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Loner Life in Another World

Chapitre 93

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Chapitre 93

Chapitre 93

Chapitre 93/20446%~8 min de lecture1 442 mots

J'ai empoché le fric. Je l'ai soutiré aux filles. J'ai extorqué leur dernier sou. Elles sont toutes fauchées maintenant.

De toute façon, même en le gardant, elles ne pouvaient pas s'équiper avec. Trop cher pour être revendu, les bons trucs sont tous planqués, le reste c'est une braderie, au prix de liquidation le plus bas le coût d'origine est nul, c'est du benef' à fond.

Gros benef'.

Je suis un nabab.

Le nabab est de retour.

Peuple, prosternez-vous.

J'ai détruit leur sens de l'économie, les cordons de leur bourse et leur raison à la mode soldes, je les ai fait dilapider jusqu'au bout, j'ai raflé toute leur thune.

De toute façon, impossible d'écouler toutes les armes et pierres magiques, alors autant pomper le liquide chez les camarades de classe.

Cela dit, j'ai été surpris que la déléguée ait autant de thune. Elle a dû économiser en se serrant la ceinture, je l'ai pliée quand même. Elle va faire quoi d'une montagne pareille d'armes et d'équipements ?

Pour l'instant, la braderie armes-équipements-armures m'a permis d'éviter le sermon, je me suis tiré d'affaire, dans l'interstice le plus mince, l'instant le plus bref. C'est l'effet de la compétence « Virtualité » peut-être ?

Mais je ne peux pas encore dire que j'ai atteint la zone de sécurité. Je ne peux pas dire non plus qu'elles ont oublié. Je ne peux pas affirmer qu'on ne m'engueulera pas alors que je n'ai rien fait. Parce que, pour une raison quelconque, je n'ai jamais réussi à leur échapper.

Alors cherchons, celui qui éclaire toujours la vérité, celui qui protège toujours la justice, celui qui prouve immanquablement l'innocence. Bon, allons acheter des fruits secs.

La déléguée en armure m'a accompagnée aussi. Les filles aiment le shopping, c'est connu, même si elle a reculé devant les soldes. Même l'Impératrice du Labyrinthe a dû trouver terrifiant le combat des enfers de ces filles, leurs cris d'Abîme, leurs démons et monstres. Peut-être que c'était son premier grand déballage, vu qu'elle vient d'un autre monde.

Même les otakus, pour qui ces armes et équipements sont la came absolue, n'ont pas pu percer le mur des filles, n'ont même pas vu les marchandises, ne les ont pas touchées, ils ont été piétinés, écrasés, projetés, pour pourrir au sol comme des serpillières en loques. Avec ça, elles auraient pu battre le Sphinx, non ?

Pour une raison quelconque, la boutique de bric-à-brac a grossi, le magasin est grand, les produits pleins à craquer. L'assortiment a l'air prometteur.

« Ma~ ! Ça fait longtemps hein ? J'ai entendu dire que tu avais disparu dans le Labyrinthe, j'étais inquiète ! Ça va… … … c'est ça ? »

Oh, aujourd'hui elle est normale. Elle a guéri de son intoxication aux champignons ? Elle fait correctement vendeuse de bric-à-brac.

« Salut ~ ? Je sais pas quel jour on est ? Personne me le dit ? Bref, je suis venu faire les courses, y a du nouveau ? Espèces ou paiement en champignons, c'est bon ~ ? Et tous les fruits secs que vous avez ! »

Je fais le tour du magasin avec la déléguée en armure. Elle aura besoin de trucs du quotidien, non ? Elle n'a ni fringues de rechange, ni produits de première nécessité… quoique, qu'est-ce qu'un Squelette a comme besoins quotidiens ? Bon, elle a l'air de s'amuser à regarder tout ça, je lui ai filé de l'argent de poche à gogo, tant qu'elle s'amuse même en dépensant pour rien, c'est bon, ça doit être son premier shopping depuis une éternité.

« Fufu, fuhfuhfuhfuhfuhfuh, fuhfuhfu, fuhfu, fufu. »

La vendeuse a l'air cassée. En panne. Même si elle a guéri de l'intoxication aux champignons, elle a l'air rongée par les séquelles. Probablement irréparable, c'est le champignon de soin qui l'a cassée.

(GLOUUUU)

« !!!!!!! »

Le temps s'est arrêté.

« « Guhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhufofofo. » » »

Sans un mot, nous avons serré fort nos mains l'une dans l'autre.

La transaction était conclue.

J'ai raflé tout le fric.

Le réapprovisionnement massif en fournitures est fait, j'ai écumé les boutiques pour rafler tout ce qui avait de la gueule. Je suis le grand ministre.

J'ai pu acheter de l'huile, les épices ont augmenté, il y avait des filets, j'ai raflé tous les fruits secs et le sucre. Je suis le grand ministre.

La déléguée en armure s'amusait à faire les courses, les bras chargés de bric-à-brac. Au fond du Labyrinthe, le shopping était impossible, ça devait être son premier tour depuis une éternité, elle s'éclatait, elle a dû passer un temps qui semblait éternel à ne rien faire, prisonnière. Elle a passé un temps qui semblait éternel à dix-sept ans.

À la fin, je vais à la boutique spécialisée en gourdins pour fourguer des armes, celle-là aussi a grossi ? Pas d'attente côté assortiment, c'est plein de gourdins.

Avec les gourdins, je montre aussi des armes en métal. Le patron a sorti tout le fric du magasin à une vitesse folle. Ce sont des invendus, des trucs qui ne partent pas, de la camelote, pourtant ?

« Des armes du Labyrinthe ! En plus du bas niveau ! Des matériaux rares avec des compétences de haut niveau !? Des effets spéciaux !? Qu… qu… quoi ? C'est quoi ça !? »

Le vieux, je croyais qu'il ne jurait que par les gourdins, mais il fait un scandale pareil pour des armes en métal ? J'ai apporté les invendus les moins chers qui avaient l'air de se vendre, et l'achat traîne ? Pour l'instant j'ai récupéré tout le fric du magasin, le vieux grogne en matant les armes, c'est le schéma habituel. La routine.

Malheureusement, la déléguée en armure, qui adore le shopping, n'a pas l'air intéressée par les gourdins. Bon, y a nulle part un équipement plus fort que le sien, je lui ai offert le top du top. La triche d'objets la plus forte et la plus chère de l'histoire, elle est encore plus cheatée, pourtant. L'invocateur, lui, reste en manteau noir avec son bâton en bois ? Le contraste est dingue, sérieusement.

Je passe à la Guilde des aventuriers toucher le paiement échelonné des pierres magiques. Par la même occasion, les armes de bas niveau qui n'ont absolument aucun preneur, je les fais don à la Guilde. Eux non plus n'ont plus de thune avec le rachat en plus des pierres magiques, donc je les ai filées gratos. Ils ont l'air d'avoir fait des sauvetages, et ils ont dû rassembler des aventuriers. Même des invendus encombrants, si on les distribue, ça servira un peu.

Bon, rentrons à l'auberge.

***

La disposition était déjà parfaite.

L'atmosphère du champ de bataille transpirait de partout.

Un encerclement sans la moindre faille, parfait à en faire peur, une fois pris dedans c'est fini.

Si je m'engage sans plan, les unités de flanquement gauche et droite me coupent la retraite, je suis encerclé, plus aucune issue.

Purement une disposition pour l'attaque. Une disposition pour attendre, capturer, encercler.

Il n'y a pas de doute.

C'est une disposition pour le sermon.

Mais je ne suis pas sans plan.

J'ai pris des mesures. Bien plus, j'ai mis la main sur un atout décisif.

Désormais, toute disposition est dépourvue de sens.

« Des boulettes de riz ~, mangez à volonté ? genre ? »

« Du riz !? »

« Du riz !? » »

« « « « Des boulettes de riz ! » » » »

Face à la tentation des boulettes de riz, l'ennemi n'existe pas. Absolu !

Moi aussi j'en ai bouffé à en faire tout en les façonnant, c'était à tomber. Un peu sec, mais c'est du riz, monsieur.

L'encerclement du sermon s'effondre en un instant, la disposition parfaite s'effondre, une fois que c'est cassé, plus moyen de redresser la barre.

Tout le monde, les yeux humides, fourre des boulettes dans ses joues.

La victoire de monsieur le Riz, enfin obtenu, la victoire de la vendeuse de bric-à-brac.

Mais ici, j'achève par une poursuite sans pitié, j'anéantis les forces ennemies.

« Y a aussi des boulettes grillées ~, battez-vous pour les avoir ? genre ? »

« « « Des boulettes grillées !! » » » »

Probablement du riz à grain long, moins collant et sucré que le riz japonais, une texture sèche. Mais c'est du riz ! Demain, riz frit !!

Partout, le silence du mangeage, pas le loisir de parler. J'ai neutralisé le sermon.

Plus personne n'a la force de bouger, le ventre plein, la disposition du sermon s'est effondrée. Tout le monde est effondré avec le sourire.

Plus la force de se fâcher, que des filles repues qui s'effondrent. Elles ont l'air terriblement heureuses.

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