Je m'appelle Coneli.
Je suis un être grandiose né du miracle des dieux et des hommes.
Je le sais.
Que je suis une existence puissante, robuste et radieuse.
Je suis un être qui porte un tel destin dès sa naissance.
Celui qui brille a besoin d'un environnement digne d'être illuminé par son éclat.
Le monde où je suis né vient à peine de commencer, son cadre n'est pas encore fixé, et la présence d'un corps parfait ultime comme le mien risquerait au contraire de fausser le chemin.
Un être comme moi peut prouver sa valeur en affrontant des problèmes plus clairs.
C'est ce que mon génie intellectuel a conclu, et j'ai supplié les dieux de me laisser passer dans un tout autre monde.
Un monde où cette capacité ultime aurait de quoi s'exercer, un monde aux problèmes graves.
Mon vœu a été exaucé, j'ai franchi les dimensions et me suis posé dans un certain monde……
…………
« Atterrissage de génie, réussi ! »
Le monde où les dieux m'ont envoyé correspondait exactement à mes espoirs radieux.
De sombres nuages s'amoncellent sur le monde.
Le ciel entier est couvert d'une épaisse couche nuageuse qui bloque la lumière du soleil, l'empêchant d'atteindre le sol.
Il fait si sombre qu'on ne distingue plus le jour de la nuit.
C'est plutôt grâce à la lumière que je dégage, moi l'être grandiose, que mes seuls alentours sont éclairés.
Peut-être à cause de cela, l'air ne se réchauffe pas et reste frais, et ça et là à la surface du sol, de l'herbe sèche se fane misérablement.
Un monde véritablement dénué du moindre brin de vitalité, sans rêves ni espoirs.
Cependant, l'air qui colle à la peau est saturé d'une intention meurtrière piquante.
…… En d'autres termes, c'est ce genre de monde.
Je concentre ma conscience et sonde les présences alentour.
Une réaction immédiate. Je vois, un monde où l'on perçoit si aisément l'ambiance d'un champ de carnage……
Mais l'hésitation n'est pas de mise maintenant.
Dès qu'un problème est détecté, il faut passer sans délai à la résolution.
« L'armée chérit la précipitation », disait aussi le grand personnage qui m'a créé.
Marche à la vitesse de la lumière !
Arrivé sur place, un véritable champ de carnage se déployait bien là.
Quelques oiseaux géants, bien plus grands qu'un humain, dépourvus de la moindre plume, au crâne chauve hideux, encerclaient une personne pour l'attaquer.
« Kyaaaaaaa !? Quelqu'un ! Quelqu'un aaaaaaaa !? »
La victime est une jeune femme, qui serre contre sa poitrine un petit garçon.
Les vilains oiseaux chauves, avec une coordination digne de leur espèce, lui bouchent toute retraite et la coincent inexorablement.
Inutile de réfléchir, ces monstres comptent clairement attraper et bouffer des êtres inférieurs et faibles.
« Je t'en prie, au moins mon petit frère…… »
Vu leur âge, ce sont bien un frère et une sœur.
Une belle détermination à protéger son jeune frère au péril de sa vie.
Cette suite de pensées, environ 0,001 seconde.
Et 0,002 seconde plus tard, tout était joué.
« Poing de la lumière à vitesse suprême ! »
Mon poing lancé dépasse la lumière et pulvérise méthodiquement les crânes chauves hideux des oiseaux monstres.
Il ne resta que de la fumée de sang et les visages ahuris des frère et sœur victimes, qui n'avaient même pas réalisé qu'ils étaient sauvés.
« Jeune fille courageuse, et toi son petit frère, n'êtes-vous pas blessés ? »
« Hiih !? »
Pourquoi une telle frayeur ?
Je suis le sauveur qui vous a tirés d'affaire.
« C'est qui, vous ? Pourquoi vous brillez comme ça ? »
« Tu l'ignores ? Les grands personnages ont l'air de briller. »
D'ailleurs je viens de naître.
C'est ce qu'on appelle un tout nouveau de première année.
« Il semble que ce soit un monde encore plus dangereux qu'on ne le dit. Jeune fille du village, ne pourrais-tu pas m'expliquer concrètement la crise qui menace ce monde ? »
« Ne décidez pas tout seul que je suis une fille de village ! »
Pardon, une fille de ville alors ?
À errer dans cette lande, ce n'est pas comme si elle était princesse ?
« Uu…… Tomber sur un type bizarre, ça rend les remerciements difficiles. »
D'après l'explication de la fille de ville, ce monde serait poussé au bord de la ruine par un être appelé le Roi Noir Cruel.
Surgi soudainement dans ce monde, le Roi Noir Cruel a proclamé « La mort et la destruction sont la providence » et a lancé son armée, l'Armée Noire Cruelle, à l'assaut de diverses régions du monde.
La résistance des nations a été vaine, écrasée par une force militaire écrasante, l'humanité est désormais au bord de l'extinction.
Ils ont établi une ligne de défense finale au bout d'un continent, et si elle tombe, l'extinction est actée.
« Nous aussi, nous étions en route vers le dernier bastion défensif, mais nous nous sommes séparés… Sans votre passage, nous aurions sûrement servi de pâture aux Condors Chauves. »
Je vois, j'ai saisi la crise qui menace ce monde.
Eh bien, moi, je vais battre ce Roi Noir Cruel Ikkoku ou je ne sais quoi et ramener la paix dans le monde.
« Eeeh !? C'est impossible ! Le Roi Noir Cruel est un monstre qui posséderait une Puissance Noire de dix mille ! Avec juste la force de one-puncher un Condor Chauve, vous ne ferez pas le poids ! »
Jeune fille de ville, je prends ça pour des mots d'inquiétude.
Mais le fait que le combat d'à l'heure actuelle ne soit pas tout ce que je vaux est amplement avéré.
Attendez un peu, je vais vite vous offrir un monde paisible où vous pourrez vivre tranquilles.
Bon, cap sur la ligne de front de l'Armée Noire Cruelle Tengoku, en route !
…………
Hou, voilà l'armée ennemie.
Elle est composée de morts-vivants ou de golems, ce genre d'êtres artificiels contre-nature.
Le fait qu'ils utilisent ce genre de choses comme force principale prouve que ce Roi Noir Cruel n'est pas un envahisseur légitime.
De plus, leur avant-garde approche de la ligne de défense finale de l'humanité.
C'est à portée de main.
Il semble que j'arrive juste à temps.
Le timing d'apparition d'un héros est important, mais il ne faut pas non plus faire miroiter l'angoisse aux innocents.
Pour m'excuser de les avoir fait poireauter, je vais illico pulvériser l'Armée Noire Machin.
Balayage instantané.
En combattant au rythme de cent corps par seconde, tout a été anéanti en un peu plus de dix minutes.
« Guehahahahahahaha ! Il semble qu'il restait un humain aux os solides ! »
Le dernier survivant de l'armée anéantie était un mort-vivant à l'allure visiblement de général, avec une carrure un peu forte.
« Je suis le serviteur fidèle de Sa Majesté le Roi Noir Cruel ! L'un des Quatre Empereurs de la Mort Noire Cruelle, l'Immortel Omondoraf ! En récompense d'avoir anéanti mon armée, je t'accorde l'honneur de périr de ma main ! »
Quatre Empereurs de la Mort ? Les subordonnés du roi sont des empereurs ?
« Ma Puissance Noire est de 1519 ! Si tu ne peux me vaincre, tu n'atteindras pas les pieds de Sa Majesté le Roi Noir Cruel qui en a dix mille ! Allons, misérable humain prétentieux, meurs en désespérant devant l'écart infini de nos forces ! »
Flic de la lumière.
L'un des cadres,所谓的 Quatre Empereurs de la Mort, s'est évanoui en se réduisant en poussière.
La suite, c'est le schéma où je bats les cadres restants pour approcher le grand méchant final.
J'espère que le boss final ne va pas péter un câble et liquider lui-même ses propres cadres.
« Kaa-kakka-ka ! Omondoraf n'est que la honte du plus faible des Quatre Empereurs de la Mort ! Moi, Catastolde la Bourrasque, je vais t'enseigner la vraie terreur des Quatre Empereurs de la Mort ! »
« Tch… Je n'aime pas les embêtements, mais sur ordre de Sa Majesté le Roi Noir Cruel, pas le choix. L'un des Quatre Empereurs de la Mort, l'Inébranlable Kerubato, vient prendre ta vie. »
« Shishishishi ! C'est du prestige, du prestige ! Si je venge Omondoraf, Sa Majesté le Roi Noir Cruel me regardera avec bienveillance ! La tête du mérite, moi, l'un des Quatre Empereurs de la Mort, Deodora la Persévérance, la prendrai !! »
« Les autres Quatre Empereurs de la Mort ne sont que de la piétaille. Faire bouger moi, Bladdyo le Plus Fort, le Plus Fort des Quatre Empereurs de la Mort avec une Puissance Noire de 4000, ton courage téméraire est la seule chose que je louerai. »
Tous renversés en une seconde.
Et j'atteins leur QG, le Château Noir Cruel.
« Bien parvenu jusqu'ici, magnifique. »
Dans ce qui ressemble à une salle du trône, un homme mince et grand est assis sur un fauteuil somptueux.
C'est lui le célèbre Roi Noir Cruel ?
« Oui, Moi suis le Roi Noir Cruel. Tu as mis en déroute les Quatre Empereurs de la Mort et poussé mon armée, qui était à deux doigts de la victoire, dans ses derniers retranchements, ta force est indéniable. Mais ton action est-elle vraiment juste ? Pourquoi décides-tu que les humains sont inconditionnellement du côté de la justice ? Je vais te l'enseigner, à toi qui ne connais pas la vérité, mon triste passé… Gbebebebebebebebebebebeh !? »
Avant d'entendre son triste passé, je l'ai d'abord tabassé à coups redoublés.
Quelle que soit son histoire cachée, cela ne justifie pas de déclencher une guerre et d'y entraîner beaucoup de gens.
Ce qui compte, c'est l'acte, pas le mobile.
Il paiera pour ce qu'il a fait, et quant aux circonstances qui l'ont poussé à déclencher la guerre, qu'il les raconte plus tard aux grands de ce monde.
Bon, la crise destructrice de ce monde est écartée.
Le reste des complications, les gens d'ici les régleront par la discussion, ce n'est pas à moi, venu d'un autre monde, de m'en mêler.
Je vais me diriger vers le prochain monde en crise.
Pour mettre ce pouvoir radieux à bon escient.
Allons, franchir les dimensions, tou !