Aller au contenu principal

Isekai de Tochi wo Katte Noujou wo Tsukurou

Chapitre 1139

Isekai de Tochi wo Katte Noujou wo TsukurouIsekai de Tochi wo Katte Noujou wo Tsukurou
Chapitre 1139

Chapitre 1139

Chapitre 1139/118196%~7 min de lecture1 368 mots

Ça commence.

Les colons contre les Monstres de la Ferme.

Chiki-chiki, duel d'intelligence ! Jeu : quel est l'être inférieur ?!

« Uwoooooooooooooh !! »

Une ferveur incroyable.

Y a-t-il seulement une bataille où l'on ne peut pas plus perdre que celle-là ?

On ne fait que se mesurer pour savoir qui est le plus malin, non ?

Certes, sur ce point précis, le noir et le blanc seront tranchés net, mais de là à ce que toute l'humanité s'en trouve décidée……

« La différence entre l'homme et la bête, c'est l'intelligence ! »

« C'est parce qu'on a de l'intelligence que l'humanité est l'ordre des primates, famille des hominidés ! On va leur en mettre plein la vue, à ces monstres de pacotille ! »

« Se faire rouler par des connaissances de bric et de broc, c'est inadmissible ! On va leur montrer la différence de classe !! »

Bref, les remarques qui rabaissent orcs et gobelins pullulent.

À ce point, ils tiennent à être les supérieurs ?

Même un célèbre promoteur de l'érudition a dit : « Le ciel ne crée pas l'homme au-dessus de l'homme », non ?

Pourtant, qui est le plus malin va s'éclaircir maintenant.

Mes orcs-gobelins, prêts ?

Prêts à leur retourner leur intelligence débordante ?

« Faites confiance, mon seigneur. »

« Nous montrerons un travail dont mon seigneur n'aura pas à rougir. »

Ouais, fiables.

Cette attitude réservée. On dirait que l'intelligence, elle est plutôt de leur côté.

Allez, première question !

Le buzzer tout à l'heure, c'était de la connaissance, alors cette fois on joue l'intelligence.

La connaissance, c'est la mémoire. L'intelligence, c'est la force du savoir par la pensée.

Voilà le problème, tadam.

« Hiroki-kun a 1 000 yens. »

« Il va chez le primeur et achète deux pommes à 200 yens l'unité, trois mandarines à 100 yens l'unité. »

« Combien lui reste-t-il ? »

« Haï !! »

Le premier à lever la main, c'est un des colons.

Allez, la réponse !

« Avant ça… Hiroki-kun, il a quel âge ? »

Hein ?

« Avec le "kun", j'imagine un petit enfant, mais s'il a quatre ou cinq ans, confier 1 000 yens à un bambin pareil, c'est dangereux, je trouve. Lui filer une telle somme alors qu'il ne comprend pas encore la valeur de l'argent, ne risquerait-il pas de ne jamais développer un sens financier sain ? »

« Exact ! Et les prix sont aberrants ! Pomme 200, mandarine 100 ?! Le marché est en pleine tourmente ! »

« D'ailleurs, c'est quoi, l'unité "en" ? Pièce d'or ? Pièce d'argent ?! Selon la réponse, ce n'est plus la même somme pour un enfant, ni les mêmes prix normaux ! »

Ces gars…

Ils s'accrochent aux détails futiles des problèmes d'arithmétique et n'atteignent jamais le fond !

Peu importe le décor !

Tant qu'on saisit l'essence : 1 000 − 200 × 2 − 100 × 3 = ?, que Hiroki-kun soit un trentenaire, que les prix flambent ou s'effondrent, qu'il y ait inflation ou spirale déflationniste, ça ne change rien !

« Haï. »

Un de mes gobelins lève la main.

Oui, vas-y.

« 300 yens ? »

« Bonne réponse !! »

Ça replace les Monstres de la Ferme en tête d'un cran.

En même temps, les huées fusent.

« C'est dégueulasse ! Mélanger des infos parasites à un pur calcul pour nous piéger ! »

Fermez-la.

Ne pas se laisser troubler par le superflu et trouver la bonne réponse, c'est aussi l'intention du problème, non ?

…En fait, c'est trop évident pour être une intention, vous butez avant même d'y entrer !

Question suivante.

Tadam.

« Il y a ici une statue en or. »

« Comment vérifier si c'est de l'or pur sans l'abîmer ? »

Problème assez connu, mais est-il parvenu dans l'autre monde ?

La réponse, c'est de la plonger dans l'eau. Voyons ce que répondront les colons.

« Haï, j'ai compris !! »

Un colon lève la main.

« On casse la statue ! Si c'est du plaqué, l'intérieur est du plomb, preuve faite ! »

« Je t'ai dit de pas la casser !! »

Lis bien l'énoncé, bon sang !

« Heu… Dans ce cas, on prépare de l'or pur du même poids. »

Encore mon gobelin qui sort la solution optimale.

« Si c'est un faux, la densité diffère, donc le volume n'est pas le même. En le mettant dans l'eau, la quantité qui déborde change forcément. Ainsi, on détermine l'authenticité sans l'érafler… »

« Espèce d'idiot ! »

Une réclamation arrive.

« Quoi, "de l'or pur du même poids" ?! Vous vous rendez pas compte que se procurer de l'or pur, c'est déjà difficile ?! L'or, c'est précieux ! Vous savez combien de jours on vit avec un seul grain ?! »

« C'est ça ! Vous imaginez l'effort des chercheurs d'or pour réunir de l'or pur de la taille d'une paume ?! Sans imaginer leur peine, sortir "autant d'or" comme si c'était un rêve, c'est n'importe quoi !! »

« Casser pour voir dedans, c'est infiniment plus simple, la réalité !! »

C'est foutu, leurs arguments sont trop ballistiques, je ne peux pas les parer.

Le jour où on se comprendra me semble à des années-lumière.

………………

Ainsi s'acheva le duel d'intelligence débordante sur une victoire écrasante de nos Monstres de la Ferme.

Avec ça, nos orcs-gobelins qui pensent et ont de l'intelligence, ils vont nous reconnaître comme égaux ?

« Guu… C'était pas censé se passer comme ça… »

« Je reconnais pas ! Les monstres, c'est le côté qu'on manipule ! »

Ils refusent encore ?!

Mais qu'est-ce qu'il faut pour qu'ils acceptent ?

« C'est inévitable. Les humains ont des valeurs qu'ils ont bâties jusqu'ici. C'est précisément dans l'acceptation de ce qui se trouve hors de ces valeurs que se mesure l'intelligence de chacun. »

Hm ? Qui ça ?

Je me retourne vers cette voix inconnue, et là se tient Zos Saira.

Pourquoi la sirène est-elle ici ?

« Ah, ben oui, j'suis venue chercher mon mari chéri, pardi. Le boulot de première ministre sirène s'est fini plus tôt, j'ai pu partir à l'heure. On veut profiter de la vie de famille, voyons. »

En disant ça, Zos Saira berce le nouveau-né dans ses bras.

Le fruit de son union avec Orcbo.

« Tout à fait. L'enseignement est une charge écrasante, les moments où la famille est au complet sont rares. Je vous prie de ne pas emmener mon cher mari pour vos jeux à un tel moment. »

S'ajoute Carp-san, professeure à l'Académie des Sorcières Sirènes.

C'est l'épouse de Gobukichi, et naturellement, elle a leur fille avec elle.

« Nous, on va manger en famille, rien qu'à nous. Ne faites pas poireauter mon cher mari pour vos bêtises. »

Ah, oui…

Pardon… ?!

« Je récupère Gobukichi-sama. Ce soir, j'ai préparé une soupe au bouillon de bonite fait maison ! »

« C'est juste un bouillon clair, ça. »

Chacun emmené par femme et enfants, « haa… », « alors… », Orcbo et Gobukichi s'en retournent.

Nous restons là, simplement abasourdis.

Parmi nous, bien sûr, les colons qui, jusqu'au bout, refusaient de reconnaître l'égalité des orcs-gobelins.

« Nous avons perdu !! »

Hein ?!

Qu'est-ce qui vous prend, soudain !

Y a deux minutes, vous géniez « tant qu'on n'abandonne pas, on n'a pas perdu » !

« Des hommes mariés avec de belles épouses et des enfants ! Y a pas le moindre facteur de victoire ! »

« Ils vivent plus humainement que nous, les humains ! Quelle réalité cruelle vous nous jetez à la figure ?! »

« Pour nous qui sommes encore célibataires, c'est trop douloureux ! »

Ah, c'est ça.

Pour eux, la preuve plus nette d'être humain, ce n'était pas l'intelligence, mais le fait d'avoir fondé un foyer.

Effectivement, Orcbo et Gobukichi ont surmonté bien des tourments pour assumer mari et père, et ils le font admirablement.

De leur côté, les colons sont tous de légers célibataires, c'est pour ça qu'ils ont pu venir défricher cette terre inconnue…

L'étude, c'est important, mais fonder un foyer, c'est important aussi… !

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.