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Infinite Mana In The Apocalypse

Chapitre 4209

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Chapitre 4209

Chapitre 4209

Chapitre 4209/423999%~6 min de lecture1 064 mots

L'Existence retint son souffle, une inspiration cosmique silencieuse avant l'expiration finale, dévastatrice !

Dans les cieux en ruine des Plis d'Origine Transcendants, deux impossibilités s'affrontèrent dans un ballet de forces fondamentales.

Nysteria, la Créature Primordiale Morte, était un maelstrom de fins innocentes et absolues, sa massue d'obsidienne un signe de ponctuation destiné à mettre un terme à la phrase même de l'existence !

Face à elle se tenait la Tortue Ancestrale d'Origine, un bastion vivant de la genèse, ses neuf têtes un chœur chantant la symphonie de la création !

Pendant un temps, ils formèrent un équilibre parfait, terrible. Le Haki de Nysteria, une force de dizaines de quadrillions, s'abattit sur les défenses de la tortue, pour se heurter à une vague d'Origine pure qui ne bloquait pas, mais effaçait simplement le concept de son attaque.

Les faisceaux de lumière blanc-or de la tortue, chacun une facette de ce qu'il signifie de commencer, jaillirent vers elle, pour être dévorés par le néant profond et joyeux qu'était son Autorité Existentielle Morte.

Mais la balance avait basculé.

Noah se tenait sous sa forme titanique, un observateur colossal et silencieux ceint des flammes pourpres sanglantes de son Cœur de la Tyrannie.

Il était une terreur d'un âge oublié, sa seule présence un poids sur la trame de la réalité. Son Haki avait choisi de renforcer même la grosse tortue !

Désormais, Nysteria ne combattait plus seulement la tortue, mais l'atmosphère même, un environnement désormais tyranniquement aligné contre elle.

Et il y avait l'Ordre. Sigrid, un soleil blanc flamboyant de loi pure et conceptuelle, avait déchaîné son autorité. Le Glyphe d'Ordre avait éclos sur les neuf têtes de la tortue, et ses expressions jadis sauvages et chaotiques d'Origine étaient devenues ciblées, précises et d'une efficacité létale !

Nysteria rugit, un son de frustration enfantine et de rage sans bornes. Elle pouvait sentir son autorité être rejetée, son chaos joyeux être contraint par une structure qu'elle ne pouvait comprendre.

Elle était une tempête à qui l'on ordonnait de souffler en lignes droites, un feu auquel on commandait de brûler sans consumer. C'était un anathème pour son être même !

Merde !

Les neuf têtes de la Tortue Ancestrale bougèrent comme une seule. Ce n'étaient pas neuf attaques distinctes, mais une déclaration unique, unifiée. Une cascade de genèse.

D'une tête jaillit un faisceau de pure création, cherchant à imprégner la forme morte de Nysteria d'une vie qu'elle ne pouvait contenir.

D'une autre, une vague d'Origine protectrice forma une cage de commencement absolu autour d'elle, une prison d'où aucune fin ne pouvait s'échapper !

D'une troisième, le concept même de croissance fut arma, un torrent d'évolution cherchant à la forcer à devenir autre chose que ce qu'elle était.

Les neuf aspects de l'Origine la frappèrent simultanément.

Pour la première fois depuis son arrivée, le sourire innocent sur le visage de Nysteria disparut. Il fut remplacé par une expression de rage profonde, primitive.

Son autorité de mort, l'essence même de son être, n'était pas simplement vaincue ; elle était systématiquement effacée. L'Existence lui disait, d'une voix de neuf rugissements harmonieux, qu'elle était une erreur, une faute qui était en train d'être corrigée.

Elle lui disait de putain se reposer !

Enfin, jusqu'à ce qu'elle revienne dans un jour de toute façon.

Elle rugit une dernière fois, un mugissement de fureur enfantine et défiante qui ébranla les Plis. Et alors, sa forme, ce magnifique et terrible monument à une tragédie ancienne, fut consommée dans le maelstrom d'Origine de la grosse tortue !

BOUM !

Une tempête aveuglante de lumière d'obsidienne jaillit d'elle, une explosion de fin pure, non altérée. Ce n'était pas une lumière qui illuminait, mais qui révélait l'obscurité absolue qui se cachait derrière l'illusion de l'existence.

C'était beau, de la manière dont une Roue de l'Existence mourante est belle… une déclaration finale, magnifique et utterly catastrophique.

La lumière pulsa une fois, un battement de cœur silencieux de cessation, et puis elle fut partie.

Et elle aussi.

… !

Lorsque la lumière se dissipa, l'espace où se trouvait la Créature Primordiale Morte était vide. Aucune trace ne restait. Pas d'éclats d'os épars, pas de volutes persistantes d'autorité mortelle, pas même un souvenir dans la trame de l'espace-temps.

C'était une absence parfaite, clinique.

Un instant, il y eut le silence. Les Ducs survivants, les renforts fraîchement arrivés, les légions grouillantes des Morts… tous étaient figés dans un tissage de stupeur incrédule.

Mais où putain était le précieux cadavre de cette Créature Primordiale ?!

Les neuf têtes de la Tortue Ancestrale se tournèrent, leurs dix-huit yeux dorés scrutant l'espace vide avec une compréhension naissante, terrible. Le triomphe de leur victoire fut instantanément consumé par l'horreur de leur perte.

Ce n'était pas ce qui était censé arriver !

Elles avaient gagné, mais leur prix, le cadavre d'une valeur insondable d'une Créature Primordiale, avait disparu !

Leur rugissement collectif n'était pas celui de la victoire, mais d'une rage pure, incandescente.

« QUI ?! »

La question n'était pas un mot, mais une force physique, une onde de choc de fureur qui déchira les Plis.

Qui avait osé ? Qui avait volé dans les mâchoires mêmes des Origines Vivantes ?!

Les Ducs d'Origine assemblés regardèrent autour d'eux, leurs regards emplis d'une suspicion meurtrière.

Leurs yeux tombèrent sur les Paradoxes fraîchement arrivés, les coupables évidents.

C'étaient toujours ces foutus Paradoxes !

Le Duc Elagabalus et d'autres clignèrent des yeux avec une lueur d'offense lourde.

Au milieu du chaos montant, la forme titanique de Noah commença à rétrécir, les flammes pourpres sanglantes refluant vers son cœur.

Il retrouva sa taille normale, son expression un miroir parfait de la confusion alentour.

Il regarda l'espace vide où se trouvait Nysteria, puis la tortue enragée, et secoua la tête avec ce qui ressemblait à une profonde déception.

Khor se matérialisa à ses côtés, sa minuscule main volant vers sa bouche dans une imitation parfaite de choc.

Noah maintint son masque d'étonnement, mais intérieurement, une froide satisfaction triomphante s'épanouissait !

Car sur le Rivage Rayonnant, en un lieu hors de portée de leurs sens, hors d'atteinte de leur fureur, une nouvelle montagne venait d'apparaître.

Une déchirure silencieuse, presque douce, dans la réalité s'ouvrit au-dessus des sables dorés, et de celle-ci, le cadavre massif, beau, et désormais parfaitement immobile de Nysteria fut soigneusement déposé sur la plage.

Il fut posé avec une révérence presque tendre, comme placé là par une main invisible, appréciative !

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