Le temps revient de plusieurs jours en arrière, au moment où Kurono fait ses retrouvailles avec Sariel. Les Croisés étaient partis pour occuper les villages.
Le cœur de l'armée était l'armée privée de l'Église ou d'une noblesse, partie du pays d'origine.
Daidalos, déjà occupé, avait tenté au moment de l'occupation d'expliquer habilement la situation aux chefs des autres villages.
Et les Croisés y stationnaient des troupes, ils pourraient ainsi obtenir les villages tant sur le plan nominal que sur le plan réel. Si les restes de l'armée défaite ne déclenchent pas de rébellion, alors le sang ne coulera pas.
Mais tout ne fonctionne pas si facilement dans la vraie vie. Les Croisés, composés de multiples desseins individuels, agirent exactement comme Kurono l'avait pressenti.
Vol, destruction, meurtre, les Croisés commirent des actes cruels au nom du châtiment divin et continuèrent de le faire sans la moindre once de remords ni d'hésitation.
Désormais, de nombreux villages du territoire de Daidalos seront massacrés, pillés et, au final, détruits. Et le village qui marcha sur ce cruel chemin du destin aux côtés de ces villages fut le village d'Irz, que Kurono aimait.
Avec le coucher du soleil sur la chaîne de Gallahad, l'armée de gens vêtus de blanc commence sa marche.
Portant une croix autour du cou, revêtus de hauberges sous leurs longues surotes blanches, brandissant épées larges et lances en main, tel est l'équipement de l'infanterie des Croisés.
Ils formèrent une ligne et marchèrent, celui qui les mène est un jeune prêtre assis sur un cheval noir remarquable nommé Kievan.
Son apparence, peau blanche, cheveux blonds et yeux bleus, est très courante dans la République de Syncrea.
Comme c'est un magicien blanc, sa robe est ornée de divers objets magiques et son allure ressort.
« Il fait considérablement sombre. »
Courant parallèlement au cheval de Kievan, son aide Corvus parle.
« Quoi ? Tu as peur de marcher la nuit ? »
« Non, la grande route est bien entretenue, je doute qu'il y ait des problèmes. »
« Ouais, c'est bien fichu même s'ils sont des races démoniaques. »
Dans les paroles de Kievan, il y a manifestement du mépris.
Il y a de nombreux pays sur le continent de Pandora et ils appellent sans exception les humains ainsi que les autres races collectivement « gens/personne ».
Mais cependant, dans la République de Syncrea, il est courant que toutes les races soient désignées différemment, et les croyants de la croix discriminent les autres avec leur idéal de « l'humain a la suprématie ».
Il était naturel pour Kievan, un fondamentaliste de la Religion de la Croix, d'avoir de l'hostilité et de la mauvaise intention envers tous ceux qui vivent sur le continent de Pandora.
« Selon le plan, nous atteindrons le village d'Irz bientôt. »
« Pas la peine de se presser, rien que pour prendre le contrôle d'un petit village de campagne, nous avons tout le temps d'une nuit entière. »
La mission donnée à la force de Kievan était de prendre le contrôle du village d'Irz, mais ce n'était pas quelque chose d'assez important pour devoir être fait vite.
Car, cette mission des Croisés avançant le long de la route du nord-ouest pour prendre le contrôle de divers autres villages n'était pas un travail pour être remarqué, ni les résultats n'étaient importants. Sur ce, Kievan dit « Laissez-moi faire ! » et c'est ainsi que cette mission fut établie de force.
Un prêtre normal ne se chargerait pas d'un travail aussi inutile, mais Kievan, qui avait atteint la position de prêtre jeune, le soi-disant « élite », ne pouvait pas rester patient et attendre une opportunité de montrer ses faits d'armes.
En résumé, il était avide de bonnes actions.
La situation actuelle des Croisés était de possider tout le vaste territoire de Daidalos. Quand il pensa que les soldats et les clercs allaient lui chiper toutes les bonnes occasions de mérites, il ne put s'empêcher de paniquer.
« Avec ça, je peux maintenant me tenir aux côtés des prêtres avec un mérite. Si j'obtiens un mérite bien plus grand, le Cardinal Mercedes se souviendra aussi de moi, non ?
— Oui.
— D'ici la fin de cette expédition, je serais au minimum promu Grand Prêtre. Naturellement, j'accorderais à toi, mon bras droit, une position appropriée aussi… En plus, après ça, selon mes mérites, le siège d'Archevêque, non, de Cardinal ne sera plus un rêve non plus. Cette mission deviendra une grande marche vers mon grand objectif— »
Kievan affiche un sourire audacieux. Au même moment, devant la grande route, les faibles lumières du village d'Irz étaient présentes.
17e jour du mois de Shinyou, tard dans la nuit.
« Uue, est-ce que j'ai trop bu ? » (incompétent)
Les membres d'Irz Blader, comme d'habitude, ne lui adressent pas un mot par sympathie.
« Nyarko-san te regarde, Nino. » (Aten)
« Ne mens pas Aten, aujourd'hui c'est son jour de repos donc elle n'est pas venue à la Guilde aujourd'hui » (incompétent)
« Pourquoi tu sais ça, toi ? » (Aten)
« C'est parce que je l'ai entendu la dernière fois qu'on a parlé ! » (incompétent)
« Ah, ce moment où tu as essayé de l'inviter en rendez-vous, mais à la fin, tu as eu peur et tu n'as pas pu le demander — » (Aten)
« NE ME LE RAPPELLE PAS ! » (VRAIMENT VRAIMENT grand incompétent)
« Bah c'est bien, on s'inquiétait que Nino ait changé pour la classe rumurée de "STALKER". » (Aten)
« C'est quoi, un stalker ? » (Incompétent stalker)
« Apparemment, c'est utilisé pour les mecs flippants qui traquent une fille sans se faire remarquer et l'observent jour et nuit » (Harry)
« C'est ni une classe ni un métier » (incompétent flippant stalker)
« Ils disent même que ces flippants fouillent même dans les poubelles de la fille. C'est vraiment flippant ah c'est effrayant ~~ » (Harry)
« Eeh, c'est vraiment flippant et malade » (Aten)
Aten et Harry regardent Nino avec des yeux inquiets.
« Ne me regardez pas avec ces yeux ! Je ne l'ai pas encore fait ! » (……..[Je n'ai pas de mots pour nommer ce « personne ? »])
« Quoi "pas encore" !? » (Aten)
« AH non, tout à l'heure, ça vient de sortir de ma bouche, c'est ça, euh — » (:|)
Aten et Harry s'éloignent de Nino, même le toujours froid Claydor quitte son siège.
« Si tu fais des actes pervers envers la réceptionniste de la guilde, le groupe sera aussi dissous. » (Aten)
« Pire cas, on sera bannis de la guilde et on devra prendre une responsabilité collective » (Harry)
« Ça posera problème » (Aten)
« Vous faites chier, vous vous inquiétez de quoi !! Je ferai pas un truc comme ça !! » (:| :|) [ET : est-ce qu'il tiendra sa déclaration oui ou non, découvrez-en plus en scrollant.]
Nino frappe la table d'un *bam* et se lève en colère.
« Calme-toi Nino, ce sera mauvais si on se fait voir par Nyarko-san » (Harry)
« Je te dis que Nyarko n'est pas là ! » (:|:|:|:|)
« Y a quelque chose qui me concerne ? » (Nyarko) {ET : désolé pour toutes mes notes, mais O.O. cette espèce je sais pas quoi a été condamnée}
Au moment où la voix entra dans les oreilles de Nino, sa queue et ses oreilles se dressent sur le coup.
C'était la réaction quand un werecat est Surpris !!
« Po, pourquoi, tu es là ? » (:|)
« "Pourquoi" dis-tu, c'est parce que c'est mon travail. » (Nyarko)
« Je sais bien ça ! » Nino ne put le dire.
« Ah, maintenant que j'y pense, ma sœur a dit d'échanger son service avec Nyarko-san car elle était malade. » (Harry)
« Harry ! Dis-moi ce genre de truc en premier ! » (retournons à l'incompétent trou du cul)
« Dites à senpai de se rétablir vite ~ » (Nyarko)
« Oui, je lui dirai » (Harry)
« Bon, Nino-san » (Nyarko)
« O,Oui !? Qu'est-ce qu'il y a ! » (Nino)
Aten fixe silencieusement Nino qui a l'air vraiment pitoyable avec sa voix tremblante.
« C'est bien de faire du bruit à la fin d'une quête, mais essayez de vous retenir d'être trop excités au point de dégainer une épée. » (Nyarko)
« Ha,Hahi …… » (………………)
En voyant Nino abattu et baissant queue et oreilles, même les membres décidèrent de le remonter.
« Bah, Nyarko-san on a tous les deux trop bu, c'est pas la faute de Nino, tu peux pas lui pardonner ? » (Harry)
« Ah, désolée, je suis allée avec le flot et — »
Arrangeant tant bien que mal la situation, Nyarko partit vers le comptoir.
Mais le moral de Nino chutait jusqu'à la mort, ayant montré son côté pas cool à Nyarko. [ET : était-il seulement cool au départ !?]
« C'est fini. Rentrons pour aujourd'hui. » (…………….)
Nino parle après avoir vidé une coupe d'alcool.
Son humeur et sa mine ne sont pas belles.
« Nn, bah, Ne t'en fais pas trop » (Harry)
« C'est bon, tu l'auras oublié demain, non ? » (Aten)
Nino quitte son siège en titubant.
« Je te raccompagne ? » (Claydor)
En contraste avec Nino, Claydor se lève fermement et stablement.
« Ouais, désolé pour tous les ennuis. » (Nino [J'ai eu pitié de lui.])
« Ne t'en fais pas. » (Claydor)
Tous deux laissent beaucoup de pièces d'argent sur la table et quittent la guilde.
« Fuu~, le vent de la nuit fait du bien. »
En disant de tels mots, Nino et Claydor marchent.
Ce n'est pas inhabituel qu'ils rentrent ensemble à la maison, c'est normal dans leur vie quotidienne.
C'était censé être comme ça, mais Claydor remarque quelque chose de différent de d'habitude en premier.
« C'est pas un peu bruyant ? »
« An ? »
Maintenant qu'il le dit, il y a définitivement des voix de gens.
Une fois qu'ils savent qu'il se passe quelque chose, ils en trouvent facilement la source. Par curiosité, ils marchèrent tous deux vers la source des bruits.
C'était la porte du village où ils venaient juste de terminer la quête.
« Qu'est-ce qui s'est passé ici ? Un monstre est venu ? » (Nino)
Aux abords de la porte, le corps de vigilance courait avec une torche à la main.
Nino comprend qu'il se passe quelque chose de grave ici, perd son ivresse et regarde vers le village avec le même sérieux qu'il montre dans les donjons.
Claydor, qui ressent la même chose que Nino, aperçoit la silhouette de son père parmi les vigiles et l'appelle.
« Pops, qu'est-ce qui s'est passé ici ? » (Claydore)
« Oo, Claydor et Nino sont là aussi. » (le père de Claydor)
« Oncles, c'est dangereux par ici » (Nino)
S'ils avaient été des gamins, on les aurait renvoyés chez eux dans cette situation, mais là, ils sont tous les deux de vrais adultes qui contribuent à la paix du village.
Grint, en tant que chef du corps de vigilance, en tant que père, regarde son fils et son meilleur ami, et leur raconte la situation actuelle sans aucune tromperie.
« Une armée inconnue approche du village par la route du nord-ouest. » (Grint)
« Quoi !? » (….)
« Ce sont des bandits ? » (Claydor)
« On ne sait toujours pas, on a envoyé des coureurs rapides en éclaireurs mais ils ne sont pas encore revenus. » (Grint)
Un frisson parcourt leur échine à tous les deux.
Même s'ils sont aventuriers de rang 2, ils ont dépassé le stade de débutants et leur instinct pour flairer le danger ne peut pas être comparé à une personne normale.
« J'irai prévenir Harry et Aten. Claydor, toi tu surveilles ici avec l'oncle et tu gardes la porte. »
« Compris. »
« Je te le demande Nino, y a pas le temps de passer par la guilde pour une requête maintenant, alors fais appel à un maximum d'aventuriers pour qu'ils coopèrent dans ce cas d'urgence. » (Grint)
« Laisse-moi faire ! » (NINO !)
Nino, comme une bourrasque, court sur la route qu'il marchait tranquillement tout à l'heure.
« Merde ! Je sens que que du mauvais va arriver putain !! » (Nino)