de t'interroger. Autant essayer de percer le mystère par moi-même. »
Elle s'approcha de l'arbre et examina les quatre fruits restants suspendus entre les feuilles. Les feuilles vertes et les fruits rouges offraient un spectacle éblouissant, d'une beauté telle qu'elle hésitait presque à en cueillir un.
Même à maturité, les fruits ne tombaient pas des branches. C'était l'avantage de l'air dans cet espace spirituel. Le fruit restait frais tant qu'il n'était pas arraché de la branche. Elle ferait mieux de ne pas le cueillir et d'observer d'abord la réaction de Vieux Blanc après qu'il eut mangé le fruit spirituel.
C'est pourquoi elle donna quelques consignes : « Il reste quatre fruits spirituels. Écoutez bien, sans ma permission, personne n'a le droit d'y toucher, sous peine de sanctions sévères. »
Phénix de Feu et les autres n'étaient pas concernés, car ils ne portaient guère d'intérêt aux fruits spirituels. Ils acquiescèrent donc. Quant à Vieux Blanc, après en avoir volé un, il n'osa pas récidiver et hocha la tête docilement.
« Vieux Blanc, approche, que je t'examine. » se dirigea vers la fontaine spirituelle et fit signe à Vieux Blanc de s'avancer.
À cette vue, Vieux Blanc s'avança empressé, cherchant à se faire pardonner : « Maîtresse, je ne volerai plus à manger la prochaine fois. Vraiment, je le jure. »
le toisa : « Ta garantie n'a aucune crédibilité. »
À ces mots, Vieux Blanc baissa la tête. Phénix de Feu et les autres, derrière lui, ne purent s'empêcher de pouffer en voyant cela.
Il aurait été étrange que la parole de Vieux Blanc vaille quelque chose.
« Étrange, pourquoi ne semble-tu rien ressentir ? » l'examina mais ne décela aucune anomalie chez lui. Elle ne put s'empêcher de se demander : Serait-ce simplement un fruit spirituel qui recharge le pouvoir spirituel ?
S'il s'agissait d'un fruit spirituel ordinaire, pourquoi un nid de serpents gardait-il l'arbre à l'époque ? Et si ce n'en était pas un, pourquoi Vieux Blanc ne réagissait-il pas ?
« Maîtresse, pourquoi ne mangez-vous pas le fruit vous aussi ! Vous en connaîtrez les effets après l'avoir goûté ! »
Vieux Blanc proposa, puis enchaîna : « Cependant, j'ai trouvé ce fruit plus croquant que les autres, plus sucré et plus parfumé aussi. Sa forme était plus belle, et puis... il a disparu. »
« Oublions, nous sortirons d'abord ! » dit-elle. Elle avait prévu de sortir avant tout, quant aux effets du fruit spirituel, ils finiraient bien par les découvrir.
« D'accord ! » Vieux Blanc remua la queue, prêt à la suivre pour aller chaparder quelques verres de vin à la cave. Mais après deux pas, il sentit que quelque chose n'allait pas dans tout son corps.
Il renifla et s'effondra brutalement. Son corps entier se convulsa, terrifiant Petite Boule et Bête Dévoreuse de Nuages qui se trouvaient à côté.
Entendant le vacarme derrière elle, se retourna et fut saisie par ce qu'elle vit. Elle s'avança vivement : « Vieux Blanc ? Qu'est-ce qui t'arrive ? »
Le corps de Vieux Blanc se convulsionnait. Il regarda et dit : « Maîtresse, je... je crois que je meurs... »
Le cœur de se serra : « Non, ne t'inquiète pas. Même si tu as été empoisonné, je te sauverai. »
« Maîtresse, je meurs. Tout mon corps est mal, j'agonise... On dirait qu'on me déchire, ah... »
Il parlait tandis que son corps se convulsionnait et qu'une sueur froide perlait sur lui. Soudain, un rayon de lumière jaillit directement de son corps et projeta violemment en arrière.