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Isekai Ryouridou

Chapitre 817

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Chapitre 817

Chapitre 817

Chapitre 817/86095%~17 min de lecture3 298 mots

Puis, peu de temps après, on annonça depuis la place que le soleil avait atteint le zénith.

La place possédait un cadran solaire, et c'était à son indicateur que l'on se fiait pour mesurer l'heure. Ce signal marqua le début de la distribution du « giba rôti entier » et du « kimusu rôti entier ».

La foule qui comblait la route se rua vers nos échoppes, chacun voulant être servi le premier. L'effervescence me sembla même supérieure à celle de l'année précédente.

« Pas de panique. La viande est encore brûlante, faites attention de ne pas vous brûler. »

Je glissai cette consigne à Marfila=Naam et Rei=Matua, qui maniaient les couteaux à découper.

Découper de la viande est une tâche assez délicate. Cependant, s'agissant de viande fraîche, tous les gardiens du feu des clans y avaient déjà participé, si bien que Marfila=Naam et les autres, malgré leur première expérience, ne montrèrent aucune hésitation.

« Ne pas pouvoir toucher la viande avec les mains est gênant, mais comme elle est plus tendre que crue, ce n'est pas si difficile en fin de compte. »

Tout en parlant ainsi, Rei=Matua découpait le « giba rôti entier » avec précision. Les tranches étaient posées sur de grands plateaux et passaient immédiatement dans les mains de la foule.

Bien que sept échoppes fussent chargées du « giba rôti entier », le flot humain ne faiblissait pas. La plupart des gens se contentaient d'une tranche, mais de nouveaux arrivants affluaient sans cesse depuis le sud de la route.

« Pourrions-nous, nous aussi, en recevoir ? »

Quelque temps plus tard, Radjidd se présenta devant notre échoppe.

Après avoir ordonné à Marfila=Naam de s'occuper de la tête, je lui répondis par un sourire : « Bien sûr. »

« C'est pour cela que nous avons préparé le "giba rôti entier". N'hésitez pas, servez-vous. »

« Oui. Les gens de la lisière de forêt semblaient se retenir, ce qui me peinait un peu. »

Effectivement, pas un Moribe ne s'était encore montré à notre échoppe. Tous estimaient sans doute qu'il fallait laisser la priorité aux citadins.

« Les gens de la lisière attendent que la vague retombe. Au fait, Shimiral=Ririn n'était pas avec vous ? »

« Nous discutions jusqu'à tout à l'heure. Nous pensons continuer après. »

Radjidd plissa les yeux, les commissures frémissantes. Il avait souvent ce geste de retenir un sourire ; pour un homme de l'Est, il paraissait plutôt passionné.

(mais bon, s'il peut parler tranquillement avec Shimiral=Ririn, c'est normal qu'il ait envie de sourire)

Pendant que je pensais cela, Marfila=Naam avait déjà transféré sur le grand plateau les morceaux prélevés sur la face du giba. Pour une première fois, le geste était d'une fluidité remarquable.

« Cette partie n'est pas mal non plus. Si vous le souhaitez, goûtez. »

« Oui. Merci. Nous reviendrons plus tard. »

Radjidd pinça entre ses doigts un morceau de peau de giba semblable à des copeaux de bonite séchée, puis s'éloigna de l'échoppe. La foule continuait d'affluer, rendant toute conversation debout difficile.

« C'est incroyable. À ce rythme, tout ce giba va disparaître en un clin d'œil. »

En jetant les os dans le vase prévu à cet effet, Rei=Matua sourit en disant cela.

En effet, la viande du jeune giba d'une trentaine de kilos avait déjà été emportée pour moitié en une dizaine de minutes. La cuisson à la broche avait fait perdre quelques kilos d'eau et de graisse, mais le débit restait très soutenu.

D'un coup d'œil, les sept échoppes semblaient tourner au même rythme. Non, celles qui utilisaient des quartiers de bête adulte, plus faciles à trancher faute de tête et de colonne vertébrale, allaient encore plus vite.

(c'est sûr, l'élan est plus fort que l'an dernier. On a préparé plus du double de viande, pourtant tout sera fini avant même un demi-koku)

Au moment où cette pensée me traversait l'esprit, un nouveau groupe déboula tambour battant.

Les voilà enfin, la troupe des charpentiers.

« Hé ho, on est en retard ! Y'en a encore de la viande ou c'est fini ? »

« Oui. Je suis soulagé que vous ayez pu venir à temps. »

« C'est ça. On a trop dormi, quoi. »

Alors qu'Aldas se grattait la tête en s'excusant, la cadette de la famille Balan, juste à côté, renifla dédaigneusement.

« J'aurais bien voulu vous arroser, moi. Mais ma mère et les autres m'ont arrêtée, disant que ça ferait du tort à l'auberge. »

« Mauvais, mauvais. Puisque vous avez pu mettre la main sur du giba, pardonnez-nous. »

Riant, Aldas saisit une tranche sur le plateau.

À peine l'eut-il mise en bouche qu'il s'écria : « Oh ! »

« Ça, c'est bon ! De la viande juste rôtie, aussi bonne ? Et sans huile de tau, en plus ? »

« Heu, oui. On a seulement frotté du sel et des feuilles de pico au début. »

Sur la réponse de Marfila=Naam, Aldas arrondit les yeux : « Hééé ! » De son flanc massif partirent les bras de ses camarades, qui mirent à leur tour le « giba rôti entier » en bouche.

« Ouais ! C'est bon ! J'en voudrais bien manger à m'en remplir le ventre ! »

« Si tu fais ça, les suivants te maudiront. … Mais c'est vrai que c'est drôlement bon. »

Meiton et les autres affichaient une joie éclatante.

Au milieu d'eux, le patron mâchonnait sa viande, visage impassible.

« Comment trouvez-vous ? C'est probablement de la viande du dos. »

« C'est bon. Ça donne envie de reprendre à boire dès midi. »

C'est alors qu'un duo à l'allure écrasante s'approcha par le côté, dominant le groupe des gens du Sud. C'étaient Dan=Rutim et Rad=Rid, qui buvaient on ne sait depuis quand sur la route.

« Oh, c'est bien vous deux ! S'il s'agit d'alcool, on en a préparé à volonté par ici ! »

« Hum ? Rad=Rid, tu étais intime avec les gens du Sud ? »

« Ce sont les charpentiers qui ont rebâti la maison des Fa et le sanctuaire ! Quelques-uns ont aussi été invités chez les Ruu, non ? »

« Oh, eux ! Alors on a bien envie de trinquer ensemble ! »

Comme le nombre de gardes était suffisant, ces deux hommes sociables furent dispensés à demi de leur rôle. D'ailleurs, la route regorgeait de chasseurs de tous clans, donc aucun danger ne nous menaçait.

« Mais bourrer son ventre avec du seul vin de fruit, ça a ses limites ! Hé, , vous pourriez nous donner un peu de giba, à nous aussi ? »

« Oui, bien sûr. Si ça ne suffit pas, voulez-vous goûter à la viande de kimusu ? »

« Bonne idée ! On va faire ça ! »

Ainsi la troupe des charpentiers quitta le devant de l'échoppe en compagnie de ces deux joyeux lurons.

Dès que Dan=Rutim et les siens eurent mis la main sur du giba, quelques Moribe épars sur la route s'approchèrent à leur tour. Le rythme de consommation s'en trouva encore accéléré.

(c'est la dernière ligne droite, là)

Au moment où je le pensais, une voix cria : « Hé oh ! »

C'étaient les gens de la famille Dora, qui arrivaient juste à temps. Cette fois, je pus souffler du fond du cœur.

« Bienvenue. J'avais un peu peur que vous ne soyez trop tard. »

« Hein ? Il n'y a même pas un demi-koku depuis le zénith, et la viande est déjà presque partie ? C'est dire le succès ! »

Etaient venus tous les membres sauf les deux aînés. La mère et l'oncle du patron détesteraient l'agitation de la ville-relais.

Tara, tenant la main de son deuxième frère, courut vers l'échoppe où Rimi=Ruu découpait, et se mit à manger du giba. Devant nous, le patron et sa compagne dégustaient en plissant les yeux de plaisir.

« Le giba n'est plus une rareté, mais le rater aujourd'hui, c'était le regretter jusqu'à la prochaine fête. »

« C'est vrai. Moi aussi, je suis content que le patron et les siens aient pu en manger. »

C'est alors que Kamyua=Yoshu apparut, décontracté.

« Yo yo. Il reste du giba ? »

« Ah, toi aussi, Kamyua. Tu arrives juste à la limite, on dirait. »

À mon échoppe, Rei=Matua finissait de découper les derniers morceaux. Les échoppes chargées des quartiers avaient terminé plus tôt.

Kamyua=Yoshu connaissait le patron ; il le salua avec un sourire et mangea la dernière tranche. Survint alors Gazlan=Rutim et Ghilan=Ririn.

« Kamyua=Yoshu, ça fait longtemps. Vous souvenez-vous de Ghilan=Ririn ? »

« Oh, bien sûr ! On s'est croisés au banquet de la Lune bleue chez les Ruu. »

Kamyua=Yoshu avait été convié au banquet d'amitié de la Lune bleue. Mais je ne les avais jamais vus échanger un mot, c'était assez rafraîchissant. D'autant que les Dora étaient dans le même cercle.

Et ici se trouvaient aussi l'Étoile d'Argent, le patron et les siens. Dels, Wadd, Riko, Belton… Et presque tous les clans de la lisière étaient réunis. Rien qu'à imaginer quel genre d'échanges se tissaient au-delà des échoppes, le cœur s'emballait.

« Bon, on va commencer le nettoyage. On se repose un peu, puis on rentre à la lisière. »

Au moment où je levais la voix, quelqu'un m'appela doucement : « de la maison Fa. »

Je me retournai. Un inconnu se tenait là. Mais sa tenue était fort distinguée, et deux officiers en blanc l'accompagnaient ; j'en devinai aisément la qualité.

« Oui, c'est bien moi, de la maison Fa. Vous êtes de la ville-château ? »

« Oui. Je suis venu, sur ordre du marquis de Genos, assister à la cérémonie d'aujourd'hui. »

Avec un sourire courtois, l'homme poursuit :

« J'observe depuis avant le zénith, mais je n'ai pas voulu gêner votre travail, d'où mon salut tardif. Veuillez m'en excuser. »

« Bien sûr. Y a-t-il eu quelque manquement ? »

« Non, non. Le nombre d'échoppes et la quantité de viande correspondent à ce qu'on m'avait dit. Simplement… il semble que tout ait été écoulé avant même un demi-koku. »

« Oui. On avait plus du double de l'an dernier, pourtant c'est parti plus vite. Moi-même, je suis surpris. »

Sur un signe de l'efficace Rei=Matua, Reyna=Ruu nous rejoignit. Face à un délégué de la ville-château, il convenait qu'un représentant de la lignée légitime des Ruu soit présent.

« J'ai pu constater de mes yeux qu'il n'y a eu aucun manquement à votre travail. Toutefois… si la viande a disparu en moins d'un demi-koku, tous ceux qui le souhaitaient n'ont sans doute pas pu en avoir ? »

« Oui, c'est possible. »

« De plus… il y a pas mal de gens de la lisière ici, mais la plupart n'ont pas l'air d'en avoir mangé. »

L'homme jeta un œil vers Gazlan=Rutim, qui avait cessé de bavarder.

Gazlan=Rutim lui répondit par un sourire franc.

« Oui. Nous nous sommes abstenus, de peur de réduire encore la part des citadins. Probablement seuls quelques clans privilégiés en ont goûté. »

« C'est bien ce que je craignais. C'est fort regrettable. »

Le délégué baissa les sourcils en souriant.

« La viande et l'alcool bus sous le soleil, ce jour de fête, sont tous des offrandes au dieu solaire. Précisément, c'est la joie de ceux qui en mangent qui donne force au dieu solaire… Connaissiez-vous cette légende ? »

« Pas avec exactitude. C'est pour cela qu'on distribue viande et alcool à Genos ? »

« Oui. Si cela manquait, l'offrande au dieu solaire serait insuffisante. »

Il baissa davantage les sourcils.

« Cela porterait aussi atteinte à la prestige du marquis de Genos. Manquer de viande à distribuer est une situation hautement déshonorante. »

« Ha… Alors, comment devons-nous procéder ? »

« Naturellement, c'est au marquis et aux chefs de clans de la lisière de décider… Mais le marquis ordonnera sans doute aux chefs de préparer davantage de giba à l'avenir. »

« Davantage de giba ? Mais la cuisson prend du temps, sept échoppes, c'est déjà notre limite. »

D'ailleurs, on nous a dit que le rôti entier était préférable. Dans ces conditions, aucune marge de manœuvre n'existe.

Mais cet homme en est conscient. Il acquiesce d'un « oui », même expression.

« Pour les échoppes, on peut demander aux auberges de nous prêter celles qui sont libres. Mais sécuriser la viande et le personnel pour la rôtir… J'aimerais vérifier ce point avant de retourner au château de Genos. »

« Viande et personnel. Combien d'échoppes supplémentaires envisagez-vous, à la louche ? »

« L'idéal serait… le double d'aujourd'hui. »

Le double, soit quatorze échoppes.

C'était une demande pour le moins inattendue.

« Euh, attendez un peu. Il faut au minimum deux gardiens du feu par échoppe… Combien les Ruu peuvent-ils en fournir ? »

« Oui. Je pense qu'on peut en assurer la moitié. »

La réponse de Reyna=Ruu ne broncha pas.

Les Ruu sont nombreux ; fournir quatorze gardiens du feu n'est pas impossible. De plus, ils ont déjà tenté le « giba rôti entier » lors de banquets, donc la main-d'œuvre formée ne manque pas.

« Alors l'autre moitié, les six clans peuvent la combler. Le problème, c'est la viande. »

« Oui. Des quartiers de giba adulte, on peut en préparer autant qu'il faut. Mais un jeune giba, on ne le chasse pas à la commande ; pour la prochaine fête, il se peut qu'on n'en ait aucun. »

Sur les paroles de Reyna=Ruu, le délégué souffla : « Je vois. »

« Certes, rôtir une bête entière respecte mieux la coutume… Mais même des demi-bêtes, c'est toujours préférable à manquer de viande. »

« C'est donc ce genre de requête qui va être formulée ? »

« Oui. J'aimerais, si possible, qu'on en parle dès aujourd'hui, ne serait-ce qu'officieusement. »

« Alors venez par ici. Le chef Dali=Sauti et les aînés des Ruu et des Zaza sont réunis ; vous pourrez leur en parler directement. »

« Ah, Dali=Sauti est là aussi ? »

À mes mots, Reyna=Ruu sourit : « Oui. »

« Il est arrivé peu avant le zénith, et est resté à la salle à manger. Avec Jiza et les autres, il surveillait l'échoppe depuis tout à l'heure. »

Je ne m'en suis pas aperçu. Mais comme une foule constante stationnait devant les échoppes, Dali=Sauti a dû se tenir à l'écart par politesse.

« Je vais vous guider. Veuillez suivre vers la salle à manger. »

Le délégué et ses officiers partirent, menés par Reyna=Ruu.

Une fois leurs silhouettes perdues dans la foule, le patron des Dora souffla, l'air ému.

« Doubler les échoppes ? C'est une sacrée histoire. »

« Oui. C'est un développement assez imprévu. »

« Bah, ça prouve juste que le giba est super populaire. Nous, on a failli le rater. »

Et il sourit.

« Quoi qu'on prépare comme quantité de giba, ça ne posera jamais de problème. S'il y en a trop, on vous aide à tout manger ! »

« Ahaha. Merci. »

« Bon, nous aussi, on va profiter un peu. Avec tout ce monde, on ne sait plus à qui parler en premier. »

Et la famille Dora s'éloigna dans la bonne humeur.

Restèrent seulement Kamyua=Yoshu, Gazlan=Rutim et Ghilan=Ririn. Parmi eux, Kamyua=Yoshu me sourit avec nonchalance.

« Vous attaquez le nettoyage, ? Vous devez rentrer tout de suite après ? »

« Non. Je comptais rester un demi-koku tranquille avant de repartir. Puisque tant de gens sont venus, partir tout de suite serait dommage. »

« Ouais, c'est mieux. Moi aussi, je vais prendre mon temps pour discuter avec les gens de la lisière. »

Comme les trois se retournaient d'un même mouvement, je poussai un « Ah » pour les retenir.

« Un instant. Gazlan=Rutim et vous observiez l'échoppe, non ? Vous n'avez pas vu Pino et les siens quelque part ? »

« Pino et les siens ? Non, je n'ai pas vu un seul membre de la "Troupe de Gamurei". »

« C'est ça. En attendant que la foule calme, ils ont dû rater le "giba rôti entier". »

C'était dommage.

Mais il y a d'autres fêtes après celle-ci. Ils pourront se rattraper à ce moment-là.

(Effectivement, sept échoppes ne suffisaient pas. Il y avait près de deux cents kilos au total… C'est dire.)

Je remerciai Gazlan=Rutim et m'apprêtai à commencer le nettoyage.

Mais une nouvelle venue m'en empêcha. Fermes, qui avait disparu on ne sait où, réapparut.

« Bon travail, . L'affluence a dépassé les prévisions, on dirait. »

Gazlan=Rutim et les autres, qui s'en allaient, s'arrêtèrent net.

Kamyua=Yoshu ricanait, Gazlan=Rutim souriait calmement, et tous deux se tournèrent vers nous.

« Oh, cette voix… Mais vous êtes en incognito, je ferais bien de ne pas dire votre nom. »

« Ça fait longtemps, Kamyua=Yoshu. Ravi de vous revoir, Gazlan=Rutim. Et vous êtes… Ghilan=Ririn, chef du clan Ririn. »

« Ça fait longtemps. Vous étiez bien là, finalement. »

Gazlan=Rutim, comme moi, avait croisé Fermes quatre jours plus tôt.

Au banquet d'amitié, des échanges un peu troubles avaient eu lieu — mais pour l'instant, Gazlan=Rutim gardait son calme habituel.

« Moi aussi, je suis un peu fatigué. Je comptais saluer puis rentrer à la ville-château. Avant cela, je dois aussi saluer Dali=Sauti et les autres. »

« Oui. Si vous voulez, je vous y mène. »

« Ah, avant ça… J'ai une faveur à demander à et . »

« Laquelle ? » demanda , surgissant sans expression.

Le chat noir sur son épaule regarda Fermes d'un air soupçonneux.

« Le 29 de la Lune pourpre se tiendra la course de toto au galop. Les mieux classés seront conviés au banquet du château de Genos, comme pour le tournoi martial… Ne pourriez-vous pas inviter et à ce banquet ? »

« … Nous n'avons rien à voir avec ce genre de concours de force. »

« Je sais. Mais c'est une rare occasion d'inviter au banquet du château des gens qui ne sont pas nobles. Au tournoi martial, les chefs de lignée ont été conviés, non ? »

« C'est parce que Shin=Ruu et Geol=Zaza y ont participé. Cette fois, ce sont les Ruu qui iront à la course, ils seront donc conviés. »

« Oui. Les Ruu sont déjà invités. En parallèle, nous voudrions inviter et . Est-ce une gêne ? »

baissa à demi les paupières, comme pour masquer ses émotions.

« Si vous demandez si c'est une gêne… Ce jour-là, sera très occupé. Mon vrai sentiment, c'est que je veux qu'il se repose le soir. »

« Je comprends. C'est une demande soudaine, excusez-moi. »

« … Cependant, nous devons tout faire pour nouer un lien véritable avec vous. »

Telle fut la réponse d'.

Le chat noir sembla comprendre quelque chose ; il penchait la tête vers le profil d', comme pour dire : « Vraiment ? »

« Merci. Je vais donc en faire la demande formelle aux chefs de clans. »

« Je vais vous guider chez Dali=Sauti et les autres. »

Mené par Gazlan=Rutim et Ghilan=Ririn, Fermes s'éloigna prestement.

Kamyua=Yoshu, resté seul, haussa les épaules en soupirant.

« Après le banquet, le banquet du château… Son acharnement ne faiblit pas. »

« Oui. J'aimerais pouvoir le trouver gratifiant. »

« C'est ça. Moi aussi, je prierai pour ça. »

Et Kamyua=Yoshu étala sur son visage un sourire ahuri.

« Bon, allez, finissez le rangement. La personne avec qui tisser des liens n'est pas que lui, après tout. »

C'est vrai. Au-delà des échoppes, une foule incroyable fourmillait encore.

Pour partager leur joie, je me mis au nettoyage.

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