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Isekai Mahou wa Okureteru!

Chapitre 43

Isekai Mahou wa Okureteru!Isekai Mahou wa Okureteru!
Chapitre 43

Chapitre 43

Chapitre 43/13133%~17 min de lecture3 352 mots

« Ici, donc… »

« On dirait. »

Quelques jours après leur arrivée dans la capitale de l'empire de Nelféria, Suimei et Refil se trouvaient dans les arrière-rues d'un quartier résidentiel au nord-ouest de Filas Filia.

Les arrière-rues d'un quartier résidentiel. Bien sûr, c'est aussi une zone où les habitations sont serrées les unes contre les autres, et comme on est dans la capitale, les bâtiments sont hauts. Mais peut-être à cause de cela, même en plein jour, c'est anormalement sombre — au point qu'à l'époque moderne, des procès pour atteinte au droit à l'ensoleillement pleuvraient à coup sûr. Si on jette un œil dans un coin, une verdure mélancolique y prolifère ; à part cela, rien que du noir fait d'ombres, et la pâle lueur du jour a complètement perdu face à cette atmosphère oppressante.

Pour faire une comparaison avec l'autre monde, ce serait un quartier pauvre. L'expression « ruelles de bidonville un peu nettoyées » irait comme un gant. Rien qu'à voir, on devine pas mal de constructions bon marché.

—— Oui, la première chose que Suimei et les siens durent faire en arrivant dans l'empire, ce fut de se loger. Suimei comptait s'approvisionner en matériel et en informations à Nelféria pour un moment, et Refil avait pour but d'apprendre la magie à l'Institut magique. C'est pourquoi, après avoir quitté l'église, ils cherchèrent un agent qui leur trouverait un logement, mais la quasi-totalité des terrains de la capitale étant gérés par le gouvernement impérial, ils durent finalement se rendre à l'administration. Là, on leur présenta un logement correspondant à leurs critères ainsi que le chef de quartier qui gérait le secteur, et ce jour-là, ils avaient rendez-vous avec ce chef pour qu'il leur fasse visiter la maison.

Ce n'est pas qu'ils soient restés plantés là, abasourdis par l'atmosphère humide et lourde.

C'est alors que Refil leva vers lui un regard inquiet.

« Suimei-kun. Vraiment, c'est bien ici ? »

« Hein ? Ça ira. Le lieu de rendez-vous, c'est bien ici, sans erreur. »

« Ce n'est pas ça. Je parle de l'emplacement de la maison. La grand-rue est proche, la situation n'est pas mauvaise, mais il y a comme… une ambiance, quoi… »

Effectivement, Refil faisait le tour de l'horizon, et plus elle regardait, plus ses doutes semblaient enfler.

Certes, suivant son regard, on ne pouvait pas avoir une très bonne impression. Peu de lumière filtrée, et une odeur vaguement aigre, comme du renfermé, qui flottait on ne sait d'où. La grande rue est près, mais honnêtement, d'un point de vue général, difficile de dire que c'est un bon parti.

« Bon, au final, le seul bien qui collait à nos demandes, c'était celui-là. Faut bien faire quelques concessions. »

« C'est vrai. Les choses ne se passent pas très bien, hein… »

« Quoi, la lumière on n'y peut rien, mais l'odeur et tout, on peut arranger, et puis faut pas s'en faire à ce point… »

Il allait dire « y a pas de souci », mais s'en aperçut à temps. Même si Suimei restait décontracté, Refil baissait les yeux, morose, sur le pavé de briques sales. Est-ce que la qualité du logement peut à ce point susciter l'anxiété ? D'habitude, elle aurait ri sans crainte face à ce genre de chose et serait partie d'un pas assuré, mais là…

Suimei, qui avait une idée de ce qui la tourmentait, prit la parole.

« Qu'est-ce qui te prend ? Tu te fais encore du souci pour l'oracle ? »

« É-évidemment ! Y a eu un oracle pareil, quand même ! »

Un oracle pareil — lors de l'oracle d'Alshna à l'Église du Salut, ce qui était sorti de la bouche du prêtre était exactement hors de toute imagination.

Oui, l'injonction de la déesse adressée à Refil était : « Agis aux côtés du héros qui séjourne dans l'empire et combats les démons. »

Un héros invoqué à El Meide, dont elle ne connaissait même pas l'existence, sans savoir qui il était, on lui disait de le suivre. Pour elle qui venait d'arriver dans la capitale dans un but précis, c'était d'une brutalité soudaine.

Apparemment, Refil résistait pas mal à cette injonction. À l'église, elle avait fait un scandale, et même après s'être calmée, elle gardait ce regard sombre, comme aujourd'hui.

Mais Suimei pensait, lui :

« Si t'as pas envie d'écouter ce qu'Alshna ou je ne sais qui raconte, t'as qu'à pas écouter. Fais semblant d'avoir oublié. »

« C-c'est pas si simple. Puisque je bénéficie de la grâce de la déesse Alshna, ne pas écouter la parole de la déesse serait un manque de reconnaissance. »

« Manque de reconnaissance… Pour la puissance ? C'est pas toi qui l'as demandée en négociant, c'est tombé tout cuit. Et te demander si c'est logique ou pas par rapport à ça, le postulat de départ est déjà bizarre, non ? »

« C-c'est peut-être vrai, mais… »

Et la réponse s'effiloche, s'amenuise jusqu'à s'éteindre. Que Refil se tortille dans le labyrinthe de la foi, c'est en tant que croyante. Les gens qui ont la foi ont tendance à considérer leurs désirs comme mauvais, à s'imposer quelque devoir, à se pousser eux-mêmes dans un coin. Non, beaucoup portent comme une idée fixe, proche de la contrainte, qu'ils *doivent* se pousser dans ce coin.

C'est parce que leur échelle de valeurs — « vivre purement et noblement » — devient trop forte. Cette rigidité aussi vient sans doute du fait qu'elle est prise en étau entre ça et ce qu'elle veut vraiment.

Mais, inévitablement, si ça continue —

« Du coup, tu vas vraiment agir avec ce héros qui vient d'El Meide ou quoi ? »

« Tu es m-méchant de dire ça ! Bien sûr que j'ai pas envie ! »

« T'en es sûre ?… Bon, alors d'autant plus pas la peine de forcer à écouter… »

À ces mots, elle qui s'était révoltée, l'instant d'après, baissait la tête, les épaules lourdes, la tête alourdie.

« Mais si je fais ça, je méprise la parole de la déesse, et si y a un problème, je… »

Elle n'a pas envie. Submergée par la vague d'auto-reproche, elle est devenue incapable d'agir par elle-même.

Alors, puisque Suimei n'est pas lié par cette déesse, il n'a qu'à accueillir ce sentiment à sa place.

« Compris. Je m'en occupe. »

« Hein — qu'est-ce que tu veux dire par "m'en occuper" ? »

« Juste ça. Si tu veux pas y aller, faut faire en sorte que tu n'y ailles pas. Si Refil essaie d'y aller, je la retiens, et si quelqu'un a quelque chose à redire, je m'en charge. Ça suffit pas, que ce soit pas ta volonté ? »

« Ah… ou-oui, merci… »

« Hein ? … O-ouais. »

Elle détournait les yeux, remerciait en se tortillant, mal à l'aise. Suimei eut un frisson face à Refil qui rougissait — mais c'est à ce moment-là.

« — Oh, vous étiez bien là ! »

Une voix enjouée fendit l'air rose qui enveloppait Suimei et Refil. En se retournant, il y avait une fille aux cheveux couleur lapis-lazuli, vêtue de vêtements faciles à bouger. De grands yeux ronds, un visage mignon, et sur les joues, des traits semblables à des tatouages qui descendaient jusqu'au cou. Visiblement active.

Mais elle est petite. Pas que la taille, la poitrine aussi. Globalement trop petite. À première vue, elle fait à peu près la taille de Refil — mais…

(Encore une gamine. Bon, Refil n'est pas une gamine, mais quand même…)

Après le poste de garde, franchement, à ne croiser que des filles aussi petites, on finit par penser ça.

Tandis que Suimei posait sur elle un regard complexe, la fille grimace ouvertement, comme si elle voyait quelque chose de dégoûtant, et lui lance un regard soupçonneux.

« C'est quoi, toi. Ton regard, il est vaguement desagréable. »

« Ah, désolé. Ces temps-ci je ne vois que des gamins, alors j'ai eu un réflexe. »

« G-gamin !? C'est de moi que tu parles ? »

« …Ben oui. »

Quand Suimei l'admet, la fille ouvre soudain des yeux triangulaires féroces. Et de sa voix grave, inimaginable venant de ce visage mignon, elle adopte une attitude menaçante.

« Hé, toi. À voir ta tronche, tu as l'air plus jeune que moi, mais t'as un culot pas possible, hein ? »

« Ha ? Plus jeune ? »

« Plus jeune, évidemment, non ? Ce gamin qui a l'air de sortir tout juste de l'école du Salut… »

« … »

Qu'est-ce qu'elle raconte, cette fille. Elle a l'air plus âgée que lui, et elle l'accuse d'être plus jeune. À moins que, malgré son apparence, elle ne fasse comme ces vieux magiciens qui rajeunissent ?

C'est alors qu'à côté, Refil sembla comprendre quelque chose, frappa dans ses mains avec un son de révélation.

« Si c'est pas un nain, toi !? »

« Ah, c'est ça. Je suis une vraie naine, père et mère nains, pur jus. »

« ??? »

« Tu disais "vous étiez bien là", donc ça veut dire… »

« Ah~ c'est exactement ça. Moi, je gère les parcelles du coin, je m'appelle Jilbert Griga. »

« Euh… moi, je suis largué, là. »

« Hein ? »

Alors que la conversation avançait en le laissant sur le carreau, Suimei fit une tête perplexe, et Jilbert Griga lui tordit le nez avec un « Oh ? Tu veux y aller, toi ? » écrit sur le visage. Son joli visage, gâché.

« — Humph, c'est qui, toi ? La gamine a l'air drôlement futée, par contre toi t'as l'air drôlement bête. »

« Bête, c'est toi… »

Sacré culot. Il ne peut qu'être coi, mais pourquoi elle va jusqu'à lui dire ça ? Dès que Refil a dit « nain », il avait à peu près pigé, mais…

« C'est pas ça. Lui, il n'a jamais vu de nain. »

« Hein ? Ah~ c'est vrai. Ben si c'est le cas, c'est pas grave de se tromper. »

« … Question hyper impolie, mais t'as quel âge ? »

« Moi ? Cette année, j'en ai vingt-et-un. »

« Vraiment plus âgée que moi… non, que nous. »

« C'est ça. Tu rectifies direct ton ton, pour un gars qui a l'air bête t'as le sens des convenances. Tu sais te tenir. Yoshi yoshi. »

Jilbert met les mains sur les hanches, se renfrogne. Pour Refil, elle lui tape sur l'épaule d'un air bonhomme : « Toi, t'es bien comme ça. »

—— Nain. Dans la mythologie nordique, ils sont classés parmi les fées vivant dans le monde souterrain, et font pendant aux Alfr, fées d'une beauté sublime partageant la même origine. Ce sont des êtres شبه-humains au corps blafard et laid, appelés Duergar ou elfes noirs. Dans les contes, ils excellent souvent dans la forge et l'artisanat, créent des outils rivalisant avec la puissance des dieux, tantôt se battent contre eux, tantôt coopèrent, occupant diverses positions.

Dans le folklore ultérieur, ils deviennent modèles de petits gens bienveillants ou farceurs, et la plupart sont décrits comme une race de petite taille.

(La barbe aussi — bon, y en a un peu, et le corps est petit. Mais pourquoi l'âge et la beauté n'ont aucun rapport, mystère…)

Penser à ça, peine perdue. C'est un autre monde, tout est possible, sûrement.

Pendant ce temps, Jilbert, qui a pris Refil en affection, discute avec elle de ses vêtements et de tout un tas de choses.

C'est sans doute une conversation agréable, mais désolé, on voudrait avancer.

« Excusez-moi, mais on pourrait passer à la visite de la maison, maintenant ? »

« Hein ? Ah, c'est vrai, on était venus pour voir une maison. J'avais oublié. »

« Non non, oubliez pas le but, hein. »

« Fais pas ton difficile. Un mec qui chipote pour des détails, c'est pas classe ? T'es pressé parce que t'es puceau ? »

« Gu… »

Le visage qui sort ça arbore un sourire narquois, méprisant. Vraiment un Duergar. Comme dans les légendes, faut dire qu'ils sont rusés. Elle a une langue bien pendue.

Suivant Jilbert qui s'était mise en marche avec aisance, ils furent menés vers une grande maison individuelle coincée entre deux immeubles collectifs.

« Comme demandé, c'est un endroit pas mal spacieux, hein ? »

« Hé… »

Suimei parcourt l'entrée du regard, lève les yeux au plafond, et laisse échapper cette voix. L'intérieur est en planches, inutilisé depuis un moment semble-t-il, mais les poteaux et poutres sont gros, la construction a l'air solide. Équipée en eau courante comme il se doit dans l'empire qui a l'assainissement, y a la plomberie, rien à redire.

Après avoir fait le tour des pièces à trois, de retour dans le couloir devant l'entrée, Jilbert demande d'une voix pleine d'attente :

« Comment c'était ? »

« Pas mal. Nos demandes sont respectées, et c'est même bien mieux que ce que j'imaginais. »

« Normal. C'est un de mes biens, y a pas un seul défaut. »

Et elle bombe son maigre torse, se renfrogne encore, fière.

C'est alors que Refil, à côté, d'un air distant, le regard perdu quelque part sur le sol,

« Suimei-kun. C'est bien, la maison est décidée. »

« Hein ? »

Des mots de félicitation. Mais aucune naturel, et comme si ça la concernait pas. Suimei trouve bizarre cette attitude, et Refil, en rajoutant une couche d'inhabituel, d'une voix teintée d'agitation :

« E-ensuite, c'est mon logement à moii ! »

« … ? Mon logement à moi ? »

« Oui. La maison de Suimei-kun est décidée. Maintenant, il faut décider de mon logement. »

« Non, pourquoi ça ? Y a assez de place, on a qu'à vivre ensemble, non ? »

« Hein — c-c'est, ce… Ça serait pas une gêne ? »

Cette voix troublée, et le regard qui l'accompagne, comme s'il était tombé des nues. Les grands yeux s'écarquillent. Gêne ? C'est ça qui la rendait si distante ? Son air perdu était touchant, mais c'est tellement elle.

« Gêne, quoi, y a pas de "quoi", dès le début c'était mon intention. »

« Vraiment ! »

Refil relève la tête, ravie comme si c'était un vœu exaucé, revérifiant que ses oreilles ne l'ont pas trompée. Suimei s'approche, se baisse pour que sa voix porte bien.

(Évidemment. Dans l'état où elle est, c'est galère, et surtout Refil a cette malédiction.)

(Mais pour ça… ça ne te concerne pas. Et toi, tu as ton propre but.)

(Ça va. Embarqué dans le même bateau. Et pour ça aussi, je coopère jusqu'à ce que ce soit résolu.)

(—— !?)

Au moment où Suimei proposait cette coopération, Refil fit un visage surpris, puis se jeta soudain dans ses bras de toutes ses forces.

« Merci ! Suimei-kun ! »

« O-ouais… »

Refil lui frotte la joue avec sa joue douce. Autant elle était émue. N'ayant personne sur qui compter pour l'aider, c'est pas étonnant qu'elle réagisse comme ça.

Cette situation est un peu gênante, ceci dit.

Et c'est là qu'il sentit un regard bizarre venir de côté.

« …… »

« Jilbert-san, qu'est-ce qu'il y a ? »

« Hé, toi, c'est pas ça ? Ce dont on entend parler partout ces temps-ci, les pédophiles ? »

« Non, c'est pas ça, je… »

Et alors qu'il se justifiait, écartant Refil sur le côté, Jilbert le regarda comme s'il voyait quelque chose de sale, et recula en fuyant.

« Approche pas. Éloigne-toi de Refil, reste à plus de cinq pas de moi. Et ose pas t'approcher plus. »

« Écoutez-moi, c'est un malentendu, je vous dis… »

« Ceux qui disent ça, c'est eux qui font le sale boulot dans l'dos. »

« Bon, laissez tomber… du coup, on a une autre demande. »

« Mm… ah, c'est là. Y en a une. Suivez-moi. »

Pour changer de sujet, Jilbert répondit avec une pointe de sévérité, et s'enfonça d'un pas décidé au fond de la pièce.

« … Suimei-kun. C'est quoi, ce que dit Jilbert ? »

« Ah, ça. La salle de bain. »

« Salle de bain !? Cette maison a un bain !? »

En répondant, Refil lui revient avec une voix excitée. Devant cela, Jilbert se retourna et répondit à sa place.

« Bien sûr. C'est la capitale, ici ? Une maison de la capitale, c'est le bain ou rien. »

Toujours cette voix fière. Sans attendre qu'elle finisse, Refil fonce vers Jilbert comme une flèche. Suimei les suit, et là se trouve une salle de bain en pierre et plâtre polies. Et dedans, une baignoire en bois flambant neuf, comme neuve.

Jilbert tape dessus, et demande :

« Un truc comme ça, ça va ? »

« Wa… »

Quand Suimei la rejoint, Refil est là, les yeux brillants devant la salle de bain.

Oui, au royaume d'Astel, l'habitude de prendre un bain n'existe pas, et jusqu'à récemment, la plupart se contentaient d'un essuyage avec un chiffon durci à la vapeur. Pour Refil, originaire de Norsias qui a la culture du bain comme l'empire, le séjour à Astel a dû être un sacré stress. C'est pour ça qu'elle voulait tant venir à la capitale — et Suimei, invoqué de l'autre monde, en avait marre lui aussi, donc pour la base, il voulait absolument une salle de bain avec baignoire.

Pour une fille qui connaît l'importance du bain, c'est une joie, forcément. Refil semble avoir perdu tout self-control, oubliant sa réserve habituelle :

« Suimei-kun, c'est un bain ! Y a un bain ! On y va aujourd'hui même ! »

D'habitude si réservée, le contraste est saisissant, mais passons.

« Faut nettoyer les pièces, préparer des trucs, alors le bain ce sera pour demain ou après. »

« Ah… c'est vrai. Ouais. »

Apprenant qu'elle ne pourrait pas y entrer aujourd'hui, Refil laisse tomber les épaules, déçue.

Au milieu de ça, Suimei sent encore un regard bizarre venir de côté. Et là, encore Jilbert, qui…

« …… »

« … C'est quoi, ce regard comme si vous voyiez quelque chose de dégoûtant ? »

« Hé, toi, après tout t'es vraiment un pédophile, hein ? »

« Dans le fil de la conversation, y a pas un seul mot qui puisse faire penser à ce genre de penchant pervers, non ? »

« Refil a dit "aujourd'hui", non ? Ça veut pas dire qu'tu rentres avec elle ? »

« N-n-non ! J-je n'ai pas dit ça dans ce sens ! C'est juste que mes mots manquaient un peu ! »

« C'est ça. Moi, j'irai pas au bain avec Refil. »

Quand Suimei le dit net, pour une raison quelconque, Refil se retourne avec une mine anxieuse.

« … Suimei-kun. Prendre un bain avec moi, c'est… d-détestable ? »

« Ha ? Refil, qu'est-ce que tu… »

« Détestable ? »

« Euh ? Non, c'est pas ça, c'est… »

« Hé, toi, pourquoi t'hésites là, pédophile vicieux… ennemie de la naine… »

« N-n-n-non ! C-c'est pas… »

Suimei bredouille, incapable d'articuler. L'eau coule sur la planche inclinée, impossible de s'en sortir. Il panique.

Et, certifié lolicon par Jilbert, il sent sa tête s'alourdir. Quoi qu'il fasse, elle veut le ranger dans cette catégorie.

« Haa… »

Face au regard sévère de Jilbert, un soupir.

…… Mais, ayant réussi à se loger, il peut enfin s'attaquer sérieusement au cercle magique d'invocation des héros. Pour la recherche magique, la base, le point d'ancrage, c'est le plus important. Sans lieu pour rechercher, on ne peut rien faire. Les outils magiques, il devra les fabriquer de zéro, mais s'il aménage une pièce pour les rituels multiples, la recherche pour le retour fera un bond en avant.

« Hé, le pédophile vicieux là-bas, j't'ai dit d'approcher pas. »

« Toi, arrête un peu tes conneries, lolicon légale ! J'te dis que j'suis pas lolicon depuis tout à l'heure ! »

Au final, on ne sait trop comment, ils en sont venus à se tutoyer et à s'engueuler.

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