« La première fois que j'ai posé les yeux sur toi, j'ai su avec certitude que tu es celle qui me convient. » Gladiolus prit ma main et la plaqua sur sa joue. « Je suis tombé amoureux de toi au premier regard. J'ai alors compris pourquoi Sati n'était pas faite pour moi, c'était parce que c'est toi qui l'es. »
Je crois que ses sentiments pour moi sont sincères, mais ce qui me dégoûte, ce sont ses illusions. Pourquoi penserait-il que nous sommes faits l'un pour l'autre ? Sa mère lui a-t-elle insufflé de telles pensées ?
« Tu es à moi, et à moi seul. » dit Gladiolus, les yeux emplis de désir. Cela me donna la chair de poule.
Puis je sentis sa main m'attirer violemment vers lui, ce qui me prit au dépourvu. Ses lèvres scellèrent les miennes dans un baiser.
« Hmm... non... mhmm. » J'essayai de le repousser de toutes mes forces, mais ma force n'est rien comparée à la sienne.
Les bras de Gladiolus m'enlacèrent et je ne peux m'en libérer. Mes lèvres sont à sa merci et je ne peux faire autre chose que me débattre dans son étreinte.
« Haah... haah... » Je repris mon souffle quand Gladiolus relâcha mes lèvres. Ses lèvres traçèrent un chemin vers mon cou. « S'il te plaît, non... *sanglots*... Le... Leon. » J'appelai sans le vouloir le nom de Regaleon.
Les assauts de Gladiolus s'arrêtèrent net. Mes larmes coulaient et un sanglot s'échappait de mes lèvres. Quand je le regardai, son visage était plein d'une rage qui me glaça sur place.
« Tu. Es. À. Moi... » chuchota Gladiolus dans sa colère. Il m'emporta brusquement et me prit au dépourvu.
« Non... lâche-moi... » J'essayai de le frapper et de le donner des coups de pied, mais en vain.
Gladiolus m'emmena dans une autre pièce et referma la porte derrière lui. Il me jeta sur le lit avec force.
« Qu... que fais-tu ? » La peur s'empara de tout mon corps.
« Je te prendrai ici et maintenant. » Le visage de Gladiolus était sombre, contrairement à celui qui exprimait son amour pour moi il y a à peine un instant. « Tu es à moi et personne ne t'aura autre que moi. »
Gladiolus commença à retirer ses vêtements. Je saisis l'occasion pour m'enfuir, mais il m'attrapa en un instant.
« Où crois-tu aller ? » Les yeux de Gladiolus étaient sombres. Il maintint mes mains au-dessus de ma tête avec force et déchira ma robe lentement.
« N... non... » Je fus paralysée par la peur et ne pus plus penser clairement. Gladiolus commença à m'embrasser du cou à la poitrine.
Alors je me souvins du cristal magique que j'avais placé dans la poche secrète de ma robe. Ma robe venait d'être déchirée en lambeaux par Gladiolus. Ma poitrine était maintenant exposée à ses yeux.
« Tu es si belle. » dit Gladiolus en me regardant avec lubricité. « Je me demande quel goût tu as. »
Les baisers de Gladiolus descendirent de ma poitrine à mes seins. J'endurai ce dégoût en espérant pouvoir retrouver où était passé le cristal magique.
Mes yeux allaient de gauche à droite tout en supportant les attouchements de Gladiolus sur mon corps, quand j'aperçus le petit cristal juste en haut à ma gauche. Il a dû y voler pendant que Gladiolus déchirait ma robe.
Mes mains étaient toujours fermement tenues par celle de Gladiolus alors que ses lèvres abusaient de mon corps. Je fis de mon mieux pour libérer au moins une main tout en résistant ouvertement aux abus de Gladiolus sur mon corps.
« Non... s'il te plaît... » sanglotai-je. J'étais dégoûtée par ce qu'il me faisait, mais je devais encore faire semblant d'être à sa merci.
« Tu es à moi, et à moi seul. » dit Gladiolus.
Je parvins à dégager ma main. Je renversai tout mon corps et tentai d'attraper le cristal au-dessus de ma tête, mais Gladiolus me tira en arrière.
« Quel petit chat fougueux, j'aime ça. » Gladiolus me plaqua au sol et couvrit mon dos de baisers. Ma peau se hérissait sous ses gestes et le dégoût m'inondait.
Je regardai le petit cristal qui était à portée de main. Heureusement, Gladiolus était préoccupé à abuser de mon corps et ne vit pas le cristal. J'étendis les bras et le cristal était si proche.
'Juste un peu plus.' me dis-je.
J'entendis alors Gladiolus ouvrir la braguette de son pantalon, ce qui me mit encore plus en alerte. De toutes mes forces, je le frappai et réussi à saisir le cristal.
Avec le cristal en main, je canalisai la faible magie qu'il contenait.
*BANG*
Une forte explosion retentit. Gladiolus fut projeté en arrière et heurta le mur violemment. Je regardai autour de moi et il y avait un champ de force à la lueur tamisée autour de moi.
« *Tousse tousse*... q... quoi... » Gladiolus’ouvrit les yeux. La pièce était en désordre après l'explosion. Un filet de sang coulait de son front.
Des pas se firent entendre depuis l'extérieur et peu de temps après, un groupe de personnes entra.
« Votre Altesse, qu'est-ce qui s'est passé ?! » Les serviteurs masculins qui étaient dehors furent les premiers à arriver. Ils virent Gladiolus, clairement blessé, assis par terre et coururent pour l'aider.
« Princesse ! » William était là en un instant et courut vers moi. Il traversa le champ de force sans difficulté. « Qu'est-ce qui t'est arrivé ?! » Il bouillonnait de colère.
William retira son manteau et se hâta de couvrir mon corps exposé. Il regarda Gladiolus et je le vis saisir la garde de son épée. Je saisis précipitamment sa main et secouai la tête pour lui dire de ne rien faire pour l'instant. Nos plans seraient en danger si quelque chose de grave arrivait maintenant.
Les servantes qui me virent dans cet état tentèrent de s'approcher de moi, mais furent électrocutées au contact du champ de force autour de moi. Cela signifie que seules les personnes en qui j'ai confiance peuvent entrer en contact avec le champ de force que j'ai créé.
« A... Alicia... qu... qu'ai-je fait ? » Gladiolus était toujours assis par terre, comme s'il n'était pas en possession de ses moyens. Son front ruisselait de sang.
William tremblait de fureur. Il n'avait pas lâché la garde de son épée de tout le temps et je serrai sa main plus fortement, qui tremblait aussi. Son regard sur Gladiolus était plein d'intentions meurtrières.
« Qu'est-ce qui se passe ? » Une voix aiguë résonna dans la pièce.