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Isekai ni Otosareta... Jouka wa Kihon!

Chapitre 90

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Chapitre 90

Chapitre 90

Chapitre 90/33127%~4 min de lecture715 mots

'Il me faut un outil pour moudre le blé en farine.'

'Qu'est-ce qui serait bien ?'

'Tiens, à la télé, ils utilisaient un mortier… un moulin en pierre, plutôt.'

'J'aimerais bien le fabriquer… mais ce sera pour quand j'aurai du temps, encore.'

'Cette fois, je vais le faire à la magie.'

'Hm ? Monœil… bon, tant qu'il se contente de regarder, pas de souci.'

'Préparer une quantité d'eau égale à la moitié du poids de la farine, au moyen d'une balance romaine.'

'Préparer du levain naturel en quantité égale à l'eau.'

'Préparer du sucre à hauteur d'un dixième de l'eau, et une pincée de sel.'

'Tiédir légèrement l'eau, y dissoudre le sucre, incorporer le levain et mélanger.'

'Laisser reposer un moment : le pré-fermentation commence à bouillonner doucement.'

'Ajouter la farine et le sel, puis mélanger.'

'Si c'est trop liquide, ajouter un peu de farine et surveiller.'

'Ça a l'air d'avoir bien pris, je me félicite tout seul.'

'Pour une raison quelconque, Monœil pique la pâte du doigt… ça a l'air bon.'

'La pâte s'étant amalgamée, la pétrir sur une planche.'

'Ce pétrissage, c'est quand même sacrément dur, tiens…'

'J'aimerais le faire à la magie… mais bon, je m'accroche.'

'Pétrir, pétrir, pétrir.'

'Pétrir jusqu'à ce qu'il ne reste plus de sensation de farine sèche.'

'Oh ~ la surface devient lisse et soyeuse.'

'On a l'air d'avoir atteint l'état visé.'

'Monœil, arrête de tripoter.'

'Prochaine étape : couvrir d'un linge humide et laisser fermenter.'

'Environ six heures, tranquillement, jusqu'à ce que ça double de volume.'

'Pendant ce temps, aider à la récolte.'

'Les légumes plantés à petite échelle par l'équipe agricole avaient poussé.'

'La croissance est rapide, tiens…'

'… C'étaient des légumes que je n'avais jamais vus, est-ce qu'on peut les manger, ces trucs-là ?'

'Ils ont une couleur louche… mais bon, ça ira wohl.'

'Aider au démontage, jouer un peu avec Amibe, et la fermentation est terminée.'

'La pâte qui a gonflé, c'est agréable au toucher.'

'La pétrir à nouveau, la bouler, couvrir d'un linge humide et laisser fermenter une seconde fois.'

'Vingt-huit degrés serait l'idéal, mais ici impossible à savoir, alors je me fie à mon ressenti.'

'Déposer la pâte sur l'étagère de roche préparée, y glisser la main pour en ajuster la température intérieure.'

'Monœil aussi est là… il vérifie, je suppose, quoi ?'

'… Mieux vaut pas s'en préoccuper.'

'Une fois atteint une température qui me semble correcte, refermer et laisser deux heures environ.'

'Pas d'horloge non plus, donc encore au feeling.'

'Vérifier qu'elle a bien gonflé, puis façonner.'

'Disposer les pâtons sur la plaque de fer qui servira à la cuisson, couvrir d'un linge humide et laisser fermenter encore une fois.'

'Attendre une quarantaine de minutes, puis enfourner dix minutes dans le four à pizza préchauffé.'

'Pour une première, croûte croustillante, mie moelleuse.'

'Je vais être honnête : c'est bon.'

'Réussite inespérée, je pensais qu'il me faudrait plusieurs essais pour y arriver.'

'Heureusement que la farine n'a pas été gâchée.'

'Monœil soulève le pain cuit… en examine le dessous… qu'est-ce qu'il fait ?'

'Nos regards se croisent, mais il me tend le pain et s'en va on ne sait où.'

'C'était quoi, ça ?'

'Ça me tracasse… j'ai une mauvaise intuition, mais…'

'Pour l'instant, profitons de ce pain, le premier depuis longtemps.'

'Les fourmis-enfants et les bébés araignées débarquent en masse.'

'Tout le monde en goûte un petit morceau.'

'……'

'Alors que je savourais des jours paisibles, le froid est arrivé en une dizaine de jours.'

'J'ai l'impression que l'automne s'est achevé bien trop vite.'

'C'est le bon sens de ce monde, peut-être ?'

'Les vêtements que rapportent Tricole et les siens sont devenus à manches longues, et des vestes doublées de fourrure à l'intérieur font leur apparition.'

'L'été, c'était beaucoup de tons bleus, mais depuis que le froid s'installe, les couleurs orangées se multiplient.'

'Le sens des saisons est parfaitement respecté.'

'Mieux vaut pas se demander où ils vont chercher leurs infos mode, ceci dit.'

'… Ils ont plus de goût que moi… je m'en fiche, d'accord !'

'C'est dommage qu'il n'y ait personne pour me voir.'

'Non, j'ai pas encore abandonné, ceci dit…'

'……'

'Le matin, du pain tout juste cuit…'

'J'avais vaguement pressenti, mais il est plus moelleux, plus tendre que le mien… délicieux.'

'Ça m'intrigue, ça !'

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