« D'accord. » Elle était si fascinée par le jeune garçon devant elle qu'elle ne pouvait détacher son regard de lui. Elle ne faisait que fixer son sourire envoûtant.
Lorsque la servante qui accompagnait la jeune fille entendit cela, son cœur faillit jaillir de sa poitrine. Elle jeta un coup d'œil au jeune garçon et tira doucement la manche de sa Jeune Demoiselle.
Elles n'avaient pas assez d'argent pour acheter les trois parures de bijoux. Elles seraient tellement embarrassées le moment venu de payer, incapables de produire la somme.
De l'autre côté de la boutique, après que eut payé la parure bleu lagon, elle la tendit à sa mère : « Mère, cette parure est pour toi. Allons voir ailleurs. » Elle n'accorda même pas un second regard à la jeune fille.
Shangguan Wanrong sourit, impuissante : « Mère porte rarement des bijoux. »
« Garde-la quand même. Je l'ai achetée pour toi, donc même si tu ne la portes pas, tu pourras la conserver ! » Ses yeux se plissèrent en sourient et elle prit sa main pour quitter la boutique.
À cet instant, la jeune fille en beaux habits sortit de sa torpeur et l'interpella : « Jeune Maître, vous partez comme ça ? » N'allait-il pas lui acheter les bijoux ? Comment pouvait-il partir ?
se retourna et sourit : « Jeune Demoiselle, prenez votre temps pour regarder, nous partons en premier. Nous nous reverrons si le destin le veut, au revoir. » À peine eut-elle fini de parler qu'un sourire s'épanouit sur ses lèvres. La jeune fille, qui venait d'être si fascinée par lui, resta là, hébétée.
« Bien sûr, bien sûr, nous nous reverrons si le destin le veut... » Marmonna-t-elle. Elle ne reprit ses esprits qu'après que le jeune garçon eut disparu de sa vue dans l'escalier.
« Jeune Demoiselle, les trois parures de bijoux totalisent deux millions huit cent quatre-vingt-huit mille pièces d'or. Puisque Jeune Demoiselle achète trois parures, nous vous accordons une remise et arrondissons le total à deux millions quatre-vingt mille pièces d'or. Jeune Demoiselle paiera-t-elle en espèces ou par carte de quartz noir ? »
En entendant cela, la jeune fille resta interdite : « Quoi ? Deux millions huit cent quatre-vingt mille pièces d'or ? Pourquoi c'est si cher ? » C'était trois ans de dépenses de toute sa famille, comment pourrait-elle se le permettre ?
« C'est l'œuvre d'un maître artisan, et chaque pièce est unique. Le prix de trois parures n'est pas excessif. La parure bleu lagon qu'a achetée le jeune garçon tout à l'heure était à trois millions six cent mille pièces d'or. »
La femme au comptoir dit cela en la regardant. Bien qu'elle ait l'air d'une fille d'aristocrate, ce n'était que la fille d'une famille noble ordinaire et, malheureusement, elle ne pouvait s'offrir aucun des bijoux d'ici.
Les yeux de la jeune fille s'écarquillèrent en entendant cela : « Pourquoi cette parure est-elle si chère ? Qu'a-t-elle de si spécial ? »
« Chaque pièce de cette parure possède un mécanisme de défense et d'attaque intégré et peut résister à plusieurs attaques d'un Expert Céleste, c'est pourquoi elle est plus chère. En outre, on utilise de la kyanite de sel marin pour les sertissages, et la kyanite de sel marin ne sort qu'en petite quantité tous les dix ans. Elle a la fonction d'apaiser et de réguler la respiration automatiquement. Naturellement, elle est vendue trois millions six cent mille pièces d'or. Si elle était mise aux enchères, elle vaudrait certainement bien plus que ce prix. »
En entendant les paroles de la femme, le visage de la jeune fille vira au rouge et au blanc. Voyant les gens autour d'elle la montrer du doigt, elle ne put s'empêcher de se sentir embarrassée. Elle retroussa ses manches et dit : « Je n'achète rien ! » Et elle s'en alla d'un pas décidé.
Tout ce qu'elle avait à supporter, c'était l'embarras si elle n'achetait pas les bijoux. En revanche, si elle les avait achetés, en rentrant chez elle, elle aurait dû subir les reproches et les sermons de son père. Elle ne pouvait supporter de telles conséquences ; aujourd'hui, elle devait donc accepter l'humiliation.
Voyant la jeune fille sortir de la boutique à grands pas, sa servante courant derrière elle, la femme derrière le comptoir commença à ranger les parures de bijoux.
Il était clair pour les badauds que le jeune garçon en rouge avait voulu donner une leçon à la jeune fille pour son ignorance et son insolence.