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Loner Life in Another World

Chapitre 196

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Chapitre 196

Chapitre 196

Chapitre 196/25477%~9 min de lecture1 793 mots

56e jour, midi

C'est la catastrophe ! Je n'avais absolument pas envisagé ça, aujourd'hui je suis tout seul sans aucun allié et je me suis laissé aller complètement. L'exploration du labyrinthe est en pause et le vieux forgeron a commencé à forger, donc plus de boulot, je glandais tranquillement sans méfiance.

Je suis déjà encerclé et les issues sont bouchées, la distance est trop grande pour la franchir d'un coup de Marche Aérienne, je suis trop serré.

Et le pire, c'est l'arme que tiennent les ennemis.

Je n'aurais jamais imaginé que ÇA débarque, c'est ma faute. Je croyais sincèrement que c'était fini.

C'est pour ça que je n'étais pas sur mes gardes, ils étaient tombés hors de portée de ma Détection de présence. Je pensais qu'ils n'étaient plus là, qu'ils n'en avaient plus.

C'est… sans conteste l'arme ultime. Oui, le bon de commande !

« J'ai passé la nuit blanche à bâtir un village, tu te rends compte ? J'ai résisté à mes pulsions pour bâtir ce village ! J'ai triomphé d'une lutte acharnée contre des désirs qui s'embrasaient comme le feu, à me consumer de fringale ! J'ai évité de commencer en pleine plaine parce qu'on m'aurait engueulé, alors j'ai tenu bon ! J'ai tenu jusqu'au matin en tentant d'exorciser mes 108 pulsions, et devine quoi ? Les 108, c'était TOUTE de la luxure ! La 109e est sortie direct derrière ! Un stock pléthorique, une cargaison complète de luxure ! À raison d'un coup de cloche des 108 pulsions toutes les 0,00001 secondes, j'aurais pas fini avant la fin du monde ! Cela dit, si on sonne autant, c'est juste bruyant, non ? "Qui sonne cette cloche ?" — "Arrête de la sonner !", c'est un peu le vibe, là ! »

Pourquoi il reste encore des commandes ? C'est LE problème majeur, mais la clé pour le résoudre est ICI ! Oui, j'ai tellement bâti mon village que j'ai zappé les autres demandes, enfin ZAPPÉ, c'est pas possible ! Rien qu'un village, ça bouffe plus de 24 heures ! Si ton job de nuit dure plus de 24 heures, c'est plus de la nuit, c'est de l'ouverture 24/7 ! Je propose PAS ce service ! Par contre, le room service de nuit, j'adore ! C'est mon péché mignon. Mais le travail à domicile, c'est autre chose, j'aime la paye, pas la peine !

« Regarde ça ! Y'a marqué "Urgent" en toutes lettres, non ? Toutes les femmes de la ville attendent leurs robes ! Les jupes évasées, les chemisiers aussi, elles attendent ! Et le bento aux champignons, y'avait "Très urgent" dessus, tu l'as vu ! »

« Donc pourquoi c'est MOI qui me tape la commande du repas en plus ! Et tous les jours en plus ! Y'a un resto qui vient d'ouvrir juste à côté, merde ! Et "y'a marqué urgent" — TOUT est marqué urgent ! J'ai JAMAIS vu un bon SANS "urgent" dessus ! Si tout est urgent, le mot perd son sens ! Et pourquoi SEUL le bento est "très urgent" à chaque fois ! »

Maintenant qu'elle le dit, je me souviens d'une quantité dingue de commandes de vêtements féminins. Mais c'étaient des robes longues, des jupes longues évasées et des chemisiers basiques. Si c'avait été des minijupes, des robes érotiques ou des collants résille, je les aurais expédiées en un éclair ! Je les aurais livrées dès l'aube ! Et j'aurais fait seiza dans la rue pour admirer le spectacle ! Mais comme c'était long, mon âme ne s'est pas embrasée ! Le moe manquait à l'appel ! Au moins une fente, putain ! Genre un mètre ?

Donc cet encerclement, c'est les femmes du quartier ? Ça explique qu'elles connaissent chaque ruelle et qu'elles les bloquent toutes, un cordon parfait. Effectivement, le PoW des dames ne se mesure pas aux stats, elles ont probablement le niveau pour faire la Guerre des jeunes filles contre nos filles, c'est dire… La puissance des épouses est terrifiante ! Même dans l'autre monde, l'invincibilité des épouses ne s'arrête pas.

Je suis pris.

Autant produire ici plutôt qu'à l'auberie ou à l'épicerie.

Direction l'atelier de filature et tissage pour lancer la production. Tant qu'à faire, si je montre les pièces finies, la production en série ira plus vite. En plus, le prix de la série descend sous la moitié, les dames achèteront là-bas. Je trace les patrons d'un coup, je coupe le tissu, et les Mains magiques enchaînent la couture. Modèles simples, c'est rapide. En zone frontalière, le simple et le chic ont encore la cote… enfin, c'est des dames, quoi.

En plus, des gens de l'atelier de coupe-couture débarquent et on lance la production de masse tout en formant. Pédagogie aux petits oignons, attentionnée, bienveillante. Forcément, y'a plein de jeunes filles ! Si je monte pas ma cote ici, mon affinité, réduite en particules subatomiques, ne reverra même pas l'état de microparticules ! Cœur d'acier, zéro toucher, que du coaching bienveillant ! Les pulsions qu'hier j'ai pas pu évacuer tourbillonnent comme en centrifugation, mais c'est LA ligne de front de l'affinité !

« C'est pas ça ! L'aiguille, on la pique pas, on l'ENFILE ! Swooosh, elle glisse ! Et là, si tu tires sur le fil, c'est mort, tu le torsades comme la trame du tissu. Voilà, comme ça. Quand tu tires, tu tires le tissu avec. Tu poses le fil avec la même tension que le tissu… euh, là c'est trop lâche. Genre ? Si le fil et la trame ne font qu'un, ça ne froisse pas et la tenue reste impeccable. C'EST ÇA. Le fil et la trame fusionnés, c'est le top. C'est超 beau. Si tu arrives à faire une pièce comme ça, t'as le vêtement parfait. »

Hmm, coacher des belles filles, c'est kiffant. Je pensais finir bibliothécaire à bouquiner toute ma vie, mais prof pour n'enseigner qu'aux mignonnes, pourquoi pas. Enfin, c'est plus possible de toute façon.

Les dames peuvent enfin s'acheter du neuf, mais pour les jeunes filles c'est encore tendu, d'où l'atelier. Ici, à la filature comme à la couture, y'a un système de remise employé, super accessible, et plus tu produis, plus tu peux t'en acheter. Y'a même des primes, augmentation à la perf, donc les filles sans thune affluent. MOI je veux bien m'y faire embaucher ! Pourquoi mon propre atelier m'embauche pas ?

Tout en coachant, je continue à produire avec Mains magiques et Maîtrise. Je suis déjà en surplus, mais si je surproduis, l'atelier n'a plus de taf, donc 1 000 pièces de stock, c'est large. Priorité au coaching des belles filles ! Si je guide du doigt, je vais me faire engueuler, alors coaching only ! Dommage !

« Ça couvre les commandes et le stock, non ? D'ailleurs, pourquoi les fringues partent comme des petits pains ? Y'a une invasion de nudistes ou quoi ? Ils sont où ? Je pars en expédition d'exploration, moi ! »

« Ça arrive pas, ce genre de truc ! Pourquoi des nudistes déferleraient en ville ? Pour acheter des fringues ? Ça serait rentable ! Mais les nudistes, ils amènent leur portefeuille, eux ? »

A priori non. Et la sœur de l'épicerie est repartie avec ses vêtements, sans oublier le bento, par contre ! Elle a failli laisser les fringues !

Bon, une affaire réglée ? L'usine à tonneaux et paniers, pas besoin d'y aller, y'a que des mecs. Tonneaux et paniers n'ont pas besoin de coaching. Ça roule apparemment. Et la forge, que des vieux ? Le bonheur est ICI, mais l'embauche a capoté, alors que JE suis l'investisseur ?

Je rentre, je me fais un équipement et un dîner ? Encore trop tôt, c'est chiant. Ce qui est chiant, c'est que la silhouette de la déléguée en armure est d'un troublant… c'est pas possible, sérieux ? On fait comme si ? Mais comme elle rentre pas, je peux pas être troublé, donc je suis troublé de ne pas l'être. Problème de lycéen, de base les soucis de lycéen, c'est ça. C'est troublant.

J'ai envie de faire des trucs, mais rien à faire, alors je retourne à la forge, j'emprunte un coin et je forge à l'essai. Ce que j'ai fait en test, je l'ai filé à la princesse et à la famille de Meri. Eux sont les plus en danger de se faire cibler, ils se sont déjà fait attaquer. Voulaient kidnapper pour faire chanter le père de Meri. La princesse non plus, elle a pas l'air safe. Même si c'est de l'entraînement, j'ai mis de bons matériaux, le résultat est correct, mieux que le commerce, avec des effets en prime.

« Hé, le vieux. Pourquoi tu tapes l'épée à la main ? T'as l'Alchimie, non ? Une fois faite, tu peux pas la massifier par alchimie ? C'est à cause de la barbe ? Du crâne ? Tu veux une greffe ? »

« Touche pas à ma barbe pour la greffer sur ton crâne ! La production de masse par alchimie, c'est impossible ! Fusion de pierres magiques, 부여 d'effets, raffinage, à la limite. Mais dès qu'on parle transmutation, c'est plus rapide et mieux fait à la main. C'est TON alchimie qui est cheatée, même un maître alchimiste y arrive pas. Putain, ma précieuse barbe… »

Faut que je tire le secret de fabrication des sabres aux otakus. Si le vieux maîtrise le forgeage, il pourrait pondre du lourd. Par contre, la dernière fois qu'ils ont bossé, ça a donné un bateau à vapeur. Et le pire, c'est qu'il cartonne dans le transport. La prochaine fois, je leur ferai faire une torpille.

« C'est pas ça… Un truc me chiffonne, je suis pas satisfait. Pourquoi j'ai ce sentiment de "c'est pas ça" ? Un truc cloche ? Mais sans connaissances, on peut sentir l'erreur ? Pourtant, c'est PAS ça. Qu'est-ce que c'est ? Hmm, j'ai pas le savoir, mais j'ai déjà vu ou lu ça quelque part ? »

« T'as qu'à pas faire la fine bouche ! Ce niveau de qualité en production de masse, y'a PERSONNE d'autre au monde que toi ! Si ça se massifie, tous les forgerons mettent la clé sous la porte. C'est ouf. »

La masse, c'est possible, mais la qualité ne monte pas… Bon, déjà comme ça, si jeミスリルise, ça fait du niveau strates moyennes du labyrinthe. Mais si jeミスリルise du stuff de strates moyennes, j'obtiens mieux. C'est limite, mais ça comble le trou dans l'équipement des camarades. C'est crucial. 30 personnes, l'équipement tournait pas, là ça passe, c'est le plancher. Et le plus important : ceux qui gagnent le plus de thune dans ce coin paumé, ce sont LES camarades qui font les strates moyennes ! Je vais les saigner !

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