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Isekai ni Otosareta... Jouka wa Kihon!

Chapitre 124

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Chapitre 124

Chapitre 124

Chapitre 124/33137%~6 min de lecture1 025 mots

— Point de vue d'un enfant bestial esclave —

J'ai couru dans la forêt sans me faire repérer par l'adulte effrayant qui gisait là.

J'avais entendu dire que la forêt regorgeait de bêtes magiques et de monstres terrifiants.

Mais comme j'étais un bestial et un esclave, même si je demandais de l'aide à un adulte, je ne faisais que me faire tuer.

Alors j'ai choisi la forêt sans adultes effrayants, même si elle me faisait peur.

L'enfant qui s'était enfui avec moi a dit qu'on ferait comme ça.

Des cris de bêtes magiques ou de monstres résonnaient de ci de là.

Je courais en me cachant.

J'ai trop couru, j'avais la nausée.

Je forçais mon corps chancelant à avancer… impossible.

On s'est glissés à deux à l'ombre d'un arbre et on a retenu notre souffle.

L'adulte effrayant qui nous avait amenés ici pourrait nous poursuivre.

Peur, peur, peur.

Des larmes montaient mais je les retenais sans faire de bruit.

On tremblait tous les deux.

Et puis la conscience m'est revenue doucement.

… J'avais l'air d'avoir dormi, j'ai été surpris.

J'ai regardé autour de moi en panique, mais pas d'adulte effrayant.

C'est bon, peut-être ?

L'enfant avec moi a l'air de s'être réveillé aussi.

Il a bondi sur ses pieds en panique.

Je lui ai chuchoté que ça allait.

On a mangé un peu des provisions qu'on avait apportées.

Un cri de bête magique résonnait près d'ici.

Il faut partir d'ici vite, on s'est regardés en hochant la tête et on a couru.

Fatigué, mon corps ne répondait plus comme je voulais.

Mais je n'ai pas arrêté mes pieds.

Même quand mes plantes de pieds ont saigné.

Si je m'arrêtais, l'adulte effrayant nous attraperait, je ne pouvais pas m'arrêter.

Quand je n'ai plus pu courir, j'ai marché.

La forêt était globalement sombre et on ne voyait pas loin.

Avant que ce ne soit noir comme de l'encre, je trouvais l'ombre d'un arbre pour me reposer, et je continuais à marcher quelque part dans la forêt.

Plus rien à manger, plus d'eau.

On va mourir, c'est triste, des larmes montent mais je les retiens.

Je serre fort la main qu'on tient liée, et on me la serre en retour.

Je peux encore tenir.

… J'entends le bruit de l'eau.

Ma gorge, qui n'a rien bu depuis ce matin, se serre.

Je marche vers l'endroit d'où vient le bruit de l'eau.

Je ne sais plus comment ni où j'ai marché.

Fatigué, titubant.

Je trouvais le bruit de l'eau bien fort, et l'instant d'après ma main a été tirée violemment.

Et je suis tombé dans l'eau.

J'ai agité les bras et les jambes en panique mais ma conscience s'est éloignée.

J'entends une voix.

Elle pleure ?

J'entrouvre les yeux, et cet enfant est là devant moi.

Il saigne de partout.

Qu'est-ce qui s'est passé ?

On a fui… il y a eu le bruit de l'eau… on est tombés.

Il est vivant ?

À mon petit murmure, l'enfant devant moi hoche la tête fortement.

… Mais à ce rythme-là.

Je me redresse en soutenant mon corps chancelant.

Où suis-je ?

C'est un peu différent de la forêt d'avant, la forêt d'avant était sombre et on voyait mal devant soi.

Mais ici, ce n'est pas si sombre.

Eh… une bête magique géante apparaît soudain devant moi.

Au moment où j'ai croisé son regard, mon instinct m'a averti qu'elle était différente de toutes les bêtes magiques d'avant. Dangereuse.

Mais mon corps et ma conscience ne tiennent plus.

……

Quand je reprends conscience, l'endroit a changé, j'ai été surpris et j'ai poussé un cri.

Cet enfant s'est-il réveillé ? Il a crié lui aussi et on s'est blottis l'un contre l'autre.

… Même en criant, on n'est pas attaqués ?

Mais j'ai entendu parler du Fūrumi par les esclaves adultes.

Le Fūrumi vous traîne dans un trou, faut faire attention.

J'en ai entendu plein d'autres mais je me souviens plus.

Les esclaves adultes ont dit de juger selon qu'ils ont de l'intelligence ou pas.

S'ils n'en ont pas, fuir immédiatement. S'ils en ont, quitter les lieux tout de suite et demander qu'on nous pardonne.

C'est l'instinct, peut-être ? Je sens que c'est différent des monstres d'avant.

… Je ne sais pas où je suis, donc fuir c'est impossible, qu'est-ce qui va nous arriver.

Il y a quelqu'un.

J'ai été surpris.

Dans une forêt pareille, pleine de monstres et de bêtes magiques, il y a un humain.

Ce n'est pas ce que disaient les esclaves adultes et les adultes effrayants.

Les monstres et bêtes magiques intelligents se battent contre les humains, disaient-ils.

C'est un humain, peut-être ?

J'ai été surpris, d'un coup je me suis senti enveloppé de lumière et mes blessures sont guéries.

La lourdeur de mon corps a disparu et la douleur qui me traversait le dos depuis toujours a vanished.

Surpris, j'ai serré fort la main de l'humain devant moi sans réfléchir.

Ah, je vais être tué !

J'ai fermé les yeux fort, mais on m'a caressé la tête doucement.

Soulagé.

L'humain regarde quelque part, alors je regarde aussi.

J'ai poussé un cri involontaire.

Il y a plein de golems.

Des golems qui écrasent et tuent les esclaves inutiles !

On hurle en pleurant tous les deux.

Plus de force dans le corps, on ne peut pas fuir.

Mon corps flotte doucement.

Surpris.

L'humain nous porte tous les deux en marchant.

Trop surpris pour réagir.

Il a l'air de s'être assis en nous tenant, et je me retrouve assis sur ses genoux.

L'autre enfant est figé lui aussi.

Trop surpris, les larmes se sont arrêtées.

Un golem tend un verre.

Trois verres.

Ça sent bon.

L'humain les prend et nous les donne à l'autre enfant et à moi.

Et il fait mine de boire, puis il se met à boire lui aussi.

Je porte le verre à mes lèvres doucement.

C'est bon, les larmes débordent.

De l'humain devant moi, quelque chose comme un air chaud me parvient.

C'est bon, cet humain n'est pas effrayant.

Une voix s'échappe de ma bouche et pour la première fois je pleure en criant.

Moi aussi, l'autre enfant aussi, on a des visages en miettes.

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