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Kekkaishi e no Tensei

Chapitre 150

Kekkaishi e no TenseiKekkaishi e no Tensei
Chapitre 150

Chapitre 150

Chapitre 150/33145%~8 min de lecture1 579 mots

« Hé, patron, bois encore ! Toi aussi, le mari, bois donc à grandes gorgées ! »

La voix vigoureuse de Gen-san le charpentier résonnait. Autour de lui, une foule de gens buvaient, mangeaient, riaient et discutaient. Dans la capitale d'Agartha se déroulait maintenant, pour la première fois de l'histoire, une scène d'une incongruité绝对.

À côté du chef charpentier qui avalait l'alcool et était magnifiquement ivre, l'homme qu'on faisait boire était le roi de ce pays. Et à côté de lui, celui qui riait aux éclats tout en versant lentement son verre était l'empereur de l'Empire de Hidéta, Hidéta Shua Hito.

Aurait-on déjà vu une scène où un empereur et un roi boivent de l'alcool en plein air, qui plus est en compagnie d'un charpentier ? Mais cet endroit ne s'en tenait pas là. Autour d'eux se déployaient des scènes encore plus incongrues.

« Oui, les pâtes sont prêtes ! »

Celle qui, depuis tout à l'heure, fait cuire d'énormes quantités de pâtes avec élégance et prépare la sauce, c'est la reine d'Agartha, Rikoretto. Son ventre est déjà bien arrondi, mais elle n'en tient pas compte et cuisine avec aisance. À côté d'elle, Péritis, Féless, Luara et bien d'autres femmes cuisinent et servent tout le monde.

« Riko-chan, tu es enceinte, alors n'en fais pas trop, voyons ! »

« Ce n'est rien ! »

« C'est ça ! Moi, quand j'étais jeune, j'en faisais bien plus ! »

La reine qui cuisine en discutant avec des femmes ordinaires… C'est avec un air ahuri que le chancelier de l'Empire de Hidéta, Guremont, observe la scène. Non loin de là, une femme se fait caresser le ventre par des femmes en tablier.

« Mei-chan, c'est bien ! Il ne faut pas laisser ton ventre se refroidir. »

« Merci. »

Celle qui répond en rougissant est la seconde épouse d'Agartha, Meiariasu.

L'empereur, la famille royale, le chancelier, les hommes-bêtes, les monstres, les hommes, les femmes, tous les rangs et toutes les races sont réunis là pour un banquet. Plus tard, cela sera appelé « le Miracle d'Agartha » et restera dans l'histoire comme un événement qui a choqué le monde entier.

… Le déclencheur n'était qu'une légère envie. On n'aurait jamais imaginé que cela mènerait à une telle chose.

En Agartha, à la fin octobre, lorsque la récolte d'automne touchait à sa fin, la maison d'hôtes fut enfin achevée. Un bâtiment de trois étages d'une superficie d'environ la moitié du Tokyo Dome, qui s'était révélé magnifique grâce à un habile mélange de pierre et de bois. Selon Gen-san, ce bâtiment pouvait encore être agrandi, et on déciderait de le faire le moment venu.

Et comme pour attendre cette achèvement, Conchidée et Soléil arrivèrent. Puis, à leur arrivée, Matokaru vint à son tour.

Elles visitèrent l'intérieur de la maison d'hôtes avec leurs femmes de chambre et poussèrent des cris d'admiration, tombant instantanément sous le charme de la décoration intérieure et du mobilier. Les femmes de chambre, ravies, transportèrent aussitôt leurs affaires et celles de leurs maîtresses dans les chambres qui leur étaient attribuées.

En même temps que la maison d'hôtes, l'agrandissement du manoir de la capitale impériale fut terminé. On y ajouta trois pièces et une toilette. Pour le rez-de-chaussée resté vide, après réflexion, on en fit une bibliothèque. Les livres de Mei et Péritis s'étaient multipliés, d'où cette décision.

Conchidée, Soléil et Matokaru visitèrent le manoir de la capitale et l'apprécièrent beaucoup aussi. Surtout les sièges de toilettes chauffants, qui les ravirent toutes les trois.

Elles y installèrent leurs effets personnels, et pour ce qui manquait, elles firent des achats dans la capitale impériale ou à Agartha, qu'on apporta au fur et à mesure dans les chambres.

Tous les préparatifs furent terminés juste au moment où novembre débuta. Ce jour-là, nous déplaçâmes notre bureau à la maison d'hôtes. Le bâtiment où nous étions jusqu'ici devint officiellement le quartier général de l'armée d'Agartha, et Lafayence en prit la tête.

C'est à ce moment-là que Gen-san le charpentier vint nous rendre visite, alors que nous prenions un déjeuner tardif.

« Patron ! Alors, qu'est-ce que tu penses du manoir qu'on a construit ? »

« Gen-san, vous avez fait un travail splendide ! Merci ! Pardon d'avoir tardé à vous remercier. »

« Non, c'est rien ! Écoute, on a décidé de se réunir entre collègues charpentiers et de faire une grosse bringue. Patron, si tu veux bien montrer ton nez, ne serait-ce que pour féliciter les camarades pour leur travail ? »

« Si c'est ça, c'est entendu. Gen-san, attends un peu. »

Je partis voir Riko. Je lui expliquai la proposition de Gen-san, et elle accepta avec enthousiasme.

« Gen-san, t'as patienté. Je viens de parler avec Riko. Utilisez le jardin de la maison d'hôtes. Et nous participerons aussi. L'alcool et la nourriture, on s'en charge. Toi, rassemble les camarades. »

« C'est embarrassant ! Alors, j'accepte volontiers ! »

C'est ainsi que l'affaire fut pliée dans un premier temps. La date fut fixée à cinq jours plus tard, mais la rumeur fit le tour de la capitale en un clin d'œil, et les candidats à la participation affluèrent. Trois jours plus tard, Gen-san réapparut, le visage d'habitude rouge devenu livide, accompagné de sa femme.

« Patron, désolé. Cette histoire a fait le tour de la capitale… Tout le monde vient… »

« Tout le monde ? Combien de personnes ça fait ? »

« Je sais pas. À la louche, 1000, peut-être ? »

« M-mille ? »

« Les chefs… Tomekichi, Hachi, Kuma, Jinkichi… Leurs apprentis… Les maçons, les fournisseurs de bois… Si on compte tous ceux qui ont participé, y a pas de fin. »

« Hum. Même en disant ça, on n'a pas le choix… On ne peut plus refuser à ce stade. »

« Désolé, Patron. C'est pas sérieux… »

La femme de Gen-san, qui le regardait déconfit avec un air vexé, s'avança d'un pas.

« Patron, c'est bon. Nous, on aide ! Si on appelle les femmes, préparer le repas pour 1000 ou 2000, c'est du gâteau ! Par contre, Patron, c'est désolé, mais on te laisse le soin des ingrédients et de l'alcool. »

« C-compris. Les ingrédients… quoi comme genre ? »

« N'importe quoi ! Tant que c'est pas du poison, on en fait n'importe quoi ! »

Sous la pression de l'aubergiste, je me vis chargé de fournir la nourriture et l'alcool.

Quand j'en parlai à Riko, elle commença à énumérer les problèmes et leurs solutions : lieux de cuisson, lieux de repas, poubelles… Je lui laissai la gestion de tout ça, et moi je fus accaparé par les préparatifs du banquet qui approchait à grands pas.

Entre-temps, je fis un rapport à Sa Majesté à la capitale impériale, et cette fois-ci, l'empereur montra de l'intérêt pour le banquet.

« Moi aussi, j'aimerais y aller. »

« Impossible ! Sa Majesté ne peut pas se rendre dans un tel endroit ! »

Naturellement, le chancelier s'y opposa. Moi aussi, j'étais du même avis.

« Qu'à cela ne tienne, il suffit de cacher son identité. Personne ne pensera que l'empereur de Hidéta s'y trouve. »

« Cependant, il ne doit rien arriver à Sa Majesté ! »

« Chancelier, n'est-ce pas aussi une bonne occasion d'observer l'état du peuple ? Bon, c'est entendu. Alors Chancelier, tu m'accompagneras. »

« Pourquoi moi ! »

« Tu t'inquiètes pour moi, non ? Si le Chancelier vient me surveiller, il n'y aura pas de problème. »

« He… Votre Majesté… »

C'est ainsi que la participation de deux personnages de haut rang fut décidée : un certain marchand de Hidéta nommé Hito-danna, et son chef de bureau Guremont.

Et le jour venu, plus de 2000 personnes s'étaient rassemblées. Dans le vaste jardin de la maison d'hôtes, entouré de pelouse, sous un ciel d'automne d'une limpidité parfaite, je me vis confier le toast pour une raison mystérieuse.

« Euh… alors… Merci à tous pour votre travail. Continuons à bien nous entendre. Tous ceux qui sont réunis aujourd'hui… »

« Patron ! C'est long ! Dépêche-toi ! »

Une insulte vola de quelque part. Je baissai les yeux nerveusement.

« A-à la vôtre~~~~~~ !! »

Ainsi s'ouvrit le banquet qui allait rester dans l'histoire. Vu de l'estrade, on distinguait bien les visages de la foule. On ne sait par quel chemin la rumeur était parvenue, mais on apercevait la chef du clan des Sylphes, Vivaru. À côté d'elle, Lafayence saluait discrètement. Celui qui était déjà en train de manger la cuisine de Péritis, alors qu'il était censé être rentré, c'était le chancelier du Duché de Niza, Yuri. Et pour une raison inconnue, le Dieu-Cerf était là. Rôni aussi. Sa Majesté avait l'air de s'amuser follement…

Pendant que je pensais à tout ça, des cris montèrent de chez Gen-san. Ils me pressaient de venir boire avec eux. Et ce jour-là, je continuai à boire jusqu'à perdre conscience.

Juste avant d'atteindre l'ivresse totale, tout en étant complètement saoul, j'emmenai mes nouvelles épouses sur l'estrade. Saisissant les bras de ces femmes perplexes, je les y trainai sans discussion. D'après ce qu'on m'a dit plus tard, cela ressemblait à une arrestation. Puis je m'adressai à la foule rassemblée.

« M'sieurs-dames, v'la mes nouv'lles femmes. Dor'navant, v'plait, tra'tez-les bien. »

Un moment plus tard, une salve d'applaudissements éclata dans la salle. Je me souviens jusqu'à là, mais après, je ne sais plus où commence le rêve et où s'arrête la réalité.

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