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La princesse oubliée

Chapitre 395 : Histoire annexe (Dimitri) (1)

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Chapitre 395

Chapitre 395 : Histoire annexe (Dimitri) (1)

Chapitre 395/395100%~7 min de lecture1 335 mots

se bat depuis qu'il est tout petit. Dès qu'il a su marcher, il a aidé sa mère, qui l'élevait toute seule. Ils vivaient dans un village lointain, aux confins d'Atlantia, dans une petite masure misérable.

Les Atlantiens se méfiaient de ce duo, la mère et le fils, arrivé dans leur village. Au début, ils avaient accueilli la mère enceinte avec pitié et lui avaient offert leur aide, vu sa situation de mère célibataire. Les villageois atlantiens étaient serviables et bons. Mais quand naquit, ils virent ses yeux et ses cheveux noirs, ce qui n'est pas courant chez les Atlantiens. Ils jugèrent le bébé enfant maudit, hérétique.

Depuis, la mère et l'enfant furent rejetés à l'extrême bord du village, près d'une falaise. grandit sous les brimades des autres enfants atlantiens.

Un jour, avait au moins cinq ans, il allait chercher de l'eau à un ruisseau. Il portait un seau qui faisait au moins la moitié de sa taille. En arrivant au ruisseau, il ne vit personne et soupira de soulagement. Il se mit à sa tâche, prit son seau et le plongea dans l'eau courante. Il était si occupé à sa besogne qu'il ne remarqua pas quelqu'un qui se glissait derrière lui. Il fut surpris de sentir qu'on le poussait dans le dos, et il tomba dans le ruisseau.

*SPLOUF*

« Regardez-moi ce que nous avons là », dit une voix de garçon. « L'hérétique est ici. »

*keuf keuf keuf* Le petit cracha un peu d'eau qui lui était entrée par le nez. Ses vêtements étaient trempés. Heureusement, l'eau ne montait qu'à la taille et il n'était pas en danger.

*RICANEMENTS*

Les enfants du village ricanaient de . Il les regarda, la colère dans les yeux.

« Qu'est-ce que tu regardes, hérétique ?! » demanda le garçon qui l'avait poussé.

l'ignora et sortit de l'eau. Il reprit son seau d'eau et choisit de s'éloigner des enfants qui le brimaient.

« Hé, l'hérétique, c'est à toi que je parle ! » cria le garçon.

l'ignora et continua de s'éloigner en portant le seau d'eau. Mais le garçon ne le laissa pas faire. Il courut après et lui tira le bras, ce qui fit tomber le seau d'eau, qui se renversa par terre.

« Ne m'ignore pas ! » cria le garçon. « Tu ne me connais pas ? Je suis le fils du chef du village. Je peux te faire tout ce que je veux ! »

resta silencieux. Il se rappelait ce que sa mère lui avait dit : si les enfants le brimaient, il devait rester silencieux et ne pas riposter. Leur situation dans ce village n'était pas bonne et, à tout le moins, ils devaient se faire discrets pour ne pas être chassés.

« Mon père m'a dit que tu étais un enfant maudit. Que tes yeux et tes cheveux noirs en sont la preuve », dit le garçon. Les autres enfants avec lui ricanaient toujours. « Tu ne devrais pas être ici, hérétique. Les adultes disent que tu ne feras qu'apporter la calamité ici. »

resta silencieux mais serra les poings très fort. On lui avait dit cela bien des fois. Il ne savait pas pourquoi il devrait être méprisé à cause de ses cheveux et de ses yeux noirs. Il avait posé la question à sa mère, mais tout ce qu'elle savait faire, c'était pleurer devant lui quand il l'abordait, alors il ne l'aborda plus, parce qu'il ne voulait pas voir sa mère pleurer.

laissa les enfants dire des mots blessants, en gardant la bouche fermée. Les autres enfants étaient plus grands que lui, ce qui l'intimidait davantage.

« Mon père a dit que c'était la faute de ta mère, qu'elle a couché avec quelqu'un avec qui elle n'aurait pas dû », dit le garçon. « Père a dit que ta mère est punie parce que c'est une traînée. »

« Retire ça. » le murmura, les dents serrées. Il serra le poing bien plus fort, jusqu'à se mettre à saigner.

« Quoi ? Que ta mère est une traînée ? » se moqua le garçon. « Mais ce n'est pas vrai, peut-être ? Si elle n'avait pas couché avec quelqu'un avec qui elle n'aurait pas dû, elle ne t'aurait pas eu, toi qui es un hérétique, un enfant maudit. »

« Je te dis de retirer ça ! » cria .

« Traînée, traînée… ta mère est une traînée… » se mirent à chantonner les enfants.

Le visage de s'empourpra de colère. Il n'en supporta pas davantage et se jeta sur le garçon devant lui. Il commença à lui asséner des coups de poing au visage, à ce garçon plus grand que lui.

« NE… PARLE… PAS DE COMME ÇA !!! » dit en frappant le garçon au visage.

Le garçon se mit à saigner. Les autres enfants essayèrent d'arracher à lui.

« Hé, lâche-le ! »

« Il est trop fort ! »

« Enlevez-le vite. Il saigne. »

Les enfants qui essayaient de décoller du garçon étaient soit projetés au loin par ses coudes, soit encore en train de tenter de l'arrêter en lui attrapant les bras. Ces enfants étaient plus grands que , cinq ans, et n'arrivaient pourtant pas à venir à bout de sa force.

« ! » On entendit la voix de la mère de . s'arrêta en entendant sa mère l'appeler.

« Mère ? » regarda sa mère, saisie d'effroi.

« Viens, décolle-toi de lui, vite. » Sa mère l'arracha au garçon qui saignait.

Les autres enfants aidèrent le garçon en sang à se relever.

« Le chef du village saura ce qui est arrivé à son fils », dit un garçon, et il ramena le garçon en sang en direction du village.

« Que s'est-il passé, ? » demanda sa mère. « Tu as mis longtemps à aller chercher de l'eau et, quand je suis venue te chercher, tu te bats avec le fils du chef du village. Ne t'avais-je pas dit de rester silencieux, quoi qu'ils te disent ? » Elle essuyait la poussière du visage de .

« C'est ce que j'ai fait, Mère, mais… » laissa sa phrase en suspens.

« Mais quoi ? » demanda sa mère.

« … mais ils disent de mauvaises choses sur toi », dit , le visage maussade. « Ce qu'ils racontent sur moi, ça m'est égal, mais je ne les laisserai pas dire du mal de toi. »

« Oh, . » Sa mère serra son petit corps contre elle. « Je t'aime, mon petit garçon, mais tu n'as pas à faire ça pour moi. Je suis ta mère, c'est moi qui devrais te protéger. Promets-moi que cela n'arrivera plus, d'accord ? Promets-le-moi. » hésita un peu au début, puis hocha sa petite tête.

« Je le promets », dit .

« Oh, mon petit garçon. » Sa mère le serra plus fort encore. « Je fais tout cela pour que nous puissions vivre en paix ici. »

se mit à verser des larmes en sentant la chaleur de sa mère. Les mots des enfants le blessaient encore, et il détestait les cheveux et les yeux noirs qu'il avait. C'est à cause de lui que sa mère avait la vie dure.

« Pourquoi ne suis-je pas né avec des traits normaux, Mère ? » demanda . « Pourquoi ai-je cette apparence ? Qui est mon père ? »

« Ton père… c'est quelqu'un d'un rang élevé », dit sa mère.

« Si c'est quelqu'un d'un rang élevé, alors pourquoi nous a-t-il laissés ici ? » demanda .

« Je te le dirai quand le moment viendra, mon petit garçon », dit sa mère, des larmes tombant de ses yeux. « Quand tu seras grand, je te parlerai de ton père, d'accord ? Alors chut, maintenant. »

La mère et le fils rentrèrent chez eux main dans la main.

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