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I'm the Villainess, So I'm Taming the Final Boss

Chapitre 225

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Chapitre 225

Chapitre 225

Chapitre 225/33168%~11 min de lecture2 095 mots

Chaque fois que les épées s'entrechoquaient, une déflagration et une onde de choc résonnaient dans tout le lieu du festival. Des soldats blancs volaient ça et là comme par hasard, mais on pouvait laisser les gardes s'en occuper.

(Tiens, il est plutôt fort, celui-là)

Il repoussa de sa barrière l'épée d'Arès qui avait fait le tour derrière lui, et s'éleva dans les airs. Arès, ayant poussé sur le sol, le poursuivut en plein vol. Il balaya latéralement la lame tendue, réceptionna la pointe qui remontait en tranchant, et l'épée qu'il utilisait commença à s'effriter.

Claude inclina le visage pour éviter la pointe, et en balayant le pied d'Arès, s'empara de l'épée d'un soldat blanc.

« Franchement, s'il doit y avoir duel à mort, autant que ce soit avec le Saint Roi. »

Arès esquiva l'attaque que Claude abattait depuis le haut, fit une rotation dans les airs, et ses sourcils bougèrent à peine.

Il était censé être imprégné de parfum magique, pourtant la conversation semblait possible. Apparemment, ce n'était pas un simple lavage de cerveau.

Sans attendre, il lança une poursuite tout en posant la question.

« Pourquoi es-tu ici ? On t'a encore soufflé que si tu abattais le Roi Démon que je suis, tu aurais une récompense, et tu t'es laissé avoir par Hauzel ? »

Pas de réponse. Tant pis. Claude regrippa son épée des deux mains et la fendit largement vers le bas.

Ne pouvant éviter cette attaque grossière, Arès heurta le mur du dos et s'y enfonça.

Depuis les airs, Claude le regarda en murmurant.

« S'il ne répond pas, je vais le tuer. »

« … Le Dieu Roi… »

Arès se releva en chancelant, et parla enfin.

« J'étais censé le devenir. Moi. À l'origine… »

« Si cette rébellion bâclée avait réussi, c'est possible. Et ? Quel est le rapport… »

Il avait songé à l'écouter, mais Arès fonça soudain sur lui.

En même temps que l'attaque arrivait à une vitesse phénoménale, la pierre sacrée incrustée dans la garde de l'épée divine d'Arès brilla.

(La Fille de Dieu et Séréna !)

Il fit tsk, détourna le coup, et une attaque lui tomba dessus depuis le vertige.

« Sâla l'a dit. Qu'il ne faut pas devenir une chose pareille. »

Il rechargea en pouvoir magique son épée divine qui menaçait de s'évaporer, et la réceptionna. L'impact enfonça ses deux jambes dans le sol.

« Celui qu'on appelait Général Saint, qui protégeait la gouvernance du Saint Roi, c'est à ce moment-là que j'étais le meilleur. Une misérable consolation pour le vaincu que j'étais. Mais j'ai été soulagé. Grâce à ça, je peux abandonner. Abandonner… et me contenter de protéger Sâla. »

La lueur de la pierre sacrée grandissait encore, et l'épée qu'il réceptionnait s'alourdissait.

« C'est pour ça que ce combat, c'est pour ma femme. »

« Je vois. Mais tu as mal choisi ton adversaire. »

Il trancha la conversation sur un ton sec, et fit exploser son pouvoir magique.

Un humain ordinaire en serait réduit en cendres, mais cet homme ne mourrait pas. En revanche, la protection de la Fille de Dieu et le pouvoir de Séréna allaient se consumer d'un coup.

C'était encombrant, alors il enfonça directement l'épée qu'il avait créée par magie. Arès, les deux yeux écarquillés, fut repoussé dans les airs. Il le poursuivit sans attendre, et le fauchait depuis le haut.

Avec un grondement sourd, Arès s'enfonça dans le sol.

La lumière de la pierre sacrée de l'épée divine, roulée hors de sa main, s'était éteinte.

« Clau… »

« Clauuude ! J'étais si inquieeet ! »

Il esquiva le père qui arrivait en volant avant sa femme, et retint Irène dans ses bras.

« Alors, je suis fort, non ? »

« Oui, oui… enfin, vous ne l'avez pas tué, hein ? »

« Il n'est pas mort. »

« C'est un peu cruel, quand même ! »

Alors qu'il avait caché sa présence jusqu'à l'instant d'avant, Lushel boudeait effrontément. Claude l'ignora, et déposa un baiser sur la paupière d'Irène.

« Attends un peu. Il y a peut-être encore du danger. »

Il dit ça, et s'approcha d'Arès qui restait enfoncé dans le sol.

Il ramassa l'épée divine tombée à côté de lui. En voyant la pierre sacrée sur la garde, son pouvoir magique réagit de lui-même.

Au même moment, la jambe gauche d'Arès, étendu en grand, se mit à briller.

(Magie de transfert !)

Un bruit sourd retentit, et tout le lieu du festival s'enfonça, le se se mettant soudain à refléter la lumière du soleil. Un miroir. Le sol se transformait en miroir.

Lushel réagit le premier.

« Le Miroir de Vérité !? Mince… »

« Je t'ai euu. »

Une voix féminine ricana depuis la plante des pieds.

« Beau-papa !? »

Lushel se mit à souffrir en se tenant la tête. Devant la lumière épineuse qui rampait depuis ses pieds, Claude se mit en garde.

Cet homme a un pouvoir équivalent ou supérieur au mien, et le voilà ligoté si facilement.

« Claude-sama ! »

C'est comme toujours le serviteur qui accourt le premier. Derrière lui, on voyait le miroir de l'autel. C'était celui qu'on avait apporté du Royaume féminin de Hauzel, le miroir qui reflète la vérité.

Pourquoi ? On ne sait pas. Mais dedans, on voyait le serviteur, la poitrine transpercée, en train de mourir.

Est-ce un passé qui aurait dû être, ou un avenir qui doit advenir ?

« Keith, ne viens pas ! »

Devant les yeux de Claude qui hurlait, cela devint réalité. Ce fut un instant.

La poitrine transpercée par les épines de lumière, Keith vomit du sang. Derrière lui, une femme en robe de mariée blanche riait.

Non, c'est lui qui, fou de rage, les deux mains teintées de sang, riait en disant qu'il avait été trahi, qu'il avait cru en elle, que c'était pour l'argent.

Keith s'effondra face contre terre avec un bruit sourd. Le sang qui coulait glissa sur la surface du miroir et s'y étala.

Hébété, Claude regarda ses pieds.

Ce qui s'y reflétait… c'était un dragon noir.

« Regarde pas, Claude ! Pense pas à moi ! »

Je t'aime. Je t'aime. C'est étrange. Je n'aurais jamais cru tomber amoureuse du Roi Démon. Les monstres, c'est mignon aussi. Mais les humains, c'est pas mal non plus ? Toi aussi, tu es tombé amoureux de moi. Épouse du Roi Démon, ça a pas mal de gueule. De toute façon, plus personne ne m'appellera Vierge à l'Épée Sainte. C'est bon, je serai la Vierge à l'Épée Maudite.

Ma petite sœur est une acharnée. Je m'inquiétais qu'elle fasse des bêtises toute seule, alors c'est tombé à pic. Si ce pays est reconnu par le Royaume féminin de Hauzel, tout ira bien. Un pays où monstres et humains vivent en harmonie, on peut le créer. Pas maintenant, mais dans le futur.

Alors, j'y vais. Je te confie les monstres et les enfants.

Ça va, je rentre tout de suite. Alors ne fais pas cette tête… Lushel.

« Ah »

Le fond des yeux lui brûlait comme au fer rouge.

« Aa »

Du rouge, du sang. Le sang de l'humaine, de sa femme, qui l'avait trahi après lui avoir fait confiance.

Sa femme adorée, revenue sous forme de tête, d'où gouttait du rouge, du rouge.

Moi, je suis la Vierge à l'Épée Sainte. En riant, le rouge à lèvres de la femme.

« Ah, ah, aaaaaaaah »

Avec un craquement, le miroir, la coquille du souvenir, la peau humaine, se décollèrent.

Serreant un bout de papier contre sa poitrine, Rachel essayait désespérément de calmer sa respiration. Elle n'avait pas couru de toutes ses forces, pourtant son cœur battait la chamade.

(Pourquoi, une chose pareille, ici… Il faut que je prévienne, Irène-sama…)

Elle avait appris le retour d'Irène par les monstres. D'ailleurs, comme Claude avait dit « Quand je me marie, elle risque de rentrer en furie dès la nuit de noces, non ? », elle pensait qu'il fallait s'inquiéter à partir de là. Elle n'avait jamais douté qu'elle était saine et sauve.

Le fait qu'on ne voie pas la société Oberon, elle l'attribuait aussi au fait qu'Irène allait bien, et qu'ils étaient occupés par les préparatifs de la fête de la fondation. Elle s'inquiétait plutôt pour Séréna.

À quel point elle avait été insouciante.

« — Franchement, toi et moi, ça marche pas, hein. »

*Click*, un bruit derrière sa tête. Un son qu'elle ne connaissait pas. Mais cette chose dure appuyée sur son occiput… ce n'est pas… un canon de pistolet ?

Dans la salle de réunion assombrie par les rideaux, la lumière extérieure perçait par la porte, et une ombre.

« Ah, Isaac-san… »

« Tu as trouvé le plan d'opération avec le Royaume féminin de Hauzel ? »

« C… c'est quoi, comme opération ? »

En demandant, elle écrasa le papier qu'elle avait vu. Ce genre de chose, c'est un mensonge. Un mensonge, ou un stratagème. Sûrement un piège pour mettre l'adversaire en confiance.

Une carte détaillée centrée sur le lieu du festival de l'Empire d'Elmeia, un plan de déploiement des soldats, le nombre d'artefacts divins nécessaires, le nombre d'épées divines, le nombre et les détails des monstres prévus, les contre-mesures, la date et l'heure de début de l'opération, la signature d'Isaac Lombard, le titre de commandant de l'opération de subjugation du Roi Démon… rien de tout ça ne peut être vrai.

(Quand Irène-sama a disparu, pourquoi ?)

Elle devrait le croire, et pourtant sa voix tremblait.

« To… tout le monde, est au courant, pour ça… »

« … »

« Répondez ! »

Pensant qu'elle devait regarder, elle se tourna, et ce qu'elle eut en face d'elle, c'était bien un canon de pistolet. Son gorge fit un bruit réflexe.

« Même moi, je peux tuer des monstres, paraît-il. La puissance est au-dessus du fusil sacré. C'est normal, le Royaume féminin de Hauzel, c'est comme l'organisation supérieure de l'Église. Ils ont développé à fond des outils pour tuer les monstres, au-delà du fusil sacré… les épées divines aussi. Bon, je pensais pas que c'était à ce point, though. »

En disant ça, Isaac baissa son pistolet, et regarda sa main.

« Le développement technologique, c'est important. Sur ce point, je regrette. Bon, je suis commerçant, pas stratège, mais. »

« Qu… quel genre, d'histoire, c'est… »

« Maintenant, tu sais pourquoi l'Empire d'Elmeia perdrait s'il faisait la guerre au Royaume féminin de Hauzel ? »

Il n'y a pas moyen de savoir. Elle n'a jamais pensé ni à gagner ni à perdre, elle n'a jamais pensé à se battre.

Isaac n'attend pas non plus de réponse. Il continue calmement.

« Parce que le prochain empereur est le Roi Démon. S'il devient monstre à la moindre occasion, c'est trop dangereux. Et s'il devient monstre, le subir devient la justice. À ce moment-là, le pays est fini. Non ? »

« Mais… mais, si Irène-sama ramène Claude-sama… »

« Ça veut dire qu'au final, tout repose sur Irène. Suffit d'éliminer la princesse héritière. »

« C… c'est pour ça, qu'il y a une raison, non ? Pour sauver Irène-sama… »

« Tu as un petit frère, non ? Il entre à l'Académie Misha, paraît-il. »

« Hein ? »

Elle le regarda en face. Isaac relevait le coin des lèvres avec ironie, et souriait.

« Si tu veux pas qu'on mette le bazar chez vous, trahis, qu'il a dit. Je suis trop bon, moi. »

« Pourquoi… quoi… eh… impossible, vraiment, Claude-sama… »

Elle retint son souffle, chercha dans ses yeux s'il mentait, et s'en aperçut pour la première fois.

Jusqu'ici, ils avaient toujours détourné le visage l'un de l'autre, et elle n'avait pas remarqué le moindre peu comment cet homme la regardait.

« Comment… comment, c'est possible. Moi, je n'ai rien demand… ! »

Une main s'étirait sans façon, et attrapa le lys sur sa poitrine. Pour la fête de la fondation, la société Oberon… Isaac avait préparé ces lys.

Cette fleur fut arrachée sans ménagement par la main de l'homme, et écrasée.

Les pétales se dispersèrent en virevoltant, et Isaac les piétina en faisant demi-tour.

« At… attendez, Isaac-san. »

Il piétinait ça qui, si c'était ses sentiments amoureux, elle aurait préféré.

« Ne pars pas. »

Si c'était un homme qui s'arrêtait à ces mots, elle n'aurait pas tombé amoureuse.

Il n'y a pas de temps pour pleurer. Il faut prévenir. Tenant ce papier, courir, tout droit.

Mais même si elle se relevait, la fleur arrachée et jetée ne redeviendrait pas ce qu'elle était.

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