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Lord Baby Runs a Romance Fantasy With Cash

Chapitre 133 : La parure de la princesse Paschen

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Chapitre 133

Chapitre 133 : La parure de la princesse Paschen

Chapitre 133/22958%~14 min de lecture2 775 mots

Shhing !

Le bruit des gardes impériaux du palais de l'Impératrice dégainant leurs épées a résonné, sinistre.

L'adversaire n'était qu'un jeune garçon.

Mais même s'ils ne pouvaient pas connaître toute la puissance de Sid, l'avaient-ils sentie d'instinct ?

Les yeux des gardes impériaux qui faisaient face à Sid étaient durcis par la tension.

Comme celui qui se tient devant un tigre tapi.

'Ils ne se laissent donc pas tromper par son apparence. Impressionnant.'

Les mains des gardes impériaux serraient fort la garde de leur épée.

« Prince Sidrian, nous ne céderons ni à votre rang ni à votre puissance : nous ferons notre devoir ! »

Oh, quelle belle réplique.

Les gardes impériaux, ayant pris leur courage à deux mains, ont chargé vaillamment...

« Keuhh ! »

« Heuh, keuk ! »

« ?! »

Non, ils n'ont même pas pu charger.

J'ai regardé, incrédule, ces montagnes de muscles s'effondrer les unes après les autres.

Les hommes tremblaient et n'arrivaient pas à se relever.

'Ils tremblent à cause du poison, ou parce qu'ils ont honte ?'

C'est sans doute les deux, mais cela m'a paru surtout la seconde raison.

Ils n'arrivaient même pas à sortir une réplique avec leur corps tremblant, ce qui veut dire qu'ils avaient assurément honte.

Moi non plus, je ne pourrais pas relever la tête si je prenais la pose pour m'étaler après un seul pas.

Sid tenait déjà tête à des chevaliers il y a cinq ans.

Même alors, des soldats n'auraient pas fait le poids contre Sid, alors après tout ce temps...

Si triés sur le volet que fussent les gardes impériaux, ils restaient des soldats, pas des chevaliers.

Ils ne pouvaient qu'être impuissants.

« Ce n'est rien. Perdre n'est pas une honte. On peut même perdre contre un enfant ! »

J'ai encouragé les messieurs de la garde impériale, qui n'arrivaient même pas à relever la tête et se contentaient de bredouiller.

Je voyais le bout des oreilles des messieurs de la garde impériale virer au rouge vif.

'Oui, ils ont assurément honte.'

« Princesse de Paeraton ! »

La comtesse Victoria a crié à pleins poumons.

Elle a dû croire que je les taquinais encore.

« Mmh, Lulu essayait pouw de vwai de consoler les tontons de la gawde, pourquoi vous criez ? Lulu boude. »

J'ai battu des paupières avec une expression larmoyante, et j'ai senti un regard juste à côté de moi.

Ah.

Avec un mauvais pressentiment, j'ai fait un effort pour rouler mes yeux immobiles, et Sid me fixait intensément.

Les flammes !

J'avais l'impression d'entendre le bruit de mon visage en train de brûler.

J'ai maladroitement baissé la main que j'avais pressée contre ma joue.

'Oh... alors il me regardait depuis le début ?!'

Quand je disais avec ma voix de bébé que j'étais perdue et que j'avais peur.

'La hoooonte.'

Je n'aurais pas dû taquiner les messieurs de la garde impériale sur leur honte.

J'ai fait de mon mieux pour avoir l'air détachée, en réprimant l'envie de sautiller de gêne, et j'ai tourné la tête.

'Ha, il fait chaud, tellement chaud.'

Même en faisant semblant de ne rien remarquer, je sentais le regard de Sid.

Regarde ailleurs, s'il te plaît.

« Oser attaquer les gardes impériaux du palais de l'Impératrice ! C'est de la déloyauté envers Sa Majesté l'Impératrice ! »

Malgré les cris de la comtesse Victoria, Sid n'a pas détourné le visage de moi.

Il a seulement levé légèrement la main, comme s'il allait abattre jusqu'aux dames de compagnie qui jacassaient et l'agaçaient.

'Il ne faut pas !'

Mes précieuses témoins !

J'ai serré fort la main de Sid.

'Si elles sont atteintes par le poison, le camp de l'Impératrice n'aura plus qu'à prétendre qu'elles ont fabriqué de fausses preuves pour obtenir l'antidote !'

Comme s'il comprenait mon intention, la force dans la main de Sid s'est lentement dissipée.

Puis il a refermé sa main sur la mienne en retour.

'Cela veut dire qu'il n'attaquera pas, alors je peux être tranquille.'

C'est un soulagement.

« On dirait que vous n'évaluez pas correctement la situation ! »

Cette bonne femme continue de jacasser sans même se rendre compte que je l'ai protégée.

Si elle se taisait, elle s'en tirerait au moins à moitié.

'Ou joue-t-elle les fortes parce qu'elle a peur ?'

Comme un animal qui gonfle ses poils.

La comtesse Victoria, serrant ses doigts brisés et enflés, avait le visage blanc comme un linge.

« Ce n'est pas une chose qu'on peut passer à la légère, même pour un prince ! C'est une trahison... »

« Il faudra bien la passer. »

J'ai coupé les mots de la comtesse Victoria.

« Vous nous menacez par la force, en plus ?! Plus vous le ferez, plus vous aurez de dégâts à réparer... »

« Non. Quelle force pourrait employer un bébé areuh de dix ans ? »

C'est mauvais. Taquiner est devenu une habitude.

J'ai récité quelques-uns des articles les plus voyants de la liste de biens qui flottait devant moi.

C'étaient des choses dont on savait qu'elles avaient d'autres propriétaires.

« L'hôtel Aborten, sur la place Varis. »

« ......! »

« La villa Sepisel, la rue Arcane sur les terres de Chevron, et jusqu'à la mine de cuivre des monts Perong. »

« Q-qu'est-ce que vous racontez...... »

« Hmm, je continue ? Ah, la parure de la princesse Paschen ? »

Cela, ce n'est pas seulement moi, c'est tout l'empire qui le connaît bien.

L'héritage de la princesse d'un pays détruit faute d'avoir su arrêter les monstres.

« Pourquoi la parure de la princesse Paschen, que le baron Rules a emportée aux enchères l'an dernier au prix le plus élevé jamais atteint, et dont les journaux ont parlé, se trouve-t-elle entre les mains de la comtesse ? Je suis très curieuse. »

« C-comment savez-vous cela...... »

Comment le saurais-je autrement ?

C'est sur la liste de vol légal reconnue par notre Empire d'Arentwell... non, de saisie de biens.

« J'en ajoute d'autres ? »

J'ai souri de toutes mes dents.

La comtesse Victoria m'a fixée sans dire un mot.

Mais son air pâle et tremblant était une réponse plus claire que n'importe quoi d'autre.

« Vous devriez rester tranquille, n'est-ce pas ? Si vous ne voulez pas que tout cela se sache. »

« ...... »

« Vous n'auriez pas dû être aussi avide. Vous avez dû sucer beaucoup de miel en étant la plus proche conseillère de l'Impératrice, non ? »

Enfin, en tant que mère de l'unique prince, dans la position d'Impératrice, il devait y avoir tant de gens qui cherchaient à s'attirer ses bonnes grâces.

Les autres dames de compagnie me regardaient avec des yeux inquiets.

Elles avaient l'air d'avoir beaucoup de choses sur la conscience.

« Je récite pour les autres aussi ? »

« N-non, ce n'est pas la peine ! »

« Je n'ai rien vu aujourd'hui, et je n'ai rien entendu. »

Bon, au moins elles ne sont pas idiotes.

'Mais que faire ? C'est du bluff.'

Je ne connais pas la liste de biens des grandes sœurs.

Elles seraient bien fâchées si elles connaissaient la vérité, mais les dames de compagnie n'avaient aucun moyen de le savoir.

J'en suis très reconnaissante.

Parce que cela m'économise des utilisations de ma capacité.

« Et ces gardes impériaux ? »

« Ils n'ont jamais été là. S'il vous arrivait de commettre un massacre pour faire taire les témoins, nous nous occuperons de l'évacuation en conséquence... »

« Ah, non. Pourquoi j'irais tuer des messieurs qui n'ont rien fait ? »

Ces gens disent des choses très effrayantes à un bébé areuh de dix ans.

Les dames de compagnie de l'Impératrice ont eu l'air lésées à mes mots.

Et la façon dont elles me regardent...

Non, qu'est-ce que j'ai fait ?

J'ai juste récité un petit bout de la liste de biens. C'est pareil que tuer quelqu'un ?

« Sid. »

« Je peux les désintoxiquer tout de suite. »

Sid a répondu immédiatement, en comprenant parfaitement mes mots.

« Alors nous ferons comme si les gardes impériaux n'avaient pas été là. Puisqu'ils ne sont pas venus ici, ils ne sauront rien. »

Hmm, c'est bien.

Mais les gardes impériaux suivront-ils vraiment tout ce que disent les dames de compagnie ?

Si ne serait-ce qu'un seul d'entre eux fait un rapport à l'Impératrice, Sid sera arrêté pour trahison.

Mamie ne le permettra pas !

« Ce sera bien pour les messieurs de la garde impériale aussi. Si le bruit court qu'ils n'ont même pas pu se servir de leur épée contre un jeune garçon, ils perdront leur emploi durement acquis. Et personne d'autre ne les embauchera. »

« ......Oui. »

Celui qui semblait être le chef d'escouade parmi les gardes impériaux a répondu avec un visage lourd.

« Il vaut mieux ne pas les désintoxiquer complètement tant que tout n'est pas réglé. Améliorons seulement un peu leur état. »

« D'accord. »

Sid a hoché la tête.

Les expressions des gardes impériaux se sont assombries à l'idée de ne pas être complètement désintoxiqués.

La dernière fois qu'un ennemi a envahi le palais impérial remonte à plus de quatre cents ans.

Pour des chevaliers, peut-être, mais les gardes impériaux modernes exerçaient un métier plutôt tranquille, peu mêlé au combat.

Voilà que leur vie était soudain en danger : c'était un coup de tonnerre dans un ciel serein.

Cela suffit-il ?

Mais dans les romans de romance fantasy, si l'on termine les choses trop gentiment, cela vous revient dessus plus tard.

Euh......

« Messieurs, je suis une gentille lectrice qui déteste la violence et aime la paix... non, un bébé areuh de dix ans. Vous empêcher de commettre un massacre pour faire taire les témoins, c'est juste ma bonté. »

J'ai croisé les jambes et j'ai craché.

« On n'a qu'une vie, alors il faut y tenir, n'est-ce pas ? Vous avez à la maison une femme mignonne comme un lapin et des enfants rusés comme des renards. Entendons-nous bien, d'accord ? »

« Keuheu, j'ai, heuk, compris. »

« Pitié, au moins ma famille...... Keuheuheuheu ! »

Non......

Je ne voulais pas dire que je tuerais toutes leurs familles......

Les visages des dames de compagnie qui me regardaient sont devenus plus lésés encore.

Keuhem.

Je me suis raclé la gorge et j'ai détourné le regard.

« Vous m'avez protégé d'une arrestation pour trahison ? »

a demandé Sid.

Comme s'il avait jamais eu l'intention de se laisser arrêter......

Huu, comment Mamie t'a-t-elle élevé pour que tu deviennes un tel garnement ?

« Je suis ta maîtresse. Bien sûr que je dois te protéger. »

Sid a souri à ma plaisanterie.

C'était un sourire si joli qu'on aurait dit que la lumière du soleil ne brillait que sur lui.

« ......C'est une chance que toute la famille impériale soit dans la salle Diluculum et qu'il n'y ait que des gardes ici, non ? Sinon, le nettoyage aurait été pénible. »

J'ai changé de sujet, gênée sans raison.

Sid a souri doucement et a hoché la tête à mes mots.

« Bon, on la sort, toute cette preuve que vous cachez ? »

Les dames de compagnie ont eu un sursaut à mes mots.

« Vous devinez pourquoi je suis venue ici, n'est-ce pas ? Pour trouver des preuves. »

« Mais...... »

Les dames de compagnie ont hésité, incapables de se décider facilement.

Se taire sur l'attaque de Sid et livrer les preuves des crimes de l'Impératrice, ce n'était assurément pas de la même importance.

« Je dois la sortir moi-même ? J'ai touché le vase sur la console, et un cercle magique est apparu dans le miroir. »

« ......! »

« Ah, je n'ai même pas besoin de la sortir moi-même. Si je vais à la salle Diluculum et que je témoigne que les dames de compagnie de l'Impératrice ont aidé à détruire les preuves, tout le monde s'acharnera à briser le cercle magique. »

« Hmpf, la princesse est encore jeune, alors elle est naïve. Si c'était une magie qu'on pouvait briser aussi facilement, nous ne l'aurions pas cachée là. Si l'on fouille quelques fois et que rien ne sort, c'est la princesse qui aura des ennuis... »

« À l'instant où j'irai parler dans la salle, tous vos enrichissements illicites seront révélés, n'est-ce pas ? »

Le scandale des Cinq dames de compagnie éclate !

La comtesse Victoria m'a fusillée du regard, les dents serrées.

Mais dans ses yeux posés sur moi, il y avait une subtile ondulation.

Faut-il que je jette une pierre pour faire des vagues plus fortes ?

J'ai penché la tête avec un sourire détendu.

« Cela fait plaisir à voir. On dirait qu'il y a beaucoup de confiance entre collègues ? »

À ces mots, les dames de compagnie se sont regardées avec des yeux méfiants.

Une situation où la corruption éclate même si personne ne trahit. À l'instant où l'une trahira pour se sauver, les autres mourront.

J'ai observé en silence sans rien dire.

Parfois le silence est une lance plus acérée que n'importe quel mot.

Au bout du compte, ce sont les dames de compagnie qui ont hissé le drapeau blanc.

J'ai quitté le palais de l'Impératrice les bras chargés de preuves, avec les dames de compagnie pour témoins.

'Ah, avant cela.'

J'ai appelé l'une des dames de compagnie que j'observais depuis tout à l'heure.

─────

Une fois qu'elle a décidé de coopérer pleinement avec moi, la comtesse Victoria n'a plus hésité.

Comme je l'avais ordonné, elle est entrée la première dans la salle et a envoyé à l'Impératrice le signe qu'elle avait détruit les preuves.

Le meilleur moment pour mordre, c'est quand la proie baisse sa garde.

« Y a-t-il la moindre preuve ? »

La voix de l'Impératrice, qui résonnait avec force, a été la fusée de signalement.

« Si une telle chose s'était vraiment produite, des preuves auraient été laissées derrière. Vous vous êtes assurément avancée avec tant d'assurance parce que la preuve est certaine ! »

À l'instant où la porte de la salle s'est ouverte, j'ai vu le dos de mademoiselle Michellouin, debout avec dignité malgré son petit corps.

« Se pourrait-il qu'il n'y en ait aucune ? »

« ...... »

« Sans la moindre preuve, vous me calomniez à la légère, moi, l'Impératrice de l'Empire ! Ce n'est pas parce que vous êtes jeune que je peux laisser passer cela ! »

Le visage de l'ignoble Impératrice en train d'intimider une jeune fille.

J'ai crié bravement.

« Il y a des preuves. »

Mademoiselle Michellouin s'est retournée d'un coup.

Nos regards se sont croisés.

'Vous avez bien fait.'

J'ai souri. Lentement, un sourire s'est répandu sur le visage de mademoiselle Michellouin aussi.

'Maintenant, je vais vous protéger.'

« Il y a ici des preuves et des témoins en quantité, Votre Majesté. Cela suffit-il, maintenant ? »

L'Impératrice a regardé ses proches conseillers debout derrière moi avec un visage décontenancé.

Voyant l'Impératrice les ignorer, les dames de compagnie se sont retournées vers moi.

« Vous......! »

L'Impératrice a bondi de son siège et m'a montrée du doigt.

Je l'ai ignorée et j'ai plié le genou devant l'Empereur.

« Votre Grande Majesté, voici les preuves de l'humiliation subie par mademoiselle Michellouin. De plus, ceux qui ne peuvent supporter l'injustice et qui ont le sens du juste témoigneront de cet incident. »

En réalité, je les ai menacés pour qu'ils viennent.

« De quelle preuve s'agit-il ? »

« Un questionnaire divulgué depuis le palais de l'Impératrice a été retrouvé. »

« C'est impossible ! Cette garce est en train de mentir ! »

La réaction à ces mots n'est pas venue de l'Empereur, mais d'ailleurs.

« Garce ? »

« Vous feriez mieux de surveiller votre bouche si vous ne voulez pas qu'on vous coupe la langue. »

Ma famille, descendue au premier étage au moment où j'entrais dans la salle, a parlé avec une aura féroce. La poitrine de l'Impératrice s'est soulevée et abaissée brusquement sous cette pression.

Ixion, qui venait de finir de menacer, m'a regardée avec un visage très fier.

'Non, Ixion. Ce n'est pas parce que tu vouvoies que cela passe. Si furieux que tu sois, il y a des choses qu'on peut dire à l'Impératrice et d'autres non.'

Avant que l'Impératrice n'ait pu réprimander sévèrement Ixion, l'Empereur a ouvert la bouche.

« Traiter la princesse de garce. L'Impératrice devrait tenir son rang de mère de l'empire. »

Les nobles ont écarquillé les yeux de surprise en voyant l'Empereur, qui aurait dû réprimander Ixion, blâmer l'Impératrice à la place.

L'Empereur m'a fait un clin d'œil.

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