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Le guide d'un NEET sur le monde parallèle: guérisseur, le tricheur le plus fort

Chapitre 107

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Chapitre 107

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Chapitres bonus : ko-fi 17

Désolé pour hier, j'invoque « les choses arrivent » et demande au jury d'être clément.

____________________

« Ça fait longtemps, Hidaka. »

Saeki était là.

« Saeki…… »

Il était assis sur une chaise comme si c'était la chose la plus naturelle qui soit.

« Où et quoi as-tu fait ? Qui sont-ils, tes compagnons ? »

Saeki grina comme pour se moquer de moi.

« Qui es-tu, tu n'es pas Saeki, n'est-ce pas ? »

« Qu'est-ce qui te fait penser ça ? N'est-ce pas toi qui te trompes ? »

« Je suis là pour défier le donjon. C'est pour ça que je suis là. C'est tout. »

Saeki se leva.

« Sérieux, t'es vivant ? »

« Je le répète, qui es-tu ? »

« Hé Hidaka, comment c'était de tuer Aries ? C'était amusant ? Tu as été satisfait ? »

Je pointai ma main vers l'imitation de Saeki.

« C'est quoi ça ? Ahahaha tu vas me tuer moi aussi ? Tu es sérieux ? »

C'était une imitation parfaite de Saeki, le ton, l'attitude. Elle était tirée directement de ma mémoire. Pourtant je sais que ce n'est pas lui, pour commencer il porte l'uniforme scolaire.

« Masamune ? »

L'expression de Toa semblait inquiète.

« Seigneur Nito, le connais-tu ? »

Sufilia était également curieuse au sujet de la personne face à elle.

« Ça va, cette personne a été invoquée ici comme moi. Ou alors ce n'est probablement pas l »

« Pas ça ! C'est quoi cet œil ? »

« il ? »

Toa me regardait, stupéfaite, la bouche grande ouverte.

« Quoi… cet œil… rouge. Ton œil droit brille. »

« Mon œil droit ? »

Je portai ma main à ma paupière pour la toucher.

« Pas celui-là. »

« Ah, celui-ci ? »

La droite de Toa, donc mon œil gauche. Cependant je n'ai pas de miroir…

« Hmm ? Quoi…… »

Pourtant je remarquai une lueur rouge dans la vitre. Je m'en approchai vivement pour mieux voir et pus distinctement constater que mon œil gauche brillait en rouge.

« Qu'est-ce que… c'est ? Depuis quand ? »

« Ça s'est produit quand il est apparu. »

« Il » faisait probablement référence à Saeki.

« Toi, qu'as-tu fait ? »

« Ha ! Moi ? De quoi parles-tu, Hidaka. »

« Non, tu as raison, ce n'était pas toi. Je le sais, c'est mon problème. »

C'est difficile à formuler mais je comprends. Y a-t-il quelque chose qui ne va pas chez moi ? … rien ne semble différent ? Mon cœur bat un peu plus vite que d'habitude mais…

« Masamune ? »

Toa me regarda avec une expression préoccupée.

« C'est bon. Je ne sais pas quelle en est la cause mais ça partira probablement bientôt. »

« Ne m'ignore pas ! »

Saeki hurla, avant j'aurais eu peur immédiatement mais je ne ressens rien maintenant.

« Qu'es-tu, une sorte d'aventurier minable ?! Tu es déjà mort ! Ce jour où Aries t'a renvoyé, tu es mort ! Tu n'es pas vivant maintenant ! »

« Quoi, tu pensais que dire ce genre de choses briserait mon moral ou quoi ? »

« J'ai entendu parler de toi, Hidaka, l'aventurier Nito. Mais sais-tu ce que j'en pense ? Je pense que tu es un arnaqueur. Tu les arnaques tous, non ? Alors quoi, qu'est-ce que tu fais ? Quelle arnaque essaies-tu de monter ? »

À ce moment, Nem ne put plus se taire.

« Tu insultes maître ! Nem ne supporte plus ! »

En disant cela, six boules de feu assez grosses apparurent autour d'elle.

Saeki regarda Nem puis revint vers moi.

« Oh, c'est ta compagne ? C'est marrant, il n'y a personne pour te sauver, pas même dans ce monde. »

« Mange ça ! »

Nem lança les six boules de feu mais lorsqu'elles touchèrent Saeki, elles s'éclaboussèrent simplement contre lui et disparurent. Il retira les morceaux carbonisés de son uniforme ensuite comme si de rien n'était.

« Même si tu as l'apparence de Saeki, tu n'es qu'un monstre de donjon. »

« Hidaka, tu vas te faire brimer par moi à nouveau après ça. »

« Non, je ne le ferai pas. Parce que je vais tous vous tuer. »

« Tout le monde ? Haha ! Tu vas tuer tout le monde ? Même ceux qui n'ont rien à voir ? Sawachi et Ichijo aussi ? »

« …… »

Je n'avais rien d'autre à dire, ce n'était qu'un monstre de donjon.

« N'est-ce pas étrange ? Pas seulement moi mais tu vas tuer les gens autour de nous aussi ? »

Mais la bouche de la chose ne cessait de bouger.

« Ils ne sont pas sans lien. Tout le monde savait, ils faisaient juste semblant de ne pas remarquer parce qu'ils trouvaient ça ennuyeux et ne voulaient pas s'en mêler. »

« Ils ne t'ont pas aidé donc tu vas les tuer ? À quel point peux-tu être égoïste ? »

Saeki me regarda de haut en souriant.

« Tu essaies de dire que c'est déraisonnable ? »

« Déraisonnable, égoïste, peu importe comment tu l'appelles, violent. Et pour couronner le tout, tu es laid. »

Saeki me désigna comme s'il prononçait un discours.

« Alors, pourquoi moi ? »

« Hein ? »

« Tu aurais pu choisir n'importe qui, non ? Ce n'était pas obligé d'être moi. »

« De quoi parles-tu ? »

« Tu aurais pu choisir quelqu'un d'autre. Ce jour-là, je t'ai juste croisé devant les distributeurs automatiques mais, tu aurais pu choisir n'importe qui. Alors pourquoi moi ? Tu ne trouves pas ça déraisonnable, Saeki ? »

« Tu aurais été brimé de toute façon. C'est ton destin. C'est ton problème. »

« Non, je ne pense pas. Je crois que c'était déraisonnable, déraisonnable que je sois celui choisi pour être brimé. Mais on n'y peut rien maintenant, c'est juste comme ça que le monde est. »

Ouais, c'est juste comme les choses sont.

« Tu ne ressens pas la même chose pour moi qui tue ces types ? »

« Toi qui nous tues, c'est ordinaire, juste comme c'est ? »

« Ouais, ils étaient spectateurs. Tu peux dire que c'est déraisonnable ou égoïste, et ça l'est peut-être. Mais n'est-ce pas être un témoin, juste regarder se produire parce qu'on ne veut pas s'en mêler ; n'est-ce pas égoïste ? »

« C'est juste ton ressentiment. »

« Non, on ne forme pas de rancunes intentionnellement. À ce stade, déraisonnable, ressentiment, tu dis juste des choses. »

« Même toi tu ne penses qu'à ta propre commodité. »

« Tout a une raison ou une cause pour se produire. Cependant, je n'ai rien fait de mal. Donc, s'il doit y avoir une cause, ça veut dire que c'était toi, Saeki. C'est toi qui as tort. »

« De leur point de vue, tu es le mal, tu sais, en disant que tu vas tous les tuer. Ce que tu dis est tordu. »

« Non, pour moi ils sont le mal, c'est pour ça que je vais les tuer. »

« Quoi ? Même s'ils n'ont rien fait, ils sont le mal ? Ahahaha. »

« Eh bien pas en essence. Tu l'as dit avant, non ? Qu'ils étaient témoins et spectateurs ? Ils ont construit un mur entre nous et ont rejeté mon existence. »

« Qu'est-ce que tu veux dire par essence ? »

Saeki plissa les yeux.

« Tu devrais déjà savoir. »

« Non je ne sais pas ! Tu n'as aucun sens ! »

« Ça n'a pas besoin d'avoir du sens, c'est ma volonté. »

« Tu dis que c'est ta volonté ? »

« Ils ont choisi de détourner le regard et de m'ignorer. C'était leur volonté, ils ont dû se sentir coupables de le faire. Mais ils l'ont quand même fait. Pourquoi ? Parce que c'était leur volonté. »

Les trois filles restèrent toutes silencieuses, le visage de Toa avait une expression compliquée tandis que Nem regardait le sol. Sufilia, elle, se contentait de sourire.

« Et c'est ce que je fais aussi, je les ai jugés comme étant le mal, c'est ma volonté. »

« C'est un peu tiré par les cheveux, tu ne trouves pas ? Tu devrais aussi être conscient que tu as tort. »

Il essaie de me faire douter, pourquoi ?

« Le bien et le mal sont abstraits, surtout dans ce monde. Je crois en mon propre jugement mais, plus important encore, je me suis souvenu de la vraie raison pour laquelle j'ai dit que je vous tuerais tous. »

« La vraie raison ? »

« Bien que ce fût déraisonnable, tout le monde m'a juste ignoré ou brimé. Ils ont construit un mur entre nous parce qu'ils le voulaient. Alors moi aussi, je vais juste faire ce que je veux. »

Saeki sourit et leva son bras droit.

« Je comprends maintenant, c'est la fin. »

Il claqua des doigts.

« Quoi ?… »

Je sentis un tremblement sous mes pieds, les bureaux et les chaises commencèrent à vibrer.

« Saeki, qu'as-tu fait ? »

« C'est trop tard, tu le sais, non ? »

« Masamune, qu'est-ce qui se passe ?! »

« Ça fait peur ! Tout tremble ! »

« Nem, prends ma main ! »

Elle attrapa ma main.

Le tremblement devint plus intense alors que Saeki commençait à grossir.

« Qu'es-tu ? »

« Un sélecteur. »

« Qu'est-ce que ça veut dire ? »

« Ne doute pas de l'abîme ni de toi-même. »

« Quoi ? »

Il dit les mêmes mots que Bell tandis que son visage se déformait.

« Maître ! »

« Masamune ! »

« Seigneur Nito ! »

Elles s'accrochèrent à moi en appelant mon nom.

Mais le tremblement s'arrêta soudainement.

« Hein ? »

Soudain, bureaux, chaises, murs, tout s'éloigna de nous à une vitesse incroyable. L'endroit où nous nous tenions disparut mais nous ne tombâmes pas, au contraire nous restâmes debout sur le sol. Le décor changea tout aussi vite, toutes les scènes de mes souvenirs, l'école primaire, un parc d'attractions, même des souvenirs que je ne voulais pas revoir. Soudain, le sol sembla nous approcher rapidement depuis loin. Les trois s'agrippèrent à moi, effrayées.

« Ça va. »

Tout s'arrêta, créant un nouvel endroit.

« Où sommes-nous ? »

Sufilia demanda en regardant autour d'elle.

« …… le gymnase. »

C'était le gymnase de mon collège, devant nous n'était plus Saeki mais juste une masse de viande.

« Le roi ne travaille pas pour ceux qui doutent de l'abîme. »

Il me fixa en parlant.

« De quoi parles-tu ? »

Tout ce qu'il voulait dire m'échappait complètement.

« Maintenant, choisis. »

Il commença à grossir, un grand bras rouge avec des griffes en sortit alors qu'il grandissait. L'autre bras vint, puis les jambes et enfin un torse.

« Masamune, c'est… »

On dirait que Toa a compris ce que c'était.

Finalement, un cou rouge apparut et une gueule remplie de crocs. Sur son dos, deux ailes géantes apparurent.

« Ouais… c'est un dragon. »

Un géant dragon aux écailles rouges apparut devant nous.

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