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Isekai de Tochi wo Katte Noujou wo Tsukurou

Chapitre 513

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Chapitre 513

Chapitre 513

Chapitre 513/65179%~9 min de lecture1 717 mots

Alors, éclaircissons sans attendre le jeu que Véru nous a préparé.

C'est un jeu de déduction.

Un cadavre (rôle) découvert dans une chambre close d'une auberge thermale.

Il s'agit de résoudre l'énigme de la manière dont la victime a été tuée, et d'en déduire l'identité du coupable.

La scène est, comme d'habitude, une chambre close.

« Pourquoi tout le monde s'obstine-t-il à faire des scènes de meurtre en chambre close ? »

On dirait presque qu'« un meurtre truqué n'en est pas un s'il n'est pas en chambre close », tant le recours à ce procédé est systématique.

Moi aussi, dans mon monde d'avant, j'ai lu pas mal de polars, et du coup, les meurtres en chambre close, j'en ai un peu soupé.

D'ailleurs, le truc de la chambre close, pour tout l'effort et l'ingéniosité qu'on y dépense, son utilité n'est-elle pas douteuse ?

Un meurtrier, normalement, utilise des trucs pour ne pas se faire prendre, non ?

Dans ce but, il devrait cacher le fait même qu'un meurtre a eu lieu, alors pourquoi laisse-t-il ostensiblement une scène de crime qui crie « meurtre », et ne dissimule-t-il que les traces d'entrée et de sortie ?

Même en voulant créer une énigme, celle-ci saute aux yeux de façon criante !

C'est comme s'il disait « Allez, résous-moi ça ! » !!

Ça ne va pas, ça ?

Tu as commis un crime lourd, le meurtre, et tu es prêt à risquer ta vie pour t'enfuir !?

Pourtant, tu étales le caractère criminel au grand jour, et en ne laissant qu'une énigme à moitié finie, tu finis par réduire le cercle des suspects !

Pourquoi commettre le crime dans un cercle clos !?

Dans une dizaine de personnes, « le coupable est parmi nous », les options se rétrécissent trop !

Faire passer ça pour un crime aléatoire et trier le coupable parmi des centaines de milliers de citadins, c'est infiniment plus difficile !!

……

Désolé, je me suis trop emporté.

Bon, cette fois c'est un jeu. Ne chipotons pas sur les détails, attaquons l'énigme franchement.

Dans une chambre de cette auberge thermale, un meurtre survient dès l'ouverture !?

« C'est un dossier fermé, ça !? »

L'auberge thermale qu'on a peine à lancer fait face à la faillite !?

Une auberge, c'un commerce de réputation, un meurtre qui s'y produit, c'est le coup de grâce ! Les nouveaux clients ne viendront plus !

« J'ai l'impression que ce n'est pas une si bonne idée que ça ! Pourquoi ne pas tout revoir à la base !? »

« On verra les propositions plus tard, maintenant on résout l'énigme de la chambre close ! »

O-oui, c'est vrai.

C'est un truc que Véru a mühé à imaginer.

Pour répondre à ses efforts, je vais prendre ce jeu au sérieux cette fois, et on verra pour la suite après.

« Alors j'explique les grandes lignes de l'affaire »

Véru l'annonce, fière.

« La victime est le Grand Roi Démon Baal. Autrefois roi du Royaume des Démons, il a été haï de ses sujets pour sa gestion dissolue et chassé du trône. Son fils, qui lui a succédé, est des dizaines de fois plus compétent, si bien qu'il est déjà acté qu'il restera dans l'histoire comme un tyran incompétent »

« C'est pas le moment de dire ça !? »

Protestation du mort.

D'ailleurs, pourquoi a-t-il accepté le rôle du cadavre ? Cet homme ?

« Le Grand Roi Démon aime ce genre de divertissement depuis toujours »

C'est un vieillard en yukata, que je vois pour la première fois, qui intervient d'un ton las.

Ne serait-ce pas … le chancelier du Royaume des Démons, Rukifu Fokare ?

« Ah, enchanté. Je suis celui qui a bâti cette auberge …… »

« Oh, c'est vous !?  Passons. Le Grand Roi Démon se proclame « protecteur de la culture », et il s'implique lui-même dans les arts, allant jusqu'à jouer des figurants au théâtre …… »

Comme pour cette fois ?

« En négligeant ses devoirs politiques les plus importants ! Savez-vous combien nous avons peiné à réorganiser son emploi du temps !? »

Une plainte chargée de sincérité.

On devine la peine de ce fonctionnaire compétent.

« …… Bref, ceux qui ont forcé la porte verrouillée pour entrer dans la chambre close sont : le maître, Platy, Junior, le faux cadavre, et le vieux invité. Je le dis net »

Véru, qui n'entre pas dans le compte en tant qu'animatrice, poursuit.

« Le coupable est parmi eux !! »

« Qu-quoi !? »

C'est ce genre de déroulement !?

Certes, pour un jeu de déduction, c'est plus facile si le cercle des suspects est déjà un peu resserré.

« Ça veut dire que le rôle de coupable a été convenu à l'avance avec Véru ? »

Et qu'il fait semblant de ne rien savoir tout en jouant l'un des enquêteurs ?

« La déduction par ce genre de méta-raisonnement, c'est interdit ! On démasque le truc à partir des indices donnés, proprement ! »

« …… »

Même s'il y a un coupable parmi eux, moi qui n'ai rien su à l'avance, je ne peux pas être le coupable.

Alors, en tant que détective de service, je vais résoudre cette énigme brillamment.

Sur le nom de grand-père !!

« Alors, inspectons la scène tout de suite. Le Grand Roi Démon assassiné, mais !? »

Toujours en train de jouer le cadavre, le Grand Roi Démon Baal gît face contre le tatami.

Ce n'est qu'une « simulation », donc pas de blessure mortelle, ni de mise en scène pour en faire semblant.

Ni fausse sang, ni couteau jouet planté dedans.

« Quelle est la cause de la mort ? »

« Hein ? »

À ma question, Véru réagit tout à fait naturellement.

« Non mais, la manière dont il a été tué, c'est un indice majeur pour la déduction, non ? »

Poignardé, battu, étranglé, écrasé, brûlé, empoisonné.

Depuis l'Antiquité, le polar a rivalisé d'inventivité sur les façons de tuer, comme pour dire que la mort de la victime est la fleur du mystère, offrant une profusion de variations.

Et la méthode de mise à mort n'est pas là que pour attirer l'œil par son spectacle ; elle est souvent la toute première piste pour démêler le truc et identifier le coupable.

« Par exemple, s'il a été assommé à coups d'objet contondant lourd, on en déduit que le coupable a une force herculéenne. Du coup, Platy, qui est une femme, serait naturellement exclue ? »

…… Enfin, en apparence. Le classique du genre, c'est de préparer un mécanisme permettant à une femme sans force de l'exécuter, pour réserver le coup de théâtre.

Comment ça se passe ici ?

Platy passe beaucoup de temps avec Véru, et il n'est pas impossible qu'on lui ait secrètement confié le rôle de coupable.

J'ai pensé à la sonder, mais …

« Tu es naïf, mon mari, je ne suis pas la coupable »

Négation immédiate.

« Moi, j'ai juré à Junior en le mettant au monde. Devenir une mère respectable, dont ce n'aurait pas honte. Donc, jamais je ne ferai une chose vile comme me cacher pour commettre un crime »

Platy.

Tu parles sérieusement comme ça …

Je suis touché par sa volonté sincère de devenir une vraie mère pour Junior, mais est-ce le moment ?

« C'est pour pouvoir être un parent dont il sera fier que, si je dois tuer quelqu'un, je le ferai en face, ouvertement, en l'assommant ! »

« Hein !? »

« Je ne me cacherai pas pour échapper au châtiment ! Bien au contraire, je revendiquerai la légitimité de mon acte, je ferai en sorte que personne n'ait rien à redire, et j'exécuterai ce meurtre juste !! »

« La direction de « dont il sera fier » est pas un peu décalée !? »

Du point de vue de sa nature, Platy ne peut pas tenir le rôle de criminel dans un polar.

Elle, c'est le type « La vengeance m'appartient » qui débarque en face et t'assomme !

Dans un autre sens, Platy sort de la liste des suspects.

« C'est vrai que, sous cet angle, la personnalité du coupable peut être importante »

Il y a des personnalités comme celle de Platy, manifestement inadaptées au meurtre truqué, et d'abord, elle n'a aucun mobile pour tuer Baal.

Le mobile.

La raison de vouloir tuer l'autre.

Parfois, c'est la clé qui fait basculer l'enquête, et c'est extrêmement important.

Mais parmi les gens réunis ici, presque personne n'a de lien profond avec Baal, et encore moins envie de le tuer.

Un seul, peut-être …

« …… Quoi ? »

Tous les regards se portent sur un seul homme.

Le chancelier du Royaume des Démons, Rukifu Fokare.

Il était en relation étroite avec le Grand Roi Démon Baal, et quand Baal était le roi en exercice, ils ont gouverné le Royaume des Démons à deux, non ?

Il doit y avoir un tourbillon d'émotions entre eux …

« C'est moi qui l'ai fait ――――― !! »

« Il avoue illico !? »

Chanter (argot pour avouer) vite ?

« Depuis l'époque où il était le roi en exercice, « je veux le tuer », je l'ai pensé un nombre incalculable de fois. Cette intention meurtrière a grandi, et… sans que je m'en rende compte, j'ai peut-être sali mes mains !? »

« Attendez Rukifu-san !?  Dire « je l'ai fait » pour quelque chose dont vous ne vous souvenez pas, c'est pas bon !? »

Le jeu ne tient plus !

Et avant ça, montrer ses ténèbres intérieures, c'est interdit !

« À chaque lubie de ce type, mon sommeil était rogné, le temps avec mes enfants et petits-enfants disparu, la peine s'accumulait ! Pourquoi est-ce que je me suis tué à la tâche pour un type pareil ! Si lui, si lui n'était pas là !! »

« Rangez vos ténèbres intérieures, bon sang !? »

Je me suis épuisé à calmer Rukifu Fokare, qui faisait une sorte de crise, et le jeu de déduction en est resté là.

Quant au Grand Roi Démon Baal, qui observait la scène en jouant le cadavre …

« Un peu désolé …… »

Il a juste marmonné court.

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