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I'm the Villainess, So I'm Taming the Final Boss

Chapitre 28

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Chapitre 28

Chapitre 28

Chapitre 28/19015%~6 min de lecture1 190 mots

« …… La situation de Belzébuth est bizarre ces temps-ci, c'est de ta faute ? »

Sur la terrasse du château tout juste achevée, Irène observait la scène en contrebas quand on l'appela d'en haut. Elle leva le visage.

Juste en dessous, les artisans s'affairaient pour les réparations du château et les instructions de Doni volaient. Pourtant, personne ne s'étonnait de la silhouette du Roi Démon flottant dans les airs.

C'était devenu un spectacle si familier.

« Bizarre, dites-vous ? Il devient de plus en plus chevaleresque, non ? »

« Il m'a montré indéfiniment la bonne manière de saluer…… »

« Accordez-lui au moins ça. Il ne reste qu'une semaine avant la soirée. Il fait de son mieux avec pour seule envie de rester auprès de Sa Grâce Claude. »

D'un air complexe, Claude se posa sur la terrasse. Le petit fenrir qui était assis à ses pieds se dressa d'un bond et libéra la place à côté de lui. Côte à côte avec Irène, Claude embrassa d'un regard les alentours depuis la terrasse.

« On dirait qu'il fait faire toutes sortes de choses aux monstres en utilisant des friandises comme appât. »

« Je ne force personne. Ou alors tout nécessite la permission de Sa Grâce Claude ? »

« Non…… Les monstres ont l'air de s'amuser, alors c'est bon. »

D'en bas montaient des voix animées. On voyait un groupe de corbeaux transporter des paniers suspendus au cou. Des loups-garous soulevaient et maintenaient de lourdes poutres d'un geste léger.

« Les monstres disaient que s'ils aidaient aux travaux, on leur construirait un logis gratuitement. »

« Oui. Les monstres possèdent une force que les humains n'ont pas. On ne peut pas leur confier les travaux minutieux, mais pour la force et le transport, ils sont d'une fiabilité remarquable, dit Doni. »

Grâce à eux, les réparations du château avançaient à plus du double de la vitesse habituelle.

Doni lui-même en vint à dire : « Je paierai une récompense, est-ce qu'ils ne pourraient pas venir travailler ? »

Et à ces mots, chaque monstre répondit : « Si Sa Grâce le Roi Démon donne sa permission. »

« Même hors de la barrière, ils feraient assurément du bon travail. Pourquoi ne pas en faire les employés de ma compagnie ? Le travail principal serait la reconstruction après catastrophes. Sa Grâce Claude serait cadre dirigeant, et nous ferions la promotion de l'image des monstres. »

« J'étudierai la question. »

Pensant sans doute qu'un refus serait inutile, il répondit prudemment. Elle l'avait dit, mais elle n'arrivait pas à imaginer Claude devenir son subordonné, alors elle se retira et changea de sujet.

« Le territoire que gouverne Sa Grâce Claude ― le logis des monstres ― est étonnamment vaste. »

« …… Ah. Au début, il n'y avait vraiment que ce château en ruine et cette forêt…… »

Soudain, le regard de Claude se perdit au loin.

« C'est calme maintenant, mais autrefois, beaucoup de monstres chassés de leurs demeures par les humains venaient ici. L'endroit est devenu trop étroit, les monstres n'avaient plus où vivre, et ça a posé problème. »

« On pourrait parler de problème de réfugiés monstres. Et que avez-vous fait ? »

« Keith a racheté le terrain voisin. À l'époque, c'était sûrement le domaine d'un comte. »

Claude désigna du doigt l'au-delà de la forêt.

« Plus on va vers le nord, plus le climat est rude et la terre pauvre. En plus, c'est limitrophe de la forêt du Roi Démon. Même si c'est près de la capitale impériale, ça ne valait pas le coup. J'ai entendu dire qu'il l'avait obtenu à très bon prix. »

« Mais l'autre partie a sa fierté. Ce fut une négociation difficile, je suppose…… Keith-sama a de la suite dans les idées. »

« Ah. J'ai confiance en lui. »

Visage impassible comme toujours, mais on sentait que c'était sincère.

Irène ressentit une pointe au creux de la poitrine.

« …… Keith-sama, je l'envie. »

« Toi ? Pourquoi ? »

« Sa Grâce Claude. Une reine, c'est aussi une subordonnée. …… Moi, je considère que n'avoir pas obtenu la confiance de Cédric-sama est une faute de ma part en tant que subordonnée. »

Un vent violent souffla, tourbillonnant les feuilles. Le petit fenrir aux pieds d'Irène geignit faiblement.

« Maintenant que j'y pense, les signes étaient là. C'était toujours moi qui allais le voir. Je n'ai jamais reçu de cadeau. Pour les affaires, il ne faisait que me les confier…… Ah, au fond, ça n'a pas tant changé que ça. »

Au moment où elle penchait la tête, le manteau de Claude lui fut brutalement rabattu sur la tête. Au milieu du vent qui hurlait, Claude marmonna :

« Tu dois avoir froid, on rentre. »

« Ah, merci…… Sa Grâce Claude…… Ce vent, ou plutôt, ce qui ressemble à une tornade là-bas…… »

« Je ne suis pas Cédric. »

Ah, c'est pour ça qu'il est de mauvaise humeur.

Convaincue, Irène sourit sous le ciel soudain inquiétant.

« Je le sais bien. Sa Grâce Claude viendra à la soirée comme promis, n'est-ce pas ? »

« …… Tu as déjà été plantée là ? »

« Oui, lors de la fête de l'académie l'an dernier. »

Cédric ne vint pas, et Irène resta seule, plantée là.

À l'époque, elle ne comprit pas ce qui se passait, mais maintenant elle sait. Grâce à sa connaissance du jeu, elle comprend.

Cédric était sur le toit, seul avec Lilia, profitant d'un bal sous les étoiles.

« Si quelque chose m'empêchait de venir, moi, je donnerais une explication claire. »

Claude, qui ne fait pas de promesses faciles comme « j'irai coûte que coûte », est bel et bien différent de Cédric.

C'est pourquoi Irène put acquiescer en toute tranquillité.

« Mais, quelle qu'en soit la raison, s'il ne vient pas, il devra en payer le prix. »

« Par exemple ? »

« Épousons-nous. »

Elle pensait qu'il serait ahuri, mais il resta sérieux et se mit à réfléchir. Enveloppée dans le manteau de Claude, Irène cligna des yeux.

« Ah, vous vous résignez enfin ? »

« …… Si tu me supplies en pleurant, j'étudierai la chose favorablement. »

« Pourquoi voulez-vous à ce point me faire pleurer !? »

« C'est parce qu'Irène-sama a un caractère qui donne envie de la mettre à genoux, non ? »

La voix de Keith vint de l'intérieur de la terrasse. On voyait non seulement Keith, mais aussi Jasper avec une mine délicate.

« Effectivement, la faire pleurer, ça ressemble à une victoire pour un homme, pas vrai, Ojōsama ? »

« Si c'est le destin de l'homme, disparaissez tout de suite tous les deux ! »

« Vous deux ensemble, vous voulez quoi. Des espionnes ? »

« C'est vraiment désolé de gâcher ce bon moment, mais j'ai reçu une info pas terrible de la part de Jasper-san. »

Lancé un clin d'œil à Keith, Jasper tint le bord de son béret.

« On raconte qu'Ojōsama serait en league avec les monstres pour viser la vie de Lilia-sama. »

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