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Infinite Mana In The Apocalypse

Chapitre 3965

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Chapitre 3965

Chapitre 3965

Chapitre 3965/418995%~6 min de lecture1 116 mots

Quand Moiraine fit un choix lourd avec une facilité déconcertante, abandonnant sa prise sur le pouvoir ultime pour la promesse de quelque chose qui dépassait l'entendement actuel, d'autres à travers l'existence firent également les leurs... des décisions qui résonneraient à travers les tissages de la réalité avec des conséquences que nul ne pouvait pleinement prévoir.

Des choix.

Considérez, un instant, le papillon.

Cette créature délicate aux ailes rayonnantes et à l'existence brève, qui danse dans un après-midi d'été sans connaître les tempêtes qu'elle pourrait engendrer !

Un unique battement... à gauche au lieu de droite, en haut au lieu de bas, perturbe l'air selon des motifs si infimes qu'aucune conscience, sauf celle d'une Créature Primordiale, ne pourrait les percevoir.

Pourtant, cette perturbation voyage, grandit, se compose elle-même avec l'inéluctable tissage du chaos.

L'air déplacé rencontre un courant chaud qu'il aurait autrement manqué. Ce courant, renforcé par cette infime addition, pousse une formation nuageuse de trois degrés hors de sa trajectoire prévue.

Le nuage, empruntant désormais un autre chemin, libère sa pluie sur une montagne au lieu d'une vallée. Le torrent de montagne enfle plus tôt qu'il ne devrait, emportant un pont qu'un marchand aurait traversé !

Le marchand, forcé d'emprunter une autre route, arrive dans une autre ville où il parle d'opportunités en des contrées lointaines. Un jeune rêveur entend ses paroles et fait le choix de tout quitter pour l'aventure.

Ce rêveur devient navigateur sur un vaisseau qui découvre une nouvelle route commerciale. La route apporte la prospérité à une nation et la pauvreté à une autre. Des guerres sont menées. Des philosophies naissent de la souffrance et du triomphe.

Ces philosophies se répandent à travers les mondes, influençant la façon dont des civilisations entières perçoivent l'existence elle-même !

Des galaxies s'alignent selon des principes qui tracent leurs origines jusqu'aux interprétations de ces philosophies.

Des univers se forment avec des lois fondamentales subtilement différentes à cause de la conscience qui les a façonnés. Des Cosmos dansent sur des tissages qui font écho à ce premier battement d'ailes. Des Domaines Existentiels s'élèvent et s'effondrent sur l'accumulation de papillons infinis, de choix infinis, de moments infinis où gauche devint droite, où oui devint non, où le silence devint chant.

Même les Omnivers... ces vastes constructs qui contenaient toutes les variations possibles de la réalité, se trouvèrent influencés par le poids des choix faits par des êtres si petits qu'ils pouvaient à peine être dits exister !

Les Roues de l'Existence, broyant à travers leurs rotations, trébuchaient occasionnellement lorsque le poids accumulé d'innombrables minuscules décisions atteignait une masse critique !

Une aile de papillon. Un choix simple. Pourtant, il pouvait affecter les choses à des échelles qui rendaient le concept même d'échelle dénué de sens.

C'était la vérité que les Existences Vivantes passaient des éons à tenter de nier... que pour toute leur puissance accumulée, pour toute leur autorité transcendante, elles restaient vulnérables aux caprices du chaos né de choix qu'elles ne pouvaient ni prédire ni contrôler !

Une unique décision d'un être insignifiant pouvait effondrer des Plis entiers, pouvait rediriger le cours de l'existence elle-même vers des canaux qu'aucune quantité de planification n'aurait pu prévoir.

Il y a quelques années, un jour, une apocalypse s'était abattue sur un monde bleu. Un jeune homme était devenu un Chasseur de Rang F grâce au livre de compétence, Boule de Feu.

Ce fut aussi un choix.

Un choix glorieux, quintessentiel, imperceptible !

Le reste... fut de l'histoire.

Et en ce jour, à travers l'immensité de tout ce qui était et pourrait jamais être, des choix étaient en train d'être faits qui remodeleraient la nature même de ce que signifiait exister !

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Dans les Plis Paradoxaux Transcendants, où la réalité se courbait et se tordait selon des principes qui se délectaient de leur propre impossibilité, une assemblée de puissance s'était réunie, défiant tout précédent.

Le corps massif de la Créature Primordiale gisait au centre de leur formation comme un monument à l'impossibilité elle-même... mort, pourtant encore d'une certaine façon présent, achevé, mais refusant de pleinement cesser.

Autour de cette majesté grotesque, des êtres qui commandaient les forces fondamentales du Paradoxe s'étaient disposés avec la précision d'un rituel planifié à travers les éons.

La Duchesse Diviticus se tenait au cœur de tout cela... littéralement.

Elle et huit autres Ducs s'étaient positionnés dans la cavité béante de la poitrine du cadavre, là où battait autrefois un cœur d'une puissance inimaginable, au rythme de l'existence elle-même.

La blessure qui marquait son absence était un canyon de vaisseaux asséchés et de tissus desséchés qui témoignait d'une merveille si profonde qu'elle avait laissé des cicatrices dans la réalité elle-même.

Les neuf Ducs formaient un cercle parfait dans cette cavité de mort ancienne, leurs positions calculées selon des tissages inconnus.

Chaque Duc représentait non seulement une puissance individuelle mais des aspects fondamentaux du Paradoxe lui-même... contradiction, incertitude, probabilité, impossibilité, et des concepts qui n'avaient pas de noms car les nommer les aurait effondrés en états définis.

Des huit Ducs externes, des faisceaux de lumière jaillirent avec une précision synchronisée. Certains flamboyaient d'une obscurité d'obsidienne qui semblait dévorer les photons eux-mêmes. D'autres scintillaient d'une radiance argentée qui existait en plusieurs spectres simultanément. D'autres encore déversaient une autorité dorée qui était à la fois liquide et solide, particule et onde, présente et absente.

Ces faisceaux convergèrent sur Diviticus avec l'intensité focalisée de l'existence elle-même en train d'être réécrite. Elle se tenait à leur intersection, sa forme tremblant sous l'ampleur pure de la puissance qui la traversait.

Chaque cellule de son corps était devenue un conduit pour des forces qui auraient dû la déchirer, auraient déchiré n'importe quel être qui n'aurait pas été spécifiquement préparé pour ce moment par la consommation de quelque chose qui n'aurait jamais dû être consommé.

De son centre, où cette demi-goutte de sang de Créature Primordiale pulsait de sa propre radiance intérieure, des vrilles de Paradoxe commencèrent à émerger.

Elles n'étaient pas tout à fait physiques, pas tout à fait de l'énergie, mais quelque chose qui existait dans l'espace entre les états... la manifestation du peut-être donnée forme et but !

Ces vrilles, chacune enveloppée dans la lueur de cette précieuse demi-goutte, s'étendirent vers les vaisseaux asséchés qui avaient autrefois transporté le sang vital d'une Créature Primordiale.

Au moment où la connexion se fit, le cadavre commença à tressaillir.

Non pas les spasmes aléatoires des convulsions de la mort, mais des mouvements qui suggéraient quelque chose de bien plus dérangeant... un but cherchant à se réaffirmer à travers une chair qui avait oublié comment vivre.

La forme massive vibrait à des fréquences qui rendaient la réalité elle-même inconfortable, comme si l'existence se voyait demander d'accommoder quelque chose qui violait ses règles les plus fondamentales.

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