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La princesse oubliée

Chapitre 118

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Chapitre 118

Chapitre 118

Chapitre 118/24149%~7 min de lecture1 213 mots

(Le point de vue de Regaleon)

J'étais dans le bureau situé dans une cour temporaire qui m'avait été assignée pour mon séjour ici, à l'intérieur du palais.

J'étais assis derrière un bureau surmonté d'une pile de paperasse. Je poussai un soupir d'ennui.

« Comme j'aimerais être avec ma belle Lili, à lui faire des cochonneries. » pensai-je.

Puis je me souvins de la nuit de notre fête de fiançailles. Le souvenir de ma belle fiancée sous moi. Sa chaleur irradiait tout son corps. Le baiser intense que nous avions partagé et les choses intimes que nous avions faites étaient d'une clarté absolue dans mon esprit.

Sans m'en rendre compte, un sourire étira mes lèvres tandis que je me remémorais ces cochonneries avec ma belle Lili.

« Hem. » Dimitri toussa. J'avais totalement oublié qu'il était avec moi dans la pièce.

« Votre Altesse, il vaudrait mieux finir votre travail vite pour que vous puissiez passer le reste de votre journée avec la princesse Alicia. » dit Dimitri respectueusement.

« Pourquoi dois-je faire ça, alors que je suis hors du pays ? Mon père ne peut-il pas confier cette paperasse à l'un de ses autres fils ? » grognai-je.

« Votre Altesse, c'est le travail du "prince héritier", qui est vous. Vous ne pouvez pas simplement prendre le titre et le pouvoir de prince héritier officiel sans faire le travail officiel qui va avec. » dit Dimitri comme s'il me gronderait.

« Hah, je sais, je sais. » dis-je en soupirant. « Pas la peine de me faire la leçon comme si tu étais ma mère, Dimitri. »

Dimitri eut un visage grave après que j'eus mentionné ma mère.

« Tu sais que j'ai promis à ta mère que je te protégerais toujours, Leon. » dit Dimitri d'un air sérieux.

Dimitri avait six ans de plus que moi. C'était comme un grand frère pour moi, sans compter qu'il était aussi un Atlantien.

Dimitri était un orphelin vivant dans les rues de Grandcrest. Être Atlantien était un problème en soi, personne n'était disposé à l'aider. Un jour, ma mère, qui était enceinte de moi, le vit se faire harceler dans la rue par des gamins plus grands que lui, c'était encore un gamin. À ce moment-là, il manifesta des capacités magiques pas encore pleinement développées et effraya les autres gamins.

De peur que ces gamins n'appellent des adultes pour punir Dimitri, ma mère le sauva, le prit sous son aile et s'occupa de lui. Et ainsi, Dimitri lui fut éternellement reconnaissant, promettant de toujours rester à mes côtés pour m'aider et me protéger.

« Je sais que tu aimes aussi ma mère comme si elle était la tienne. Je t'ai toujours vu comme un grand frère, Dimitri. Je suis heureux que quelqu'un en qui je peux avoir confiance soit toujours là, à mes côtés. » lui dis-je.

« Merci, Leon. » Dimitri me fit un sourire rare et chaleureux.

« Si tu souriais souvent comme ça, tu n'aurais aucun mal à trouver une femme. C'est sûr que les filles fondraient pour toi sur-le-champ, hahaha. » plaisantai-je.

« Arrête de te moquer. Je n'ai pas l'intention de me marier avant que tu ne sois sur le trône. » Dimitri me lança un regard réprobateur.

« D'accord, d'accord. » levai les mains en signe de reddition. « J'espère aussi que tu trouveras la bonne femme dont tu tomberas amoureux. Tu es toujours sérieux dans ton travail. Moi aussi, je veux te voir heureux. »

Dimitri hocha simplement la tête en guise de réponse. Et je repris la paperasse juste devant moi.

J'en avais fait au moins la moitié quand un pigeon voyageur entra par la fenêtre. Le pigeon se posa sur l'épaule de Dimitri.

Dimitri détacha alors le cylindre attaché à la patte du pigeon. Il l'ouvrit et en tira un morceau de papier. Il le déroula délicatement et en lut le contenu en silence.

« Votre Altesse, ce message semble urgent. » Dimitri me tendit le morceau de papier.

Je pris le papier et le lus en silence. Le contenu me mit dans une colère noire.

« Comment ose-t-elle ?! » Je froissai le papier dans ma main, fou de rage. « Dimitri, direction la cour d'Alicia, tout de suite. »

Dimitri s'inclina en signe d'accord. Je me levai vivement et m'élançai hors de la pièce.

─────

Dimitri et moi nous ruâmes vers la cour d'Alicia. Juste au moment où nous franchîmes la porte, je vis la servante personnelle d'Alicia, Tricia.

« V-Votre Altesse. » Tricia fut surprise par ma visite. « Salutations, Votre Altesse. Je pensais que vous ne reviendriez que plus tard ce soir. Nous ne sommes pas prêts pour votre visite impromptue. » Elle s'inclina.

« Relevez-vous. » dis-je. « Pas besoin de formalités. Je veux juste voir Alicia. Est-elle dans sa petite bibliothèque en ce moment ? »

Je connaissais Alicia depuis deux ans. Dans ses moments de loisir, elle aime lire des livres. Elle dit que c'est pour élargir ses connaissances. C'est pourquoi je lui ai offert beaucoup de livres sur divers sujets depuis lors, ce qui a fini par former une petite bibliothèque.

« La princesse... Votre Altesse, la princesse n'est pas là pour le moment. » répondit Tricia.

À cet instant, mon cœur se serra. C'était comme si mon intuition me disait qu'il allait se passer quelque chose de grave.

« Je n'aime pas ce sentiment. » pensai-je.

« La princesse a-t-elle dit où elle allait ? » demanda Dimitri à Tricia.

« La princesse voulait voir les festivités dans le centre-ville de la capitale. Sire William l'accompagnait. Je suis sûre qu'elle sera de retour avant la tombée de la nuit. » répondit Tricia.

Mon cœur fit un bond dans ma poitrine, sachant qu'Alicia était hors du palais à cet instant. Je me retournai vivement et m'éloignai, Dimitri me suivant derrière.

Quand plus personne n'était aux alentours, je donnai mes ordres à Dimitri. « Rassemble les gardes de l'ombre. Retrouve-la le plus vite possible. » dis-je froidement.

« Compris. » dit Dimitri et il disparut derrière moi.

Je levai les yeux vers le ciel bleu au-dessus. De sombres nuages commençaient à se former. Il semblait qu'il allait pleuvoir ce soir.

« Lili, sois prudente, je t'en prie. » murmurai-je. « Tempest ! » appelai-je mon familier.

D'un arbre, une immense ombre s'envola dans le ciel. Elle stationna juste au-dessus de moi, ses ailes déployées.

J'étendis mon bras droit et Tempest s'y posa.

« Que puis-je pour vous, jeune maître ? » demanda Tempest.

« Aide-moi à chercher Lili. » lui dis-je. « Elle est dans le centre-ville de la capitale. Ma fiancée est en danger. »

« Je comprends. » dit Tempest. « J'irai la chercher. »

« Quand tu la trouveras, tu sais quoi faire. » dis-je.

« Oui. » répondit Tempest. Il déploya de nouveau ses ailes et s'envola.

« Cette garce de reine ! » Je bouillonnais de colère. « Tu oses faire du mal à ma fiancée. Je te ferai voir les conséquences de tes actes. »

Je sifflai et pas longtemps après, Midnight arriva au galop vers moi.

« Bon garçon. » Je caressai sa crinière. Je saisis vite les rênes et m'élançai sur le dos de Midnight. « Allons retrouver Lili. Hiyah. »

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