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In a Martial World High, There's a Mystical Great World

Chapitre 21 : Établir son autorité

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Chapitre 21

Chapitre 21 : Établir son autorité

Chapitre 21/21100%~7 min de lecture1 366 mots

Entré dans le stade de la Trempe de la Peau, en possession de la combinaison à décharge électrique et fort de son atout maître, le « Retour Instantané », Shen Xing abordait désormais la cité de l'autre monde avec une assurance considérable.

« Téléportation ! »

Tout étant prêt, Shen Xing forma une pensée, et il apparut directement dans la ruelle de la dernière fois.

Le temps s'écoulait ici au même rythme que dans la Fédération Humaine : quatre jours avaient passé de ce côté aussi. Les cadavres avaient disparu depuis longtemps, mais en regardant bien, on distinguait encore des traces rouges sur le sol.

Les impacts de balles de la fusillade étaient toujours là, eux aussi.

Shen Xing forma une nouvelle pensée, et le terminal en lentilles de contact posé sur ses pupilles se mit en marche.

Oui : cette fois, il avait acheté exprès un terminal personnel dont la fonction réseau était désactivée. Le prix n'avait rien d'anodin, mais la puissance de calcul était considérable et de nombreux logiciels y étaient installés.

Celui qui tournait en ce moment s'appelait « Grand Détective ».

Il repérait en un instant des traces normalement indétectables.

Il faisait aussi, bien sûr, office de détecteur de mensonge.

« Dans certains romans de ma vie antérieure, un truc comme ça, ça passerait pour un cheat », dit Shen Xing, assez satisfait.

Avec tout un monde martial interstellaire derrière lui, son assurance en ces lieux avait de quoi être solide.

En sortant de la ruelle, la rue paraissait inchangée. Les passants allaient et venaient, dans le brouhaha habituel du marché. Pourtant, à l'instant où Shen Xing déboucha, cette animation sembla baisser de plusieurs crans. Nombre de gens ordinaires en vêtements de chanvre, le teint jaune et le corps maigre, s'écartèrent précipitamment en le voyant, comme si leur respiration elle-même s'était retenue.

Où qu'il aille, presque tout le monde lui cédait le passage.

Même des hommes qui étaient manifestement des pratiquants martiaux le regardaient avec une prudence marquée, sans oser s'attarder.

C'est que la tenue de Shen Xing, d'un blanc de neige, élégante et ample, détonnait bien trop en ces lieux.

Même les plus ignorants voyaient à ce vêtement qu'il était « cher ».

Ajoutez à cela la peau claire, le port droit et le beau visage : cette allure avait pratiquement « descendant de grand clan » écrit dessus.

Et pas n'importe quel grand clan.

Du moins, les héritiers des quelques grands clans de la ville n'avaient jamais eu cette aura.

Ce n'est qu'une fois Shen Xing éloigné que la rue explosa de commentaires.

« Par le ciel, d'où sort ce jeune seigneur ? »

« Je ne l'ai jamais vu, mais je parierais qu'il vient d'une grande ville ! »

« Pourquoi est-il seul ? Il n'a pas peur ? »

« Naïf. Qu'est-ce qui te dit qu'il est seul ? Un expert redoutable se cache peut-être dans l'ombre. »

« Ne le fixe pas. Un héritier de grand clan, même jeune, n'est jamais faible. »

« Prudence, tout le monde. On ne le provoque pas. »

« … »

Il y avait les ébahis, les faiseurs d'hypothèses, et plus encore les méfiants. Beaucoup de ces jeunes maîtres étaient arrogants et tyranniques : tuer quelqu'un en pleine rue pour une contrariété n'avait rien d'exceptionnel.

Aussi, quand Shen Xing entra de cette façon dans le Pavillon des Pilules, les regards de quelques pratiquants martiaux présents se chargèrent nettement de prudence et d'égards.

Un pratiquant martial sans grande famille derrière lui jouissait d'un statut correct, mais tout dépendait à qui on le comparait.

Face aux héritiers de ces grands clans, il ne valait guère mieux que les gens du commun dans la rue.

Quant aux commis du Pavillon des Pilules, à la vue de Shen Xing, leurs yeux s'allumèrent tous et ils s'avancèrent d'eux-mêmes, le sourire aux lèvres.

L'un d'eux était celui-là même qui l'avait servi la dernière fois.

Après quelques pas, pourtant, ce commis assez jeune, doté d'un sens de l'observation excellent, s'arrêta net. Il examina Shen Xing avec attention, et une pointe de surprise passa dans ses yeux.

Cette taille, cette carrure...

Shen Xing, lui aussi, le regardait.

◈◈◈

Le logiciel « Grand Détective » avait déjà rendu son verdict, à point nommé.

[Cette personne semble vous reconnaître]

'Même comme ça, on me reconnaît ?'

Décidément, il ne fallait pas sous-estimer le sens de l'observation d'un pratiquant martial, et moins encore celui d'un commis.

Une idée germa dans l'esprit de Shen Xing. Il tourna la tête, un demi-sourire aux lèvres.

« Qu'y a-t-il ? J'ai tellement changé de tenue que tu ne me reconnais plus ? »

Cette voix, exactement la même, acheva de convaincre le commis.

Gloups.

Il avala sa salive malgré lui.

[Il est passablement paniqué et nerveux.]

'Paniqué ?'

Le regard de Shen Xing se refroidit aussitôt.

La dernière fois, on l'avait pris pour cible dès son entrée dans la ruelle, de toute évidence parce qu'il avait étalé sa fortune au Pavillon des Pilules. N'importe lequel des présents ce jour-là pouvait être le commanditaire, y compris le commis qu'il avait devant lui.

'Il semblerait bien que ce soit le bon.'

Ce regard froid, que Shen Xing ne cherchait guère à masquer, n'échappa évidemment pas au commis, et la panique n'en fut que plus vive.

La manière dont ces quelques hommes étaient morts lui restait en mémoire, et ces derniers jours il avait vécu dans la crainte que « l'expert aux armes cachées » ne vienne le chercher.

Et maintenant qu'il voyait Shen Xing se présenter en héritier de grand clan, il était plus convaincu encore d'avoir provoqué quelqu'un très au-dessus de ses moyens.

Il ne put que forcer un sourire, en feignant l'ignorance.

« C'est donc le jeune maître. Votre allure a bien changé depuis la dernière fois : votre serviteur ne pouvait guère vous reconnaître au premier regard. »

« Tu ne me reconnaissais pas ? » Shen Xing eut un rire bref. « Tu as la vue basse, en effet. Dis-moi : qu'est-ce qui t'a fait croire que ces quelques déchets suffiraient à tuer ce jeune maître ? »

Les quelques commis qui approchaient s'immobilisèrent d'un coup.

Après un silence stupéfait, les autres clients de la boutique prirent tous un air un peu amusé.

Même le patron, un homme d'âge mûr allongé les yeux fermés sur sa chaise longue, entrouvrit les paupières et regarda dans leur direction.

Le commis, sous le regard fixe de Shen Xing, ne maîtrisait plus du tout sa sueur froide.

« Jeune maître, n'y a-t-il pas un malentendu ? » Il tentait encore de sauver les apparences. « Votre serviteur n'oserait jamais une telle chose. »

« Maintenant tu n'oserais pas ? » Le visage de Shen Xing s'assombrit. Il balaya la salle du regard et ricana. « Tu m'as fait perdre la face devant ma famille. Ou bien veux-tu dire que votre Pavillon des Pilules traite toujours ses clients de cette manière ? »

Exactement : Shen Xing saisissait l'occasion d'établir son autorité !

Il avait déjà jaugé la salle : le plus fort était sans doute le patron, et même lui n'avait pas atteint le stade de la Trempe de la Moelle.

Il n'y avait donc rien à craindre.

Il aurait sans doute souvent affaire à ce Pavillon des Pilules. Une démonstration de force réussie maintenant lui épargnerait bien des ennuis plus tard.

Et il y avait autre chose.

Le personnage que Shen Xing s'était composé cette fois était celui d'un disciple de grand clan parti se former au dehors. Comment un tel homme n'aurait-il pas de caractère, après avoir été guetté et détroussé lors de son premier achat ?

Il parlait du commis, à l'évidence, mais c'était vers le patron que son regard se tournait.

Et le patron, ces mots entendus, ne pouvait manifestement plus rester assis.

« Un malentendu, tout ceci n'est qu'un malentendu. » Le patron bondit de sa chaise longue et accourut, le visage tout en sourires. « Jeune maître, vous vous méprenez sûrement. Notre Pavillon des Pilules a plus de cent ans de réputation, jamais nous ne ferions une chose pareille. C'est ce garnement que l'argent a aveuglé, sans aucun doute. Pardonnez-nous, pardonnez-nous. »

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