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Isekai de Tochi wo Katte Noujou wo Tsukurou

Chapitre 996

Isekai de Tochi wo Katte Noujou wo TsukurouIsekai de Tochi wo Katte Noujou wo Tsukurou
Chapitre 996

Chapitre 996

Chapitre 996/114187%~9 min de lecture1 709 mots

« 'Sorcière de l'Abîme' Zos Saira, à votre service !! »

« Hyahhoooooooooooooooooooooooooooo !! »

« Zun chacha, zun chacha, zun chacha charahora, heii !! »

« Babababam ! Gya-baan !! »

« Écoutez bien pourquoi warawa est si joviale, vous allez être surpris. »

« Warawa a conçu un enfant !! »

« Une nouvelle vraie, sans le moindre mensonge ! »

« Après avoir célébré notre mariage, enfin la grande nouvelle ! »

« Warawa n'aurait jamais cru qu'un tel bonheur existait au monde !! »

« Bien sûr, c'est l'enfant né entre warawa et Orkbo !! »

« Qui avait dit : "Impossible qu'un humain et un monstre fassent un enfant" ? »

« Ceux qui parlent par conjectures faciles ont étalé leur ignorance, hohohohohoho !! »

« Qu'importe le bon sens, qu'importe la théorie ! »

« Face à un amour sincère, tout cela n'est que menu bois ! »

« Aucun obstacle au lien qui unit warawa et Orkbo ! »

« L'avenir qui s'ouvre devant nous brille d'une lumière éclatante ! Hohohohohohoho !! »

« Arrête ton rire idiot. On t'entend à cent lieues. »

« Quoi, sans crier gare ? »

« Si ce n'est pas mon éternel empêcheur de tourner en rond, la professeure sirène Carp ! »

« Tu viens gâcher mon bonheur ! Rien qu'à voir ta tête, ma tension chute ! »

« C'est mon réplique. Franchement, je préférerais ne pas avoir dans mon champ de vision une garnement à QI aussi bas que toi, mais le bruit traverse même les mains sur les oreilles. Je suis forcée de me plaindre du tapage. »

« Quoi !? »

« Warawa ne fait qu'exprimer de tout son corps la joie de vivre ! »

« Le droit de vivre appartient à tout être vivant. Le droit de s'en réjouir va de soi. »

« Tu te crois le droit de l'entraver, hein ? »

« Ce sont les idiots qui braillent "droits, droits". Toi, avec cette attitude légère, penses-tu pouvoir assumer la maternité ? »

« "Ah ?" »

« Quel grief sortinges-tu d'emblée. »

« Qu'importe, warawa a décidé d'accepter cent pour cent des bagarres que tu vends. »

« Hmph, c'est bien pour ça que les voyous de naissance… »

« Toi aussi, à l'époque où Shira-sœur t'avait fait subalterne, tu étais une voyou de premier ordre. »

« Ressasser le passé n'apporte rien. La droiture, c'est d'avancer vers l'avant. »

« Tu t'en tires avec une excuse qui sonne juste. »

« Au fond, quoi veux-tu dire ? »

« Tu te vautres dans la joie de ta grossesse, mais est-ce suffisant ? N'as-tu pas oublié ta position actuelle ? »

« "Urk ?" »

« Dis, Chancelière sirène ? »

« C'est vrai. »

« Warawa, par quel caprice du sort, occupe le poste de Chancelière du royaume sirène. »

« Chancelière, c'est quoi ? Le moins de choses ? C'est "minimum". »

« Chancelière, c'est le chef de l'administration. Celui qui seconde le monarque au plus près, et qui peut même gouverner à sa place. »

« Pourquoi warawa occupe-t-elle un poste aussi solennel ? Warawa se le demande encore. »

« Mais aucune réponse ne vient. »

« Ta grossesse en tant que Chancelière est une affaire d'État. Tu en as bien conscience, n'est-ce pas ? »

« Warawa s'en fiche éperdument ! Vivre ou mourir, c'est l'affaire de warawa ! »

« Encore cette insouciance… »

« C'est vrai, warawa pourrait-elle démissionner au moment de l'accouchement ? »

« Comme le départ à la retraite pour mariage n'était pas possible, warawa voudrait tenter cette nouvelle possibilité. »

« … Pourquoi n'a-t-elle pas pu démissionner au mariage ? Ah, la mémoire lui fait défaut. »

« Crois-tu qu'un tel caprice passerait ? C'est très regrettable, mais ton travail de Chancelière est très bien noté ces dernières années. On dit que le royaume sirène ne tiendrait pas sans la Chancelière Zos Saira. »

« Ça, comment dire… »

« Normalement, l'indispensable, c'est le Roi, non ? »

« Aujourd'hui, on dit : "Sur terre Rufu Fokare, dans les mers Zos Saira". Tu es l'une des deux grandes Chancelères, aux côtés du grand Chancelier du royaume démoniaque. Franchement, qu'une telle que toi soit portée aux nues, le monde touche à sa fin. »

« Hmm, Rufu Fokare-dono doit être un sacré bon à rien. »

« La prochaine fois, warawa lui enverra un cadeau de fin d'année pour le réconforter. »

« En résumé : tant mieux si tu te réjouis de ta grossesse, mais assure le travail de Chancelière. C'est ce que je veux dire. Tu l'as compris ? »

« Hah, warawa ne comprend pas. »

« Plus exactement : "warawa ne VEUT PAS comprendre". »

« Warawa ne veut consacrer sa vie qu'à ses lunes de miel avec Orkbo ! »

« Alors pourquoi doit-elle servir le public comme fonctionnaire ! »

« Pas une seconde de la vie de warawa ne doit être accordée aux autres ! »

« Vraiment, toi tu es… »

« Oh ? Quoi ? »

« La sérieuse Carp-san est-elle abasourdie par l'inconduite de warawa ? »

« C'est parfait. Insulte-moi, maudis-moi, nie-moi ! »

« Ça ne fait AUCUN dégât à warawa ! »

« Warawa est une hors-la-loi née. »

« Ni la logique, ni le bon sens ne peuvent l'ébranler ! »

« Ta façon de penser… est très bien !! »

« "Hein ?" »

« Face à une réaction diamétralement opposée à ses prévisions, warawa, sans le vouloir, a failli trébucher… mais s'est retenue in extremis ! »

« Impensable d'aujourd'hui, avec l'importante petite vie dans son ventre, warawa ne peut pas tomber bêtement. »

« Hé, Carp… Warawa a un corps précieux en ce moment, alors épargne-moi les réponses inattendues. »

« Qu'est-ce que tu dis. Corps précieux, le mien l'est tout autant. »

« Ah, c'est vrai. »

« Ce type aussi, récemment, était en route pour "félicitations". »

« Puisque warawa et ce type se sont mariés presque le même jour. »

« À l'époque, warawa avait maugréé : "Pourquoi nos noces le même jour, au même endroit, alors qu'on est des ennemis de toujours ?", mais que le moment d'avoir un enfant coïncide aussi, c'est rafraîchissant. »

« En ce moment même, dans mon ventre, dort le cristal d'amour entre moi et mon cher Gobukichi-sama ! L'enfant qui combinera ma sagesse et le génie de Gobukichi-sama sera sans nul doute, non, à coup sûr, un génie sans pareil ! Il fera avancer le monde de dix crans, c'est certain !! »

« Tu es trop parent gaga ! »

« Balancer de telles attentes sur un enfant qui n'est même pas né… »

« Carp étant professeure dans une école prestigieuse du royaume sirène, ses attentes sont sans doute bien plus grandes que celles des parents ordinaires. »

« C'est ce qu'on appelle une "maman éducation". »

« Ça va aller ? »

« Un enfant trop attendu ne risque-t-il pas de basculer et de devenir un délinquant ? »

« Même si ce n'est pas mes affaires, le cœur de vieille babou s'inquiète. »

« Moi, je veux me concentrer sur l'enfant qui va naître ! Je n'ai pas le temps de m'occuper des enfants des autres ! »

« Parole indigne d'une professeure. »

« Si c'est possible, je veux déposer ma démission à l'Académie des Sorcières Sirènes tout de suite, me libérer de cette responsabilité. Et là, tombe pile la personne idéale : toi ! »

« "Pile l'idéal !?" »

« Quelles arrière-pensées ! »

« Toi aussi, maintenant que tu es enceinte, tu veux quitter ton poste de Chancelière ! C'est l'occasion rêvée ! Une insouciante comme toi sauterait sur l'occasion pour filer droit vers la démission ! »

« C'est d'une grossièreté extrême !! »

« Mais c'est exactement ça ! »

« C'est parce qu'on lui met le doigt sur le fait que ça énerve !! »

« Chancelière, c'est l'un des plus hauts postes du pays. Sa démission ferait la une des journaux ! Le monde en ferait tout un foin !! »

« Hou hou, c'est vrai ? »

« Mais warawa n'est pas une femme délicate qui hésite sur sa démission par peur du scandale. »

« Parce que warawa est une hors-la-loi ! »

« Et si je démissionne en même temps, ton départ fera écran de fumée et personne ne fera de bruit sur le mien ! Moi aussi, je suis l'une des meilleures professeurs de l'Académie des Sorcières Sirènes ! Si je pars, on risque de me supplier de rester ! »

« Quoi !? »

« En gros, tu comptes te servir de warawa pour quitter ton boulot en douceur ! »

« Quelle lâcheté ! »

« Est-ce là la conduite d'un modèle pour les humains !? »

« Ma famille avant les autres ! Maintenant que j'ai eu un enfant, je veux consacrer toute ma capacité d'guidage à mon seul enfant ! J'en viens à penser que tout le savoir, la culture, la pédagogie que j'ai accumulés en tant que professeure n'étaient là que pour élever mon enfant comme le plus grand des hommes ! »

« C'est dangereux, ce type. »

« Son amour maternel est si exclusif qu'elle n'en voit plus les alentours. »

« Son mari et son enfant vont en baver pour de bon, non ? »

« Warawa s'inquiète. »

« L'inquiétude est là, mais c'est une OCCASION !! »

« Warawa aussi veut jeter ce poste de Chancelière, cette charge écrasante, pour se consacrer à l'accouchement et à l'éducation ! »

« Mais c'est vrai que ce n'est pas si simple. »

« Pour que warawa puisse perdre son emploi sereinement, plus il y a de complices, mieux c'est ! »

« Même cette idiote, si elle peut aider, c'est du pain béni ! »

« Pour notre avenir d'éducatrices ! »

« Pour élever mon enfant comme le génie numéro un du monde ! »

« Warawa et sa vieille ennemie Carp, qui ne pouvaient se voir en peinture, ont joint les mains. »

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