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Isekai ni Otosareta... Jouka wa Kihon!

Chapitre 167

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Chapitre 167

Chapitre 167

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- Point de vue du commandant du 4e ordre des chevaliers du royaume d'Emperas -

Le commandant du 1er ordre, Ganmilze, pousse un grand soupir.

Lui-même s'y refuse, mais son entourage a déjà commencé les préparatifs pour en faire roi.

Les chevaliers sont déjà prêts à le suivre, et les anciens esclaves devenus coopérateurs ont manifesté leur volonté de le soutenir s'il en est ainsi.

Les informations venues des coopérateurs se sont répandues, et les anciens esclaves vivant dans les villages et les villes veillent sur la situation.

Les citoyens proches de la capitale royale, bien que perplexes, placent leur espoir en lui pour apaiser la colère de la forêt.

Plus on s'éloigne de la capitale, plus il y a des partisans de la noblesse, mais depuis que la colère de la forêt et l'affaire de la ville d'Elegari se propagent, leurs voix faiblissent.

Dans le même temps, le soutien à Ganmilze, qui a abattu le roi précédent ayant attiré la fureur de la forêt, ne cesse de croître.

Dans cet état de l'opinion publique, si un autre homme se présente comme roi, le trouble sera considérable.

Les citoyens d'Emperas comme ses chevaliers ont besoin de Ganmilze.

Et lui-même l'a compris.

Si ce n'était que des affaires intérieures, il resterait encore un peu de marge, mais un roi est urgentement nécessaire parce qu'Emperas est dans le viseur d'autres pays.

Pour le confirmer, de nombreux rapports signalent la présence d'individus ressemblant à des espions étrangers.

Sans doute la nouvelle de la mort du roi précédent s'est-elle répandue, et ils guettent la faille de ce pays.

C'est un pays qui ourdissait pour s'emparer de la forêt ; il y en a qui songent à attaquer tant qu'il est instable et à le détruire.

C'est maintenant, alors qu'il n'y a pas de roi, qu'ils visent.

Pour résoudre les problèmes avec l'étranger, un roi est indispensable au plus vite.

Mais n'importe qui ne convient pas pour être roi.

Le roi dont on a besoin maintenant doit d'abord avoir le soutien de nombreux chevaliers.

De plus, l'appui non seulement des citoyens mais aussi des anciens esclaves devient crucial.

Sans cela, une brèche apparaîtrait, menant à une invasion.

Le pays n'a plus les moyens de mener une guerre contre l'étranger.

« Haa… Ce n'est pas une affaire qu'on peut repousser. Mais il faut d'abord résoudre le problème qui est sous nos yeux. »

« Y a-t-il quelque chose ? »

Les paroles de Ganmilze et de Gaji me rappellent le but de ma venue.

… J'étais venu transmettre une chose importante, et je l'avais oubliée.

Je toussote pour masquer mon trouble.

Le regard de Gaji semble dire « encore », d'un air entendu.

Je ne devrais pas avoir commis tant d'erreurs devant lui, pourtant…

« J'ai repéré quelqu'un qui semble être le commandant du 3e ordre des chevaliers. »

« Je vois. »

C'est là le problème urgent à résoudre.

Certes, il y a aussi l'opposition à la libération des esclaves, mais grâce à l'action du 1er ordre et à l'influence de Gaji et des siens, ceux qui sont devenus coopérateurs parviennent de mieux en mieux à les contenir.

Ceux qui faisaient du tapage commencent eux aussi à changer peu à peu, depuis que l'information sur le roi précédent ayant encouru la colère de la forêt a commencé à circuler.

Mais trop loin de la capitale, l'information ne circule pas bien…

Résoudre cela prendra du temps.

En revanche, l'affaire du 3e ordre presse.

Parce qu'ils ont emporté la pierre magique.

Même s'il ne s'agit que d'un fragment, on n'a pas pu déterminer complètement quel pouvoir il recèle, même en examinant ce qu'ont laissé les mages.

Il faut donc le récupérer avant qu'ils ne provoquent quelque incident.

« Nous, le 4e ordre, pouvons bouger à tout moment. »

« Nous aussi, nous pouvons partir. »

« Non, c'est moi qui irai. »

« Hein ? »

« Vaudrait mieux ne pas le faire, non ? »

« Virtoa et moi nous connaissons depuis notre entrée dans les ordres. Nous avons partagé peines et joies. Je veux tenter une dernière persuasion. »

Son visage, empreint de douleur, laisse entrevoir bien des émotions.

Il regrette sans doute de n'avoir pas eu l'occasion de parler au commandant du 3e ordre.

Il s'en plaignait encore peu de temps auparavant.

Le manque de temps n'est, pour Ganmilze, qu'un prétexte.

C'est un homme qui agit jusqu'à ce qu'il soit convaincu.

Devenu roi, il ne pourra plus agir ainsi, mais pour l'instant, il le peut encore.

Gaji, qui agit comme coopérateur à ses côtés, le comprend sans doute.

Il me regarde et hausse les épaules.

« Désolé, c'est mon caprice. »

En nous observant, il a dû sentir qu'il n'était pas convaincu, mais qu'il comprenait.

« Je vais rassembler davantage d'informations. »

Gaji nous laisse cette seule phrase et sort immédiatement de la pièce.

Je n'ai jamais demandé quel travail Gaji faisait quand il était esclave.

Mais sa manière de collecter l'information est bien supérieure à la mienne.

D'ici à ce que le commandant du 1er ordre arrive à la ville de Torotos, même les menus détails seront réunis.

« J'irai comme escorte. »

Si Ganmilze a un problème maintenant, ce sera la catastrophe.

« La défense ici est aussi nécessaire, ceci dit. »

« Laisse le 2e ordre et mes subordonnés s'en charger. »

Cette affaire sera sans doute le dernier travail de Ganmilze en tant que chevalier.

Devenu roi, il ne pourra plus parler aussi librement.

C'est un peu triste, mais inévitable.

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