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Isekai de Tochi wo Katte Noujou wo Tsukurou

Chapitre 1148

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Chapitre 1148

Chapitre 1148

Chapitre 1148/118197%~7 min de lecture1 379 mots

C'est dommage d'en rester là pour l'histoire du karaage.

J'ai décidé de le servir pour le dîner de ce soir à la ferme.

La réaction de Junior et Norito face au karaage.

« Hokkyooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo !! »

« Uhoooooooooooooooooooo !! »

Une réaction au-delà de mes espérances.

Le karaage enflamme donc le cœur des enfants ?

Un plat qui fait la joie des enfants à table.

Hamburgers, curry, omelette au riz, nouilles…

Le karaage a assez de force d'attraction pour s'y frayer une place !!

« Je me demandais ce que tu fabriquais avec Veil en plein jour, c'était pour préparer ça ? »

Demande Platy.

En berçant notre troisième fils Shotaro contre sa poitrine.

Shotaro n'est évidemment pas encore en âge de manger du karaage, il se contente de regarder la scène avec curiosité.

Il en mangera beaucoup quand il aura un peu grandi.

« Gobugobugobugobugobugobugobu ! »

« Bakubakubakubakubakubakubaku ! »

Et les voilà déjà qui en engloutissent à pleines bouches.

Le karaage fait un carton plein auprès de Junior comme de Norito.

C'est bien la preuve que le karaage est un incontournable, pas seulement pour les jeunes, mais aussi pour les enfants.

Surtout Junior, qui a pour son âge une maturité surprenante ; le voir ainsi se comporter comme un enfant normal me rassure en tant que père.

Si je veux voir mon côté enfantin, il me suffit de sortir du karaage ou une seringue.

« Voyons voir, moi aussi… amu »

*Croustille* — un bruit appétissant résonne aux lèvres de Platy.

« Umeaaaaaaaaa !! »

Et sa réaction est violente.

Même devenue mère de trois enfants, elle n'atteint pas le stade de grande dame raffinée. Elle a toujours été brutale de nature.

« C'est bon, ça ! La viande est bien assaisonnée jusqu'au cœur, c'est délicieux sans rien ajouter ! De la viande de poulet gorgée de jus, enveloppée dans une panure de farine et frite dans l'huile ! En d'autres termes, viande, huile, glucides : les trois piliers de la calorie sont réunis, c'est obligé d'être bon !! »

La théorie selon laquelle plus c'est calorique, plus c'est bon.

Pourtant, cette théorie prouve sa justesse à maintes reprises, et bien des humains gémissent sous le dilemme « je veux maigrir, mais je veux manger ».

« Hmm, mais moi, le côté gras me gêne un peu. C'est peut-être parfait pour les jeunes, mais… »

Platy en est donc arrivée à prononcer la phrase « je ne suis plus jeune ».

« Ah, j'ai une idée !! »

Et elle sort un citron de son sein.

De son sein ?

Elle écrase le citron entier dans sa main et en projette le jus en *bushā*.

Toi aussi, hein.

« La sensation grasse, on la neutralise par son opposé, le léger ! Si tu arroses de jus de citron rafraîchissant, miracle : la sensation d'huile du karaage s'efface et tu peux en manger à l'infini ! »

Mange pas à l'infini.

Mais c'est bien Platy : inventer d'elle-même la façon de manger avec du citron.

Son expérience n'est pas vaine, elle qui a goûté d'innombrables plats de l'autre monde. Son vécu parle.

« Maman, pas citron ! »

« Le citron, c'est de la déco ! »

Les enfants protestent.

Bien sûr : leurs jeunes appareils digestifs digèrent l'huile sans broncher grâce à leur acide gastrique.

Donc les plus jeunes préfèrent le goût riche de l'huile, et voilà le conflit des générations qui éclate !!

« C'est pas ça, Maître ! »

Wa ! Une remontrance de ma femme.

« C'est une différence de sexe ! Pas de génération, de sexe ! Les mecs, vous n'aimez que les trucs gras ! Les filles, c'est pas pareil ! On veut du sucré, du frais, du léger ! Les valeurs de l'homme et de la femme, quoi qu'on fasse, ne se rejoindront jamais !! »

… Non, c'est une question d'âge, pas de sexe.

Faut bien qu'on finisse par admettre qu'on est devenus un ossan et une obasan.

Et qu'on arrête d'asperger tout le karaage de jus de citron sans discernement ?

C'est la source de tous les conflits.

Ainsi se déroule, même dans l'autre monde, le débat sans fin : citron sur le karaage, oui ou non ?

Puisque ça éclate déjà au niveau familial, élargissez le cercle et vous aurez un chaos encore plus grand.

« Nho !? Qu'est-ce qui se passe !? »

Je sors voir : c'est la cohue dehors.

Orcs, gobelins, elfes, tout ce monde waiwai-gayagaya.

Et au centre, Veil.

Qui plus tient quelque chose dans ses bras.

« Veil, qu'est-ce que tu fabriques ? »

« Oh ! Je distribuais du karaage aux gens du commun ! La charité est le devoir du fort ! Gahahahahahaha ! »

Veil s'est mis du côté des donateurs sans que je m'en rende compte.

Ce qu'il tient sur sa paume, c'est un grand plat débordant de karaage.

Non, pas juste débordant : une montagne, une vraie montagne.

De quoi nourrir tout le dortoir des garçons.

« Allez, vous autres ! Recevez la bénédiction de Veil-sama ! Faites la queue, un par un, et prenez votre karaage ! »

Et les résidents de la ferme font la queue sagement, recevant leur part un par un.

… Une distribution de soupe populaire ?

Veil a lui aussi acquis la compétence cuisine, et dès qu'il a appris la recette, il a su la reproduire seul.

C'est pour ça que ses actions échappent à mon contrôle, en quelque sorte…

Faut-il s'en réjouir ou s'en inquiéter…

Quant à l'avis de tout le monde sur le karaage…

« Umeeéééé !! »

« Encore un nouveau plat du Saint, umeeéééé !! »

« Huile huile huile ! L'harmonie subtile de la panure, de l'huile et de la graisse de viande !! »

Ça a l'air très bien reçu.

Mais certains trouvent quand même le côté gras du karaage gênant, et voilà des gens qui sortent du citron pour l'alléger.

« Hé !? Le karaage, c'est bon *parce que* c'est gras ! Le citron, c'est de l'hérésie !! »

« Quoi ! Chacun mange comme il veut, non ? Mon estomac ne supporte pas autant d'huile !! »

Bon… la façon de manger est libre, chacun son style.

J'ai dit libre, mais juste à côté…

« Mayonnaise, on ! »

Ils apparaissent.

Ceux qui mettent de la mayonnaise sur le karaage.

Je m'y attendais, mais ils débarquent vite.

De l'huile (poulet) enveloppée d'huile (panure) avec de l'huile en plus !

C'est bien la façon de manger d'un glouton.

Mais le karma est trop lourd.

« Arrêtez ! Si vous faites ça, les calories vont dépasser la limite autorisée et faire un overload !! »

« Je sais bien ! Mais je peux pas m'arrêter !! »

Une scène de lamentations s'ensuit.

Sinon, il y a ceux qui mettent sel-poivre, herbes, curry en poudre…

Mais pourquoi vouloir à ce point ajouter quelque chose sur le karaage ?

Le karaage a déjà du goût à la base, non ?

Pourtant, même avec du goût, voilà tant de gens qui cherchent à y ajouter de nouvelles saveurs, ces purs et durs du goût intense ?

Si c'était sans goût au départ, encore, mais pourquoi rajouter du goût sur quelque chose qui en a déjà ?

C'est peut-être ça, le karaage : un aliment maudit qui rend les fous.

Il existe une histoire.

Lors d'un banquet des dieux, on a jeté un karaage.

Un dieu a dit : « Je mets du citron », un autre : « Moi, de la mayo », un troisième : « Moi, nature ».

Le désaccord a dégénéré en guerre divine, dit-on.

Une fausse histoire.

Mais ça montre bien le pouvoir ensorcelant du karaage, capable de troubler les esprits à ce point.

En y ajoutant des frites, on a viande & huile plus glucides & huile.

Le set vedette de la fête, combinant huile et huile, est complet !!

Comme ça, les prochains gōkon seront encore plus parfaits !!

Le jeu du roi n'est plus un rêve !?

Hein ? Vous dites qu'on en a déjà fait un et que je veux encore en refaire ?

Bien sûr, on continuera tant qu'il restera des célibataires dans le pays de la ferme !!

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