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Isekai ni Otosareta... Jouka wa Kihon!

Chapitre 191

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Chapitre 191

Chapitre 191

Chapitre 191/33158%~8 min de lecture1 581 mots

— Royaume d'Entoru, perspective du commandant du 3e ordre des chevaliers —

« C'était bien seulement à l'intérieur de la forêt, hein. »

À la réplique de mon second, je me retourne, mais nulle part la silhouette des monstres familiers.

Mes hommes, qui le regrettent, se retournent encore et encore, l'air déçu.

Les monstres familiers nous ont accompagnés tout du long, jusqu'à la sortie de la forêt.

C'est sans doute grâce à eux qu'on a pu traverser la forêt en huit jours sans croiser le moindre monstre et atteindre le royaume d'Emperas.

Il y a des monstres plutôt costauds dans cette forêt.

Pour les éviter, on a marché par les zones découvertes.

Des endroits où les monstres forts sortent peu.

Cela dit, une forêt reste une forêt.

La probabilité de rencontre est faible, pas nulle.

Autrefois, il y avait un chemin pour aller au pays voisin, et les monstres familiers le gardaient.

Mais à cause de la malédiction qui a recouvert la forêt, le chemin a disparu, et les monstres familiers se sont éclipsés.

Ces quelques centaines d'années, la forêt est devenue un lieu dangereux pour les bestiaux.

Moi gamin, j'ai lu sur les monstres familiers dans les livres, et je les admirais comme les esprits.

Je voulais augmenter ma puissance magique pour voir des esprits, marcher en forêt avec des monstres familiers.

La puissance magique, avec des efforts, ça monte. Mais les monstres familiers, j'avais renoncé.

Pourtant, ça s'est réalisé.

Si je me laisse aller, le visage va me partir en sourire bête.

« Mais c'était incroyable, quand même. Ce rugissement. À l'entendre, tout mon corps a tremblé. »

À la remarque de mon adjoint, il y a trois jours me revient en tête.

Les monstres familiers font juste un peu d'intimidation, et les monstres fuient. Mais il y a trois nuits.

Huit monstres ont brisé ça.

Nous aussi, on a saisi nos armes, prêts au combat.

Au moment où les huit monstres ont foncé sur nous d'un coup, un grave grondement a résonné dans la forêt.

C'était le rugissement d'un monstre familier.

Devant cette intensité, nous comme les monstres, on a été cloués sur place.

J'ai aussi été surpris par l'apparition d'un deuxième monstre familier sorti de la forêt.

Les deux monstres familiers se sont drapés de puissance magique pour intimider.

Leur dos était brave, gravé dans les yeux de nous tous.

Que les monstres aient tourné casaque et fui, c'est compréhensible.

Même maintenant, je revois distinctement ce rugissement et ce dos.

Mes hommes doivent s'en souvenir aussi, puisqu'une fois sortis de la forêt, ils en parlent encore avec excitation.

Mais on ne peut pas rester comme ça éternellement.

Ici, c'est déjà le royaume d'Emperas.

« Serrez les rangs. On est en Emperas. »

« Hah ! »

Mes subordonnés redressent illico la formation et entament une marche parfaite.

Pour ça, je dois remercier mon second.

C'est lui qui les a entraînés.

Je porte le regard un peu plus loin, et j'aperçois des chevaliers brandissant des drapeaux.

« C'est l'accueil, hein. »

J'acquiesce aux mots de mon second, et je jette un œil à mes hommes derrière moi.

L'excitation d'avant s'est tue, ils ont des visages fermes.

Ça ira.

« En route. »

Ma voix accélère un peu la cadence.

D'habitude, commandant, second, etc., on se déplace à cheval, mais comme la forêt était dangereuse, cette fois tout le monde à pied, nous y compris.

Ça peut prêter à moquerie.

Bah, pour moi, celui qui se moquerait, c'est un imbécile.

« Vous avez l'air de vous amuser ? Pas de comportement stupide, hein. »

À la pique de mon second, je fais la grimace.

Contre des gens d'un autre pays, je ferais pas ça, voyons.

Qu'est-ce qu'il prend pour moi, mon second ?

Faudrait peut-être lui demander sérieusement une fois ?

…… Non, laisse tomber.

J'ai un pressentiment que je m'en remettrais pas.

« Bon voyage. Je suis Mizérosto, commandant du 4e ordre des chevaliers d'Emperas. Je vais vous guider jusqu'au château royal. »

« Merci. Dadabis, commandant du 3e ordre des chevaliers d'Entoru. Enchanté…… aussi. »

Hein ?

C'est bon, non ?

Bah, ça ira.

« La forêt a dû être rude, non ? »

« On s'y attendait. Et les monstres familiers nous ont protégés. »

« Hein ! Des monstres familiers ? C'est sacrément impressionnant, ça. »

Quoi ?

Il a jamais rencontré de monstres familiers, lui ?

Ya un roi protégé par la forêt, je pensais qu'il les avait déjà vus.

Ah, c'est nous qui sommes arrivés les premiers.

Mauvais, le visage me part en sourire.

« Kuf. »

« Qu'y a-t-il ? »

« N-non, rien. Ahaha. »

Mon second, arrête les coups de coude sans préavis.

Je le fusille du regard, il me renvoie la même.

Il a chopé mon sourire.

Il pourrait fermer les yeux un peu, mais si je me tords de douleur sous son coup de coude, je fais comment.

Cela dit, les champs d'Emperas sont vastes.

Autant que porte le regard, que des champs… mais à cette saison, rien n'est planté. C'est à cause du chaos, y a plus assez de mains ?

Hé, attendez. Je sens de la puissance magique venir des champs.

Illusion ?

« Commandant. Je sens de la puissance magique venir des champs, comment est-ce possible ? »

Mon adjoint me le demande à voix basse.

À Emperas, utiliser de la puissance magique dans les champs, c'est pas un problème ?

Si c'est le cas, j'aimerais bien en entendre un peu.

À Entoru, ces dernières années, les récoltes baissaient.

Cette année, on dit que c'est bon, mais de combien, l'enquête est en cours.

On pense que le retour de la rivière a augmenté la récolte, mais mieux vaut prévoir d'autres mesures.

Je vais demander.

« Qu-qu'est-ce que c'est que ça ! »

« Commandant ! En haut ! En haut ! »

Pendant que je réfléchis, tout à coup l'entourage s'agite.

C'est un autre pays, je leur ai dit de pas faire de bruit !

Je regarde mes subordonnés, tous le nez en l'air, bouche bée.

De beaux visages d'idiots.

« C'est un Fenrir ? »

Hein, Fenrir ?

Le commandant du 4e ordre d'Emperas, Mizérosto, regarde aussi en l'air, alors je suis son regard.

« Ha. »

Dans le ciel, une présence qui ressemble à un Fenrir, et derrière, probablement un Diaurufu.

J'ai étudié dans les livres, c'est sûr.

Et derrière eux, quatre Fenrirs un peu plus petits que celui qui mène.

« Le Fenrir de tête est grand. Serait-ce le Roi Fenrir ? Mais pourquoi ici ? »

À la voix de Mizérosto, je réalise et referme la bouche.

Mauvais, je peux pas me moquer de mes hommes.

Hé ?

Y a quelqu'un sur le dos du Fenrir de tête.

En plus, ils se sont arrêtés et on dirait qu'ils nous regardent.

« Commandant, on fait quoi ? »

« « Que faire… heu ? » »

Nos voix se superposent avec Mizérosto.

Nos regards se croisent, et on finit par sourire amèrement tous les deux.

« Pardon. Vous savez quelque chose sur les Fenrirs ? »

« Connaissances livresques. Plus que ça, on dirait qu'il y a quelqu'un sur le Fenrir. »

« Un peu, Commandant, le langage, le langage ! »

Ah, j'ai parlé nature.

« Pas de souci. Moi aussi je vais parler nature. Les façons trop polies, j'suis pas à l'aise. »

« Mizérosto aussi ? Moi aussi. Soulagement. Mais revenons à la question, c'est un humain, ça ? »

« L'apparence est humaine. Mais Fenrir, c'est un des rois de la forêt. Un humain sur un roi de la forêt… un dieu ? »

L'être chevauchant le probable Roi Fenrir lève la main et semble lancer une magie.

Surprenant de lancer une magie au-dessus des champs, mais à la base, je sens de la puissance magique des champs.

Peut-être que le dieu de la forêt met de la puissance magique dans les champs ?

« Incroyable, qu'est-ce qui se passe ? »

Les mots de mon adjoint sont naturels.

Tous les champs à perte de vue brillent, et peu après, des particules de lumière s'élèvent dans le ciel.

Et ces particules se rassemblent vers l'être sur le Fenrir et s'y absorbent.

Non, pas absorbées.

Il tient quelque chose dans la main, elles y disparaissent.

« La puissance magique des champs a l'air de disparaître. »

« Hein, ah, c'est vrai. »

À la voix hébétée de mon second, je porte les yeux sur les champs.

Effectivement, la puissance magique qu'on sentait tout à l'heure a disparu net.

Qu'est-ce que ça veut dire ?

« Pourquoi ? »

Mizérosto regarde les champs, hébété.

Donc y avait une raison pour mettre de la puissance magique dans les champs.

« Dans ce pays, les champs peuvent être touchés par la puissance magique sans que les cultures en souffrent ? »

« Hein ? Qu'est-ce que tu veux dire ? »

« Hein ? Non, un sol chargé en puissance magique, ça pousse mal, et à la fin plus rien ne pousse, non ? »

« C'est ça ? Sur ordre de l'ancien roi, on a pas mal injecté de puissance magique dans les champs… ah, c'est pour ça. »

Mizérosto a l'air d'avoir pigé un truc, puis lève les yeux au ciel.

Mais là-haut, plus trace des Fenrirs, ni de l'être qui ressemblait au dieu de la forêt.

…… Heureux d'être messager.

J'aurais jamais cru rencontrer le dieu de la forêt.

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