'Pourquoi en suis-je arrivé là ?'
'En tant que baron, les nobles que je peux rencontrer sont limités.'
'Aussi, pour faire la connaissance de nombreux nobles, je me suis approché de la comtesse Tarlesta.'
'Elle a un côté arrogant, mais j'ai jugé que sa personnalité simple la rendait facile à manipuler.'
'En effet, tant que je satisfaisais son amour-propre, elle agissait comme je le souhaitais.'
'Ce qui était inattendu, c'est qu'elle était liée à l'ancien chancelier Visurui.'
'Il est déchu maintenant, mais à l'époque, il avait le pouvoir de faire bouger le pays.'
'Même moi, je me suis méfié un peu face à l'apparition imprévue de ce grand personnage, mais je n'avais pas l'intention de laisser passer cette occasion.'
'Aussi ai-je enquêté à fond sur les informations que Visurui désirait.'
'Car je pensais qu'il fallait d'abord que Visurui prenne conscience de mon existence.'
'Informations dans ce but.'
'Ça m'a coûté pas mal de temps et d'argent, mais j'ai réussi à mettre la main sur une certaine information.'
'J'ai transmis l'information obtenue à Visurui par l'intermédiaire de la comtesse Tarlesta.'
'J'ai aussi envisagé de la transmettre directement, mais j'ai renoncé car une information venant de quelqu'un de pas proche ne ferait qu'éveiller la méfiance.'
'Surtout, je voulais que Visurui et ses amis reconnaissent la valeur de la comtesse Tarlesta, et qu'ils pensent que je suis un être qui lui lèche les bottes.'
'Parce que les nobles sont des amas d'orgueil.'
'Si un baron, noble du bas de l'échelle, se fait remarquer, il s'attire de l'hostilité et les ennuis augmentent.'
'Pour l'éviter aussi, je voulais qu'on pense que je suis un être qui fait n'importe quoi sur les ordres de la comtesse Tarlesta.'
'Et tout s'est passé comme je le souhaitais.'
'Je ne suis qu'un baron qui agit pour la comtesse Tarlesta.'
'Cette position montre sa vraie force quand un problème éclate.'
'Parce que je n'ai fait qu'obéir aux ordres de la comtesse Tarlesta.'
'En d'autres termes, la comtesse Tarlesta est aussi une existence qui porte tous les péchés que j'ai commis.'
'Bref, la comtesse Tarlesta est une victime sacrificielle.'
'L'information transmise à Visurui devait avoir une valeur considérable.'
'La comtesse Tarlesta a commencé à être souvent appelée aux côtés de Visurui.'
'Par conséquent, parmi les nobles aussi, la comtesse Tarlesta est devenue une existence à part.'
'Et mon cercle d'amitiés, en tant que suiveur d'elle, s'est élargi d'un coup.'
'Mais, d'après mon expérience jusqu'ici, c'est précisément dans ces moments-là qu'il faut faire attention, je me suis raidi.'
'Je ne dois pas devenir une existence que les nobles supérieurs utilisent.'
'À moins que je ne sois celui qui utilise.'
'Pour cela, j'ai enquêté sur l'autre plus que jamais, et je me suis acharné à saisir ses faiblesses.'
'J'ai éliminé les existences gênantes en utilisant le nom de la comtesse Tarlesta, et je l'ai rendue crainte des nobles.'
'Tout est pour l'avenir.'
'Oui, c'était pour l'avenir.'
'Depuis que le dieu de la Forêt a commencé à montrer sa figure, tout a déraillé.'
'Cette existence a tout détruit.'
'Si j'avais remarqué plus tôt la peur de cette existence, ça n'aurait pas tourné comme ça.'
« Merdre, comment ça a pu arriver ? »
'Quand le royaume d'Emperas a aboli l'esclavage et libéré les hommes-bêtes, j'aurais dû enquêter davantage sur le dieu de la Forêt.'
'Tout marchait bien, et j'avais baissé ma garde.'
'Non, ce n'était pas une affaire intérieure au royaume d'Entoru, donc je m'en suis foutu.'
'Ah, impossible qu'ils aient flairé ce truc-là ?'
'C'est bon, non ?'
'Si ça vient au grand jour…… non, c'est bon.'
'Les documents preuves, je les brûle de ma main à chaque fois.'
'Aussi c'est bon.'
'En plus, le partenaire de transaction, c'est pas moi mais la comtesse Tarlesta.'
'Aussi il est absolument impossible que je porte ce péché.'
« C'est bon. Y a pas de raison que ça se sache―― »
« Qu'est-ce qui est bon ? Au fait, j'ai demandé de transmettre "Veuillez attendre ici", mais pourquoi es-tu à cheval ? »
'Eh ?'
'De qui est cette voix ?'
'Le cheval court à assez grande vitesse.'
'Pouvoir le suivre…… eh ?'
'Je tourne le regard vers la direction d'où vient la voix, et je me fige.'
« Tu m'entends ? »
'Pas possible, un golem ?'
'Pourquoi, y a un golem ici ?'
« Hey, ignorer c'est pas bien, je pense. Tu m'entends, non ? »
« Non, c'est…… »
'Comment dois-je répondre ?'
« Hii »
'Eh ?'
'J'ai entendu la voix de la comtesse Tarlesta qui fuyait un peu devant moi, et j'ai porté mon regard.'
« Qu-quoi, Almearenie ! »
'J'aperçois Almearenie qui court en parallèle avec son cheval.'
'En plus, sur cet Almearenie, il y a un chevalier vêtu de l'uniforme des chevaliers du royaume d'Entoru.'
« Quel désastre. »
'Je me suis fait avoir !'
'Sans que je le sache, le dieu de la Forêt et le roi Esmarlight étaient liés.'
'Il y a eu des contacts insignifiants.'
'J'ai même dépêché des enseignants auprès des enfants du dieu.'
'Mais il n'aurait pas dû y avoir de contact après ça, pourtant ils avaient bâti une relation quelque part.'
'Merdre.'
'J'aurais dû me méfier davantage du fait que les enseignants envoyés ne donnaient plus de nouvelles.'
« Vous ne voulez pas bientôt vous arrêter ? Si vous ne vous arrêtez pas, je serai forcée de vous arrêter de force, mais ça vous va ? »
'C'est bon, hein !'
'S'enfuir est déjà impossible.'
'Alors, il ne reste qu'à offrir la victime sacrificielle et survivre.'
'S'il arrive quelque chose, c'était le plan depuis le début, donc c'est bon.'
'Je peux encore m'en sortir.'
'Je tire les rênes, et j'arrête le cheval.'
« Bien. Tu t'es arrêté. Bon, pour ce qui est de Tarlesta. Ah, elle est prise, hein. »
'Prise ?'
'Je suis le regard du golem, et j'aperçois la comtesse Tarlesta portée par le chevalier.'
'À en juger par l'apparence, elle a l'air d'avoir perdu connaissance.'
'Alors c'est parfait, avant qu'elle ne se réveille, je vais tout lui rejeter dessus.'
« Hein ? Tarlesta a perdu connaissance ? Mince, je voulais l'entendre parler donc j'aurais voulu qu'elle reste éveillée. Pourquoi elle perd connaissance tout de suite ? J'aurais voulu qu'elle tienne un peu plus. »
'Au mots du golem, le chevalier qui porte la comtesse Tarlesta sourit amèrement.'
« Devant Almearenie, beaucoup perdent connaissance. »
« C'est vrai ? Les Parent-araignées sont de bons enfants et pas effrayants, pourtant. »
'Au mots du golem, Almearenie lève ses pattes avant.'
'Eh ?'
'Almearenie est appelée Parent-araignée ?'
« Almearenie est l'enfant de Chuearenie, qui est aussi appelée le gardien de la mort. »
'Au mots du chevalier, le golem incline la tête.'
'Pourquoi il trouve ça bizarre ?'
'C'est visiblement une existence terrifiante, pourtant.'
« Chuearenie, gardien de la mort ? …… Maintenant, c'est le gardien des aubergines factices. Quand on verse l'huile dans la poêle et qu'on sort les aubergines factices, il arrive absolument de quelque part. Il remarque à l'odeur ? Ou alors…… l'instinct sauvage ? Au fait, les Parent-araignées viennent aussi, non ? »
« Son, odeur et instinct. »
'Au réponse d'Almearenie, le golem rit.'
'Je comprends pas le sens, mais c'est une bonne ambiance.'
'Si je dois faire porter le chapeau à la comtesse Tarlesta, c'est maintenant ?'
« Ah, c'est vrai. Euh, c'était Garfa, le commandant de la première division des chevaliers du royaume des hommes-bêtes, non ? »
« Oui, c'est bien ça. »
'Ah, c'est vrai.'
'Ce visage, c'est le commandant Garfa de la première division.'
'J'ai pensé l'attirer de mon côté, mais sa loyauté envers le roi est profonde, c'était impossible.'
'Récemment, il semblait avoir remarqué mes mouvements, donc je m'en tenais à distance.'
« Attachez Ortolo et Tarlesta avec des cordes. L'affaire de Dadabis doit être bientôt finie aussi, alors retournons vers le roi Esmarlight. »
« Compris. Baron Ortolo, veuillez m'accompagner. »
'Le commandant Garfa m'entrave avec une corde, et attache de la même façon la comtesse Tarlesta inconsciente.'
'C'est maintenant, tant qu'elle n'a pas repris conscience, que se joue ma chance.'
'Hé ?'
'Au fait, quel crime a été découvert ?'
« Commandant Garfa, un instant s'il vous plaît. Quels sont les chefs d'accusation ? »
« C'est…… »
'Le commandant Garfa porte son regard sur le golem.'
« Le plus grand crime d'Ortolo, c'est d'avoir vendu des hommes-bêtes à des humains et des elfes. En plus, sur commande de nobles, tu as aussi tué des hommes-bêtes. Y a aussi les tripots. Vraiment, t'as fait plein de trucs dans l'ombre de la comtesse Tarlesta. »
'Au mots du golem, un froid sueur me submerge.'
'Pas possible.'
'Pas possible, c'est connu ?'
« Hein, vendu ? »
'Le commandant Garfa me fusille du regard.'
'Sous ce regard acéré, mon corps tremble violemment.'
'C'est mort.'
'Faut pas que ça se voie sur mon attitude.'
'Je peux encore le nier, normalement.'
« Je ne comprends pas de quoi vous parlez. »
« Hein ? Tu as vendu des hommes-bêtes qui ne pouvaient plus payer leurs dettes à des humains et des elfes, non ? Les preuves qu'Ortolo avait ont été brûlées et n'existent plus, mais les preuves des partenaires de transaction restent, tu sais. »
'Pas possible…… Attendez.'
'Le partenaire de transaction, c'est la comtesse Tarlesta.'
'Pas moi.'
« Les hommes-bêtes vendus par Ortolo il y a une dizaine de jours, tous sont protégés. Ce sont des témoins vivants. Ils savaient bien qui les avait vendus. Ortolo, qu'est-ce qu'il t'arrive ? Ton teint est devenu sacrément mauvais. »
'Au voix du golem qui a l'air de s'amuser, ma tête devient blanche.'
'La marchandise vendue, je la faisais toujours disparaître.'
'C'était décidé par contrat, donc je n'avais même pas imaginé qu'il puisse y avoir des survivants.'
« Ortolo, toi ! »
'Le commandant Garfa me chpe la tête et me soulève.'
« Guh »
« Commandant Garfa, calmez-vous. Le reste, c'est le roi Esmarlight qui en jugera. »
« …… Oui. Excusez-moi. »
'Dosa, mon corps est violemment projeté au sol.'
'Mal, peur.'
'À partir de maintenant, qu'est-ce que je vais devenir ?'
'Non, il doit bien encore y avoir un moyen.'