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Kuro no Maou

Chapitre 481

Kuro no MaouKuro no Maou
Chapitre 481

Chapitre 481

Chapitre 481/53790%~16 min de lecture3 183 mots

« Permettez-moi de me présenter à nouveau, je m'appelle Kuroe. À cette occasion, j'occupe le rôle de Prêtre de la 202e colonie. Je suis officiellement le successeur temporaire du Prêtre Nicolay, je m'engage à faire de mon mieux pour accomplir les Saintes fonctions ? Merci à tous. »

Notre présentation a débuté en grande pompe, devant le grand nombre de personnes rassemblées à l'église.

C'est ça, en fait je me planque dans ce village en faisant le prêtre alors qu'en réalité j'ai zigouillé pas mal de soldats des Croisés, j'ai couché avec la Septième Apôtre Sariel, et j'ai même la Protection du Roi Démon.

Pourtant, je n'ai pas le choix. Pour être honnête, je n'ai pas réussi à trouver une meilleure idée.

Je fais maintenant semblant d'être un prêtre vêtu d'une robe immaculée. Il semblerait que le prêtre Nikolay, mort lors du raid, était une personne âgée et de grande carrure, et par chance, il portait une taille qui me va parfaitement.

Je porte ces « Yeux colorants » qui changent la couleur de mes yeux et me donnent un air plus intellectuel, j'espère. S'il vous plaît, ne m'appelez pas intellectuel yakuza.

En plus, je n'arrive pas à me calmer. Je peux détendre mon corps plus que quand j'utilise mon équipement maudit, mais je dois m'habituer à l'Église de la Croix que symbolise cette robe blanche.

En camouflant ce mauvais pressentiment, j'ai réussi à terminer sans hésiter le discours de bienvenue que j'avais préparé frénétiquement. Moi-même j'ai remarqué que j'étais nerveux en m'exprimant. Ce serait dur d'afficher un sourire calme sur mon visage, son teint le rend physiquement impossible.

Et maintenant, la réaction des villageois…

« Ah, cette personne était le Prêtre… »

« Alors, avez-vous fait passer le jugement de Dieu à ces violents Croisés ? »

« Prêtre Kuroe, merci. »

« On compte sur vous, Prêtre Kuroe ! »

Ils ont essayé de salir le nom de Dieu. Il semblerait que mon massacre de ces soldats Croisés ait apporté des bénéfices, car les villageois paraissent soulagés et satisfaits.

De plus, je suis presque sûr que Randolph a déjà préparé le terrain à l'avance.

« Voici… »

« Je m'appelle Yuuri. Je me dévoue comme sœur aux côtés de mon frère. »

« Comme vous pouvez le voir, Yuuri a perdu ses membres et est handicapée, mais elle n'a jamais perdu la foi en Dieu. Elle accomplira assurément ses devoirs de sœur. »

Elle va toucher le cœur de ceux qui n'ont pas la foi en Dieu. Avec le beau visage de Sariel et sa condition pitoyable, l'atmosphère est devenue émouvante, très facilement.

« Passons aux choses sérieuses, je pense qu'on devrait tenir une cérémonie pour les victimes de ce raid. Randolph, êtes-vous d'accord ? »

« Oui, les préparatifs pour les crémations ont déjà commencé. »

Ça avait déjà été décidé depuis le début.

Afin de me présenter davantage comme prêtre et d'augmenter ma crédibilité, je vais commencer ma première tâche le plus vite possible.

Mais ce n'est pas seulement pour ça, il faut tenir les funérailles des villageois tués et enterrer les soldats Croisés. Mieux vaut se débarrasser des corps vite, car ça pourrait devenir une cause de monstres, de morts-vivants ou de peste.

Et donc, on a précipité les préparatifs en périphérie du village et on a tout porté au cimetière.

Même si c'est un cimetière, ce que je vois devant moi, c'est le Jardin des Fées, rien qu'un champ de neige. Et au milieu, étaient alignés un grand nombre de restes couverts de tissu, avec le bois pour la crémation tout autour et des croix en bois à la place de pierres tombales pour leurs tombes.

Dans ce cimetière bientôt nouveau où se rassemblent de nombreux villageois tristes, débute ma première tâche en tant que Prêtre Kuroe.

« Ô notre Père qui es aux cieux… »

Dieu n'a jamais reçu de prière plus sincère dans l'histoire.

Ce truc que disaient presque tous ces Croisés détestables, une prière à Dieu. Ils l'avaient hurlée juste avant de me tuer précédemment, en demandant le salut.

J'étais en train de dire ces répliques qui me sont les plus étrangères.

« Que Dieu vous donne sa Bénédiction ! »

Cependant, il n'y a pas eu de foudre qui m'est tombée sur la tête ni de courroux venu du Dieu Blanc depuis cet hiver ciel dégagé,

Rien ne va se passer, après tout, tout ça n'est que paroles.

« Ah… La Bénédiction de Dieu… »

« Que Dieu nous bénisse !! »

Cependant, du moins pour les Sinclair, ces mots ont un effet magique qui peut causer des miracles, donc je vois leur utilité. Tu dis ces mots et il y a un vrai sens.

C'est ça, quand leur famille et leurs proches mouraient, leur amoureux, leurs amis, leurs connaissances, et leurs voisins, personne ne disait aucune de ces répliques quand ils devaient se séparer pour toujours.

Ils pleurent en priant ces mots pour leur Dieu.

« … »

J'ai réussi à avaler de justesse un soupir qui allait m'échapper.

Je dois me calmer et me taire, c'est juste mon boulot, je dois me concentrer sur mon jeu d'acteur.

Les vrais préparatifs étaient déjà gérés entièrement par le Maire Randolph lui-même, je n'ai qu'à faire semblant de prier et lire la Bible dans mes mains telle quelle, un travail très simple.

« Évangile de Lévi, Chapitre 5, verset quatre. Page 1 jusqu'à la 12e ligne. »

« Nous sommes tous tristes. Cependant, l'amour de Dieu nous consolera sûrement… »

En plus, Sariel ne m'écoute que moi et m'indique ce que je dois lire. C'est un soutien parfait.

Même si le sens de tout ce qui est écrit là est du pur charabia, je vais lire solennellement à haute voix cette citation de l'alphabet de cet autre monde avec tout ce que j'ai.

J'ai une famille qui sanglote devant moi, et les autres portaient tous des expressions de chagrin. Je ne peux même pas dire s'ils ont entendu que j'allais lire la Bible à haute voix, mais même ainsi, Sariel a dit que je devais considérer ça comme la musique d'ambiance requise pour les funérailles de l'Église de la Croix, alors j'ai commencé à lire.

Malgré tout, les funérailles se sont déroulées sans accroc.

« Cette âme pure sera certainement menée au paradis d'Éden au ciel, puissiez-vous atteindre notre Dieu… »

J'ai dit ces répliques et le grand nombre de villageois s'est amassé, et les restes de l'Armée Croisée de 27 hommes que j'ai tués moi-même étaient portés dans le feu.

Il semblerait que pour l'Église de la Croix, l'inhumation soit l'idéal, mais si l'église ne prend pas la responsabilité de l'après, le risque qu'ils deviennent des morts-vivants s'y ajoute. Par conséquent, la crémation est choisie dans ces situations. Ce n'est pas comme si la crémation était interdite dans la doctrine de l'Église de la Croix, donc tant que les funérailles sont tenues, il n'y a aucun problème.

« Chant sacré, chantez à l'unisson. »

Il semblerait qu'il y ait une coutume de chanter à haute voix avec les flammes qui rugissent. Comme on s'y attend, impossible pour moi d'improviser une chanson, donc c'est là que je laisse faire à Sariel.

J'ai porté Sariel comme une marionnette de ventriloque et j'ai changé de posture alors que le chant a cappella commençait.

De la bouche de Sariel est sortie une voix chantante élégante. C'est un chant à l'unisson, mais personne ne remarque que je ne chante même pas. Les villageois réunis ici ne fixaient que Sariel qui chantait seule, avec une expression comme s'ils voyaient un vrai miracle, et tenaient leurs mains en prière.

Je me demande à quoi ils pensent en entendant ce chant sacré si beau. Peut-être que ses sentiments les aident à éclaircir leur esprit, ou est-ce qu'ils se sentent comme s'ils étaient sauvés par lui ?

Et puis, je me demande ce que ressent Sariel en chantant cette chanson de louange pour Dieu, le même Dieu qui l'a laissée seule et qu'elle a déjà abandonné.

Je ne suis pas télépathe, donc je ne pouvais pas connaître les sentiments de qui que ce soit.

D'autant plus que les seuls sentiments que je peux comprendre sont les miens.

Tout comme eux, j'ai déjà été debout en cet endroit même, pleurant sur les corps en feu de Nyareko, Nino, et les autres, et ceux des villageois d'Ils, jurant vengeance contre l'Église de la Croix pour ce qu'ils avaient fait.

Et maintenant je suis là vêtu en Prêtre de l'Église de la Croix, pleurant avec les gens de Sinclair, simplement pour la forme, mais qu'est-ce qui a bien pu foirer dans ce monde pour que ça arrive comme ça ?

Dans mon entourage, il n'y a pas une seule trace de vérité, comme si j'étais dans un monde où tout est enrobé de mensonges, où chaque recoin est rempli de vide.

Ah, merde. Je me demande ce que je fous en fait… J'ai continué à écouter le chant sacré de Sariel en refoulant ces sentiments d'autodérision au fond de mon cœur.

Après que les funérailles se terminent sans incident, on s'est regroupés à l'église pour un autre faux sermon, un autre passage de la Bible que je dois lire à haute voix, ce genre de cérémonie. Enfin, une allocution du Maire Randolph. Et cette journée de travail est enfin finie.

Comment dire ? C'était une journée super fatigante. Ce serait encore plus facile de combattre des Croisés toute la journée que de faire ça. Faire semblant d'être prêtre me donne une fatigue mentale énorme.

Bref, avec ça, je suis libéré de la pression du premier jour. Je suis allé à la chapelle de l'église et j'ai soufflé, complètement soulagé que ça se soit bien passé. Hein.

Sariel et moi sommes Prêtre et Sœur, donc bien sûr, cette église est notre résidence maintenant. Pas de raison de faire une heure de trajet pour réparer la cabane de Lily.

Si on est les seuls ici, l'église serait une résidence complètement privée et parfaite et ça nous aiderait à nous détendre… mais pour être honnête, il y a une autre personne qui vit avec nous.

« Hé, Kuroe, c'est moi, Reki ! Je compte sur toi ! »

L'une d'elles est une fille qui parle comme une étrangère pour une raison quelconque.

Ses cheveux blonds courts et crépus ressemblant à des oreilles de chien rebondissaient à gauche et à droite avec énergie, elle parlait en affichant une expression radieuse, elle donne une impression d'être extrêmement vive.

Une fille éblouissante aux cheveux rouges ressemblant à une elfe, c'est Reki.

« … Je suis Ursula, enchantée. »

L'autre est une fille qui fait plus adulte.

Une douce lumière remplit ses yeux bleus, bien qu'elle soit une gamine, elle porte une expression mystérieuse. Elle a un teint indigo foncé exotique qui renforce encore son mystère.

Ursula est une elfe noire aux cheveux argentés avec deux queues de cheval.

« Kuroe, merci de m'avoir aidée hier ! »

« Merci. »

Oui, ce sont les filles que j'ai aidées au début.

Elles portent les mêmes habits bleu foncé que je leur avais vus hier. En d'autres termes, j'apprends de Randolph que dans cette église résident les sœurs, celles qui sont apprenties.

Le Prêtre Nikolay les a fait déménager toutes les deux à Pandora. Il semblerait que jusqu'au bout il n'y ait pas eu de tuteur donc ils ont dû amener quelqu'un pour l'orphelinat par nécessité. Pauvres gamines, je me demande si penser comme ça est irrespectueux, dans cette situation. Quoi qu'il en soit, il n'y a pas de doute qu'elles ont dû traverser des moments durs.

« Ne vous en faites pas, j'ai fait ce qu'il fallait. »

En parlant de ça, je n'avais pas vu Ursula dans ce hangar, mais peut-être que Reki la cachait. Je me souviens seulement que, quand Reki s'enfuyait, je me souviens qu'elle était là aussi, formant un duo noir-et-blanc mémorable.

Même si elles ont dû traverser tout ça, elles expriment leur gratitude de cette façon, donc je suis sûr qu'elles sont de bonnes gamines.

J'ai réflexivement aligné mon regard au leur en pliant les genoux, et je leur ai caressé la tête.

« Hé-hé-hé, Kuroe, t'as pas besoin de jouer la comédie devant Reki ! »

« Q-quoi tu racontes ? »

« Attends, je vais protéger le village, si tu me parles comme ça c'est bon ! Tu n'as pas besoin de te retenir, plus jamais ! »

La voix de Reki sonnait embarrassée mais, quand même, sa prévenance m'a atteint.

« La vraie forme de Kuroe, Reki et moi on la connaît déjà… C'est pour ça que, maintenant qu'on va vivre ensemble, tu n'as pas besoin de jouer la comédie devant nous. »

Ouh, c'est sûr qu'elles sont de bonnes gamines. Je me suis battu pour faire mon numéro de prêtre, j'ai dû avoir l'air con.

« … Je vois, merci Reki et Ursula. Je compte sur vous à partir de maintenant. »

Et c'est comme ça que notre vie à l'église avec nos charmants colocataires a commencé.

« Bon, après tout, on doit dormir ensemble… »

La chambre est la même que celle qu'utilisait le Prêtre Nikolay. La taille fait environ quatre tatamis et demi, il y a un lit et un placard, et puis un petit bureau avec une chaise, ça fait vraiment chambre qui ne servait qu'à dormir.

Pendant l'apprentissage de Reki et Ursula, elles utilisent la même chambre. C'est une petite comme celle-ci et le lit occupe déjà la majeure partie de l'espace de la pièce.

Toutes les chambres sont petites, vu que c'est une petite église à la campagne paumée, c'est pas possible de faire autrement.

En d'autres termes, on ne peut pas avoir de chambres séparées avec Sariel. De plus, si on met deux lits dans une pièce, il ne resterait plus d'espace.

« Je m'en fiche, le sol ça me va. »

« Donc tu ferais dormir la petite sœur par terre pendant que tu t'accapares le lit tout seul ? Quel grand frère diabolique. »

Si par malheur quelqu'un voit cette scène, je n'aurai aucune excuse. Au mieux, ça ressemblerait à une confiance sur du fil, qui craquerait et s'effondrerait c'est sûr.

« … Désolé. »

« T'inquiète, je m'en fiche pas mal en fait. »

J'ai fait preuve de courage en disant ça, pour être honnête, j'ai une répugnance rationnelle à dormir avec Sariel. Bien sûr, je peux dire pour de vrai que je ne me laisserais plus jamais emporter par la luxure pour Sariel, mais… je ne peux pas dire que je ne ressens rien du tout.

Si on se blottit dans le lit, et que je finis par être ne serait-ce qu'un peu excité sexuellement, je ressentirai de nouveau ce dégoût horrible.

Cependant, éviter Sariel plus que nécessaire serait pas viril. C'est une seule pièce, et il n'y a qu'un lit. Donc, je vais juste suivre le mouvement. Tant que je peux résister à mes pulsions naturelles, y'a rien à craindre.

« Allez, alors on dort. »

« D'accord. »

Sariel, vêtue d'une simple robe blanche, s'est allongée d'un coup sur le lit, je l'ai rejoint et je me suis couvert avec la couverture. Quand j'ai éteint les lumières, la pièce est devenue complètement sombre.

C'est une nuit tranquille, je ne vois ni n'entends rien. C'est pour ça que je peux sentir encore plus la chaleur que le corps de Sariel transmet.

« Hé, Sariel. »

J'ai dit ça en fixant le plafond au milieu de l'obscurité.

« Oui ? »

« À partir de demain, apprends-m'en plus sur l'Église de la Croix. Au moins tout ce que tu peux sans qu'on se fasse griller. »

« … Oui. »

La seule chose qui est revenue comme réponse, c'était ce seul mot froid. Elle ne peut pas dire non.

Je déteste l'Église de la Croix, mais je ne fais pas semblant de m'en écarter pour cette raison. Je devrais en apprendre plus sur mon ennemi, sinon, je ferais le con.

Je suis l'allié de Sariel… même si je suis encore pas sûr, on est ensemble et en plus, je dois probablement en apprendre plus sur l'Église de la Croix à ce stade.

J'ai entendu dire que les États-Unis avaient étudié le Japon pendant la Guerre du Pacifique. En gros, étudie tes ennemis et apprends plus sur toi-même, ce genre de cycle.

Cependant, ce serait bien d'en rester là pour aujourd'hui. Il n'est pas si tard dans la nuit, mais je préférerais dormir tôt aujourd'hui. Je vais faire de mon mieux demain.

Et j'ai fermé les yeux avec ces sentiments à moitié sincères.

« Y'a aussi un truc que j'aimerais apprendre de toi. »

C'était inattendu de la part de Sariel.

« Quoi donc ? »

« Sur toi. »

Pourquoi elle demanderait ça ? Quelle question bête. C'est un truc qu'elle n'a même pas besoin de savoir. Surtout pour elle, qui m'a laissé vivre et que je n'ai pas laissée mourir.

« Par où je devrais commencer… »

« Depuis ton arrivée dans ce monde. N'importe quoi sur toi quand tu vivais au Japon, je peux encore le voir dans les souvenirs de Shirasaki Yuriko. »

« Mais je me rappelle pas avoir parlé à Shirasaki-san. »

« Le Kurono du lycée, Shirasaki Yuriko connaît déjà Kurono Mao super bien. »

« … Elle est vraiment honorable. »

Il semblerait que Shirasaki m'aimait bien à l'époque. Elle a peut-être entendu parler de moi au club de littérature. Peut-être qu'elle a demandé à ce Saika à mon sujet… Non, c'était pas le genre à garder un secret.

« C'est pour ça que je veux savoir sur le toi de ce monde. »

Hormis la bataille finale à Galahad, je n'ai rencontré Sariel que deux fois. Cette fois où j'ai fui le laboratoire et quand j'ai grimpé le mur de Daedalus. Et je n'avais pas une seule seconde pour parler un seul truc sur moi dans les deux cas.

Sariel ne sait pas un seul truc sur moi.

« Y'a une condition. »

« Laquelle ? »

« Dis-moi des trucs sur toi. »

Moi non plus je connais pas Sariel. J'ai eu un aperçu de ses souvenirs à cause de la Back Door, mais je n'ai pu voir que des fragments. Je connais pas les détails.

« D'accord. »

Sariel n'a pas eu d'objections. Quant à moi, je peux pas dire qu'il n'y a aucune réticence.

Toujours, si je dois être avec Sariel autant, mieux vaut que je la connaisse mieux. Et je devrais lui dire plus de trucs sur moi.

Si on fait ça, est-ce qu'on se comprendra mieux ?

Est-ce que je pourrai pardonner à Sariel ? Et est-ce qu'elle me pardonnera ?

Je sais pas, mais c'est un truc que je dois faire.

« Mais je vais dormir aujourd'hui. J'en ai marre de tout. »

J'ai dit ça unilatéralement et j'ai enfin fermé les yeux. La somnolence a immédiatement commencé à emporter ma conscience vers un autre monde.

« D'accord, bonne nuit. »

La voix calme de Sariel a résonné confortablement.

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