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Isekai ni Otosareta... Jouka wa Kihon!

Chapitre 162

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Chapitre 162

Chapitre 162

Chapitre 162/33149%~4 min de lecture740 mots

— Royaume d'Emperas, point de vue du commandant du 1er ordre des chevaliers —

Je vérifie le rapport final sur la ville d'Élégan.

Nombre de morts : 847 (anciens esclaves inclus).

Nombre de disparus : 141 (anciens esclaves inclus).

Blessés : nombreux.

Réprimant un soupir, je relève les yeux du rapport.

Devant moi se trouvent le commandant du 2e ordre, Altrog, et son second, Bislog.

« Bon travail. Vous avez dû faire une marche forcée considérable, vous devez être fatigués. »

« Non, ça va. L'affaire d'Élégan commence déjà à se répandre dans les autres villes et villages, mais que comptez-vous faire ? »

« … Rien. C'est une méthode lâche, mais pour l'instant je n'ai pas d'autre idée. »

« Compris. »

« Ah, commandant Altrog, prenez du repos comme il faut. Pour le bien de vos subordonnés aussi. »

« … Compris. »

À mes mots, le second lieutenant affiche un visage soulagé.

Si je ne le dis pas, ce commandant Altrog file direct vers une autre tâche et en oublie le repos de ses hommes.

Pas qu'il l'oublie, plutôt il pense que puisqu'il va bien, ses subordonnés n'ont pas de problème non plus… mais pour eux, c'est insupportable.

Ils sont venus se plaindre en pleurant autrefois, quand on partageait la même mission.

Encore maintenant, en voyant le visage du second, un sourire amer m'échappe.

Je raccompagne les deux hors de la pièce, et un gros soupir m'échappe.

À présent, le royaume d'Emperas est en plein chaos.

La victime en est cette ville d'Élégan mentionnée dans le rapport.

Un conflit a éclaté entre les habitants et les anciens esclaves, et la ville s'est effondrée.

Le 2e ordre arrivé sur place n'a vu qu'une ville consumée par les flammes.

On a reçu un message d'un subordonné signalant des troubles, et j'ai fait déplacer le 2e ordre immédiatement, mais on n'a pas fait à temps.

Une ville s'est effondrée en à peine deux jours.

Les anciens esclaves se voyaient imposer les sales besognes qui faisaient tourner les villes et villages.

On peut dire qu'ils savaient mieux que quiconque où et comment frapper pour tout détruire.

Face à eux, ceux qui avaient vécu sans peine jusqu'ici n'avaient aucune chance.

Sachant l'issue d'avance, j'avais envoyé des membres du 1er ordre dans les villages et villes pour convaincre les dirigeants… mais…

Sans victimes, la compréhension reste apparemment difficile.

Mais les victimes sont trop nombreuses.

Actuellement, dans tout le pays, des voix s'élèvent contre la libération des esclaves.

Mais si l'affaire d'Élégan se répand, ces voix se calmeront probablement, ne serait-ce qu'un moment.

Il faut en profiter pour prendre des mesures, sinon d'autres dégâts suivront.

… Que faire ?

La porte de la pièce s'ouvre violemment.

Surpris, je tourne la tête : le sous-commandant du 3e ordre, Kurubiabisu, entre en courant, l'air paniqué.

« La pierre magique !… Une partie de la pierre magique a été volée ! »

Je retiens mon souffle à ces mots.

Par précaution, j'avais confié la garde de la pierre magique au 3e ordre, mais…

« Je suis désolé. Le commandant… »

Ah, le commandant du 3e ordre, Virutoa, avait effectivement un côté inquiétant.

Mais faute de personnel, j'ai fermé les yeux là-dessus.

« Désolé, c'est ma faute. »

Le 3e ordre était scindé en deux factions, partisans du commandant et partisans du second.

Le second comprenait la libération des esclaves, mais le commandant…

D'après le second, près de la moitié du 3e ordre a disparu en même temps que le fragment de pierre magique volé.

Le second devant moi a le visage blanc, une expression déchirante, et s'incline à plusieurs reprises.

« Calme-toi. C'est quelque chose que j'aurais dû prévoir. »

C'est vrai.

Parmi les chevaliers aussi, il y avait, peu nombreux mais existants, des partisans de l'esclavage.

Le 1er ordre, le 2e ordre, le 4e ordre et d'autres ont vu de leurs yeux, dans le château, des esclaves protégés par quelque chose.

Même sans l'avoir vu, ils en ont entendu la rumeur, et connaissent la fin de ceux qui ont porté la main sur des esclaves.

Perdre sa mémoire et ses connaissances est terrifiant pour un chevalier, car on perd tout.

Ceux qui ont ressenti cette terreur de près sont même devenus partisans actifs de la libération.

Mais le 3e ordre étant 파견né dans la ville-château et les villages, ils n'ont pas ressenti cette terreur dans leur chair.

Cette différence est devenue, ici, un grand tournant.

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