Aller au contenu principal

I'm the Villainess, So I'm Taming the Final Boss

Chapitre 176

I'm the Villainess, So I'm Taming the Final BossI'm the Villainess, So I'm Taming the Final Boss
Chapitre 176

Chapitre 176

Chapitre 176/24073%~6 min de lecture1 085 mots

« Ne vaudrait-il pas mieux commencer par vous calmer ? »

Les yeux de Baal se plissèrent. Son regard se détourna de Roxane.

« Un simple garde qui ose donner son avis au roi ? Veux-tu que je te coupe la tête en même temps que Roxane pour adultère ? »

« Ça m'ennuierait. J'ai une femme très mignonne qui m'attend. »

Les sourcils d'Irène, qui observait la scène avec anxiété, tressaillirent.

Baal afficha un sourire plein de mépris.

« Une femme ? Toi ? Ce n'est qu'une illusion. »

« Si, si. Une femme très, très, très mignonne, rien qu'à moi. »

D'ordinaire, une réplique pareille l'aurait fait rougir de honte et se tortiller sur place.

Mais là, elle ne faisait qu'irriter.

« Bien sûr, elle n'ignore jamais ce que son mari lui dit. Elle ne devient pas la concubine d'un autre homme. Encore moins ne se retrouve-t-elle seule avec un homme au milieu de la nuit. C'est une épouse chaste qui attend sagement mon retour. »

Devant ces mots lâchés avec un calme parfait, les poings se serrèrent.

(Mais c'est toi qui es enfermé seul avec une femme en pleine nuit, bon sang !)

Baal grimça, lança un coup d'œil à Irène et marmonna.

« …… Non, une femme comme ça n'existe probablement pas. »

« Non, elle n'est pas du genre à dire des égoïsmes du genre "je t'ai demandé en mariage sur un coup de tête mais je ne t'aime pas". Elle ne fait pas parader des hommes sous prétexte de travail, ne se déguise pas en homme pour se faire des serviteurs. Elle ne s'endort pas comme une bûche lors de la nuit de noces. C'est une femme qui me met en priorité numéro un et me chérit. Une telle femme existe. »

« …… C'est…… c'est…… dur pour toi. »

À la voix compatissante de Baal, quelque chose se brisa net dans Irène.

« Mais c'est une épouse merveilleuse ! Au fait, où se trouve-t-elle donc ? »

« Saurais-je où elle est ? »

Devant son mari qui faisait l'innocent alors qu'il était juste devant elle, Irène poussa un soupir exagéré.

« Moi aussi, j'en ai un. Un mari dont le visage est parfait. »

« …… Seulement le visage ? »

« C'est un mari difficile. Il suffit que je dise un petit quelque chose pour qu'il fasse pleuvoir des torrents, et comme tout le monde le gâte, je me dis que si je ne suis pas stricte, il finira par pourrir. »

« …… »

« L'autre jour encore, il a soudainement fait de l'amnésie et a commencé à débiter des absurdités sur la rupture des fiançailles, j'en ai eu bien du mal. »

« …… L'amnésie était une force majeure. »

« Alors moi aussi, c'est une force majeure. »

Alors que les étincelles volaient en silence, Baal recula d'un pas, comme malgré lui.

Roxane semblait elle aussi déconcertée, aussi Irène lui adressa-t-elle un sourire.

« Dis-moi, Roxane. Ne penses-tu pas qu'entre époux, il faut se dire les choses ? »

« …… »

« Ah, il est nécessaire d'avoir l'oreille attentive. »

« J'ai encore des choses à dire. »

Elle saisit une chaise qui se trouvait là. Baal pâlit et s'écria :

« O-oi, Irène ! Pose cette chaise ! Qu'est-ce que tu comptes faire ? »

« C-calmez-vous, tous les deux ! »

Roxane elle aussi se penchait en avant, ne sachant que faire.

Face à cela, Claude répondit avec douceur.

« Ne vous en faites pas. C'est mignon. »

« Comme il est gentil. Ah ah, un homme avec de l'assurance, c'est charmant. Votre femme doit être bien jalouse. »

« Moi aussi, j'envie un mari qui se fait insulter à ce point. C'est la preuve qu'il est aimé. »

« Ah ah ah ah ah, tu as un culot incroyable ―― ! »

La chaise levée s'abattit sans pitié. Mais elle fut tranchée net à une vitesse invisible.

Irène claqua la langue, souleva la table cette fois et la lança de toutes ses forces. Claude l'esquiva légèrement. La table heurta le mur avec un fracas terrible et se tordit.

« Ma foi, ma foi, quelle force. Quel mari fiable, madame doit être bien rassurée ! »

« Eh, hé, attends un peu, Irène ! »

Elle arracha l'épée à la hanche de Baal à côté d'elle et fonça sur Claude. Ce dernier ne sourcilla pas, la recevant avec une aisance déconcertante.

« Pas vraiment. Ma femme est têtue, elle ne compte pas sur moi. »

« C'est parce que toi aussi, tu as ta part de responsabilité ! »

« Non. C'est à cause de toi. »

Une veine péta pour de bon.

Elle renversa une étagère pour déséquilibrer Claude et porta un coup horizontal.

« Je ne m'excuserai pas ! »

« Bien sûr. Si tu renoncais juste parce que j'ai été un peu gentil avec une autre femme, j'aurais préféré que tu restes sage dès le début. »

À chaque choc des lames, les couverts en argent roulaient, les miroirs tombaient et se brisaient au sol.

Baal, réfugié dans un coin de la pièce pour ne pas être emporté, se tenait la tête.

« C-c'est ici que vous commencez une dispute de couple !? »

« B-Baal-sama. Il faut les arrêter. Là-bas, il y a un trésor national. »

L'encensoir que Roxane du doigt était un objet offert à l'épouse légitime. Fabriqué dans le même matériau que l'Épée Divine, dit-on, c'était un trésor national servant à brûler un parfum qui apaise les démons, existant depuis la fondation du royaume.

Contrairement à l'Épée Divine, ce n'était « qu'un » encensoir, mais il n'en restait pas moins un trésor national. Sous l'effet des vibrations et du souffle des coups d'épée, il tremblotait sur l'autel.

« Qu'est-ce que c'est que cette histoire de "devenir la concubine d'un autre homme" ! Toi, Claude, t'as une tête à avoir des enfants cachés quelque part ! »

« Pourquoi ne sais-tu faire que de la jalousie tordue ? »

« Excuse-moi de ne pas être mignonne ! »

« Je n'ai pas dit ça ―― »

« Attendez, vous deux, arrêtez-vous ! »

L'encensoir bascula sur l'autel et tomba.

Baal, paniqué, en oublia d'utiliser son pouvoir sacré ; ses doigts effleurèrent l'objet. Les orteils de Roxane, qui s'était jetée au sol pour le rattraper, le frôlèrent — et le trésor national du royaume d'Ashmeil se brisa avec un bruit sec devant le couple royal.

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.